| Carnet de bord de Janvier 2026 | Partager sur Facebook |
L'aqua-gym avec les mamys de mon âge en bonnets de bain c'est bien mais à un moment faut retourner tafer. Hier je suis allé démarrer mon gros, refaire mon lit et démarrer le chariot par la même occasion, malgré le froid tout est ok.
Laurent m'a dit de venir tranquille à 8h au vu des conditions de circulation, donc à 6h30 je démarre sur un joli tapis de neige. Ça meule, il fait -11° ce matin mais ça décolle c'est le plus important.
J'ai fait quelques courses de subsistance si des fois je me retrouve bloqué. Arrêt au pain à l'Isle sur le Doubs, cette fois les préfets vous pouvez y aller, je suis paré pour affronter toutes vos conneries.
A Devecey je passe au gas-oil, je démarre le chariot pendant que ça coule. Le moteur démarre et il cale au bout de 10 secondes. Pas grave c'est le froid, je recommence. Je vous la fais courte, il cale toutes les 10 secondes, alors qu'il a tourné hier nickel. Pour le descendre il n'y a pas besoin de moteur, je l'abandonne le long du grillage.
Je vais charger complet au parc Lafayette pour le 14, il y a du monde, c'est bien long l'affaire. A 11h je suis de retour chez nous, on ne va pas aller se jeter dans les emmerdes, c'est bouché de partout pour monter au Normandie, je vide le lot sur le quai. J'ai l'impression qu'il fait un peu moins froid, j'essaye de démarrer mon Moffett mais c'est toujours pareil. Je pense que le filtre à gas-oil est colmaté, le Nico qui passe par là ira en chercher un à 14h.
Je descends dans la zone de Devecey mais il est midi dix, la boutique est fermée. A 13h on attaque, on charge 4 palettes de cuivre en une petite demi-heure c'est fait. Retour au dépôt, je me charge un lot de terreau pour le 07 et une mini-pelle pour Pierrelatte. J'attends le retour du Nico, il se ramène à quasi 15h. Il change le filtre, démarrage, et il cale au bout de 10 secondes !!! Le gas-oil me semble bizarre, on dirait l'eau d'un étang. Alors que je ne fais le plein qu'au dépôt. Bref. Je n'ai que l'embarras du choix, je prends mon ancien tagazou, j'échange les immats' et zou ! Punaise il est presque 16h.
C'est le binz pour sortir de Besac, je croyais que l'interdiction des PL sur la 83 allait arranger les choses, ah ben non il n'y a que des voitures. On ne voyait jamais de gendarmes sur cette route, là ils se promènent avec une C5 aircross banalisée je crois, j'y connais pas grand chose en bagnoles.
J'appelle mon gars à Pierrelatte, je m'annonce pour 8h, il me dit de venir quand je veux il est à la retraite. Au poil. Vers Lons il neige dru par endroits, jusqu'après Bourg ça alterne. Au péage de Viriat, la borne me sort un ticket, gnin ??? Mon OBU est tout neuf, on l'a changé tout à l'heure, il est allumé vert, je comprends pas. Au grand péage de Montluel je sonne, la fille relève mon immat à la caméra et elle m'ouvre. Rebelote à Vienne, ticket, le zinzin ne reconnaît pas mon badge. Fatalement à Chanas j'appelle au secours, le mec me dit que mon barge est périmé. T'es gentil, il est tout neuf, valable jusqu'au 31/12/35, on a de la marge. Il me dit que le truc a repéré le vieux badge. Appelle-moi con, le vieil OBU est dans le carton du neuf à Devecey ! Il ne veut rien savoir, ça me saoule, je dégaine ma CB et basta.
Je finis cette journée pleine de tracachiries à 20h à La Tour d'Albon. Là Baloo m'appelle, il est sur le parking mais il a déjà mangé, on va boire un coup pour papoter un peu quand même.
Surprise au réveil, il neige, on n'est pas en Alaska non plus. J'aurais dû dire Groenland pour être dans l'actu. Café douche, à 6h je me sauve. La N7 est blanche mais ça roule. Au péage de Valence nord les agris manifestent, ils ont fermé l'entrée, ils me disent que c'est bon à Valence sud, venga ! Juste avant 8h je suis à Pierrelatte, je rappelle le client, il se pointe à pied. Sa maison est à une centaine de mètres de la route. Je descends la bête, le bidule fait pas loin de 2t, avec les fourches en plus, le godet et quelques accessoires on n'est pas loin de la limite de capacité du Moffett. J'y vais piano piano, le chemin est plein de nids de poules. Quand le truc est posé je suis bien soulagé. Le client a fait du thé, j'en accepte un en vitesse. Signature et zou !
Direction Joyeuse cette fois. La route Viviers Alba la Romaine est désormais interdite aux 26t, quand Le Teil était interdit on était obligés de passer par là. Maintenant que la déviation du Teil est ouverte on ne pourrait plus passer ? C'est quoi de ces caprices ? Allez vous faire teindre.
Sur les coups de 10h je suis au Weldom de Rosières, la cour est verglacée, la route aussi d'ailleurs, c'est super dangereux, je préfère largement la neige. Le cariste est cool, il me délivre de mes 12 palettes de terreau vite fait.
J'aurais bien aimé livrer Alès avant midi mais vu l'état des routes, je préfère louper une livraison que de fracasser le camion. C'est moche jusque vers St Ambroix, après il ne gèle même plus, j'arrive donc à 11h 35 chez Schneider Electric. Je sonne, la grille s'ouvre. Ouf ! Je suis dans la place. Le mec ronchonne un peu, détends-toi mon garçon. Dans le quart d'heure je suis vide. J'ouvre la porte à un gars de chez Vialon, cette fois le cariste râle vraiment, je me sauve.
Mine de rien j'ai déjà 4h15 de volant, je m'arrête au premier parking potable pour casser la graine. Une soupe matrimoniale, oui je sais ça n'existe pas mais en vrai ça réchauffe. Au bout des 30 je démarre et 5 minutes après on est à l'arrêt au rond-point de la route de Lussan, un bon quart d'heure. En fait un gars de chez Alès Distribution a voulu faire du tuning avec son T en descendant dans le fossé, le résultat est moyen moche, et puis ça va être difficile de faire la même chose de l'autre côté.
A 14h30 je suis chez Bert à Sorgues, je me débarrasse de mes Europe et à 15h je suis chez Isover à Orange. J'avais un très mauvais souvenir de cette boutique, on y venait un peu chez Buffa, on y passait des heures à l'époque. Gardien, guichet, emplacement Q14, on n'ouvre qu'un côté, chargement complet, guichet, gardien. A 16h c'est fini. Incroyable ! Yapukarouler.
La traversée de Lyon n'est qu'une formalité, à 20h je suis chez Babette à Pont d'Ain, mieux que sur le plan cette histoire.
Café pain-beurre, quand je vais à la douche c'est le drame ! Mon pouet pouet de gel douche s'est dévissé dans la trousse de toilette. Plus tu rinces plus ça mousse, j'ai vraiment pas le temps, je verrai ça ce week-end à la maison. C'est dingue cette histoire non ? Je sais ça intéresse tout le monde c'est pour ça que j'en parle. A 6h je me sauve.
Il y a eu des articles dans l'Est Républicain, les flics devaient faire de la pédagogie, ils sont passés directement à la répression. Les kolegas ont dû voir passer le truc sur les réseaux, je n'ai croisé qu'un Hongrois sur le bout interdit de la 83. Les Comtois ne sommes pas concernés mais ça fait chier pour les restos même si c'est pas Transtira qui faisait vivre les commerces.
A propos de petit commerçant à 8h30 je suis au Leroy Merlin, pas au magasin, ils ont une annexe dans la zone indus rue Edison. Je me fais voler la politesse par un Portman, pas grave je suis largement en avance. Le gars vide quelques paquets de placo et je prends la place. Il faut reculer en pleine circulation, heureusement un pompier d'opérette qui doit faire vigile en même temps vient bloquer les bagnoles. J'ai 8 grandes palettes, c'est vite torché. Le reste se livre à 4km de là chez Gédibois. Ils sont sur la commune de Franois mais c'est dans la grande zone commerciale de Châteaufarine. Rebelote 8 grandes palettes, vite fait.
Laurent m'envoie de l'autre côté de la zone pour charger deux lots. Contrairement à mercredi j'ai un quai de suite. Le cariste est un peu pénible, il me faut remonter des planches, mettre une barre stop-fret, ouhla détends-toi mon grand.
A midi je suis au dépôt, je n'en bougerai plus. Je vide mes lots ensuite je charge un affrété. Un mec chelou, il n'a aucune intention de m'aider. Gars si on s'y met à deux ça ira plus vite. Bah non. En attendant le Gilles qui me ramène du Righini je mange un morceau, il se pointe quand j'ai fini tip top. Les lots sont mélangés, on vide tout et on trie. Je reprends du Audin et du Vesoul, ensuite une partie du lot que j'ai enlevé ce matin. Sauf qu'on retrouve du Vesoul, allez revide ! La marche derrière le tire-pal c'est bon pour ce que j'ai.
Dans la cour Jean-Charles change de camion, le gars qui avait le magnifique Daf camion-remorque a voulu retourner en fret. Vu de l'extérieur les piscines ça a l'air facile...
A 16h30 Pauline me file les clefs de la 208, bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.
Pour tenter de limiter les ravages du temps sur mon vieux corps avachi je me suis inscrit à la piscine depuis quelques mois. J'y suis allé deux fois ce week-end. J'ai essayé le cours avec les altères dans l'eau, c'est un enfer, ça fait mal à des muscles dont j'ignorais l'existence. Bizarrement c'est beaucoup plus dur que les balades en moto dans les cols vosgiens mais faut bien s'occuper quand il fait moche.
La neige est en train de fondre, les files de camions stockés comme des merdes sur l'A36 ont disparu. En voiture ce matin je n'étais de toutes façons pas inquiet. Je m'arrête au pain à Valentin, magnifique boul' avec plein de pains différents, ici je suis comme un enfant à King Jouet.
A 7h30 je décolle du dépôt, on est lundi c'est un peu le bouz malgré 1000 ans de travaux et une 4 voies à Cayenne. Une vingtaine de minutes plus tard je suis au Point P à Beure, je me mets en place, un cariste se pointe, pour sortir la dernière palette presque aux portes je lui propose mes rallonges de fourches, il soupire et il se casse servir un client. De retour 5 minutes plus tard il est détendu, première palette avec mes rallonges puis il me file un tire-pal.
Je remonte au dépôt, en me payant un bon moment de régule au feu à Beure. Je me charge le reste d'emballages qu'on n'a pas pu mettre vendredi. Pour le coup c'est pas la faute de l'exploitation qui ne sait pas compter c'est la faute du client qui annonce des volumes fantaisistes.
A 10h30 je suis à la fromagerie à Charcenne, grosse PME qui fait le célèbre Charcennay avec le corbeau et le renard sur le paquet mais aussi de la cancoillotte pour plein de marques distributeurs. L'atelier cancoillotte est relégué au fond de l'usine, le mec me désigne un trans-pal électrique, j'ai compris. Ceci dit j'aime autant me vider tout seul, ça va plus vite.
J'arrive à midi et quelques au Point P de Vesoul, la grille est fermée, j'ai le temps de faire un repas de communion. A 13h30 la grille s'ouvre comme par enchantement. Un coup de tire-pal et les palettes de portes sont rangées. Il ne me reste qu'une palette pour le Point P d'Audincourt, fastoche, pis j'ai pas trop à chercher.
A 15h30 je pose le camion à Bourogne, il est tôt, parfait. Demain matin je vais aux piscines mais ce soir je vais à la piscine.
Hier la neige a fondu, ce matin il gèle, c'est donc bien verglacé. A vide avec le chariot au cul ça patine en sortant de chez JP, j'y vais plus que mollo, ou moins que mollo plutôt. J'arrive à Seppois avec 5 minutes de retard, vraiment pas grave. Petite tournée, petit chargement, rien de folichon, le grand patron passe par là, il est toujours souriant et accessible. Un mec de ce niveau pourrait se la raconter mais c'est pas le genre. A 9h30 je me sauve, café bu, c'est important.
Je commence du côté de Guebwiller à Issenheim, patelin connu pour son retable. Si vous passez par Colmar il faut absolument voir ce tableau au musée Unterlinden, l'audioguide explique tous les détails c'est passionnant. Bref, je ne suis pas là pour faire du tourisme culturel mais pour livrer une réno chez un type bien sympa. Sa rue est bien étroite, je reste sur l'avenue, tip top. Le chariot tourne nickel, le Nico a vidé et nettoyé le réservoir et changé les filtres. Au poil.
J'ai largement le temps de manger, la suite est de l'autre côté de l'autoroute. Lotissement en construction au fond d'une impasse, je fais déplacer deux fourgons d'artisans pour pouvoir me retourner. Un chef d'équipe vient me voir et me demande ce que je fais là. « C'est sûrement pas là, ici on fait des maisons HLM ». Aïe. Je vais au fond à pied et je trouve une pancarte de chantier avec le nom des clients. Un bout de prairie, un trou, un tas de terre, et une petite pelleteuse. Pour moi c'est là, j'appelle les clients : messagerie. Le gars qui m'a suivi est sidéré : « ils font la piscine avant la maison ? ». Ah mais moi je ne suis pas surpris, ça arrive de temps en temps. J'attends, pas le choix. Les clients se pointent dans la demi-heure, je pose escalier et tôles au bord du trou. Le terrain n'a évidemment pas été entretenu depuis un moment, ça m'arrange je peux rouler sur les buissons sans enliser le chariot. Ils ont deux bagnoles, en break on arrive à rentrer tous les colis. Arrive le moment de réclamer le chèque, la cliente veut faire un virement mais plus tard. Ah non ma petite dame ! Moi je veux de l'argent sonnant et trébuchant. Sa banque exigeait une facture pour débloquer les fonds. On fait quoi ? Je l'envoie chercher un chéquier. Faut qu'elle aille à Colmar. Elle n'est pas enchantée mais je ne lui laisse pas le choix. Elle met une grosse demi-heure pour faire l'aller et retour me donner mes sous.
La météo a bien changé depuis ce matin, il fait 12°, grand soleil, la glace sur les escaliers fond, ça coule à travers le plancher de la semi.
Pour cet après-midi j'ai encore une piscine à Durrenentzen, là on change de ton. Magnifique maison avec comme disent les vendeurs « prestations haut de gamme », grosse Merco devant la porte. Quand Marie-Charlotte parle tu sens tout de suite que c'est pas n'importe qui, très belle femme, blindée et sympa. Elle me propose un café quand c'est fini, merci mais non.
Je reprends demain vers Sélestat, par ici les restos sont rares, coup de bol La Boîte à Sel est à 8km. C'est une découverte pour moi, c'est pas un routier, donc un peu plus cher mais on y mange fort bien.
Pas pressé ce matin j'ai un trou dans le programme fin de matinée, une piscine compliquée dans la montagne a été annulée, j'avais prévu du temps. Heureusement on ne l'a pas chargée. Donc je vais déjeuner à 7h, comme ils font hôtel c'est royal, la douche c'est pareil, en plus elle est gratuite.
Je m'arrête au pain à l'entrée de Sélestat, purée 4€50 le pain spécial, j'espère qu'il sera bon.
Je commence par une réno à Scherwiller dans un petit lotissement, bien trop petit d'ailleurs, je traverse péniblement et je vais me garer à 200m.
J'appelle le client de 13h il ne répond pas. J'y vais comme ça tant pis. La numérotation des maisons a changé, ils sont passés aux coordonnées métriques, c'est bien le bordel. Je m'en sors quand même. Je sonne, on m'ouvre, grand-père me dit qu'il n'est pas accro au téléphone, j'avais remarqué. Pas grave, je me suis un peu avancé.
Pause casse-croûte à l'aire de Chépukoi, le pain en or est bien bon, heureusement. J'appelle le client de 15h mais il est au taf, il ne peut pas se libérer avant. C'est pas bien grave non plus. Donc à 15h je m'engage dans une petite rue, le client se pointe pile poil. Il me dit : « aïe vous êtes entré dans la rue, ça va être compliqué pour sortir. Votre collègue avait laissé le camion je ne sais où. » « Ah oui, les autres sont plus malins que moi, c'est mon drame. » C'est juste une couverture, c'est vite torché. Je tourne à droite au bout de la rue, c'est bien étroit, ça serpente entre deux murs, tout doucement, tout doucement, ça passe.
Je prends l'autoroute à Saverne, mon télépéage ne marche toujours pas, le bidule est toujours allumé vert mais le système ne me reconnaît pas. Pauline m'appelle pour demain, elle me dit qu'elle en a reçu un autre. Il y a une épidémie, Jean-Charles est emmerdé aussi, on a dû tombé sur une mauvaise série.
Je fais une dernière réno en Moselle. Le vieux est particulièrement pénible, il ne comprend rien, il me saoule, c'est sa femme qui vient me sauver. Je finis cette journée tranquilou à Saint Avold à l'Europort, encore une adresse chère mais où on mange mieux que bien.
Punaise 4 balles la douche ça commence à chiffrer, c'est nickel propre encore heureux !
A 7h pile poil je suis devant l'usine, la grille est fermée mais je vois de la lumière. Je fais le tour à pince par l'entrée présidentielle, je trouve un gars qui m'envoie vers un autre puis un autre, je finis par y arriver. On commence par charger des bricoles sur palettes puis je recule sous le pont, on charge tout un fourbi de tuyaux. A 8h30 je me sauve. Faut livrer foulée, allez cours Forest !
Je me fais un premier quart d'heure un peu avant Pont à Mousson. A Nancy le GPS veut me faire passer par l'autoroute ; Langres Dijon j'imagine. T'as entendu parler de la route des Vosgiens ? Après Pesmes j'ai 4 heures de volant bien tassées, je m'arrête manger vers les 4 fesses.
A 13h30 je suis au sictom de Dôle, énorme déchetterie. La barrière est ouverte, j'appelle le correspondant sur place, il me guide jusqu'au chantier. On va voir à pied, il me dit que la manœuvre va être délicate. Délicate ? C'est la manœuvre de la mort ! De la mort pour les marchepieds. En y allant mollo mollo, en descendant voir parce que j'ai une confiance limitée au mec qui téléphone en même temps, j'arrive à me mettre en place sans rien casser. Ouf ! Les gars ont un télesco chelou avec une potence au bout mais ça va drôlement bien, ils ont un petit Fen pour les palettes, à 15h10 c'est vide. Au poil.
Je dois passer chez Inter pour récupérer une palette victime d'une erreur d'aiguillage. Généralement c'est le genre de truc où personne n'est au courant, le mec en question est de l'autre équipe donc pas là, t'as 52 obstacles avant d'y arriver, je ne me fais aucune illusion. Je vais voir le gardien, j'explique mon cas : « oui je suis au courant, tu vas direct au quai 2. » C'est pas incroyable ? Un quart d'heure plus tard je suis ressorti.
Retour à Devecey, je vide la palette égarée et avec Sylvain qui passe par là on transvase un complet de terreau pour Colmar. Et il y a quoi entre Besançon et Colmar ? Belfort oui, vous êtes forts en géographie. A 19h15 je me gare à Audincourt, tip top l'histoire.
Bon point mon nouveau nouveau télépéage fonctionne, c'est chiant sans cela. A 8h30 je suis chez Trèfle Vert à Colmar dans la zone de chez Liebherr. Trèfle Vert c'est le nom commercial mais c'est une grosse coopérative agricole. La réception est de 9 à 12h, j'y vais sur la pointe des pieds, une fille me dit qu'ils finissent de charger un camion à eux puis ils m'attaquent. Je dépends le chariot et je tire les deux premières palettes au bord. Un moment après un mec se pointe avec un tire-pal, le terreau au tire-pal manuel c'est sportif mais c'est bon pour ce que j'ai. Il me fait 3 piles avec les EUR vides et zou !
A 10h15 je suis à Kaisersberg, il y a une chiée de camions sur le parking, c'est pas gagné mon histoire. Que nenni, je vais au gardien et j'entre direct. Un porteur dégage du quai quand j'arrive, le poulet qui tire la langue a dû faire peur au petit Renault. Jusque là ça a bien marché mais cette fois je tombe sur un cariste lymphatique, ah il ne risque pas de verser dans un virage. Je lui fais dégerber les deux dernières palettes, c'est plus prudent. A 11h j'ai les papiers. Je textote à Pauline par acquis de conscience, elle me demande d'attendre un quart d'heure. Dans les 5 minutes elle m'envoie chez Trans Acier charger 300 Europe.
Je me pointe à Burnhaupt à midi et demi, un gars me dit qu'il mange vite fait et qu'on attaque. Je suis surpris, pour moi je voyais une poignée de camions dans cette boîte mais pas du tout ça me semble assez important. Le mec a dû manger vraiment vite fait. Je lui fais gerber les deux palettes, si j'avais su... 300 palettes ça arrive pile poil aux portes, je balance une sangle histoire de ne pas me prendre une pile sur la tronche lundi en ouvrant les portes. Je prends le temps de finir mon kiwi et je me rentre par Dannemarie Grandvillars. A 14h45 je suis à Bourogne, bon week à tous et n'oubliez pas : aimons-nous vivants.
Incroyable, vendredi j'ai pensé à programmer le chauffage, entre parenthèses merci à Manolo de m'avoir expliqué, à 7h il fait bon chaud dans la cabine. Pas envie de me taper l'Isle Clerval Baume, je fais Villersexel Rougemont La Tour de Sçay, pas de péage non plus et ça roule.
Il y a du monde chez Compo mais j'esquive la file, les Europe se vident à la prod' mais le cariste est tout seul il doit sortir des palettes de la chaîne, il se barre toutes les 5 minutes mais il revient vite.
Ensuite je remonte de 4 km pour vider les plaques d'Akilux chez Smurfitt, ça va pas trop mal et le cariste est bien sympa, ça compte. Une fois vide je retourne chez Compo, cette fois je n'esquive rien du tout, pas de bol on recharge tous à la rampe Algoflash. Quand c'est mon tour il est 11h30, ça va aller pile poil pour partir avant midi. Sauf que le cariste broie une palette, il essaye de la refaire mais c'est peine perdue, faut la changer, l'heure tourne. Je vais voir Cécile au bureau, elle me dit qu'elle mange sur place, cool ! A midi et quart je me sauve.
Je re-remonte de 4km dans la même zone que tout à l'heure. L'usine est fermée du temps de midi, j'ai le temps de manger. A 13h on charge deux palettes de bobines d'acier. Bien sûr mes palettes sont enterrées sous la matière en stock, c'est bien un peu long. Je vais livrer ça chez Tillet. Bascule, on vide, bascule, on en recharge deux autres et re-bascule.
Le réservoir de mazout sonne creux, je passe au dépôt vite fait. Cette fois je prends un peu d'autoroute jusqu'à L'Isle sur le Doubs, faut livrer foulée. Sur les coups de 16h je suis à Pont de Roide chez un emboutisseur, deux palettes c'est vite fait.
Je vais poser le camion à Bourogne, je saute dans la Fiesta, pour une fois que je rentre en semaine je vais retrouver ma chérie à l'aqua-bike.
A 7h je suis de retour au camion, j'évite l'autoroute, Seppois Waldighofen Hésingue. Je fais le tour du Weldom, la réception est encore fermée. C'est censé ouvrir à 8h30. A 8h15 un gars arrive, il s'excuse de m'avoir fait attendre. Mon pauvre, dans le transport on a l'habitude d'attendre et sans la moindre explication et encore moins d'excuse. J'ai eu le temps d'ouvrir les deux côtés, le mec est rapide, il me balance deux piles d'Europe vides et zou !
A 10h je suis à Nedersept, c'est juste la traduction alsacienne de Seppois le Bas. Cette semaine je n'ai pas de piscines les volumes sont faibles, je devais faire du fret, mais Wat lance un nouvel escalier, il faut descendre des palettes dédiées pour démarrer la prod, d'autres palettes et deux chariots chelous à Damazan. Rémi est devant moi, il charge une petite tournée de régional, à 11h c'est mon tour. Alex me fait des piles de cadres, je déroule de la sangle. On gerbe les chariots à roulettes sur deux piles, ça m'a l'air de tenir. Je pensais mettre les palettes sur 10 mais j'ai rêvé, ferraille sur ferraille ça glisse, en plus c'est lourd, il en chie pour bouger les piles. On fait des piles de 7 et de 5 sous les chariots, j'en prends 45 c'est déjà pas mal. Sachant qu'à Damazan ils mettent 10 escaliers en moyenne par palette, ça leur fait 450 escaliers à produire, on en recause la semaine prochaine...
A midi et quart, vavavoum. Je mange en un quart d'heure à Héricourt, puis j'enquille Vesoul, la route des Vosgiens Dôle Chalon. Je finis la coupure à Montceau les Mines. Ça a bien roulé, très bien même, aucun pénible qui se traînait, parfait. A 20h15 je suis à St Vaury, j'ai lu sur les réseaux que le troquet est rouvert, on va aller voir ça.
Mouais, va falloir songer à embaucher un cuisinier, là on est au niveau de la cantine scolaire. Embaucher ou pas, le parking est plein faute de concurrence certainement. Il y a du pain frais le matin, c'est déjà pas mal. Une douche et zou !
J'arrive à Limoges juste avant 7h, ça roule. L'entrée de Limoges c'est pas la porte de Bercy niveau trafic mais cette sortie est mal fichue, c'est la route du centre routier, de la zone industrielle mais aussi la route de Périgueux et d'Angoulême, autant dire qu'il y a du monde. Je suis derrière un kolega, il doit avoir un piston percé pour rouler aussi doucement. Je le crame au premier bout de 3 voies. Ensuite ça roule jusqu'à Miramont. Je savais que ça ne passerait pas en 4h30, il me faut couper 45. En 4h30 je suis à Tonneins, il manque un quart d'heure. Pas grave.
Je suis à Damazan à 11h30. Je me vide avec le Moffett, j'aime pas leur Fen. J'en chie pour descendre les chariots gerbés, ça ne se tient pas, c'était plus facile à charger. Je me recharge 4 palettes d'escalier et 2 caisses à brides. Il me reste pile poil la place pour remettre les Europe que je traîne depuis lundi. Elles auront vu du pays. Je passe un bon moment à ranger les sangles. Rien n'a bougé, là c'était hors de question d'utiliser le célèbre « ça bouge pas ». Même en poussant à la main ça bouge.
A 13h15 c'est tout fini, je vais au pain à la jolie boulan vers le péage et je mange au premier parking, le petit déj de 5h est loin.
Moins inquiet qu'à la descente, je peux rouler, là vraiment ça bouge pas. Philippe à la log m'appelle, il me demande si je peux être vendredi à 8h. Ouais, sans trop forcer...Le Perrenot de 8h ne pourra pas être là, je prends sa place. Je lui dis de prévenir Pauline pour valider le truc.
A 19h je suis à Bessines sur Gartempe à l'auberge du pont, formidable adresse.
Le troquet ouvre à 6h30, le patron passe à la boulangerie en venant, je déjeune donc au pain frais. Il y a du monde pour la douche, patience... A Montluçon j'évite l'autoroute en passant par Cosne d'Allier, je sais que c'est un peu interdit mais j'ai une bonne excuse je voudrais voir le cimetière à camions mais rien n'a bougé. Je croise les gendarmes en Skoda, ils n'en ont rien à foutre de ma vie. En reprenant l'ex RCEA au Montet on évite le portique de Deux Chaises, allez hop, deux péages esquivés et ça roule à 9 tout du long ou presque, juste deux virages à l'équerre à Cosne, rien quoi.
A l'entrée de Chalon à côté du grand péage Chalon sud il y a une prairie couverte de cigognes, je fais le tour du rond-point pour faire une photo d'ensemble mais on voit rien, faut me croire sur parole.
Les 4h30 m'amènent à Navilly, je mange un bout après le fameux virages de la Villeneuve, il y a eu du camion couché ici autrefois. Faut profiter de passer par là, le pont va à nouveau être fermé de Février à Octobre à ce que je vois sur les panneaux. Mon pauvre petit camion est dans un état lamentable je vais laver chez City Car. La météo n'est pas folichonne mais je ne peux pas rester comme ça. J'irai brûler un cierge à St Griffon pour qu'il ne pleuve pas.
Ensuite je passe au dépôt pour laisser mes Europe, elles ont fait une belle balade, ça suffit, pleins de gas-oil et adibou et je n'ai plus qu'à me rentrer, par la Haute Saône j'ai le temps. 18h je suis à Audincourt, tip top.
A 8h moins 10 je suis à l'usine, j'ouvre, le bientôt retraité Jean-Pierre vient me vider, il était au courant que je venais au plus tôt. Quand c'est vide j'avance de 100m, Alex sort mon fourbi, et il y en a ! A la louche ça doit faire entre 15m50 et 16m ! J'ai une piscine de camping avec des escaliers Welcome et un autre à côté, pas le choix on le dévisse, on le pose sur les autres, je pose la palette debout contre les planches. Mardi je vais bien me faire chier pour refaire ça mais ce sera un autre jour. J'ai une réno avec 2 tôles, je les sangle sur une autre, je gerbe une palette d'accessoires dessus, punaise ça monte sous les barres du toit. J'ai un liner armé la palette fait 170x130, c'est bien chiant ça va pas dans un sens ou dans l'autre on peut rien poser dessus c'est fragile, pareil pour les jambes de force du camping, c'est une palette à part tellement il y en a. Là je peux poser une autre dessus. Bref, on a réussi à tout rentrer. Quand c'est fini je vais râler au bureau évidemment, Martine s'excuse elle avait zappé que la piscine était collective. Pas grave, c'est clos. On a mérité le café.
A 10h30 je pose le camion à Bourogne, bon week à tous, le ciel vous tienne en joie.
Faut retourner au taf après un week-end sympatoche, samedi on est allés au concert de Silencers à Mulhouse, du pop rock de darons, on s'est régalés.
A 7h décollage de Bourogne. Il me semblait avoir programmé le chauffage, il n'a pas démarré, j'ai dû soulager mes intestins dans la UHU. Il ne fait pas trop froid, ça chauffe vite.
Premier café à Dôle, jusque là ça a bien roulé. Il est 9h30 quand je suis à Chalon, la mauvaise heure est passée. Idem au rond-point de Montchanin, c'est à peine si on freine. J'ai 4h20 de volant à Moulins, miam miam c'est presque l'heure.
Je m'étais annoncé pour 13h chez le premier client, la route est étroite je fais la boucle à Ygrande c'est impossible de faire demi-tour. Petite piscine, pas d'escalier ni margelles, ça va vite. Seul problème le client a envoyé le chèque par courrier, raaahhh ! J'appelle à la log évidemment, Philippe ne trouve rien puis miracle, le chèque est bien enregistré mais depuis ce matin seulement. Mon histoire s'arrange. A 14h je me taille, café bu. On a eu le temps pendant le pédalage chéquiesque.
En repartant j'enquille la route de Cosne d'Allier, cette fois j'ai le droit, faut bien ressortir. Au Montet je prends Deux Chaises Montmarault, j'évite le péage. Après pas le choix Clermont c'est autoroute.
Demain je reprends dans le 12, je finis donc la journée au champ de foire à Laissac, très bonne adresse.
Après mes éternels café pain-beurre douche je démarre à 7h. Le GPS fait couper par les champs, pas d'interdiction, j'y vais. De moi-même j'aurais hésité mais ça roule. J'avais repéré un grand parking juste au bout de la rue du client, mon cul Paul, le parking n'existe plus, un bâtiment est en construction. A l'autre bout de la rue il y a un concessionnaire de tracteurs, tiens j'étais venu me retourner là il n'y a pas longtemps. Je me prépare tranquille, à 8h moins 10 je suis chez le client, il m'attendait. En deux tours c'est livré. Il me demande de déplacer les margelles, et bim avec le pneu du chariot j'accroche le capot en plastique du moteur du portail. Le truc n'a pas aimé le traitement. Le gars me paye le café, ça caille. Je lui explique que je n'étais jamais venu à St Côme, ça fait deux fois en peu de temps. « Ben oui vous êtes venu livrer chez mon cousin. » Tout s'explique. En repartant j'appelle Céline chez nous pour lui raconter ma mésaventure : « Boh tant qu'il n'y avait pas un pied sous la roue c'est pas grave. » Oui d'accord mais c'est contrariant quand même.
A nouveau un peu de routes de biquettes, par ici c'est normal.
A 10h je suis à l'entrée d'un camping à Canet de Salars. De suite je vais au bureau pour le chèque, ça recommence, cette fois la secrétaire me dit que c'est Cap Fun qui paye. Bon c'est pas grave, 54 000 balles je vais les mettre de ma poche. Tout bien réfléchi non, j'appelle la log'. Dans le quart d'heure j'ai le feu vert, des gros trucs comme ça sont négociés en haut lieu, je n'étais pas inquiet. L'homme à tout faire du camping a un petit chariot Manitou qui ressemble à un télesco mais le mât est fixe. A quoi ça sert ? Un télesco pas télescopique ! De toute façon tout est gerbé, entassé, je dépends mon tacot pour me vider, c'est trop le bordel. Je descends le Welcome de la pile pour le revisser sur la palette que j'ai emmenée. Quand j'ai fini ça fait du vide dans la remorque. J'accepte un café et je demande à mon gars de faire la circulation, il me faut sortir à cul sur la route c'est bien dangereux. Je n'ai tué personne, parfait.
Je m'arrête au pain au dernier rond-point avant d'entrer dans Albi, mais c'est con, c'est une chaîne et il y a la même à la sortie de la ville direction Castres, bien plus facile pour se garer. Je ne m'en souvenais plus. J'attaque le pain au premier parking, vite fait j'ai du taf. J'ai une réno facile à Terre de Bancalié, c'est ces communes qui se regroupent et changent de nom, Gougoule était au courant de la manip'. Ensuite je vais à Graulhet, là c'est moins marrant, je m'enfile sur un chemin je pensais tourner au bout mais c'est bien trop petit, je recule, j'ai bien du mal, la semi tient absolument à descendre dans le fossé, je refuse, je finis par avoir le dernier mot. Vu la météo faut surtout pas s'aventurer hors goudron. La maison est à la limite du taudis, je me sauve vite. J'ai une bricole à poser à l'agence de Toulouse, je voudrais y être et repartir surtout avant la mauvaise heure. C'est juste une palette, un stand pour montrer du nouveau matos. Je ne sais pas si j'ai le droit d'en parler, donc... C'est Wat et pas Kun..e + Nag.l mais dans le doute.
Pour aujourd'hui il me reste encore une grosse réno escalier à Revel. Je me gare il fait encore jour. Jeune retraité sympa, je lui donne la main pour ranger. Le temps de finir il fait nuit, on est en ville ça va, c'est éclairé.
Il est temps d'arriver j'en ai ma claque ce soir, à 19h je suis au relais des Cheminières à Castelnaudary, donc ce soir obligatoirement c'est cassoulet, une merveille.
J'avais une réno à Perpignan au programme mais elle a été reportée, je démarre donc assez tranquille à 7h après mes sempiternels café pain-beurre douche. J'enquille la nationale Carca Narbonne. Je pensais trouver plus de monde à Carcassonne mais ça roule. Je commence les livraisons du jour à Coursan. Je déteste ce bled, comme pas mal d'autres par ici. Des villages typiques du midi, faut juste pas y venir en semi. Je prends à droite au premier feu je me retrouve devant un pont à 8t. Pas envie de me retrouver en photo sur la page Kolega Problem, je recule, il y a des bagnoles, j'ai dû me faire insulter. Finalement je prends comme pour aller à Fleury, l'itinéraire poids-lourds disons. C'est plus long mais j'avais flairé l'embrouille, j'aurais dû passer par là directement. Le client, un routier à la retraite, me voit au bout de sa rue, il me fait signe mais je recule. Ben oui les arbres ne sont pas élagués, je vais y laisser le toit de la semi si j'insiste.
Ensuite je vais à Cazouls les Béziers, là c'est une autre paire de manches. La maison est au milieu du pays, boulevard Pasteur. Boulevard tu te dis que ça va être large. Ah ben non, en plus il y a des travaux, une pelle démolit une vieille maison. Je passe où moi ? Hier j'ai appelé Stéphane le commercial du coin, il ne m'avait pas rassuré du tout. Pour corser l'affaire il y a des travaux dans toutes les rues, ils refont les trottoirs et les réseaux. Je me gare à 800m, pas le choix et je fais des zigzags dans les rues pas en travaux. Il me faut faire deux tours, c'est une grosse rénovation avec un escalier des tôles, une pompe à chaleur. Je finis par arriver à la maison, papy est très âgé, il a un escalier filtrant il me dit que les cartouches sont trop lourdes et trop loin, il n'y arrive plus. Donc il vire tout. Punaise je suis arrivé à 10h dans le bled, je termine à midi, record battu! 2 heures entières à batailler.
Ras le cake, je mange au premier parking. A 13h et quelques je suis à Cessenon sur Orb, c'est juste à côté. Ici c'est les fils du téléphone qui pendouillent lamentablement, je les prends en travers, tout doucement, je les vois frotter sur le toit. Google m'envoie dans une rue derrière, c'est pas la bonne, c'est rare que ce truc se plante. Encore un papy qui a bien du mal, il me raconte qu'il a eu un cancer, plus de poumons ou presque, pauvre vieux ça va pas fort. Pas le choix en repartant, rebelote, les fils du téléphone. Je pensais devoir débâcher et prendre une planche pour les soulever mais non ça glisse.
La suite est à Baillargues, vous voyez le grand rond-point pour aller à l'AS24 ? Faut descendre à droite dans l'interdiction et il y a un grand lotissement avec une barrière. J'appelle le client qui m'ouvre à distance. Exactement pareil que ce matin, il vire aussi un escalier filtrant vieillissant pour mettre un petit Paso qui va juste dans le trou. Après quand tu vires l'Escawat avec local technique intégré, faut tout refaire, filtration tuyauterie... Il y a pas mal de fourbi à contrôler évidemment.
Dernière livraison de la tournée en Camargue, à côté de Vauvert. L'adresse n'est pas claire du tout, c'est domaine Chéplukoi, j'appelle le client qui m'explique en gros, c'est à peu près ce que j'avais vu. Il me dit que c'est un pote qui réceptionne, lui est chez le dentiste équin. Je ne savais même pas que ça existait un dentiste pour canassons. La maison est facile à trouver, comme il m'a dit, isolée au milieu de rien avec des volets verts. Le pote en question m'attend au bord de la route, avec le chèque à la main, c'est le truc qui m'intéresse. Le pote referme derrière moi, je prends le temps de démonter les cadres et balayer la semi. Demain on recharge dans le 84, il me faut récupérer des Europe à St Martin de Crau. Du coup je découvre le resto de la gare à St Martin, bonne réputation, tout à fait justifiée. Seul truc c'est qu'à 19h les places sont chères, très chères. La marche c'est bon pour ce que j'ai me direz-vous.
Le troquet ouvre à 6h, c'est pile poil pour moi. C'est grand St Martin de Crau, il me faut un quart d'heure pour aller chez le marchand de palettes. Ça ouvre à 7h, j'y suis à 7h09, précis. Je trouve un gars au guichet, il me dit de revenir à 8h. Punaise pour 2 piles d'Europe ! Je lui donne mon numéro de PFM, il cherche dans la liste, ne trouve pas, « revenez à 8h ». Je sens qu'il me l'a fait à l'envers. J'ai le temps de regarder les avis sur Google, ils se font défoncer. A 8h c'est une jolie jeune femme au guichet, elle trouve mon numéro dans la seconde... je le savais. Elle me dit d'attendre au camion, elle m'envoie un cariste. Pfouu ça traîne, je retourne au bureau plusieurs fois. J'entends dans le talky walky d'un gars qui passe : « le monsieur avec le béret faudrait le charger les garçons, il vient au bureau sans arrêt. » Bon ça me fait rire mais on n'avance pas. Un mec se pointe avec 34 Europe, 4 sont bien moches, je lui dis qu'il n'y en a que 30, des palettes cassées c'est pas des Europe ! Je vous la fais courte, on s'embrouille, il refuse de les changer, je prends des réserves sur le CMR. A 9h je me casse enfin. Putain 2h pour un jeu d'Europe ! Je comprends les avis sur Google.
A 10h30 je suis dans un chai à La Tour d'Aigues. Changement d'ambiance, le mec est jovial, super sympa, je me claque à quai. Je lui laisse 17 Europe, dont 2 moches, il n'en dit rien. Une grosse demi-heure et je me sauve.
A midi et quart je suis chez un embouteilleur à Sorgues, bien sûr c'est fermé jusqu'à 13h. Si l'autre con m'avait donné mes palettes ce matin j'aurais chargé avant midi. J'ai le temps de manger. A 13h je prends le quai 2, ça va assez vite, je passe les 2 autres palettes moches, j'ai mis la pile dans le bon sens sur le quai. Un peu avant 14h je m'en vais, complet.
Pauline m'appelle, hier on avait une couverture non livrée, accès impossible, à récupérer à St Priest, mais finalement annulée. Aujourd'hui c'est plus une mais deux. Elles sont chez Coquelle ex Trans BK à St Priest. Je fonce. On s'appelle avec Jean-Charles, je lui raconte le truc, il me dit que c'est lui qui a livré les piscines, une dans le 40, une dans le 64. Donc nous on arrive à livrer les piscines, mais eux sont incapables de livrer les couvertures ? Ceci dit c'est bien, continuez les gars, nous on facture le transport de Lyon à Seppois, puis de Seppois aux 40 et 64. Nous ou Perrenot Belfort d'ailleurs mais voilà. A St Priest le cariste me dit de me mettre à quai, ah non, ça va pas faire, sors-moi les couvertures et je me débrouille. J'ouvre un côté et je les gerbe sur le pinard, je finis ma 30, parfait.
J'ai rdv demain matin à 5h à Saint Vit, c'est mort, j'ai perdu trop de temps. Je remonte au plus vite. Je clôture la journée à Chay chez le Daniel, malgré l'interdiction il y a du monde. Il raconte qu'il a eu une réunion à la préfecture, rien d'officiel évidemment mais on lui aurait promis qu'ils ne feront la chasse qu'aux étrangers. A voir.
Réveil 5h moins le quart, le troquet n'ouvre qu'à 5h mais je vois de la lumière, l'ancien est déjà sur le pont, café croissant et je décolle, 9h de coupure pile poil. Gros changement chez U, le bureau à l'entrée est ouvert, il faut d'abord s'enregistrer sur une borne, c'est à la mode. J'ai une grosse demi-heure de retard, pas un mot, on me donne un quai de suite. Pas de contrôleur, ça m'arrange, je fais ma mamaille tranquille. Je vide un côté pour faire un couloir, je pose mes couvertures par terre puis je vide le reste. Le pinard c'est costaud ça ne craignait rien de faire ça mais ça évite les discussions.
Là je vais chercher un contrôleur, un mec se pointe aussi sec. En suite je vais au quai 1 récupérer les Europe.
A 7h30 je suis au dépôt, je vide les Europe et les couvertures et je file à la douche. Aujourd'hui on a la réunion chauffeurs chez Wat, on est trop pour tous monter dans le carrosse du chef, ils partent devant, Rémi et moi on prends la 208. On est accueillis avec café et brioche, ensuite on va voir les nouvelles machines. Top secret. Je vois un robot Kawasaki, non il n'a pas de pot d'échappement Akrapo. J'ignorais que Kawa faisait des robots industriels. Ensuite on va tous manger au resto italien à côté, sympatoche. Il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte, à 14h30 on s'éclipse. La 208 a un défaut moteur, plus de pêche quand le voyant orange s'allume, c'est bien chiant quand je double. J'ai dû me faire insulter quand je double et que je coupe les gaz direct.
Ce matin j'avais dételé, Bruno est descendu à la halle fret pour charger la semi, je l'appelle, il n'a pas commencé, je vais le rejoindre, c'est pas mon larbin. A deux ça va plus vite pour charger tout le fourbi, 11 lots. Faut speeder je suis à bout d'amplitude. Quand on a fini je retourne au dépôt chercher mon chariot, en solo c'était compliqué. Juste avant 20h je suis à Bourogne, ric rac pour l'amplitude. Bon week à tous, le ciel vous tienne en joie.