Carnet de bord de Novembre 2019 Partager sur Facebook
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  • Le Doubs
    Le Doubs mais en haut
    Jura
  • Lundi 4 Novembre 2019
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    Ce week-end j'ai fêté mes 55 ans. Je tiens ici à remercier les gros cons des gouvernements néo-libéraux de droite et de gauche qui se sont succédé et qui ont pris grand soin de niquer notre système de retraite. J'aurais fait quoi si le congé de fin d'activité avait perduré ? Joué au bridge et fait des voyages organisés avec des mémés aux cheveux bleus ? Je me sens encore jeune, j'ai encore mille tours d'Espagne à faire, mille trucs à apprendre dans ce métier. Petit truc à apprendre en passant, en toute modestie, je n'ai pas fait de faute à « succédé ». « Sur le podium, les miss se sont succédé » et pas succédées, c'est invariable. Etonnant non ? Si ça vous intéresse allez voir sur le net, il y a des sites d'enculeurs de mouches avec des détails de ce genre, à l'infini.

    A 7h et demi je suis à Bourogne, je balance mes affaires dans la cabine, je rangerai plus tard. J'arrive à l'usine ric rac, Fabrice a déjà sorti mon voyage. Je pointe mon bordel et on va boire le café avant de charger. Merde les palonniers que j'ai chargé à Barcelone se sont à moitié couchés sur la palette. Couchés mais propre, le film intact ainsi que le scotch de garantie, on dirait que c'est voulu. Barça Besançon ça n'a pas bougé mais Besançon Belfort le colis est couché alors que pour une fois j'avais sanglé, ça me saoule. Je me garde de la place derrière devant les escaliers, pour cette palette et une couverture Solaé. En passant à Grandvillars j'embarque la Solaé vite fait. Complet.

    Je me suis acheté du raisin mais je l'ai oublié, je fais SOS Lydie, elle va me le chercher vite fait à la maison. Purée mais moi sans femme pour me cornaquer je suis nul à chier, je dois avouer... on boit le café vite fait et je file...avec mon raisin.

    A 11h je suis chez PMS à L'Isle sur le Doubs, c'est l'usine qu'on voit dans la cuvette avant le grand péage de Montbéliard , juste au niveau de la sortie L'Isle. J'ouvre à nouveau le côté, le cariste me vide la longueur sans mouffeter. C'est de la grosse ferraille, pas fragile mais des fois pour faire chier... CMR tamponné, soulagé.

    Je commence demain matin dans le 30, j'ai le temps, sans plus. Arrêt pain à Baume les Dames puis j'évite Besançon par le haut, normal. Il pleut toujours, il y a de la flotte dans le Doubs cette fois.

    Je mange un bout du côté de Lons, il est 14h j'ai la dalle. Ce raisin est vraiment bon, ça aurait été con de l'oublier.

    Lyon à 16h c'est dernier délai avant le bouz. Ça freine bien à St Fons au bord du Rhône, le long vers la station service comme toujours.

    Les heures ont bien défilé, je pensais finir au Mistral mais ça n'ira pas. L'objectif mini c'était Donzère, il me reste 10 minutes devant le troquet, cool. Je pousse jusqu'à Pierrelatte, nickel pour un lundi.

     

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  • le Rhône de bon matin
    lavage des pneus
    Sète, toujours magnifique
  • Mardi 5 Novembre 2019
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    Hier soir j'ai vu sur le forum que Fred le Bayern Warrior est dans les parages, il n'avait pas les heures pour venir jusque là, quand je sors de la douche il est au café. Je mets ma tournée, normal. On papote un peu beaucoup et on file.

    Je commence à Sauveterre. Il faut sortir de l'A7 à Orange centre, ne pas avoir peur de l'interdiction PL, c'est interdit mais plus loin puis suivre Roquemaure. J'avais cherché à me garer sur Google Earth mais je n'ai rien trouvé de potable. Un peu inquiet j'entre dans le bled et je vois que le trottoir est large devant une maison abandonnée, ça fera l'affaire. Je suis à 1km pile poil de la maison, c'est ce qu'avait donné le commercial mais sans indiquer de parking bien sûr. C'est une petite bâche de 4m, en travers sur les fourches ça ne dépasse pas trop en largeur. Le bled ne paye pas de mine mais la maison des clients est en surplomb, la vue est magnifique. Depuis la piscine ça doit être chouette. Piscine qui n'est pas une Waterair d'ailleurs, on dirait une coque à vue de nez. Pas grave, ils laissent un gros chèque à Waterair, c'est l'essentiel.

    Ensuite je vais à Sommières à l'autre bout du département. J'ai deux adresses, une à Calvisson, une à Sommières, c'est pas bien loin mais pas envie de me promener dans le Gard j'appelle le client, il me confirme pour Sommières. Le lotissement est tout neuf, il n'est pas sur le GPS ni sur Google, je le trouve sur Mappy. C'est pas super précis mais je m'en sors. Ça se vide chez des jeunes retraités, pas chiants. Avec tout ce qu'il a plu le terrain est détrempé, je manque de m'enliser avec le chariot. La terre est collante, j'en ai deux tonnes sur les pneus.

    Je finis il est presque midi, comme l'autre fois je me gare au niveau du stade de rugby congg et je vais à pied me chercher du pain dans le bled. Avant de manger je descends le Moffett et je profite d'énormes flaques pour laver mes pneus. En plus c'est rigolo.

    En début d'après-midi je suis à Montarnaud, de l'autre côté de Montpellier. C'est un jeune type qui a racheté la maison, vieille maison, vieille piscine. Il refait tout, rénovation, escalier Paso et margelles. Un gros chèque et je file.

    Je me fais encore une piscine complète à Pinet. Le quartier est tout neuf, merdique, pas large. Je reste à l'entrée. Ici aussi le terrain est mou, je manque de m'enliser, je sors par miracle. Et ici je ne vois pas de paysan avec un tracteur pour me sortir du bourbier, il n'y aurait plus qu'à pelleter... On se fait l'escalier à la main, je préfère nettoyer mes groles. Le terrain est défoncé je laisse les tôles à l'entrée, le client comprend bien.

    Allez une dernière rénovation vers Pézenas, à St Thibéry. Thibéry comme le pote de Chirac... Saint Thibéry c'est chiant il y a des ponts, faut faire des tours et des détours. Je vois que la piscine est toute neuve, 2018. Curieux je demande au client... Il m'explique qu'un pote lui a prêté un robot de nettoyage, il l'a laissé tourner tout seul. Mais il manquait un caoutchouc sous le robot, ça lui a niqué le liner. Le client me dit qu'il avait pris une assurance spéciale juste avant. Le bol !

    Je ressors du lotissement juste à la nuit, nickel mon affaire. Fin de mission juste à côté, Paulhan, mieux que sur le plan !

     

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  • pfoulala
    ça penche ou c'est moi ?
  • Mercredi 6 Novembre 2019
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    Café douche en vitesse, ici il ne faut pas traîner le matin le patron écoute et regarde de la musique traditionnelle du Vietnam. Un type tape sur un xylophone, il ne connaît que deux notes, pendant que des femmes dansent et chantent avec des voix de crécelle. Au risque de passer pour un raciste, je trouve ça insupportable.

    Je me fais des cheveux, je n'en ai plus beaucoup pourtant, je dois monter à Neffiès. Le bled est stabiloté sur mon atlas Michelin c'est que je suis déjà venu, mais pas par ce côté. La maison est un peu isolée du village. Je monte par Fontès, il n'y a rien de trop mais ça passe. Je dépose une rénovation. La cliente est une retraitée ch'ti, elle m'offre le café, sympa. Sympa et bavarde. C'est fin pour passer pour passer dans Neffiès, j'ai pas vraiment fait exprès mais c'était le bon choix par là, dans l'autre sens c'est chaud.

    Retour dans la civilisation à Béziers, encore civilisation et Béziers il y aurait à redire, bref. A 9h et demi je suis à Colombiers. J'ai beau chercher sur Maps, Mappy, GPS, Waze, la rue n'existe nulle part. Le téléphone de la cliente est sur messagerie bien sûr... Pas plus con que ça je me dis que si la rue n'est pas répertoriée c'est que c'est un lotissement neuf. Je pars à la recherche de la rue mystérieuse. Je demande à des autochtones, personne ne connaît, deux mecs qui plantent des arbustes sur un rond-point, pas mieux. Je trouve un lotissement, je vais voir à pied, ça ne donne rien. Putain ! A 10h je ressaye encore le portable, ça décroche. En fait la cliente est infirmière libérale et pendant les soins elle coupe son tél. En fait je suis à 200m, ils ont baptisé une rue de traverse toute neuve mais il n'y a pas encore de panneau, c'est ballot.

    De là je file direction Perpignan pour changer. Je mange un bout du côté de Fitou, à 13h je suis à Perpi. C'est encore un couple de retraités, ils appellent le monteur. Je décharge en attendant. Quand il arrive on papote un peu et je me casse. Il est 14h15 et Laurence m'a pris rdv à 15h à Narbonne. Faut dire que je crois lui avoir dit que je serais vide à 14h mais c'était trop tôt. Pas grave, je rattrape le truc et basta.

    Donc à 15h15 je suis au pinard, c'est correct comme retard. On me donne un quai de suite. Ça file j'attends un peu pour ma demi-heure de coupure. Papiers, chariot embarqué, à 16h je m'en vais, j'adore ce boulot.

    Il ne me reste plus qu'à me rentrer tranquillou, on est mercredi ! Je finis cette délicieuse journée à la Mule Blanche, le top !

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  • Jeudi 7 Novembre 2019
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    J'aurais dû me lever à 4h ce matin pour passer Lyon à la fraîche mais hier soir j'ai pris la formule coupure avec petit déj' à volonté. Je n'allais quand même pas renoncer. Du coup je démarre à 7h.

    Je fais le malin mais sur Maps c'est rouge de partout. La procession commence à Chasse, comme d'hab' j'esquive par la zone industrielle St Priest, machin truc. A 9h je suis au péage de Montluel, c'est ce que je m'étais donné comme délai. Pile poil.

    Petit arrêt à Joudes sur la 83 pour ma demi-baguette, c'est bien commode ici avec le grand parking en face. En plus comme c'est un ancien relais routier il y a des chiottes, gros pipi post café.

    A l'entrée de Dôle j'ai 4h et des boulettes de volant, après les parkings se font plus rares. Inutile de prendre des risques, je mange là.

    Juste après le jeu des Mille, une émission spéciale de 30 minutes un peu décevante d'ailleurs, donc à 13h pétante je suis chez U à Saint Vit. On me donne un quai de suite, les vins et les alcools c'est toujours dans la cellule vers les bureaux, ça m'évite de marcher trop loin. A 13h50 je me casse, contrôle fait, papiers signés.

    Pauline m'envoie chercher deux boîtes à extincteur dans le bled à côté et je vais chez Mécano Services pour changer les plaquettes de ma caravane. Je pensais glander les pieds sur le tableau de bord mais vous savez que ma vie est un enfer ; je décroche et je ramène l'ex semi de Gérald à Devecey. Ils ont fait les freins aussi, elles ont le même âge, on a presque toujours fait les travaux en même temps. En faisant le même boulot avec des tracteurs équivalents c'est un peu normal.

    Je décroche au dépôt et retourne chez Rabasse. Rebelote cette fois il faut sortir la Tred Chariot. Demain on a le contrôle technique des engins au dépôt. Là j'ai une fulgurence, un trait de génie appelez ça comme vous voulez, j'embarque le Moffett au cul de la semi rouge, ça m'évite de retourner une troisième fois à Devecey et surtout j'éviterai la sortie de Besançon à la mauvaise heure.

    Re-retour chez Mécano Services, ma semi est terminée, je vais à côté chez Jeantet pour laver. Je n'ai pas déplié le pare-choc depuis des mois, j'ai 3 ampoules grillées, ça fait branleur en plus d'être dangereux, je les change en vitesse. Ça tombe bien on est tenus de prendre les ampoules et toutes les conneries consommables chez Jeantet, normal.

    A 19h je suis à Audincourt, la semaine est faite.

     

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  • Vendredi 8 Novembre 2019
  • Décollage à 9h, oui c'est tôt mais ma motivation est totale. C'est le Kolak, le frère de Sevket qui est devant moi au chargement. Ça fait un moment qu'on ne s'est pas vu, on papote un peu à la machine à café. On dit des gonzesses ! Fabrice me charge, comme d'hab' je compte les mètres de plancher, ça va passer crème. Et bien sûr je me plante lamentablement, à la fin il reste une palette. Vas-y, retire le rideau dans l'autre sens et on gratte un peu de place, ça va il n'y a personne derrière qui attend.

    A midi et quelques, retour à Bourogne. Donc, 30 minutes Bourogne-Seppois, pareil au retour, 1 heure pour charger, j'ai 2 heures de temps de service. Pfouuu je suis au taquet, faudra bien trois jours pour m'en remettre. Bon long week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.