| Carnet de bord de Octobre 2012 | Partager sur Facebook |
Il y a toujours autant de vent ce matin. Visiblement ça ne réussit pas au gardien qui est en panique complet, rien qui fonctionne, il enchaine salade de doigts sur salade de doigts pour faire les enregistrements. Mais ça le fait rire, c'est bien les gens qui se prennent pas au serieux. Parce qu'ici, on ne badine ni avec le reglement, ni avec la sécurité. Il y a un pauvre gars en pulvé qui est là depuis hier début d'apreme, et il ne peut pas vider, trop de vent. Et ben. Je préfère ma place à la sienne. Il est quasi 9h quand je ressors d'ici avec 7992kg en moins, la semi, pas moi... Le type avec sa pulvé reste sur place, il a bien les boules. Avec le vent il y a des branches un peu partout, et les poubelles ont la facheuse tendance à se jeter sous les roues des camions, un peu comme les poules, sauf que c'est moins bon à manger. Devant moi il y a un porteur à vide, il y a du vent si fort qu'il roule en crabe, de peur le type s'arrête à l'abri en attendant une accalamie. Je récupère l'A61 à Carcassonne sous un ciel sinistre au possible, on dirait le Nord avec un paysage de garrigue. D'une oreille distraite j'écoute les infos, et j'apprends que la Merkel et not president voient le bout du tunnel. Si c'est le Tunnel de Chambéry, ça va, il fait 500m, si c'est le bout de tunnel du Fréjus, il y en a pour 14km !!! Enfin, bon, on s'en fout, et de toutes façons je suis bien à l'heure et je fais une bonne pause au Village Catalan histoire de me faire belle pour aller en Espagne, épilation du maillot, la totale.
Je me suis un peu épilé pour rien, il tombe des cordes à partir de La Jonquera, shit, c'est bien ma veine. J'ai pas assez trainé, parce que je me pointe avec 30 min d'avance sur mon RDV à Celra, et l'heure, c'est l'heure ici. T'es en avance t'attends, t'es en retard tu vas te faire voir et t'attends, t'es à l'heure t'attends. Mais pour une fois ça tombe bien, il y a Aurélien qui passe pile poil au bon moment pour aller attraper un café. Il remonte du cochon, ça sera peu être mon taf de demain, j'en sais que dalle pour le moment. A 14h10 le chef arrive, il titube un peu, et parle trés fort. Je sais pas s'il a abusé de Caraquillo, mais il a la forme pour aller à la sièste, je pige rien à ce qu'il raconte, même la secretaire à du mal. Dans le doute elle me fait rentrer quand même, et un cariste qui passe par là me sort mes 10 containers. Je peux donc riper et retourner mes plaques orange, je deviens un camioneur normal, j'ai donc le droit de prendre la N2 jusqu'à La Selva. C'est sans encombres que je me pointe à Terrassa pour finir le dernier client, 5 palettes torchées en 10 minutes, ça sert pas à grand chose vu que j'ai rien à recharger.
Finalement, vers 17h30, j'ai un retour, à charger demain. Le même genre de truc qu'il y a 15 jours, mais ce coup-ci je demarrerai vraiment au plus tard. J'ai plus qu'à me garer au plus près de client à Parets à 20 minutes de là. Il y a un squatt pas trés loin, un bar aussi, tout va bien, je suis pas perdu, il fait encore lourd ce soir, près de 25°, on attend patiement la pluie...