Carnet de bord de Janvier 2019 Partager sur Facebook
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  • Pas bouger !!
  • Lundi 7 Janvier 2019
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    A 8h et demi j'enquille la clef dans le bazar, ça démarre. Ouf ! En bon petit chauffeur plus ou moins consciencieux j'ai fait tourner le bouzin pendant les vacances sauf que mercredi, nada ! J'avais beau appuyer sur le bouton start, mon cul Paul. C'est un Merco, pas un Volvo donc j'avais de la batterie. J'ai appelé Mercedes à Besac', le mec me dit que c'est les batteries. No comment. Par acquis de conscience j'ai fait passer le Titi le jeudi soir en rentrant de sa tournée, c'est de l'électricité DAF pas Mercedes mais tant pis... Rien non plus bien sûr. Donc vendredi j'ai eu la visite d'un mécano Benz à la maison. Il a branché des batteries de secours ( c'est une manie de croire que c'est les batteries chez eux ) , rien. Il a branché la valise... rien de spécial. C'était donc un problème de connexion. Il a branlé les fils et c'est reparti. Je l'ai suivi à Vesoul, ils m'ont prêté une bagnole et je suis rentré chez moi.

    Samedi j'ai récupéré mon taxi, ils m'ont dit qu'ils ont déjà eu le cas, faisceau électrique défectueux. J'avais une visite à faire, c'est fait, et ils m'ont changé l'antenne du poste qui déconnait. Finalement c'est un mal pour un bien.

    J'accroche ma semi, je fais le tour, et je trouve un coup de canif dans mon rideau tout neuf. Sans déconner ! Un vandale à Granges la Ville. On a la chance de ne pas être dans le sud, ne me dites pas qu'on va devoir s'enfermer derrière de hauts murs et acheter des alarmes. Ici on n'est pas dans le Vaucluse ou l'Hérault, on laisse les clefs sur les bagnoles. Je suis vert !

    Pauline m'avait dit que mon chargement ne serait prêt qu'à 10h. A 10h moins le quart je suis à Frétigney, ils collent les étiquettes sur les racks, et on charge. Mon exploitante vénérée, adulée, adorée m'avait demandé de serrer pour rajouter des palettes de terreau derrière, mais c'est complet de chez complet. Faut même revider pour recharger sans perdre de place, les racks ne font pas tous la même longueur. A midi, donc après deux heures d'effort je me casse. Chargé pour Marseille je vois sur les papiers que la destination finale c'est le Bénin. Boh on est lundi, je veux bien y aller en direct...

    Je passe au dépôt pour les pleins. J'ai chargé pour Marseille parce que demain j'ai un chargement dans le 13 en chariot embarqué, c'est bien foutu le transport. Donc je garde mon chariot.

    A 14h j'ai les crocs, je mange un bout sur la 83, je la garde jusqu'à Bourg comme d'hab'. A Lyon je fais le grand tour, c'est rougeoyant sur le vieux périph' d'après Google.

    J'appelle mon correspondant pour le rechargement demain à Aix en Pce. Ça veut dire quoi d'ailleurs ce Pce qu'on voit sur les panneaux ? Puissance, persévérance, pertinence, patience...

    A 20h je suis à Noves, relais de la Bassaque, je soupe avec un marseillais qui habite Belfort par amour, pas de la ville, d'une meuf. faut pas abuser.

     

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  • beurk
    c'est ça Marseille
    mais c'est ça aussi
  • Mardi 8 Janvier 2019
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    Je suis en industriel, pas en piscines mais mon mode de vie n'est pas négociable...café douche et je mets en route ensuite. J'attaque Marseille à 7h et demi, c'est la limite. Ça freine vers Septème mais rien de méchant. Je découvre la nouvelle autoroute, à un moment on passe sous le centre commercial Carrouf je crois, là où il y a 5 ou 6m de hauteur sous plafond. En fait ils ont fait rejoindre des bouts existants mais c'est vachement bien, on évite les dix mille ronds- point vers les Trois Lucs et l'avenue des Peintres Roux. En un quart d'heure Marseille est traversée, à 8h le matin c'est miraculeux.

    Donc à 8h moins le quart je suis à La Valentine, personne dans la cour, un cariste m'attaque de suite. Ça va largement mieux à vider qu'à charger, je m'offre un café au distributeur et j'appelle mon gars pour le rechargement. On se donne rendez-vous pour 9h et demi à Puyricard.

    Le bled est petit, je ne vois pas ce que je viens charger, je me gare sur un arrêt de bus, le gars arrive.

    En fait ici c'est le terminus des bus, il y a un chiotte pour les chauffeurs et un illuminé n'a rien trouvé de mieux que d'y mettre le feu. Donc les chauffeurs et chauffeuses surtout, pissent dans un truc en plastique, ils se croient à un festival de rock en été du coup. Je ne vois pas trop comment attraper ce machin mais le gars perce des rivets et enlève une tôle déco, il y a des logements pour les fourches du chariot. Trop cool ! Pour une fois que je suis en fret je me la raconte gros professionnel, je fais le JU42 du pauvre... 4 gummis sous les pieds du chiotte et 2 sangles. Faut d'abord enlever les toiles d'araignés des sangles, limite les cliquets étaient grippés depuis le temps. Bon c'est pas vrai j'abuse, j'ai sanglé les bobines à Bilbao avant Noël.

    Ce truc paye le retour mais faut pas déconner, j'ai une deuxième ramasse. A Marseille vers l'Estaque. C'est con de redescendre à Marseille me direz-vous mais j'avais pas le choix, fallait impérativement charger le cagoince avant midi.

    J'y suis à 11h, c'est un truc destroy, chez un transporteur, le quai tout pourri, de la merde partout, une friche, le charme de Marseille quoi ! Le petit gars est bien brave, il me charge pendant que je vais voir une cagole qui me fait les papiers. Pour midi je suis chargé aux portes, ça me plait cette histoire. Ne me reste plus qu'à remonter.

    A Puyricard j'étais garé à deux pas d'une jolie boulangerie, je me suis pris une ficelle que j'attaque du côté de Lançon de Pce.

    Au péage de Vienne j'ai 4h de guidon, j'espérais passer Lyon et couper ensuite mais ça va pas le faire, pas grave je coupe au péage. Je m'attendais à l'apocalypse sur la rocade mais boh, pour dire qu'il est 17h ça roule pas si mal.

    Je finis la journée à Montchauvrot chez le roi de la ficelle de parking. Il est chiant avec ça mais faut reconnaître qu'on y mange très bien. Et je retrouve un ex collègue de chez Coing, on a commencé la route ensemble c'est dire que ça date. Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans.......

     

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  • Bata 25
    Tillet, le retour
  • Mercredi 9 Janvier 2019
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    Café douche, à l'issue de ma 11h, zou ! Pour 9h je suis à Peugeot Vesoul. Les pièces viennent de Tunisie, faut faire la douane avant de vider. La jeune femme me dit : 30 minutes. Ça me laisse le temps de boire le café. Ensuite je saute de l'autre côté du viaduc pour me retrouver au PR sud. PR ça veut dire pièces rechange, faut pas chercher de truc compliqué. Je vais au guichet et c'est le drame. Le mec me dit que les quais sont pleins, on peut pas vider, faut attendre. Eh ben ma foi ! Moi je suis à l'heure, je n'ai rien à me reprocher et j'ai pris du pain en face de la Gefco en arrivant, j'ai de quoi patienter.

    Finalement j'ai pas attendu tant que ça, à 11h et demi j'ai les papiers tamponnés. Je file livrer mon chiotte.

    J'arrive à Baume les Dames du temps de midi. Je trouve un chef, on discute un peu, il me demande comment ça s'est passé. Je comprends que c'est du boulot qu'on a en direct et que c'est le début. Je mange un bout. Je vois que le cariste annoncé ne vient pas, allez hop un coup de fourches et je me vide. En sortant de la cour je tombe sur Bata, on se fait une croisure-poignée de mains pas plus, faut que je file. Pauline m'a envoyé la suite, chez Tillet, ça faisait longtemps.

    Personne dans le hall, je charge direct. Retour bascule et c'est le drame. C'est pas ma journée. Il manque une tonne. J'ai bien mes 22 palettes. Bizarre. Je rouvre, on cherche où est le problème. Un autre gars arrive, il se rend compte que j'ai une palette qu'a rien à faire là. C'est la bonne étiquette mais pas la bonne matière. Je tente l'humour : chez Dessange des beaux cheveux c'est avant tout une belle matière, chez Tillet un beau chargement c'est avant tout la bonne matière. Mais ça les fait pas rire. Ils ne retrouvent pas la bonne palette dans le stock, c'est compliqué, je pars sans et voilà.

    Je vais compléter au dépôt. Je me charge un autre lot de ferraille, il peut neiger ça va tenir le parquet. Un coup de gas-oil et zou !

    17h30 c'est le gros bordel à Besac', je prends la route de Dôle puis je coupe au travers mais c'est pas sûr que j'ai gagné mon temps. Je finis la journée au Mas Pommier, à 15 bornes du premier client demain, trop fort.

     

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  • sous le soleil de Brignais
    ça fume, c'est là
    que d'eau
  • Jeudi 10 Janvier 2019
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    Café croissant douche, vavavoum. A 7h et demi je suis chez le premier emboutisseur de la journée. Petite usine, on m'attaque de suite, ils n'ont pas de rallonges de fourches faut ouvrir les deux côtés, ce sera pareil partout aujourd'hui. La cour est en cul de sac, faut ressortir à contre-main, ça réveille.

    Autre truc qui réveille, j'arrive un peu fort à un carrefour, j'avoue, ça brille, l'ABS se déclenche, ça secoue mais merci la technologie. Il caille bien et où ça n'a pas été salé, c'est pas top.

    Ensuite je vais à Corbas, encore une petite usine, faut aller au fond en marche arrière. Le cariste est bizarre, il tire les palettes, les empile, pour les désempiler 3m plus loin. Il se passe quoi sous son crâne ? En plus il casse les bois donc après il se fait chier. Il m'impressionne ce type en fait.

    Je prends le temps de tirer un café à la machine avant de filer direction Brignais. Il y a juste le Rhône a traverser.

    Ici je connais, ils emboutissent des pièces pour Volvo. Un gars me dit qu'il faut que j'attende, le gros Fen est parti sur un autre camion. Finalement dans les 10 minutes le gars se pointe, je m'attendais à pire. Bon là je suis content, je voulais absolument vider ces trois avant midi, c'est fait.

    Je monte à Grenoble, je prends un bout de pain à Rives, j'ai le temps de casser la graine. Dernier client à Voreppe, le cariste râle parce que selon lui les palettes sont posées trop loin, au milieu du plateau. Pfouuu détends-toi les autres caristes n'ont rien trouvé à redire. Pas grave.

    Ensuite c'est du connu, je vais recharger un complet de cartons à La Rochette pour Besançon. A Grenoble je reçois un coup de fil de Baloo, on vient de se croiser. Tant pis j'aurais bien bu le café avec lui.

    A la papeterie il y a des camions au large, c'est Jacky qui a récupéré le trafic régional ici. Vais voir le chef de quai, je lui dis que je prends le Besançon. « Oh ben ça m'arrange bien, le lot me fait chier là au milieu, mets-toi à quai vite fait, je te charge de suite, ça me débarrasse. » Purée j'ai le cul bordé de nouilles.

    Le temps de boire un café et de remplir mon récep', c'est chargé complet, gerbé sur deux. Trop bien.

    Ne me reste plus qu'à me rentrer tranquillou. J'ai le temps je me fais Morestel Montalieu Lagnieu, à l'économie quoi.

    A 19h15 je suis à Villemotier avec 4h15 de volant. A quoi bon couper pour repartir, j'en ai assez fait pour aujourd'hui. Basta. Il ne reste plus qu'à espérer que Villemotier- Granges la Ville ça passe en 10h...lol.

     

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  • la barrière en angle fermé, c'était obligatoire ?
    faut recharger ce bordel
  • Vendredi 11 Janvier 2019
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    Un gros pain aux raisins cuit au feu de bois ça met de bonne humeur pour la journée. A 9h et demi je suis à l'abattoir à Besançon, c'est à côté du CHU Minjoz, j'espère que ça n'a pas de rapport.

    Je n'étais jamais venu, à l'abattoir, à Minjoz si, souvent même hélas... Le mise à quai est bien merdique, faut venir à contre-main, ça fait un angle on peut pas venir droit. C'est un quai pour les porteurs je crois bien. Les gars sont bien sympas et rapides, ça compense.

    On est vendredi, je ne charge que lundi pour moi je vais donc faire des ramasses pour les autres toute la journée. Mais non finalement. Pauline m'envoie chez Bourgeois, j'apprends qu'ils ont déménagé la logistique.Ils sont à Serre les Sapins depuis le mois de Juin, ça me fait dire que depuis au moins Juin j'ai été tranquille avec le régional. On me donne un quai, ça charge vite fait.

    Je ne suis pas loin de chez Jeantet, je vais laver et faire réparer mon rideau. Le Ludo n'a pas le temps, tant pis, je lave.

    Retour au dépôt du temps de midi. Je dois attendre que Christophe m'amène une semi vide, la ramasse va dans la navette pour le 45. A 13h30 c'est fait. Je passe de l'autre côté du grillage, chez Fèvre. Je passe la porte de l'antre du dragon la peur au ventre, la patronne va-t-elle me brûler d'un coup ou me faire rôtir à petit feu ? Les dragons de Game of Thrones ils sont conciliants à côté d'elle. Je tombe sur un type dans le premier bureau, il me dit qu'il m'envoie quelqu'un. Je ressors en courant, sans me retourner, des fois qu'elle m'ait vu... Le gars me fait une raponce vite fait bien fait.

    Retour chez nous, je charge des piscines qui traînent sur le quai. Deux qui n'ont pas été livrées avant Noël et une que le client ne veut plus. C'est moi qui l'avais livré à Limoux, un truc bien chiant, c'est le pauvre José qui s'y est collé.

    A 4h et demi c'est fini, pleins faits, papiers rendus. J'appelle Fabrice pour lui expliquer le truc, faut que je vienne un peu plus tôt lundi, c'est ok.

    A 17h30 je décroche à la maison, bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.