Carnet de bord de Juillet 2020 Partager sur Facebook
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  • tranquille
    dernière photo j'ai bien peur
  • Mercredi 1 Juillet 2020
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    Le troquet ouvre à 6h mais je décolle à 6h20 je n'ai donc pas le temps de remplir d'un côté, vider de l'autre et laver mon petit corps tout frêle. C'est vrai que parfois on vide son corps par où on l'a rempli mais....bref je m'égare.

    Peñalba- Guadarrama ça ne passe pas en 4h30 donc je roule 3 bonnes heures et je coupe au km 112, petit déj', ici les douches sont nickel-chrome.

    J'attaque le contournement de Madrid à 11h30, ici c'est le milieu de matinée donc ça roule tranquille. A 1h moins le quart comme prévu avec Javier je m'enfile dans un vieux lotissement. Ça doit faire mille ans qu'aucun camion n'est venu là, les arbres ont eu le temps de pousser, j'élague des branches, ça m'énerve, c'est juste bon pour crever un rideau ou le toit. La maison est sur un coteau, la piscine en contre-bas. Le pelliste s'est fait un chemin pour évacuer la terre avec son Bobcat, le machin doit faire 1m ou 1m50 de large, moi avec mes 2m45 c'est mort, on se pète la piscine à la main, il fait une chaleur à crever. Sympa.

    A 14h je me casse enfin. Le gps m'annonce quelque chose comme 554km jusqu'au client suivant, yessss ! La route est la même que l'autre fois jusqu'à Benavente, toujours aussi magnifique.

    On se whatsappise avec José Angel, l'adresse n'est pas claire, il m'envoie un lien Maps, parfait.

    Je calcule et recalcule mes heures, faudrait que je coupe 11h tout en finissant mes heures, tout en trouvant un resto, avec douche. Je trouve mon bonheur dans les montagnes après Ponferrada, 9h53 de volant, 12h50 d'amplitude et 836km. Quand ça veut rigoler... Et au frais pour dormir.

     

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  • la photo nulle qui m'aura coûté
  • Jeudi 2 Juillet 2020
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    Limite ça caillait, j'ai dormi sous la couette, c'est vrai que je suis une chochotte, j'avoue. Encore une grande douche, nickel-propre, 2€, j'ai du bol cette semaine. Tu m'étonnes que ça caille, il fait 14 au tableau de bord. Le jour se lève, je peux y aller, ici les paysages sont superbes, c'est con de rouler la nuit... Finalement c'est pas la peine de venir si loin, la Galice ressemble à la Corrèze. Paysage très vallonné, des petites prairies, le remembrement n'est pas passé par là, bordées de haies, des ronciers, des fougères, des vaches blondes comme des limousines, la Corrèze je vous dis. Il ne manque que moi à 10 ans au volant du Mc Cormick D219 pour que l'illusion soit parfaite.

    Un peu avant 10h je me gare devant chez les clients à Ferrol, il est tôt José Angel n'est pas encore là. Garé en sortie de virage, on est en ville mais ça roule, je vais mettre un triangle sur la route. Si un débile s'enfile sous le chariot j'aurai bonne conscience. Grand terrain, facile d'accès, je commence mon truc et le commercial arrive, il fait la circulation, il sait se rendre utile. Les clients payent le café, je fais signer mon CMR et je m'éclipse. J'envoie un message à Laurence, elle m'a trouvé du boulot à Bordeaux, parfait.

    J'avais pas vu en venant mais en repartant on a une vue magnifique sur l'océan au sommet de la bosse pour reprendre l'autovia. Je dégaine l'APN, je dois pouvoir trouver mieux, je saute le pont, je prends ma photo. Merde il n'y a pas de rond-point, le gps recalcule, il me fait tourner sur une route à droite, c'est large j'y vais en confiance... La route plonge dans un bois, au bout ça se rétrécit, purée je vais où là ? Peux plus reculer la pente est trop raide. Au bout de 500m je tombe dans un hameau, un virage à l'équerre, puis un deuxième puis bien sûr je suis coincé entre un talus et une maison. Le grillage, des rochers, le chéneau, la totale. Putain c'est pas vrai ! Tout ça pour prendre une photo ! Putain de carnet de bord, putain de FDR, putain que je suis con surtout !!! Je descends le chariot pour faire riper la semi mais ça va pas trop bien à cause du talus à gauche. A un moment je ne me sers que d'une fourche, la gauche dans le logement droit. J'ai pas pris de photo, j'étais un peu sur les nerfs je reconnais. Je voulais faire une coupure, elle est faite. Je peux vous dire qu'une demi-heure à se faire chier c'est long. Après c'est tout droit jusqu'à l'autovia, je n'ai rien cassé, c'est un miracle.

    Je n'ai plus rouler, rouler, et encore rouler. Le bout entre La Corogne, Gijon et Santander est vraiment long, heureusement on voit la mer assez souvent, je prends un milliard de photo pour n'en garder que 5 au final à la page du jeudi. Je fais ma coupure de l'après-midi avec mon cortado rituel à la limite des Asturies et de la Cantabrie. La route est longue mais ça vaut des points de venir par ici.

    Je finis mes 10h ric rac à Oiartzun, c'est la grosse zone d'Irun où il y a tous les transporteurs, SJL, Gexa. Comme hier soir je vais souper dans un resto Valcarce. 831km au compteur.

     

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  • la multa
  • Vendredi 3 Juillet 2020
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    On tape à la porte, putain il est quelle heure ? J'ouvre un rideau, les flics. J'attrape mon téléphone : 1h15. Le keuf me dit que je suis en stationnement interdit. Gnin ? Dans une zone industrielle avec des dizaines ou des centaines de camions ? Il me dit de dégager sinon c'est 50€. Je me réveille doucement, je comprends, c'est la police municipale qui vient me racketter. Le flic me dit qu'il y a un panneau à l'entrée de la zone. Je suis à poil, je vais pas aller voir si c'est vrai. J'enfile un froc et je lui file ses 50 balles. Du coup je suis bien réveillé, un peu énervé même... Ces enculés, c'est pas bien mais faut appeler un chat, un chat, ces enculés donc se font toute la file de camions garés. Les trois tchèques en frigo qui ont soupé hier soir à la table à côté de moi y ont droit. Je crois qu'on fait le seul métier où même quand tu dors des fils de pute viennent te casser les couilles.

    Le réveil sonne à 6h, je fais le tour de la zone pour aller à l'AS24, effectivement il y a bien un petit panneau : no trucks parking. Je suis nul en anglais m'enfin... Pas mal de places sont réservées à la peinture, Gexa, SJL mais où j'étais il n'y a rien de spécial. C'est pas bien grave mais c'est toujours désagréable de se faire racketter par des milices locales.

    Je m'arrête pour me doucher et déjeuner à Castets, le troquet en général et les chiottes ont été refaits à neuf. Parfait.

    Pour 10h je suis à Gradignan, l'adresse me semblait bizarre mais c'est bien là au fond d'une cour. Je vais voir, je tombe sur un gars, il me montre le matos à charger...des radars de chantier ! Sur le ton le plus sérieux je lui dis que je refuse de charger ça, outils de la collaboration avec l'ennemi. J'ai vu qu'une seconde il m'a pris au sérieux. J'ouvre un côté, on charge. Je pose une sangle par merde. C'est pas que ça craint vu l'état des engins, mais j'ai peur que dans un rond-point une de ces saloperies bouge et me bousille un rideau. En une demi-heure c'est chargé, papiers faits. J'ai le temps de jeter un œil sur le parc, il y a des piles de radars tourelles, des pieds découpés, radars calcinés, mais ça doit coûter une fortune ces conneries ! L’État est acharné à nous emmerder avec ça. Je vois qu'il y a de nouveaux poteaux en acier galvanisé ce sera compliqué de les couper ceux-ci.

    On est vendredi mais il est suffisamment tôt pour que la rocade soit au calme. Je me rentre tranquille, no stress, je n'ai pas les heures pour rentrer, loin de là. Je suis tellement tranquille que je n'ai doublé personne jusqu'à Angoulême. Je me suis surpris moi-même.

    Le Tom Bar est fermé les vendredis soirs, et puis ça aurait été un peu juste en heures, je finis la journée à Deux-Chaises, point de chute habituel.

     

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  • certains profitent à Chalon
  • Samedi 4 Juillet 2020
  • Le troquet ouvre à 5h, je bois le café et zou ! Il est tôt mais j'ai mon lot de casse-bonbons, un routier breton scrupuleux, un vacancier qui freine à 50 devant un radar pédagogique...des fois que... Va savoir si le complot judéo-maçonnique ne relève pas l'immatriculation quand même ?

    En passant à Beauchemin je vois que le José est fermé à 7h45, tout fout le camp ma pôv dame. Ceci dit il ouvre à 5h, il fait déjeuner les présents après il ferme boutique, il n'est pas obligé de m'attendre.

    A 9h je suis à Devecey, je refais les pleins. Le chef a apporté un sachet de croissants, on boit le café au soleil. J'aurais pu rentrer en camion mais j'ai explosé la quatorzaine, on va se calmer.

    Je saute dans la bagnole, bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.

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  • le Revermont sous le soleil
  • Lundi 6 Juillet 2020
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    J'ai un impératif entre 7h30 et 8h à Etupes. Toujours bêtement discipliné à 7h25 je suis devant la grille de Cegelec. Je sonne, nada. L'entrée des voitures est ouverte je vais voir à pied, purée tout est fermé,la réception n'ouvre qu'à 8h30. Putain la loose. Le Technoland c'est mon coin, je sais qu'il y a une boulan pas loin, je vais boire un café et me prendre du pain pour midi.

    Quand je reviens la grille est ouverte, j'entre, je débâche et je vais chercher un gars. Ouaip, nickel, sauf que je ne suis pas au bon endroit ! Je suis bien à l'adresse sur les papiers mais Cegelec ont un autre site à 800m de là. Est-ce qu'un jour on aura les bonnes infos dans le transport routier ? En roulant je me dis que si ça trouve j 'ai loupé le rendez-vous...c'est mort. Une bonne dame me dit que je suis au bon endroit et qu'eux aussi n'ouvrent qu'à 8h30. Ouf ! Pour vider ça va assez vite, je donne un coup de balai, le radar cramé a perdu beaucoup de cendres et de merde.

    La cour est toute petite, faut ressortir en marche arrière sur la route principale du Technoland. Je recule droit au plus vite quand il n'y a pas de bagnoles et là je me fais incendier par le mec en face. Il n'est pas content que je mette mes roues de remorque chez lui. Sans déconner ? Bien sûr j'ai fait mon métier, je l'ai envoyé chier. Je suis vide, je ne fais pas de demi-tour sur place... En plus c'est un centre de contrôle technique PL ! Je lui dis qu'ATS en en ce moment on cherche ailleurs pour nos contrôles, c'est déjà pas chez toi qu'on viendra. Cet abruti n'a rien trouver à me répondre.

    Je passe chez Laily charger une couverture et à 10h30 pile poil je suis à Seppois. Comme l'autre fois c'est Jean-Pierre qui me charge dehors, le beau temps est revenu, nickel. A midi l'affaire est dans le sac.

    Je me fais une descente tranquillou, j'avais presque l'idée d'aller laver mais la météo est incertaine et pis j'ai une petite semaine, j'aurai le temps jeudi ou vendredi. L'après-midi est bien entamée, le lundi en été ça roule fort sur l'A7 mais je ne suis pas emmerdé, ça passe. Je finis la journée aux Terrailles à St Nazaire, pas dans le 44, mais le St Nazaire à l'entrée de Bagnols sur Cèze.

     

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  • visiblement Capelle rentre du MAN
    divine plantation
    Sète
    Marseillan
    Agde
  • Mardi 7 Juillet 2020
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    Café croissant douche, zou ! Un peu avant 8h je suis dans un bled paumé des Cévennes au-dessus d'Alès. Je me faisais un peu de soucis mais ça va encore. Les clients, des retraités, sont bien gentils. Je m'inquiète un peu quand même pour repartir, je fais le tour en chariot, en Moffett ça passe juste, en semi voilà quoi... Donc je recule jusqu'au premier carrefour potable. En montant j'ai coupé le fromage mais là en marche arrière ça fait pas pareil, c'est inexplicable à l'écrit mais voilà, ça va pas du tout. Je ravance, je descends voir plusieurs fois, je finis par sortir de la rue. Sauf que je suis dans le mauvais sens, faut encore que je fasse demi-tour, je trouve mon bonheur un peu plus haut. Sauvé !

    J'appelle le client suivant , il est à Cournonterral, après Montpellier, je lui dis que je descends, qu'il ne s'inquiète pas. Je passe par Lédignan Sommières, la route habituelle mais il y a des touristes, qui roulent comme des touristes et pas comme des routiers qu'ont du taf. Incompatibilité.

    A 11h et demi je suis devant l'entrée du lotissement, il y a une barrière avec un code, le client m'envoie sa femme. Elle met un scotch sur la cellule et je fais mon truc. Elle m'explique que son mari est au boulot, il est formateur à l'AFT. Toujours bienveillant je reste sur ma réserve, je n'ose pas lui dire que dans la profession les formateurs ont une réputation de merde. Après je ne connais pas son mec, si ça trouve c'est un bon, ça doit exister.

    Coup de fil de mon patron, mon Moffett neuf est enfin arrivé, faut que je passe à St Priest le récupérer et rendre le vert par la même occasion. C'est marrant, je comptais appeler aujourd'hui pour passer en remontant, la courroie d'accessoires chante.

    Je mange un bout en vitesse en haut de la route de Vic la Gardiole. On voit la mer au loin, c'est sympa, j'aime bien ce coin. Je dépose une piscine à Villeneuve les Maguelone dans le même lotissement où je me suis fait chier cet hiver. Là ça va, la maison est deux rues avant le coin difficile.

    Après ça je vais à Marseillan, route de Marseillan Plage. Très mauvaise idée d'aller là en juillet ! Impossible de me garer, je m'enfile devant le cabanon d'un marchand de fruits. Personne ne m'engueule, garé là je tue le commerce mais j'ai vraiment pas le choix. En plus il y a plein de bordel, y compris la couverture Solaé de 5m50 qui me donne bien du souci dans le chemin. Quand j'ai fini je vais acheter deux melons, d'une parce qu'ils me font envie, de deux pour faire marcher le commerce.

    La dernière piscine du jour est de l'autre côté de Béziers, stationnement à 2km, Christine n'a trouvé personne pour faire assistance petit camion. Tu m'étonnes en pleine saison post-confinement de poses de liners... Je lui ai dit que j'allais me débrouiller c'est le dernier client de la journée, même si ça merde c'est pas grave. J'entre dans Creissan, un coup à droite, un coup à gauche, re à droite, j'arrive à 2 ou 300m de la maison. Le client me demande comment j'ai fait ? Bé j'ai roulé. Je livre la piscine, ensuite c'est vrai que pour repartir, c'est pas simple du tout. Je me suis enfilé dans ma rue en marche arrière, je vais faire demi-tour plus loin, bref, je me fais chier.

    Je pensais couper du côté de Gérone ou encore mieux à Hostalric mais j'ai perdu trop de temps, pis franchement j'en ai ras le cul, je finis chez la Vosgienne à Sigean et ça suffit largement. Je passe un super moment avec un gars de chez Kenny Coin, on peut avoir un joli camion et n'être pas trop con.

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  • new truc des voisins de Waterair
    garé loin
  • Mercredi 8 Juillet 2020
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    Café, pain-beurre, douche et zou ! Je m'arrête au pain à Fitou, c'est un terminal de cuisson et pas une boulangerie, je sais c'est la honte mais pour ma réputation je vous demande de ne pas le répéter. A 9h et quelques je suis à l'agence, je vide quelques rénovations et une piscine de Marionna. Depuis la fenêtre de son bureau elle m'a vu, elle descend avec un café, c'est pas la classe ?

    Je finis mon truc et je monte voir Jaume, le patron d'ici, par intérim ou définitif j'ai pas bien compris. Peu importe, il a vendu une piscine dans la cambrousse, province de Tarragone limite Lleida. Il est inquiet pour l'accès, no te preocupes. Ce sera le jeudi après-midi et mon dernier client, même si ça merde j'aurai du temps. La bonne nouvelle du jour vient de Nicolas, le chauffe-eau a enfin été réparé, je vais pouvoir me redoucher ici dorénavant. On progresse, on progresse.

    Laurence m'a pris un voyage à Vic pour Longvic, truc qu'on a déjà fait quelques fois. Je me pointe à 13h à l'usine. C'est toujours le même chef de quai, je pense que c'est un Roumain, je ne parle pas assez bien espagnol pour reconnaître les accents mais je crois qu'un Roumain qui parle espagnol ça doit donner ça. Il me dit que ce n'est pas tout à fait prêt mais que quand le quai 2 se libérera, je pourrai m'y mettre.

    J'attaque un melon acheté hier à la paillote à Creissan. Entre parenthèse je suis archi nul pour choisir les melons, je sais qu'il faut qu'ils soient lourds et que la queue se détache, signe qu'ils sont mûrs. Pas comme les hommes, un homme si la queue se détache c'est qu'il est vraiment trop mûr.

    Bref, bonne pioche, mon melon est délicieux. A peine 5 minutes le Portugais à quai me libère la place. A 14h je me casse avec 23t de sciure et de colle qui sont censées faire des meubles low cost.

    Comme toujours je m'arrête au gas-oil à Figueras puis à la Jonquera. J'ai promis du vin à mon pote Serge, c'est interdit d'oublier, ça fait 35 ans qu'il me supporte, ça mérite bien un carton de rouge de temps en temps.

    Je finis la journée à Issanka, inutile de galoper demain j'ai juste à récupérer le chariot neuf.

     

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  • adieu toi
  • Jeudi 9 Juillet 2020
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    Je démarre à 7h, caféiné et douché. Je m'étais annoncé chez Moffett dans l'après-midi mais sans forcer mon talent j'y suis à 11h.

    On fait en premier la restitution du vert. Les gars sont limites tatillons, ils notent un catadioptre cassé alors que ça doit coûter 2€50 le paquet de 12. Je leur rappelle que je suis tombé en panne, que ça m'a bien foutu en retard, je les fais redescendre un peu quoi ! Je me la pète un peu, je leur raconte que le chariot a vu plus de pays en six mois avec moi que des années chez Cargomatic. Je signe le torche-cul et on passe au neuf. Grosse surprise il y a eu une erreur à la fabrication, je me retrouve avec l'écarteur de fourches hydraulique. Tant pis pour eux, le tablier n'est pas le même, ils n'allaient pas démonter, payer des heures de mécano pour ça. Après je suis content, j'avance en âge, j'aurai moins à descendre d u chariot pour dérégler les fourches pour prendre les palettes en long. J'aurais préféré un Manitou mais le chef ne s'est pas entendu avec eux, j'avoue que ce Moffett n'est pas mal quand même, feux à leds et autre option ; le projecteur de travail arrière s'allume avec les feux de recul. Avant c'était impossible à cause des circuits 12 et 24 volts. A midi et quelques, je me casse.

    Je mange un bout là le long et vers 16h je me présente chez Geodis à Dijon. A peine garé un cariste vient me demander pour où je charge, ah non mon garçon moi je viens vider. D'entrée il me dit que c'est mort, pas de réception l'après-midi. Je fais le Caliméro, je sais que c'est un rdv demain matin mais j'ai piscines à 9h, ça n'ira jamais, mon patron va me tuer, patati et patata...J'ai le premier prix au conservatoire, je peux intégrer la Comédie Française... Il va voir son chef, ensemble ils vont voir une cheffe, vont-ils remonter jusqu'au président de Geodis ? Je suis la conversation de loin, j'entends pas tout mais je comprends que la cheftaine demande au cariste ce qu'il fait ? Rien pour le moment. Alors tu vas le vider. Le gars se retourne vers moi : quai 2 ! Yessssss ! Dans la demi-heure je suis vide, purée, le plan parfait ! J'appelle Pauline, elle commençait déjà à s'inquiéter, soulagée.

    Je passe au dépôt refaire les pleins, lundi j'aurai vraiment pas le temps de passer par là.

    A 20h je suis à Audincourt, inespéré !

     

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  • mon liner serait là ? Ouiiii !
  • Vendredi 10 Juillet 2020
  • Je démarre à 8h, je passe chercher une Solaé à Grandvillars, en 5 minutes c'est réglé.

    Dans les champs avant Seppois on est loin de toute habitation, je roule derrière une BM série 1, d'un coup il shoote un chaton, la pauvre bête se remet sur ses pattes et bien sûr je lui roule dessus. Merde, merde, je suis dégoûté. Je me dis que ma foi, il n'a pas souffert longtemps. Trois km plus, l'entrée de Seppois est en descente, rebelote, cette fois j'ai le temps de faire un écart mais le chaton me semble bien amoché. En fait, c'est quoi la probabilité que deux chatons du même gabarit donc du même âge se retrouvent sur cette route ? Tout bien réfléchi, ce serait pas le mec à la BM qui se débarrasserait d'une portée de chats en les balançant sur la route ? La voiture a tourné en direction de Seppois le Haut, je ne saurai jamais mais la Terre porte des types assez dégueulasses pour faire ce genre d'horreurs.

    J'arrive à l'usine largement à l'heure sauf que ce n'est pas prêt, il manque un liner sur une rénovation et donc mon chargement n'est pas validé. Comme en Afrique, on se met sous l'arbre à palabres et on discute. En l’occurrence l'arbre à palabres c'est le comptoir de la logistique mais ça discute. Je tiens le rôle du griot, le vieux sage aux cheveux gris, je propose qu'on retire la réno du chargement et si le liner arrive entre-temps on la remet. On fait ça.

    Fabrice sort mon bordel, on charge en gardant une place aux portes, pendant ce temps Martine mène l'enquête, le liner mystérieux serait dans le camion qui va, qui doit qui devrait arriver. Finalement à 11h le colis manquant est là. Franchement j'ai 13 clients sur une semaine à la con, si ça avait été reporté je n'aurais pas pleuré non plus. Pas grave, il y a du boulot, on le fait et basta.

    A midi je suis en week-end. Cet après-midi j'ai la visite médicale pour le permis, donc je vous dis à lundi peut-être. Bon week', le ciel vous tienne en joie.