Carnet de bord de Janvier 2020 Partager sur Facebook
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  • el ponte de Normandy
    toute neuve
  • Mercredi 8 Janvier 2020
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    On est en 2020 mais j'ai toujours mes habitudes, un café et une douche avant de démarrer. A 7h10 je suis à Troarn dans une grosse usine qui fait du tarama, des blinis et toutes ces cochonneries pour la grande distrib'. Nous on apporte les pots en plastique. On me donne un quai de suite, le gars me dit qu'il est tout seul, faudra que j'attende un peu. Pas grave, moi j'ai carburé, je suis à l'heure, après... Vais me tirer un café à la machine quand je reviens ça bouge dans la semi. Le gars a du mal, il me demande de la baisser un peu, le plateau me semble plus haut que sur l'ancienne, faudra que je pense à mesurer. Si c'est le cas c'est bien, ça évitera de meuler le pneu arrière du chariot dans les lacets.

    Sur les coups de 8h je suis vide je monte à Honfleur récupérer des Europe. C'est un transporteur qui stocke dans une ancienne usine de chépaquoi, les allées sont étroites, il y a des rochers de tous les côtés pour empêcher le stationnement, c'est juste bon pour y laisser un pare-choc ou un marche-pied. Je me mets à quai, le temps de faire le tour à pied le cariste me pose une pile de 15 palettes comme ça, au milieu. T'es sérieux ? Même en croyant très fort en dieu il y a peu de chance que ça tienne plus loin que le premier rond-point. Je lui fais dégerber, deux piles et une jolie barre neuve, c'est tout de suite mieux.

    Vers 10h je suis au Havre, la boutique ne me dit rien. Le gardien me demande si je suis déjà venu, je lui dis que non. Je lui file ma carte d'identité, je suis déjà enregistré, transports ATS. Purée j'ai aucun souvenir, Alzheimer bordel ! J'entre, fais le tour des bâtiments, ah si finalement, les quais ça me dit quelque chose. J'ai rendez-vous à 11h, on me donne un quai à 10h57... A midi et quart c'est plié, complet de boissons sur des Europe et des Chep.

    A l'aller j'ai pris le pont de Normandie, le Tancarville au retour, j'aurai fait les deux. Désormais on paye avec le télépéage, autrefois, je parle d'un temps que les moins de vingt ans de peuvent pas connaître, on payait avec une carte spécifique de la chambre de commerce.

    Je finis ma miche de pain d'hier, bien bonne d'ailleurs, après Rouen. J'attaque la région parisienne juste avant 15h, ça doit rouler. Ça devrait, mais non. Je surveille Sytadin et Google, c'est la chienlit aurait dit De Gaulle. Périph', A86, le raccourci par le bout d'A10, bref c'est le binz partout, du coup je fais le grand tour par la Francilienne. Juste avant Évry ça freine un peu mais rien quoi ! Après je suis sauvé. Cette semaine je ne suis pas en piscines, je sais pas trop si j'aurai besoin d'une 11h, dans le doute je vais en faire une ce soir, j'aurais pu finir la conduite mais c'est con. Allez hop je m'arrête ric rac à Avallon pour valider 11h.

     

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  • mon ombre chez Colruyt
    premier d├ęb├óchage
  • Jeudi 9 Janvier 2020
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    Le local de la douche n'est pas trop chauffé, la vapeur réchauffe l'atmosphère. Un grand crème là dessus et zou ! Je passe par Vitteaux Sombernon et je reprends l'autoroute quand elle est gratuite. J'arrive à 8h à Dijon ça freinouille un peu évidemment, rien de terrible. Vu que je vide chez les ultras-pénibles de Colruyt j'ai peur de ne pas avoir fini à midi, je me prends un bout de pain à Sampans en passant. (rime riche)

    Donc à 9h et des boulettes je suis chez les chieurs, on me donne un quai de suite. Le réceptionnaire m'invite à aller attendre dans mon camion, t'inquiète petit homme je vous connais c'est que je comptais faire... Je l'ai déjà raconté mais, partout dans la grande distrib' le cariste scanne l'étiquette de la palette et c'est bon. Ici non. Le mec ouvre chaque colis d'une référence et mesure le produit avec un mètre, compte les articles par colis, puis multiplie par le nombre de colis. Ça prend des plombes, sans compter que parfois il y a des promos, là le mec appelle l'acheteur pour entrer la réf dans la machine. Des grands malades. Donc je vais me tirer un café et j'attaque un sudoku. Au bout d'un quart d'heure le gars m'appelle : il y a un problème. Je lui demande de m'en dire plus. Il manque un colis sur une palette. Ah ! Et ? Sur une palette filmée il trouve 94 colis alors qu'il en faudrait 95. Je lui explique avec tout le calme nécessaire dans ces cas-là que c'est sous le film, je n'en ai absolument rien à branler. Quand c'est fini il met une réserve sur le BL et sur le récépissé. Pas tombé de la dernière pluie je note une contre-réserve expliquant que le film de la palette était intact. Dont acte.

    Avec une remorque neuve il faut un chariot neuf. Il y a trois mois d'attente minimum donc on se fait prêter un Moffett en attendant. L'engin est à Lyon chez un concessionnaire, il faut aller le chercher demain, donc mes chers exploitants me chargent pour la capitale des Gaules.

    J'ai une ramasse à côté d'Auxonne dans le 21. Je me présente sans espoirs à 11h et demi dans une scierie. Le cariste me fait mettre en place, j'ouvre, un coup de fourches et j'ai six berceaux dans la semi. Papiers en vitesse, à midi dix je me casse. Impressionnant !

    Moi qui pensais manger à quai chez Colruyt j'ai réussi à vider et recharger un lot, je mange mon bout de pain par là le long. Nickel.

    Je rentre au dépôt, je fais le plein et je me charge deux lots. Ensuite je fais marcher mon cerveau. Ne soyez pas moqueurs, j'y arrive un peu quand même. Il me manque des rallonges de fourches et une plaque d'immatriculation pour le chariot. La CC 412 est sur le parc, je vais vider mon coffre, équerres, gummis, et le plus précieux une belle élingue pour sortir le chariot quand il est enlisé.. J'ai oublié mon balai, tant pis c'est cadeau.

    Je passe chez MAN récupérer une plaque d'immat' et je passe aux pneus. J'ai encore sept roues neuves, c'est de la connerie, juste bon pour se faire voler la roue de secours. Le bibendum me vire les roues du milieu, heureusement il a des jantes neuves sans cela je me cassais direct. Pendant ce temps je change la roue de secours, une jante rouillée dans le panier je m'en fous. A 16h je m'en vais enfin. Je pensais quitter la capitale avant le bordel, nenni ma foi. C'est même bien le bouz à Micropolis. Bon après faut se calmer, il est 4h et je vais à Lyon... No stress.

    Je finis la journée à Pont d'Ain et quand je sirote mon kir je vois arriver Fabien, mon frère de Scania. Eh ben on n'a quasi pas parlé de Scania !

     

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  • Vendredi 10 Janvier 2020
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    Le cœur léger après mes café-douche je démarre pour vider mon petit groupage. Trois lots et un complet à recharger, ça va passer crème...

    Juste avant 8h je suis chez DSV à St Quentin Fallavier. Je trouve un cariste à la machine à café du bâtiment 1 : « tu vas en face, quai 2, il y a un tire-pal, tu te vides et tu tamponnes tes papiers, surtout tu ne m'attends pas. »J'adore cette procédure, ça devrait être partout comme ça. Dans les 5 minutes je me casse. Deuxième lot à St Pierre de Chandieu, ici pas de quai le mec me file un tire-pal, il vient chercher les palettes au cul, ça drope. Troisième lot à Vaulx en Velin c'est les bidules en bois que j'ai chargé dans le 21, trois coups de fourches et c'est torché. Purée il est 10h et je suis vide, trop fort, je vais rentrer de bonne heure.

    A 10h et demi je suis à Mions, je n'ai rendez-vous qu'à 14h, je fais l'innocent mais ça ne marche pas, c'est pas prêt. Pas grave, je dis au gars que j'ai une bricole à faire et que je reviens.

    Je file chez Hiab à St Priest. Les gens sont surpris ils ne m'attendaient que cet après-midi, pas grave ils s'occupent de mon cas. On fait le tour du Moffett avec un gars, c'est un ancien chariot de chez Cargomatic, il a été refait à neuf ou presque, hormis la peinture mais ça je m'en fous. Le mec me demande si je sais l'embarquer et l'attacher. Oui ça va merci, j'ai quelques connaissances sur le sujet. En tous cas là-dedans ils sont pros, sympas, rien à redire. J'attrape la baguette que je me suis achetée chez Marie Blachère tout à l'heure et je finis ma dernière soupe de la semaine.

    A 13h30 je suis de retour chez Aldes à Mions. Le chef de quai me dit qu'il y aura un peu d'attente, bon bon... Il me donne un quai de suite. Ça traîne un peu. Ils fabriquent du matériel de ventilation, je charge pour une clinique en construction à Montbéliard, nickel pour moi. Le cariste va chercher des racks de gros tubes dehors. Les machins font tous trois mètres, on met d'abord les gros puis des moyens dedans puis des petits dans les moyens, des poupées russes quoi ! Un carton de séparation et on recommence, c'est chiément long à charger. Le drame survient après la troisième pile de tubes, on doit mettre des palettes au cul mais rien n'est prêt ! Pour pouvoir rentrer il y aurait fallu que je parte à 17h dernier délai. A 17h les mecs partent en pause et il manque trois mètres dans ma semi. Bon ben voilà voilà... Mes palettes sortent de la production au compte-goutte. Tous les autres camions sont partis, je fais la fermeture tel le pilier de bistrot qu'on fout dehors. A 19h05 je m'en vais enfin. Bêtement je me dis que le coup de chaud de la rocade est passé. Mon cul Paul, ça merde encore.

    Je pensais souper à Villemotier et déjeuner demain matin mais c'est fermé. Pas le choix, je pousse jusqu'à Mouchard. A Lons j'appelle le Dan, il me dit qu'il m'attend jusqu'à 22h. Cool. J'y suis à 21h45, il me reste 4 minutes d'amplitude...

     

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  • les Waterair Jacky se reposent
  • Samedi 11 Janvier 2020
  • Comme prévu le troquet est fermé, je me fais chauffer un café et zou ! A 7h et demi je suis au dépôt il me faut des rallonges de fourches pour le chariot. Je le mets en route, il descend, je grimpe dessus, mets la marche arrière...et...nada ! Il refuse de reculer ou avancer. Je bidouille un peu entre le frein de parc et l'inverseur marche avant-arrière, mon cul Paul! Putain t'y crois ? C'est quoi cette poisse ? Je ne peux pas le laisser là au milieu, en plus le long du grillage il va couper le faisceau de l'alarme. Heureusement Christophe est là, on sort le gros Fen et on le déplace, enfin on essaye. Le Moffett fait deux tonnes, en bout de fourches, notre Fen en chie, il lève du cul. Pour le diriger je prends un autre Moffett je pousse l'ensemble. Putain faut se faire chier quand même. On fait les Thunderbirds, vous savez cette série des années 60. C'étaient des marionnettes qui faisaient des dépannages improbables, de la science fiction de l'époque, on voyait les ficelles avec des explosions et des tsunamis de baignoire filmés en gros plan. Bref, j'embarque le vieux Manitou que j'avais avant Noël et je peux enfin me rentrer. J'y aurai passé pas loin d'une heure quand même.

    Sur les coups de 10h je suis à Bourogne, punaise pour un petit groupage sur Lyon ça me fait rentrer bien tard. C'est le transport ma pôv dame. Bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.

     

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  • chantier caca boudin
  • Lundi 13 Janvier 2020
  • Ce matin je vide sur un chantier et bien sûr le numéro que j'ai sur les papiers sonne dans le vide. J'ai rendez-vous à 9h, à moins le quart je suis sur le chantier de la future clinique du Pays de Montbéliard. J'appelle un numéro de fixe, une secrétaire me dit qu'elle m'envoie quelqu'un. Mouais je m'attends à poireauter des plombes mais non dans le quart d'heure deux types arrivent. Je descends le chariot on commence par les palettes, puis les tubes. C'est là que je vois arriver Sevket. Il a vu le camion en passant, il vient m'embrasser. Il me raconte ses pépins de santé et il file chez le toubib, putain quelle vie le pauvre. Retour à mes tubes, les gars n'ont pas beaucoup avancé. Il y en a quand même pas loin de 300 ! On vide à deux endroits. Quand on a presque fini deux autres mecs arrivent pour donner la main. C'est la cavalerie dans Lucky Luke. Il est 11h et demi je vais vite manger chez ma fiancée.

    A 13h je suis à Seppois, il y a du monde devant moi, Marc et Joël, c'est des vieux ils vont vite. J'ai eu le temps de pointer mon voyage, à mon tour il n'y a plus qu'à charger. 16h je me casse.

    Juste avant la nuit je suis à côté de Rougemont. J'aime bien être dans le sens pour repartir avant le noir complet mais là ça va pas, il n'y a pas bien de place. Le client appelle un pote, le gars se radine avec un tracteur, il emporte les tôles dans le champ derrière, pareil pour l'escalier. Je préfère à cette saison qu'un tracteur y aille plutôt que mon tacot et ses petites roues. Le client est un inquiet, il me pose une question, n'attend pas la réponse mais en repose une autre. Obligé de lui demander de m'écouter, il comprend enfin mes explications. J'inaugure mes super-feux à led pour reculer dans le chemin, nickel.

    Je fonce à Audincourt, ma chérie a besoin de moi ce soir, je me gare en vrac dans la zone.

     

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  • tristesse
    à gauche de la plaque d'immat
    l'Alsace au soleil
  • Mardi 14 Janvier 2020
  • A 7h et demi ça commence à bouger dans la zone commerciale, pas super bien garé il est temps que je m'en aille. Je commence à Valdoie, c'est la banlieue nord de Belfort. Un papy rénove sa grosse Olivia, on range les colis dans le garage. Le liner fait le poids d'un âne mort, le pépé attrape un côté. Ouhlaaa, je lui dis que je vais me débrouiller. Rien du tout, il est vaillant le grand-père. Il me dit qu'il a 81 ans, je suis scié. J'avoue.

    La suite est à deux rues de là chez une femme assez désagréable. Elle ne veut pas que je dépose la structure sur le goudron, c'est là qu'elle gare sa bagnole. Pas dans l'herbe non plus, c'est là qu'ils font la piscine. Je luis dis que je ne vois qu'un endroit, sur le toit de la maison.Le beau-père arrive, il est plus conciliant.

    Je fais une autre rénovation avant midi à Beaucourt F90. C'est là que les emmerdes commencent... Le câble d'accélérateur du Manitou s'est détaché et il pend à peine sous le chariot. Sauf que par miracle il s'est trouvé pincé sur le support de la semi. Il est coincé, gaz à fond. Je fais ma livraison tant bien que mal, c'est super dangereux, le pied sur le frein. Purée j'ai la poisse avec les chariots en ce moment.J'appelle mon patron, il me dit de voir avec le concessionnaire. J'en profite pour lui parler du Moffett vert, il était vraiment en panne. Ce n'était donc pas un problème d'utilisation.

    Je redescends de Beaucourt par Dasle, Audincourt. Je passe à 100m du resto de ma meuf, je vais manger en vitesse. J'avais un peu prévu le truc, j'avoue.

    A 13h je suis chez Z Manutention à Héricourt, c'est une succursale de Z à St Vit. Le mécano regarde, oui c'est le câble ( merci j'avais vu). Mais ils n'ont pas la pièce, ils en ont un à St Vit. Ça me fait une belle jambe.Je finirai la tournée comme ça. En repartant je vois un chariot déglingué, épave au fond de la cour. Putain c'est mon ancien ! Il a encore l'autocollant FDR à l'arrière, la bouteille de pisse pour ceux qui se souviennent. C'est très con mais ça me fait quelque chose, c'est triste. Perrenot l'a vendu et il est échoué là. Si tu le démarres il connaît la route il va à Barcelone tout seul...

    Pas en avance je fonce à Winkel, tout près de la frontière suisse. Le village respire le pognon, tout le monde travaille de l'autre côté bien sûr. Je livre une grosse piscine, toutes options. Le client est bien cool, il m'offre un café et je me sauve. Dernière piscine de la semaine à Mulhouse pas loin du centre routier. Je fais ça vite fait bien avant la nuit. Il a fait beau et limite chaud, après quand le soleil descend ça meule bien sûr. Je remballe vite fait.

    Cyrille m'a envoyé les instructions, il a un truc à vider demain matin en chariot dans le 77 avec un lot avant pour Sens. Laurence dans la foulée m'envoie déjà un retour. Ouhlaaa ! Du calme je suis à peine vide en Alsace, j'en suis pas à recharger en région parisienne. Ils m'ont pris pour un routier ?

    J'avais presque pensé manger à la maison en passant mais non c'est trop tendu, je file tout droit.

    19h15 je suis au dépôt je dépends le Manitou, décroche ma semi, je fais les pleins, l'ADblue crie famine. A cette heure il n'y a plus personne, sauf un intérimaire pas rassuré, il a peur de se gourer de remorque, de lot... En fait sa came est passée à quai et l'immat' ne correspond plus. Du calme mon enfant ça va s'arranger. Pour le rassurer on monte dans la semi et on vérifie avec les papiers, il me remercie. Cool. Je raccroche l'ancienne semi de Gérald avec son chariot. Là aussi je monte vérifier, c'est con de partir avec la mauvaise semi ou le mauvais chargement. La calèche a une grosse fuite d'air, j'essaye de jeter un œil, il fait nuit, tant pis, venga !

    Je finis la journée chez le José à Beauchemin, ça fait un bail...

     

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  • bouhhh
    couleur locale à Sens
    lol
  • Mercredi 15 Janvier 2020
  • Le vent a soufflé toute la nuit, ici on n'est pas à Narbonne on n'a pas l'habitude, j'ai super mal dormi. Le café croissant douche fait du bien, 9h de coupure, zou ! A 9h et demi je suis au Auchan à l'entrée de Sens, c'est le gros centre commercial qu'on voit au bord de la N6. Le non alimentaire c'est après 10h, ça commence bien. Le gardien me laisse entrer, je me mets à quai direct. Bon faut pas être pressé, alors que je le suis. Un mec pas aimable me demande d'attendre, j'avais cru comprendre.Un chauffeur de chez Dachser en porteur arrive, on discute un peu, il n'aime pas venir ici c'est des vrais cons. Oui c'est un peu ce que j'avais remarqué. Quand je réclame les Europe vides au réceptionnaire j'ai cru lui arracher un œil.

    A 11h et quart je suis place de l'église à Bray sur Seine, la commune retape un bâtiment. Moi je livre une moitié de remorque de palettes d'isolation. C'est des briques de chanvre, c'est pas très lourd. Comme lundi il n'y a personne sur le chantier, j'appelle l'usine où ça a été chargé, on me donne un 06, un gars arrive dans les 5 minutes, je vide, ça file. Je vais me chercher un bout de pain à pied dans le bled et je dégage.

    A 13h et quelques je suis chez XPO au Coudray Montceau 91, à peine en retard. Il y a du monde au guichet, ça ne se voit pas. Ce que je vois c'est que c'est hyper long à charger. Je charge la moitié de la remorque ici et l'autre moitié chez Kuhne et Nagel dans le bâtiment en face. On nous oblige à plomber la semi entre les deux bâtiments, c'est le chauffeur qui plombe et déplombe. C'est pas complètement con par hasard ?

    Chez K+N c'est encore plus long. Le mec au guichet me reproche d'être en retard. Kessjypeux si en face ça merde?A 17h je me casse enfin, putain 4h pour charger, c'est beau.

    Depuis ce matin on n'est pas loin l'un de l'autre avec Baloo, on s'est textoté. Bon il m'a énervé j'avoue, il a osé manger un fondant au chocolat sans moi ! Et en plus il me le raconte. Sans déconner y a de l'abus. Par hasard on redescend de la RP au même moment, on papote un peu à la cibi Samsung.

    Je combine mes heures, je pensais couper chez la suisse pour faire une 11h mais ça ne passera pas. Du coup je descends chez le José. Il est surpris de me voir, voilà des mois que je ne suis pas venu et là ça fait deux fois en deux jours. C'est ça le boulot ma bonne dame.

     

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  • Carrefour Chalezeule
    ah c'est mieux !
    à fond, à fond
    Zaragoza en Champagne
  • Jeudi 16 Janvier 2020
  • Je valide une 10h, oui ça sert à rien on est d'accord et zou ! J'ai une chance insolente avec les 19 feux du boulevard de Besac' à 8h30 pile poil je suis à Carrouf' Chalezeule. Changement ici aussi on vide à deux quais. Au quai non alimentaire ils ont fait du rangement, tu ne crains plus pour ton marche-pied passager. De l'autre côté c'est pas la même chanson, il y a du bordel partout faut faire gaffe. J'enlève le câble TIR. Ça fait bien de dire ça, ça fait genre lignard du moyen-orient. Du calme mon grand t'as chargé à Évry !

    Mon cher exploitant m'envoie chez Compo juste à côté. Je pensais faire une ramasse mais non c'est un complet pour le Nord que je garde. Coup de bol je suis seul dans la cour, je me dis que la saison démarre seulement. Je me mets à la rampe devant le bureau directement. C'est le gros cariste qui me charge. Il est toujours torse nu sous le gilet jaune même quand il fait moche. On est en janvier il a quand même mis un blouson. A 10h et demi je me casse, les pneus sont bien écrasés il peut neiger...Quand je sors il y a une chiée de camions en attente, j'ai eu de la moule.

    Je passe chez Mécano Services pour la fuite d'air, c'est un cylindre de frein pourri par la rouille. Pour midi c'est changé. Je vais laver mon tracteur chez Jeantet à côté, un coup de balai et de savon, ça lui fait pas de mal.

    J'ai donc le reste de la journée pour monter dinch' Nord. Je me prends un petit bout de pain à Gray, je mange un peu plus loin. Vite fait faut pas que je traîne, je voudrais couper 11h ce soir, pas le choix. En laissant filer dans les whoops entre la Haute Saône et la Haute Marne je grappille quelques minutes. Des minutes précieuses que je perds à Longeau. Le raccourci par Flagey est désormais interdit aux PL, c'était un peu sûr que ça allait finir comme ça, trop de camions, maintenant on va tourner à Langres. 5 minutes dans le fion quand même. Ça fait un moment que je suis pas passé par là j'aime bien la route Chaumont St Dizier, ça roule.Le Scania crache ses poumons dans les bosses. Je prends quand même l'autoroute à partir de Reims. Les 4h30 m'amènent entre Laon et St Quentin. Je rattrape un peu de retard de carnet de bord.

    Fallait que je coupe à 20h pour valider une 11h, à 19h55 je suis garé au Mille Pattes à Vitry en Artois, tip top l'histoire. Le parking est gadouillou, je vais salir mon petit camion. Je bois un coup, passe à table et je vois arriver Romain, waterairien de chez Jacky. Le mec il arrive en retard juste pour ne pas payer son kir, nan mais je te jure !

     

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  • c'est le N├┤├┤rd
  • Vendredi 17 Janvier 2020
  • Je retrouve mon collègue au jus, il est comme moi, on part au plus tard pour décaler l'amplitude. A 8h et demi j'y vais. Je passe à l'AS24 à Lens. C'est mieux de dormir réservoir vide, même si vu comme j'étais garé le voleur en aurait bien chié.

    J'ai déjà fait ce tour il y a quelques temps, la jardinerie est facile à trouver. Le gars qui me réceptionne est du genre à aimer les fleurs, les compositions florales pardon, un peu artiste, un garçon très très sensible. Il m'apporte deux belles piles d'Europe vides pendant que je me vide, nickel. A dix heure et demi je me casse. De l'autre côté du rond-point il y a un genre de Grand Frais de produits régionaux, je me prends du pain, si des fois ça merde au rechargement.

    J'ai rdv à Sin le Noble chez Simastock à midi, j'y suis à moins le quart. A l'entrée c'est écrit : « barrière automatique, avancez ». Le poste de garde m'a l'air abandonné comme souvent. Donc j'avance et un chiourme sort en courant, m'arrête et me fait garer dehors. Il a un accent chti' purée je comprends rin'. Il me dit que le panneau est trompeur, tous les chauffeurs qu'ont pas l'habitude se font avoir. Oui je confirme.Il y a un peu d'attente, c'est même un peu longuet l'histoire, comme partout il y a une chiée de quais mais pas beaucoup de personnel. A 13h et des bananes je me sauve avec une moitié de remorque direction Sars et Rosières. Là c'est du connu, c'est une boutique qui fait des boîtes en plastoc genre Tupperware, on y venait à l'époque Buffa, ça va toujours bien là dedans. C'est toujours le cas, j'ai un quai aussi sec, un gaillard arrive, charge et fait les papiers, du super boulot, pas lourd, nickel. Bon ben j'ai plus qu'à me rentrer.

    C'est mieux de finir les ramasses du côté de Valenciennes, je suis du bon côté pour repartir. Je mange à l'heure espagnole vers Cambrai, sous une allée de palmiers, au chant des cigales.En fait il drache, je vais salir mon petit camion.

    Je finis ma coupure sur la N4 après St Dizier. A Épinal je me fais foutre les phares par une Volvo blanche, anti-brouillards, clignotants, encore un pédé qui veut qu'on s'arrête au prochain parking. Je reçois un texto, c'est Samu ! Oh merde la honte ! En plus je pensais à lui pas longtemps avant. On discute un peu, ce vilain a le téléphone à la main, on abrège.

    22h30 je suis à Bourogne, ça a bien marché mon histoire finalement. Bon week' à tous, le ciel vous tienne en joie.