Carnet de bord de Mai 2019 Partager sur Facebook
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  • la preuve que j'étais bien à Agen
  • Mercredi 1 Mai 2019
  • Service minimum pour le troquet, je déjeune dans le camion. On a eu les programmes Waterair, j'ai de quoi m'occuper. A l'ouverture à 10h je vais me doucher et boire un café, ça fait passer un peu de temps. Midi arrive vite. Je me fais deux épisodes de Game of Thrones puis je vais marcher. Sur maps la balade me semblait facile, bouh j'ai été un peu gourmand. Pas grave c'est bon pour ce que j'ai.

    Contrairement à midi il n'y a pas de cuistot ce soir, c'est repas « tout buffet ». Le tout c'est de manger, je suis tombé avec deux trois bons gars, au poil.

    Retour au camion, je me fais l'épisode 3 de la saison 7. C'est la guerre, la situation est désespérée mais …...sauve la patrie contre les marcheurs blancs. Non, pas les marcheurs de Macron, des vrais méchants. Encore que les marcheurs de Macron foutent la trouille aussi...

     

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  • Buzet sur Baïse
    Damazan
  • Jeudi 2 Mai 2019
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    Le bistrot ouvre à 7h, café douche, à 25 je me casse, c'est chronométré mon histoire à moins 10 je suis au bout du chemin de mon premier client. Je l'ai appelé mardi, il est au courant que je viens.

    Il tient absolument à m'offrir le café avant de commencer. Bon. Là il se lance dans un long discours sur le service client Waterair. Je le vois venir... Il me dit qu'il attend que le commercial le rappelle. Je le coupe : « pas de chèque, pas de rénovation ». Il me raconte qu'il a vu avec son avocate, qu'il refuse de payer, qu'il connaît le code du commerce. Je reste calme poli et courtois, je lui réponds que Waterair existe depuis 40 ans, qu'ils connaissent eux aussi le code du commerce, qu'eux aussi ont des avocats, qu'il n'aura pas gain de cause. Il veut monter une association de clients pour faire plier Waterair. « Voilà, faites ça ! Mais dans l'attente, moi je m'en vais » De retour au camion j'appelle Christine la cheftaine de la log ', je lui raconte le truc, elle me dit que j'ai bien fait et que c'est le deuxième pour aujourd'hui. Le con de l'affaire c'est moi, je me retrouve avec un escalier Paso qui va bien me faire chier pour recharger.

    Je fonce sur des routes de chèvres jusqu'à Galapian, la cliente m'attend au bord de la route. Ici aussi j'ai du chariot à faire sur un chemin défoncé. Mais pas pour rien.

    Dernière livraison à Buzet, tout près de la cave coopérative. Virginie moulée dans son jean's est délicieuse. Il faudrait sur cette Terre qu'il n'y ait que des femmes, les hommes c'est tous des cons.

    Un petit saut de puce et je suis à Damazan, je me charge. En cassant les pieds de la palette du Paso j'arrive à le mettre debout derrière les escaliers neufs, sans bousiller mon rideau surtout. A midi et demi je me casse.

    Ah oui j'oubliais, j'ai triché. J'avais une dernière rénovation à Miramont, mais je vais y passer. C'était con d'y monter pour revenir à Damazan, j'ai économisé 80 bornes, un truc dans le genre.

    Je me gare dans la zone pas loin de l'Intermarché et je livre la dernière réno de la semaine. Les petits vieux me font un chèque sans discuter, merci tout plein.

    Comme d'hab' je me prends un bout de pain à Tonneins que je mange avant Bergerac, 15 minutes pas plus. Mon boss m'appelle, il voulait me faire une surprise mais il ne sera pas là demain, il me change de camion. Yessssss !!

    Trop de monde à l'AS24 de Périgueux, je passe mon chemin. J'en mets à La Croisière, c'est là que notre ami FDRien Greg m'appelle, il est 10 minutes derrière moi. Le temps de mettre un coup de gas-oil il arrive. On passe une demi-heure à papoter à la baraque à frites du rond-point.

    Je pensais finir tôt mais c'était sans compter sur la fermeture de la rcea dans les deux sens vers Moulins. Un coup de Google Maps, je descends en direction de Varennes sur 2 km puis je prends à gauche. La route est étroite mais quasi rectiligne jusqu'à Chevagnes. Gros merdier partout ailleurs, j'ai fait le bon choix. Quand je reprends la rcea je suis tout seul un long moment, c'est impressionnant, d'habitude ici ça circule. Je n'aurai perdu que 5 minutes je pense.

    Fin de journée à l'Euroscar, les plus perspicaces d'entre vous se demandent pourquoi je ne vais pas au Tom Bar ? Vous pensez que j'ai oublié les bonnes adresses ? Non. Le Tom Bar est en congés.

     

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  • sans regrets
    vous allez en bouffer du Scania...
    je vais vous saouler
  • Vendredi 3 Mai 2019
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    J'ai fort mal dormi, excité comme un ado qui va à son premier rancard, bien sûr quand le réveil a sonné je dormais, normal. Café, pain aux raisins, douche et zou !

    Je passe laver chez Jeantet, je tiens à redonner un camion propre. Il va tourner en régional paraît-il, donc le mec s'en fout mais j'ai des principes. On saute dans le Cubo, Pauline m'emmène chez Scania. On prend une ou deux photos pour immortaliser le truc. Alex finit de virer les pneus neufs pour me les remettre cet hiver. Le démonstrateur arrive, il me saoule avec plein de trucs. Je coupe court : « Je m'en fous de tous les trucs d'aide et de machins électroniques, je ne m'en sers pas, montre-moi le Blutooth pour ne pas perdre de points, je dois aller charger. » Il me dit qu'il faut qu'on se revoit pour la conduite éco. Voilà c'est ça, c'est ça, on se revoit un jour...

    Grosse déception, au dépôt je pensais être accueilli avec la fanfare, les bâteaux-pompes qui font des jets dans le port de New-York, un truc extraordinaire quoi ! Je transvase mes affaires, j'en ai pour un moment, je suis pas le mec qui voyage léger. Je fais les pleins et j'accroche ma caravane. Je laisse Prépuce Enflammé sans regrets. Comme disent les cons, « moi je m'en fous du camion, pourvu qu'il me ramène en fin de semaine. »Eh ben pas moi ! Moi j'aime bien avoir un camion qui me plait. Je balance tout dans les coffres, aux pieds du passager, tout en merde, je suis à la bourre. En sortant du dépôt je croise Fabien le Jurassien, il a la banane, c'est lui qui touche le deuxième griffon.

    J'avais rendez-vous à 15h pour charger j'arrive à 15h30 pour vider, peux pas faire mieux. Jean-Pierre était au courant, il me saute dessus, on vide. Je redresse les clous sous la palette du Paso et je refixe les skis, ni vu ni connu. Moi j'aime bien le boulot où il faut balancer des gros coups de marteau, le travail de précision.

    Mon chargement est sorti depuis plus d'une heure, Fabrice râle un peu, pas trop, c'est vendredi pour lui aussi. Marc arrive après, les deux ATS sont en retard, ça arrive ma foi.

    Je croise Natacha dans un couloir, c'est elle qui s'occupe de l'export. Elle a une piscine pour Majorque la semaine prochaine, tssss, elle l'a mise en affrètement. Je lui dis que je voyais bien livrer un vendredi et passer le week-end sur place mais non, elle ne veut pas. Je suis au bord des larmes, elle me dit : «  pour la semaine 21 je t'ai fait un joli camion avec 4 kits. » Nickel-chrome.

    A 18h je suis à la maison, je range le plus gros de mes affaires, j'aurai le temps de fignoler mercredi férié. Bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie, moi il m'a gaté.

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  • ça commence les caravanes
    Cognac
  • Lundi 6 Mai 2019
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    J'ai toujours la pêche quand je pars au taf mais ce matin j'ai la banane carrément. Ça meule, j'allume un peu le Basto pendant que je range mes affaires. Je vire mes calottes d'ailes, j'aime pas ça fait dégueulasse et ça pourrit le réservoir mais j'ai pas le choix, elles sont peintes en blanc et déjà marquées. Faut que je fasse reculer la sellette au moins d'un trou à cause de la forme du chassis de le Fruehauf.

    Je passe au dépôt pour en parler au boss, il me dit que Fabien a le même problème avec le sien mais avec une Schmitz. C'est des camions de primeurs, accrochés serrés pour économiser du gas-oil nous autres on va tout arracher. Avec 10cm entre le tablier de la semi et les déflecteurs j'ose même pas imaginer en Espagne avec les accès à la con.

    En roulant je fais mumuse avec le poste, cale les stations, le GPS. Purée c'est mon premier camion avec le GPS intégré. Je savoure. Je savoure le silence, la qualité palpable et le RDS qui fonctionne, un pur bonheur. Le poste du Merco passe sur les stations sans s'arrêter, je cherchais les fréquences sur internet et je zappais en manuel, la honte ! Au bout de 4 ans je m'étais habitué à tous les défauts mais quand tu prends autre chose, tu mesures le fossé.

    Je me fais quelques petites coupures par ci par là. Ah si, à ce sujet, un truc que j'aime pas ; le contrôlographe n'affiche pas ce que tu as fait comme tous les autres, il affiche ce qu'il reste à conduire. Faut que je m'habitue à la gymnastique. Je sais que je vais griller une 10h pour pas grand chose mais j'ai pas le choix. Comme d'hab' j'ai pas envie d'aller tourner à Limoges, je passe par Bellac et le petit bout interdit dans le 87 de la route de Confolens.

    A 18h15 je suis à Cognac pour une tite rénovation. La rue est hyper passante le commercial conseillait de se garer à 300m mais il y a assez de place devant la maison, les caisseux vont devoir freiner un peu.

    Je finis cette agréable journée à la sortie de Cognac. C'est le pays, je demande un Pineau, la patronne me propose un blanc d'un vigneron du coin, une merveille.

     

     

     

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  • les feux du haut fonctionnent lol
  • Mardi 7 Mai 2019
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    Les sanitaires ne sont vraiment pas extraordinaires, m'enfin on arrive à se laver c'est le principal. A 8h je me gare à Jonzac, le commercial m'attend déjà. C'est une maison de ville, sans accès, faut tout passer par la porte d'entrée. Je débache et un gendarme se pointe, la rue est interdite sauf livraison, je me dis ça y est il va me faire chier... Mais non, il est cool, il me dit juste de ne surtout pas aller plus loin que je vais me coincer. Je sais mon brave, je sais.

    Le client est d'un âge certain, je donne un bon coup de main. Je leur fais une démo du passage de l'escalier par la porte, putain je me la raconte. Bon, je l'ai déjà fait cent fois c'est fastoche.

    Je file à Libourne pour une grosse rénovation, escalier, pompe à chaleur la totale. Je passe en ville, c'est interdit mais j'ai pas le choix. Des ouvriers refont la cour, gros chantier, la cliente me donne le chèque, signe les papiers et saute dans sa Mini. Je l'ai vu une minute pas plus. Elle doit être chirurgienne avec une opération à cœur ouvert en cours pour être si pressée.

    Ensuite je me balade en Gironde jusque du côté de Bazas. Hier je savourais le GPS intégré, là je l'éteins, il m'annonce 3 h pour faire 100 bornes. En fait il veut me faire éviter Langon à tout prix. Langon ça passe tranquille, calme-toi, calme-toi.

    Je mange un bout vite, il y a du taf.

    Garé dans une putain de ligne droite, 2 km devant, 1 km derrière, un mec freine, ouvre sa fenêtre pour me dire que je ne suis pas signalé. Sans déconner ? J'ai fait mon métier, je l'ai envoyé chier.

    Après ça j'ai une réno au bord de la Dordogne à Ste Foy la Grande. Le Scania fait son baptême des branches sur un chemin, ça fait chier. Je me gare au bout d'une longue allée, les clients doivent avoir un hectare de pelouse, c'est arboré, entretenu. La cliente enlève ses gants, elle me dit qu'elle en a marre pour aujourd'hui. J'ai rien dit mais un terrain pareil je lui laisse, c'est de l'esclavage.

    Je me fais une dernière livraison pour aujourd'hui à Bergerac chez des petits vieux. L'accotement est large, la rue hyper passante, je me serre au max pour ne pas me faire écraser. Quand je descends du camion je vois que je suis vraiment près d'un bloc de boîtes aux lettres. En reculant le montant des portes ne devait pas être loin... Tracteur cassé j'ai rien vu, pas de constat, c'est un miracle.

    Il est 18h, mon affaire a bien marché, maintenant faut que je trouve où planter. Les deux restos avant Périgueux sont ouverts ce soir mais fermés demain. Allez vous faire foutre. J'appelle à Campsegret, elle me dit qu'elle est ouverte et fermée à la fois, c'est compliqué, mais qu'elle laisse les toilettes et la douche ouverts. J'en demande pas plus. Ce soir elle a du gigot d'agneau cuisson lente, c'est une merveille.

     

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  • Mercredi 8 Mai 2019
  • A 8h j'en ai marre, le troquet est ouvert, je vais déjeuner. La patronne nous a laissé la douche ouverte, enfin nous, m'a laissé, mon coéquipier de parking n'a pas l'air d'être un grand fan de la douche... La matinée se passe en rangement des coffres, mumuse avec les menus de l'odb, un peu de FDR et voilà. Faut dire qu'il tombe des cordes par moment.

    A midi on va manger dans la salle communale, c'est la patronne du routier qui est aux fourneaux. On mange une omelette à l'aillet. Oh mais c'est quoi l'aillet tonton Pierre ? « C'est une jeune pousse d'ail d'environ 20cm de haut qui ressemble à un poireau et dont le bulbe n'est pas encore formé. Comme tous les aulx, l'ail jeune d'Aquitaine est un condiment, un légume et un remède antiseptique et dépuratif. » Mais c'est vachement bon. Sur l'assiette tu as un bout de terrine au foie gras, faite par elle-même, c'est juste une tuerie. Fromage dessert café pour 12 balles, le top.

    Grosse sieste pour digérer. Dans l'après-midi la pluie se calme, on a même une belle éclaircie, j'en profite pour aller marcher un peu. Campsegret t'en as vite fait le tour mais le tout c'est de marcher.

    A 20h avec mon compagnon de plantage on traverse la rue et on va manger une pizza, c'est moins typique et régional mais elles sont bonnes.

    Et je voulais regarder l'épisode 4 de Games of Thrones mais aucun lien ne fonctionne ce soir, les aléas du steaming plus ou moins légal...

     

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  • en Corrèze
  • Jeudi 9 Mai 2019
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    A 8h moins le quart je suis à Manzac, je trouve un bout de parking, mon assistance arrive dans le quart d'heure. On transvase et on file. On fait 2 ou 3 km, j'ai pas de regrets c'était vraiment impossible de venir là en semi. C'est une grosse piscine pour un gîte, le local technique fait le poids d'un âne mort, on commence à parler d'osthéo tous les deux mais non, ça devrait aller.

    Je garde mon assistance petit camion pour une piscine à l'entrée de Périgueux, pour ceux qui connaissent c'est pas loin du Super U route de Bergerac, vous voyez cette zone commerciale ? La route est interdite aux 9t, encore un caprice de la mairie, la route est large, venga ! Julien mon fidèle assistant me donne un coup de main, il ne sera pas venu pour rien. Le « fidèle assistant » pour ceux qui n'ont pas la référence c'est dans la BD Léonard, mon gamin lisait ça quand il était petit.

    J'ai largement le temps de manger, à 13h je suis vers Thenon, au bord de la 89. Je suis trop jeune pour mourir, impossible de stationner devant la maison, la circulation est terrible. A 2 ou 300m il y a un ancien bout de la route, c'est en devers c'est chiant pour manœuvrer mais je suis en sécurité. Le client a un Deutz 62-06 magnifiquement restauré, quand j'étais gamin c'était mon tracteur préféré. Il me dit qu'il en prend grand soin, qu'il tourne comme une horloge. La classe !

    Après ça je vais me faire une rénovation dans les collines à une quarantaine de bornes. Quand je regarde la route sur l'atlas je fais un peu d'huile j'avoue. C'est que des routes de merde. Dans un bois je tombe sur une patte d'oie, je laisse le camion là , je finis en triporteur. C'est un Anglais, original, un Anglais quoi ! Il a une Porsche 911 rutilante et une Fiat Penda déglinguée. Il retape une ferme abandonnée, il a du pain sur la planche le gaillard.

    Moi aussi j'ai du taf, je ne m'éternise pas. Que des routes de merde jusqu'en Corrèze, 70km si je me souviens bien de virages, de petits bleds, par moments je fais des pointes à 45 à l'heure. Je suis sûr que Loeb n'arriverait pas à me suivre.

    Je me retrouve au fond d'une gorge, l'impasse du client derrière moi. Un peu de réseau je l'appelle, il me dit d'aller faire demi-tour au cimetière à 3km et de revenir. Mouais vu le chemin je suis pas convaincu... Il me dit d'avoir confiance, que je peux me retourner dans la cour de la ferme. Putain j'hésite, je fais faire demi-tour au cimetière et je monte. La route est en virolos, s'il m'a raconté des conneries jamais je ne recule ici. La semi descend dans l'herbe, c'est chaud. Dans la cour effectivement ça va, en deux ou trois fois je me retourne. Ça c'est fait. Ouf ! On livre, il est 18h45 passé mais j'accepte un café pour me remettre de mes émotions. Je descends au pas, en serrant au max les roues du tracteur à gauche mais ça le fait pas, la semi redescend dans l'herbe, je m'arrête juste avant de toucher un poteau de téléphone. Comme d'hab' je fais riper la remorque avec le chariot pour la remettre sur le goudron, pas facile c'est mou les stabilisateurs s'enfoncent dans l'herbe. J'y arrive petit à petit. Le client m'a vu depuis sa maison, il vient me voir, j'ai presque fini. C'est sympa de sa part quand même.

    Encore des routes de chèvres, c'est ma journée. Fin de mission à Egletons, au resto de la gare, avec 4h30 de volant tout pile. Il était temps.

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  • c'est là
    old school
    le premier bain de mon bébé
  • Vendredi 10 Mai 2019
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    Café, pain aux raisins, douche, c'est une bonne adresse ici, j'essayerai de revenir. Un peu avant 8h je suis à Meymac dans une scierie, c'est le pays des scieries ici. Un seul camion devant moi, cool. C'est un peu long à charger, le cariste est tout seul pour la prod' et charger les camions. Le chauffeur Gentie vient me voir et me demande s'il doit mettre des équerres ? Je lui réponds que moi déjà je mets pas de sangles alors les équerres ! C'est des planchettes de sciage pour les fabricants de palettes, ça bouge pas trop c'est compact mais je sangle bien sûr, et un bon paquet même. On rigole, on rigole mais avec les paquets gerbés sous le toit faut pas déconner. A 10h je me sauve.

    Je vais enfin savoir ce qu'il a dans le ventre ce 500. Une fois bien chaud je passe en manuel et je lui fais cracher ses poumons. A la sortie de Meymac ça grimpe en virages, faut lever le pied sous peine de se faire embarquer par le tas de bois. Ça envoie.

    Je me prends un bout de seigle à la petite boul' de Saint Angel. C'est con je suis pas loin de chez ma tante, je ne peux même pas aller lui faire coucou. L'A 89 chargé lourd c'est du velours avec ce camion, bon retarder, on touche pas aux freins. Ça aussi ça me change... Je m'inquiète un peu pour le gasoil, l'AS24 de Lapalisse est à 110km, l'odb m'annonce 120km d'autonomie. Je suis joueur mais avec un camion que je ne connais pas je joue la prudence, je mets 40 litres de gasoil en or sur l'autoroute.

    A l'aire des vérités je balance 150 litres pour rentrer et j'attaque mon seigle avec une tomate, je finis les 30 avant Chalon. J'appelle le marchand de palettes pour savoir si on peut vider cet après-midi mais le téléphone sonne dans le vide. Un vendredi après-midi, je rêve un peu.

    Depuis l'autoroute je vois qu'il n'y a personne au lavage chez Jeantet, je vais donner son premier bain à mon bébé. Sans les ailes le réservoir est déjà crépi de merde, putain ça me tue !

    Au dépôt le boss vient me voir, me demande comment ça va. Bien tu penses ! Je complète le plein, quelques bricoles, je donne quelques conseils à Jean-Charles qui transvase ses piscines et je saute dans le Cubo.

    Pour faire un petit bilan d'une semaine en R500 et donner une image : le Cubo c'est équivalent du Merco MP4 et l'Audi du patron c'est le Scania. Dans les deux cas tu te déplaces d'un point A à un point B, le boulot est fait, mais pas du tout dans les mêmes conditions.

    Je crois que ça y est, j'ai chopé la maladie, j'adore mon griffon. Bon week à tous, le ciel vous tienne en joie.

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  • Lundi 13 Mai 2019
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    A 7h je suis au dépôt je balance mes affaires dans le bel angevin et je vais garer le Cubo. C'est fabriqué où les Cubo ? J'allais pas dire je vais garer le beau turinois !

    Pour 8h je suis à Dôle dans la grosse fabrique de palettes qu'on voit depuis l'A36. Un gars de chez Mielczarek est devant moi. Avec mes idées toutes faites je me dis qu'il charge pour Epinal ou Bourgoin Jallieu, que nenni, il charge pour la Pologne. Bim ! Un Polonais qui charge pour la Pologne. C'est le même cariste qui vide et charge les camions, pendant qu'il vide Piotr, Pierre a le temps d'ouvrir et enlever les sangles.

    A 9h et des boulettes je me casse, j'appelle chez Scania, mes nouveaux amis, pour ma sellette. J'ai pas pris rendez-vous, je pense me faire blackbouler : «  Venez quand vous pouvez, pas de soucis. »

    J'ai pas l'habitude pour ça non plus, chez Mercedes ça va jamais. Le temps de boire un café et de remettre mes ailes, la sellette est reculée de 2 trous, 10cm quoi. J'espère que ça va aller. Le chef d'atelier me dit qu'au pire on peut changer les pieds de sellette. A suivre.

    J'ai le temps de passer chez Fèvre, j'ai un coup de cutter dans chaque rideau et j'en profite pour faire poser une rustine sur le toit. J'ai un petit accroc, dû à une branche probablement.

    Matinée nickel, j'ai réussi à faire tout ce que je voulais.

    Je passe manger un bout chez ma chérie viteuf'. A 2h et demi je suis à Seppois. Chargement classique, tout ne passe pas au sol, on met un cadre pour gerber et c'est réglé.

    Je repasse par Besançon, la messagerie sur le Transics ne fonctionne pas, je m'arrête chez Estienney. L'électricien est parti tester une bagnole, ils sont agréés pour les taxis aussi. Pas grave j'avais une coupure de 30 à faire et des récép's à remplir.

    A son retour le gars bricole dans la planche de bord et la boîte à fusibles, à 18h15 il me dit que c'est bon. C'est bon mais pas pour sortir de Besac'. C'est même bien le bordel, l'heure tourne.

    Je pensais descendre jusqu'à Pont d'Ain mais ce sera bien trop tard, rien ne presse, fin de mission chez le roi des ficelles à Montchauvrot. Je tombe sur Jérôme, mon jeune collègue piscineux, on ne se connait pas beaucoup, rien de tel qu'un kir et un repas pour faire connaissance.

     

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  • Mardi 14 Mai 2019
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    Je descends tranquillou par la 83, les travaux prepétuels perdurent à St Etienne du Bois. Les pharaons sont allés plus vite pour construire les pyramides.

    C'est le gros bouz à l'entrée de Lyon, ça bouchonne sévère après le péage de Montluel. C'est le bout qui va au périph' qui est bouché mais bien sûr ça fait freiner tout le monde. En restant bien sur la file de gauche, ça limite les dégats.

    Je sors à Montélimar sud et je me prends un bout de pain à Donzère à côté du Super U. C'est une jolie boul' mais il me semble que ça a changé d'enseigne, dans mon souvenir c'était une Beck. Les gens du cru pourront peut-être confirmer. Je mange un peu plus loin.

    Vers 13h30 je suis à côté de Carpentras, Aubignan. Le magnifique GPS Scania voulait m'envoyer sur un chemin, mon intuition féminine me le déconseille. Il y a un dégagement en cailloux à 100m, je reste là. Et j'ai bien fait, le chemin à 200m fait un virage à l'équerre, j'étais mort. C'est le bout du monde, la maison est au calme. J'y vais en deux fois. Je prends le temps de refermer à chaque fois, il y a du vent le rideau n'est pas loin de taper dans la cabine. C'est hors de question.

    Je me fais une rénovation à L'Isle sur la Sorgue. C'est le père du client qui est présent, il a le chèque, c'est tout ce qu'il me faut.

    Après ça je descends entre Cavaillon et Cadenet. Ici aussi il me faudrait m'enfiler sur un petit chemin, ça pue. Je vois une petite déchetterie pas loin, qui dit déchetterie dit camions, c'était le bon choix. Les gens modifient une vieille piscine, rajoute un escalier au lieu de l'échelle. J'ai bien fait de ne pas approcher. Un chèque et zou !

    Demain j'ai des assistances petit camion sur la Côte d'Azur, j'appelle un peu tout le monde pour verrouiller l'histoire. Et aussi pour avoir des infos, ça fait des années que je ne suis pas venu.

    Je finis la journée à l'ex Coupure à Flassans. Ce sont des ch'tis qui ont repris le troquet, tout refaits à neuf, bonne adresse. Je retrouve Sylvain le spécialiste de la Côte d'Azur, on avait prévu notre truc. Ça fait 20 ans qu'on se connait, on a embauché chez Buffa le même jour...ça fait 20 ans tout pile ! Putain 20 ans !

     

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  • Gilette
    Carros au loin
  • Mercredi 15 Mai 2019
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    Formule petit déj\' douche et zou ! J\'ai rendez-vous avec le René ( en Franche Comté on met des LE devant les prénoms, c\'est moche, je sais ) à 8h et demi à Mouans Sartoux. C\'est un chouette parking poids-lourds dans la zone industrielle de l\'Argile. Ici les places pour laisser les camions sont rares, faut profiter. Le temps d\'ouvrir un côté mon assistance arrive. On a une piscine complète et deux rénovations à faire dans les parages. On calcule notre coup, on arrive à tout mettre dans la benne. C\'est pas que c\'est loin mais la circulation ici c\'est un poème ! Si on peut éviter les bouchons trois fois de suite, faut essayer. On descend dans Le Cannet, il y a des travaux, on perd un temps fou. Je dépose une réno chez un vieux et on file.

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    On se fait une piscine complète à Vallauris, la maison du client est au fond d\'un trou. Le chemin d\'accès est à la verticale, un truc de fou. Le vieux René me dit : « si je descends là, je remonte jamais. » Oui ben non, j\'ai encore du taf. J\'en parle au client, il est plus préoccupé par savoir où il va garer son 4x4. Tu sais pas ? Ta bagnole je m\'en cogne. Il me dit qu\'il est pressé, il me dit de vider et que le portail se refermera tout seul. Voilà parfait, on fait ça. On dépose la piscine sous un car-port, je fais mon contrôle et on se casse. On se fait la dernière rénovation du matin de l\'autre côté de Vallauris, on prend un bout de corniche, faut reconnaître que le coin est magnifique. Je fais rigoler le vieux, à Granges la Ville je paye 38 € de taxe foncière par mois, ici ça doit être pareil mais par jours... Il n\'est pas loin de midi, René veut m\'inviter à manger mais je décline l\'offre. Cet ap\' je squatte le parking du Sunset, la moindre des politesses c\'est d\'y manger. Il comprend mon point de vue.

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    A 13h je suis à St Jannet, Stéphane mon assistant pour les environs de Nice m\'attend déjà. On transvase une première piscine dans sa benne et on va manger viteuf\'. C\'est lui qui paye le repas, il a reçu des instructions de son patron, bon ben ma foi, ok...

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    On va à Cagnes sur Mer, le client est bien sympa. On se fait bloquer par une nacelle de chez Orange qui bricole sur un poteau, le client nous offre le café en attendant.

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    Une fois vide on retourne au camion, on transvase une deuxième piscine pour Nice, mais pas trop loin. La maison a la vue sur la mer, ici aussi la taxe foncière ça doit klaxonner. On pose tout derrière le portail, un chèque et on se casse.

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    Re-retour au camion pour charger la dernière piscine du jour. Là ça rigole moins, on doit monter dans le trou du cul du monde. 30 bornes, une heure de route ! On passe un joli patelin qui s\'appelle Gilette, comme les rasoirs. A flanc de montagne, c\'est superbe. Et on roule et on roule, virage sur virage. On dépose sous un abri, un chèque et on redescend.

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    Stéphane me dépose au camion il est 19h15. Ça me fait chier de rester là, en route. Je retourne à Flassans où j\'étais hier soir. Il est 9 h moins le quart je pensais ne pas trouver de place mais ça va, je me remets au même endroit sur le parking en face.

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  • Jeudi 16 Mai 2019
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    Je fais l'ouverture à 6h, café douche et hopla comme disent mes voisins alsaciens. Je monte du côté de Sisteron. C'est la mauvaise heure pour passer Aix en Provence, c'est l'autoroute qui va à Marseille qui bouchonne, j'esquive en remontant par la file de gauche, c'est mal je sais. Ensuite il n'y a plus qu'à tout couper pour prendre direction Gap.

    A 9h je suis à Volonne, au bout de ma rue ça fait un genre de point de retournement des bus mais c'est assez large pour que je me gare. Le pépé a 80 piges bien tassées, il a du mal à tenir debout, il veut m'aider à porter le liner ! Surtout pas. Il me semble bien trop faible pour porter un truc pareil, je me vois déjà jouer à « urgences », massage cardiaque, défibrilateur, les gaz du sang...

    Je me prends un bout de pain avant de prendre l'autoroute à St Alban et le téléphone sonne. C'est Ptitdud qui a eu mon numéro par Greg, on est dans le même coin. Quand je rechope l'autoroute il passe devant moi. On s'arrête à la première station pour boire un café mais c'est une aire fantôme et j'ai vraiment pas le temps de traîner. Pour une fois que je suis pressé, c'est ballot.

    A 11h et demi je suis chez FM logistics à Entraigues, pour rdv 11h... La bonne dame au guichet m'enregistre sur l'ordi et me dit que vu que je suis en retard il y aura de l'attente. Son œil pétille, je sens un petit fond de satisfaction, contente de me faire chier. Je lui réponds que tout va bien, que je vais manger un bout et qu'il n'y aura qu'à m'appeler quand le moment sera venu. J'ai à peine le temps de finir ma phrase, son téléphone sonne, quai 506. « Oh vous avez de la chance.

    -Moi : n'est ce pas ? »

    Le temps de virer mes palettes une alarme incendie retentit. Branle bas de combat pour l'exercice, je continue mon bazar pendant qu'ils font mumuse. Je me dis que ça va durer des plombes mais non, dans le quart d'heure, fin d'alerte. Un gaillard me charge, il va vite, de temps en temps il me parle, je fais oui oui non non mais je comprends rien à ce qu'il me raconte. Bizarre ce type.

    J'avance et j'ouvre un côté. Je mets mes plaques de mousse sur le Haribo et je pose dessus la palette vide d'escaliers Enjoy que je ramène. Un chauffeur du coin vient me voir et trouve que je me fais bien chier pour rien. Bé pourquoi ? C'est rien d'ouvrir un côté, c'est le chariot qui soulève la palette, en quoi je me fais chier ? Purée les mecs le moindre truc à faire c'est la fin du monde ! On le sait en assistance petit camion on garde les grandes palettes, c'est comme ça, elles ne passent pas dans la benne de toute façon. Pfouuu mon gars, garde bien ta navette Uzès/Entraigues moi je garde mon taf.

    Cette fois c'est notre Guerrier Suédois qui m'appelle, il n'est pas loin, il va passer d'ici un moment. Du coup je l'attends sur le parking extérieur en mangeant un bout. Quand Fred arrive on boit le café vite fait au distributeur et je file. C'est chronométré mon histoire.

    Je me remonte tranquille, c'est assez lourd les fraises Tagada, je fais un peu cracher les canassons suédois. La traversée de Lyon est un peu pénible, j'esquive, je passe au gas-oil vite fait, ça coupe.

    Les 4h30 sonnent après Bourg, je vais marcher une demi-heure dans la campagne, ça fait du bien de respirer.

    Fin de chantier à Mouchard, j'ai 9h54 de volant, ça suffit. Je tombe sur Jérôme comme lundi, cette fois il est avec Romain le waterairien de chez Jacky. On passe un bon moment.

     

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  • c'est ça qu'il me faut sur les chemins
  • Vendredi 17 Mai 2019
  • Le troquet ouvre à 5h, café pain aux raisins, 9h de coupure ric rac, zou ! A 6h04 je sonne à la barrière à St Vit, 4 minutes de retard ça me semble correct. J'ai un quai direct, ici on se vide, autant dire que ça va bien. Grosse nouveauté on récupère les palettes Europe vides sur le quai, plus besoin d'aller au parc à emballages. Un truc qui arrange les conducteurs, c'est assez rare pour être signalé. Bravo les nouveaux commerçants. Jusqu'au prochain changement de directeur du site...

    Il est 7h je file chez Jeantet, à cette heure il n'y a personne sous le lavage, je passe un gros coup de Karcher. C'est pas que c'était bien sale mais quand on roule sous la pluie ça fait un voile sur la carrosserie, nan mais faut que ça brille ! Vous aurez noté que je ne suis pas lavé, la Karcher ça mouille les gants c'est tout. Je vais à la douche.

    A 8h je sonne Pauline, je lui dis que j'ai du bordel dans la semi, des EUR, des palettes d'escalier, du calme avec les ramasses. Pas besoin, elle m'envoie chez Tillet faire un tour de ville.

    Personne pour charger à plat, j'entre directement dans le hall. En sortant je me prends un bout de pain, sait-on jamais. Deux rond-points, deux bifurcations, encore deux rond-points et j'y suis. J'ouvre, je pars à la recherche d'un gonz, je trouve un gamin qui vient me vider de suite.

    A 10h et demi je suis à nouveau chez Scania, c'est la dernière fois avant un moment j'espère. On me pose deux coffres à extincteurs au dos de la cabine et une magnifique rallonge de poignée de sellette. C'est chiément long, faut dire qu'ils sont hyper méticuleux, le mécano appelle son chef avant de percer, ils palabrent pendant deux heures. De l'autre côté du grillage chez Vico ils te plantent 4 vis autotaraudeuse à dos dans la tôle et basta. J'ai le temps de me promener dans le garage et sur le parc. Il y a des griffons partout, du logo Scania en veux-tu en voilà. Quand même, ce logo... Une tête de poulet mécontent, c'est d'un ridicule achevé !

    Ce n'est pas fini à midi, j'ai eu le nez fin de me prendre du pain. A la reprise c'est Fabien le bienheureux scaniaboy qui se pointe, pour lui ça ira bien plus vite.

    Je rentre au dépôt, je fais les pleins, je tape de la gueule avec les copains et je me rentre. A 16h30 je décroche au bled, bon week' à tous le ciel vous tienne en joie.