FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Juillet 2026 Partager sur Facebook
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  • fait moche en Ariège
  • Mercredi 1 Juillet 2026
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    Deuxième nuit avec la clim mexicaine, carreaux grands ouverts les rideaux qui flottent dans la brise légère, le top. Café pain frais douche, zou ! Le GPS ne me fait pas passer par Mirepoix comme je pensais mais par Belpech, je vérifie sur la carte, il a raison. A 8h30 je suis à Luzenac, la maison est sur un coteau proche de la célèbre usine de talc, c'est tout petit je me gare devant la mairie, il reste 400m. Un coup de fourches un chèque, c'est vite torché. Quand je remballe je vois un pétrolier qui descend de la montagne, je l'arrête, je lui demande si je peux faire demi-tour plus haut, il me dit que non, ou vachement loin. Merci la station. En deux fois je me retourne un peu plus bas, nickel.

    Je redescends la N20 pour me retrouver à Saverdun. Rue large, client pas chiant, limite décevant il n'y a rien à raconter. En venant je suis passé devant une jolie boulan, je m'y arrête, le campagne tournesol seigle épeautre levain se révélera formidable. Je m'en garde pour demain.

    C'est bien chiant cette route Auterive St Sulpice Capens interdite aux heures de pointes. Le matin et le soir je veux bien mais du temps de midi ? Les gens sont au taf, du moins ceux qui bossent. Je déborde d'un quart d'heure, allez hop. On va quand même pas remonter à Toulouse pour un caprice.

    Sur les coups de 13h je suis sur les hauteurs vers Aurignac, petit chemin bien étroit. Je dépose une réno suite à la grêle. Le crépi de la maison est constellé, le Kadjar pas mieux et le liner de la piscine j'en parle pas. C'est l'assurance qui rembourse évidemment.

    Ensuite j'ai encore une réno dans un patelin, je me gare devant la cour d'un mec qui fait du bois. Visiblement il en fait le commerce parce qu'il a de quoi chauffer le collège la maison de retraite l'hôpital de St Gaudens. Il vient tchatcher, je livre chez son voisin, il m'autorise à faire demi-tour chez lui, plus loin ça tourne pas en semi paraît-il, merci monsieur.

    J'ai encore un kit à Labarthe Inard, petit chemin, je me gare dans l'herbe. Encore un micmac avec le contre-remboursement, un écart de 400 balles. Pour le coup je pense que c'est lui qui a raison, j'appelle la log en haut-parleur, il bataille mais c'est normal, 400 boules c'est pas rien.

    Demain je reprends à Pau, je fonce chez Salis à Serres Castet, ici les places sont chères faut arriver de bonne heure.

     

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  • belle béarnaise
  • Jeudi 2 Juillet 2026
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    C'est ma semaine de chance, encore du pain frais pour déjeuner. Je commence à 6km du troquet, vieux quartier résidentiel de Pau. Hier Jacques le commercial du secteur m'a appelé, les clients sont du genre inquiets, va falloir les soigner. C'est vrai que le gars m'a envoyé pas mal de textos, maintenant que tu me le dis... J'arrive un peu en avance, il est tôt c'est encore plein de bagnoles dans la rue, je trouve à me garer quand même. Grosse piscine je compte et recompte les tôles, j'ai le nombre. Je me méfie, la log m'a dit qu'il y a eu une cagade semaine dernière, pas de ma faute évidemment, une réf pas bonne. Nous on compte le nombre c'est tout, et c'est déjà pas mal.

    Après ça je monte à Oloron, dans un patelin bien étroit. Le commercial m'a dit de surtout rester à l'entrée du village pour livrer la couverture. La piscine a bien été livrée ? Oui mais en assistance. Me vlà prévenu, pourtant sur Maps ça ne me semblait pas si terrible. Je me gare le long d'une maison, je vais prévenir le proprio, j'arrive pas à savoir si c'est un original ou le cassos du village. Il a envie de discuter mon copain, j'abrège. Je ne mets pas la Solaé sur les fourches mais en long sur le capot moteur. Dans le pays je laisse manœuvrer un 6x4 benne, il n'arrive pas à tourner, j'aurais été bien là tiens ! C'est plus simple de faire 1km en chariot même avec la couverture qui dépasse de 3m derrière. Ici aussi le gars est un inquiet, échanges de textos. C'est sa femme qui réceptionne, délicieuse Amandine, un peu de sophistication dans les accessoires aux couleurs de l'été. Nan nan, bien bien.

    Je finis mon merveilleux pain d'hier après Orthez sur le seul parking du coin, purée par ici faut pas être tendu avec les heures. A 13h je suis dans un bled qui s'appelle aussi Clermont. Départementale hyper passante c'est l'axe Dax Orthez, le chemin est hyper étroit, impossible de garer, je trouve mon bonheur en face. Il y a une grosse exploitation mi agricole mi TP, je vais frapper à la maison -une fois que je suis garé dedans- le gars me dit qu'il n'y a pas de problème. La maison où je livre est à 300m en gros. Je dépose une rénovation en échange d'un chèque. Le client tient absolument à m'offrir une Tourtel. J'ai une tronche à boire de la fausse bière au goût de médicament ? Je décline poliment, je lui dis que je suis pressé, c'est vrai d'ailleurs.

    Le dernier kit est au Pays Basque, Urrugne. Je m'inquiétais un peu, par là rien n'est facile, mais non je me gare le long d'un garage agricole, super fastoche, la maison est à 300m. Je fais deux tours. Quand je réclame un chèque le client me dit qu'il a fait des virements. Je joue au flic : « il me faut des preuves de votre innocence monsieur. » Il m'envoie deux captures d'écran, ciao.

    Retour au camion Laurence m'a envoyé un retour, on recharge dans le 33 mais avant faudra aller chercher des Europe. Quand je vois les avis sur Google, je me dis que je ne les ai pas mes palettes. On verra bien demain. Je finis la journée à La Table des Darons au Barp, on mange dehors à l'ombre, le top.

     

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  • c'est ici qu'est mort Napoléon ?
    mon carrosse du soir
    la récap 2850 bornes
  • Vendredi 3 Juillet 2026
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    Purée cette semaine j'ai fait un strike avec les bons restos, petit déj au pain grillé, douche, zou ! A 7h30 je suis chez PTDR un truc dans le genre, un Lacassagne est à quai, il dépose 32 Europe, dès que la brave dame au bureau se pointe il libère le quai. Je récupère les 32 Europe, elles sont nickel, pas mal de neuves, c'est bien fichu notre histoire. Sur Google ils se font défoncer, ce matin il n'y a rien à redire.

    A 8h30 je suis à Saumos, ça sonne bien espagnol, une boutique qui met des écorces en sac. Je vois de suite les palettes Compo. Je suis tout seul, en place direct. Le cariste s'excuse, il est seul, il doit s'occuper de la prod. Quand une sirène retentit il se barre, il va sortir des palettes de la chaîne j'imagine. Je m'inquiétais un peu 32 palettes ça me semble beaucoup, chez Compo avec 28 on est quasi complet, selon les références les sacs sont plus ou moins dodus. Les palettes sont bien faites, il sert bien dès le début, ça rentre ric rac. Il faut sangler une palette sur deux, sérieux ? Sangler du terreau ? J'en sors trois ou quatre, je tire le rideau au plus vite... S'il fallait sangler du terreau depuis le temps qu'on en fait chez nous ça se saurait. Finalement ça a bien marché, à pas 10h je me sauve, moi qui pensais ramasser du pinard pour U, c'est pas plus mal.

    Premier arrêt dans une magnifique boulan à un rond-point je ne sais plus où, le campagne est parfumé, je le balance sur le siège passager sinon je vais le niafer. C'est la bonne heure pour passer Bordeaux, pas un coup de freins, presque pas besoin de doubler, un bonheur. Idem sur la 10, j'ai dû doubler 6 ou 7 camions pas plus, un record. C'est interdit je sais, mais j'ai quand même trouvé un kolega qui roulait à 65, à un moment voilà quoi !

    Je compte et recompte les heures, ça va être bien tendu mon histoire, au pire j'appliquerai le nouveau truc des 11h avec 30 de coupure. Je mange un bout vers St Claud viteuf, ici aussi ça roule et tant que ça roule j'arrête pas, même pour pisser, une fois à La Souterraine c'est de la 4 voies, tu roules à ton rythme. Je fais la seconde coupure après Digoin. Je passe Navilly et le pont en travaux à 19h15, dans la journée je fais le tour, le soir il n'y a plus un chat, venga !

    J'arrive à la grille au dépôt quand les 10h00 s'affichent, si j'avais voulu le faire exprès... Je vire les quelques sangles que j'ai mises, ça prend du temps quand même, bien sûr elles sont détendues, les sacs se tassent en roulant. Je grimpe sur le tas pour remettre mes mousses côté passager, si c'est un artiste qui va me la vider -pour reprendre l'expression de Pauline- j'ai peur qu'il les laisse traîner ou me les perde. Je dételle et je me mets sous la semi que Bruno m'a chargée. Au début je voulais transvaser mais il m'a appelé cet après-midi pour me raconter le chargement, j'abandonne l'idée, en plus il m'aurait fallu vider les écorces, tant pis je ferai la semaine avec le vieux char Pierrat.

    En finissant le jeudi soir à Bayonne j'étais certain de rentrer samedi, mon histoire a bien marché, à 21h30 je balance mes affaires dans la magnifique Ford Gavignet, bon week à tous le ciel vous tienne en joie.