| Carnet de bord de Octobre 2012 | Partager sur Facebook |
Quand je me reveille, j'entends le bruit d'un tracteur, il fait grand soleil. L'endroit hostile que j'avais trouvé hier soir est en fait tout simplement superbe. En fait de tracteur, c'est le client qui vient de sortir son manitou, ce qui signifie magne toi Phil. Déjà, bon point, je suis au bon endroit, j'avais donc pour une fois tout compris au téléphone hier soir. Avant de commencer a deballer, on attaque par un café clopes, normal. Le gars est un peu embété parce qu'il a jamais piloté de Manuscopique, moi encore moins, je ne lui suis d'aucune aide, sauf qu'à force d'avoir vu proceder aux dechargements, je peux donner quelques tuyaux au cariste en herbe, et finalement, au bout de quelques rouleaux il prend vite la main, vraiment très bien le bonhomme. Vu qu'en plus, je ne suis pas pressé, ça tombe trés bien. C'est presque au bout du déchargement que Ray débarque, tout mouillé de chaud. Re café, re clope. Une fois vide, j'ai un sacré paquet de vieux sable qui est tombé des rouleaux, Jean-Claude le cariste qui décidement est plus que serviable me prète un souffleur thermique pour pas avoir à pousser bêtement un balais... Régis se met en place à côté de moi et c'est à mon tour de le regarder bosser. J'aime bien ça moi regarder les autres bosser.. Pour finir, on va casser la croute un peu plus loin dans la zone, dans un snack vraiment pas bon, mais avait on le choix ? NON.
Je finis par decoller de Bar/Loup un peu après midi, ça roule plutôt pas mal pour rejoindre l'A8, et c'est tant mieux car mon partenaire GPS m'indique un temps de parcours proche des 4h de volant pour rejoindre Torino. Alors pour mettre toutes les chances de mon côté, je prends l'option coup de fil a mon ami Sweden, qui connait toutes les rues chaudes de Goteborg, mais aussi de Torino. En deux coups de cuiller à pots, il m'explique comment aller chez GEFCO. Il est bien sympa ce gars finalement. Fait exprès, c'est le jour ou tu est un peu pressé, qu'il y a une noria de camions chargés à toc qui grimpent péniblement la Turbie. J'ai fait le bandit, j'ai tout doublé de partout, j'ai dû gratter au moins une quarantaine de camions jusqu'à la frontière. Il y avait un vrai rital qui me talonnait, à 2 on est toujours plus forts !!! Bizarement, une fois passé San Remo, le trafic redevient enfin tranquille, je peux rouler zen. Objectif atteind en juste un peu plus de 4h, à peine je suis dans la cour de chez GEFCO qu'on me fait mettre direct à quai.
Au bout de 2h, je peux decoller. Il y a pas lourd du tout et c'est tant mieux. J'ai l'impression que quelque soit l'heure ou on arrive chez GEFCO, ils lachent tout le monde à 18h, puisqu'on est partis quasi tous en même temps. Sur la tengenziale ça roule nickel malgré l'heure, si bien que je me pointe à l'Autoport à Susa pile à l'heure du souper. Limite on pourrait croire que c'est fait exprès. La douche est passée à 3€, mais maintenant, il y a une carte de fidelité, 6 douches, la 7e offerte ! Pour un peu on se doucherai 2 fois par jour !!! A table, je rencontre un gars de chez Ollier que j'avais pas revu depuis... un bail. Et visiblement le moral n'est plus au beau fixe, fini aussi pour eux les beaux voyage, la boite part en sucette apparement, une de plus, et pourtant c'est loin d'être la pire, ça fait flipper. On est quand même resté presque 2 plombes à table à blablater, ça va que je suis pas à la bourre ! J'enquille tout seul ou presque la grimpette du Fréjus, à la régule, et mis à part quelques bétaillières j'ai croisé personne jusqu'à Décines ou j'échoue dans la rue des transport Bouhallier. Pas trés sexy l'endoit, c'est limite pas tranquille que je vais me pieuter, j'ai fait deux fois le tour du paté de maison, et il y a pas bien de choix niveau places.