Carnet de bord de Juillet 2019 Partager sur Facebook
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  • à moi la route
    nickel, alors
  • Lundi 1 Juillet 2019
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    A8h je suis au dépôt, le temps de ranger mes affaires, garer la bagnole, compléter le plein, il est vite 8h et demi, je me sauve. J'ai pas du tout l'habitude d'aller dans l'ouest en partant d'ici, j'hésite. Le GPS me dit : Beaune, Orléans, Tours, Châtellerault, autoroute tout du long, nan ben faut pas déconner. Je prends la direction de Dôle, ça me laisse le temps de réfléchir.

    Les panneaux lumineux annoncent un bouchon avant Dôle, je sors comme pour aller au Moulin des Malades. Moi je suis pas fait pour les bouchons. Arrivé à Dôle par la nationale je me dis que je n'ai aucune envie de monter par Orléans, aller hop, par Bourges c'est gratuit.

    Je reçois un texto de Wesden, il m'a vu vers Tavaux mais moi je vois le message trop tard. On loupe une croisure, c'est peut-être mieux pour lui vu qu'il va dormir à Beauchemin.

    Sur la rcea je passe au niveau de Chevagnes il est midi pile, les flics sont à la soupe à cette heure-là, j'esquive Moulins. Je l'ai déjà dit mais quand la rcea est fermée on nous oblige à passer par là, donc il n'y a pas de raisons...

    Les 4h30 de conduite sont écoulées entre Sancoins et Bourges, pause bouf'. Je rallume le GPS pour rigoler, il me dit d'aller tourner à Tours. C'est une maladie ? La ville de Tours a donné des ronds à monsieur et madame GPS pour qu'on s'y arrête ? Je passe par Azay le Ferron, La Roche Posay, ça roule nickel, c'était le bon choix.

    A 5h et demi je suis à Naintré, lotissement facile, client pas chiant, trop facile ! Je recommence demain en Vendée, je n'ai plus qu'à finir mes heures gentiment. Je pensais pousser jusqu'à Bressuire mais ça va faire tard, pis demain je serai loin de rouler 10h, un resto avec un grand parking me tend les bras juste avant Parthenay. J'ai quasi 9h de volant. Nickel l'histoire, mieux que sur le plan.

     

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  • Saint Naz
  • Mardi 2 Juillet 2019
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    Il n'y a qu'un chiotte et qu'une douche ici mais j'ai une chance insolente ce matin, à 7h moins le quart je me casse avec le cul propre.

    A 8h et des boulettes je suis en Vendée profonde, les Essarts. La maison est bizarre, fermée, volets clos, impersonnelle, pas une fleur pas une plante dans le jardin. Ça me fait penser à une maison de location. Je sonne, nada. C'est bien le bon nom sur la boîte pourtant. J'appelle un 06, la cliente me confirme que je suis au mauvais endroit, ils construisent à 30 bornes de là. Eh merde ! Je remballe la palette de tôle que j'avais déjà sortie histoire de ne pas venir depuis le bout de la rue pour rien. En chemin j'appelle la logistique, Martine me dit qu'elle n'a que cette adresse, elle fait remonter l'info. Le commercial va se faire recadrer mais pour moi ça ne change rien.

    Le client m'attend devant sa maison en construction. Le trou est fait je dépose les panneaux. Ensuite je lui explique que puisqu'il n'habite pas là c'est plus prudent d'enfermer les colis quelque part. Pas de problème, il a au fond du terrain un magnifique ancien moulin autrefois en ruines. Il me fait visiter, ça ferait une chouette chambre d'hôtes ou location de vacances.

    J'appelle le client suivant, pas pour lui expliquer que dans le transport on n'a jamais les bonnes infos mais juste pour dire que je suis à la bourre. Il bosse chez lui donc il se fout de l'heure. Cool.

    A 11h et demi je suis aux Brouzils, toujours en Vendée. Livraison sympatoche, rien à dire.

    De là je me fais un peu chier pour monter à St Nazaire, des travaux, déviations, travaux dans la déviation...c'est la saison des travaux ma pauvre dame.

    Je me prends un bout de pain et une brioche dans un petit bled. En Vendée la brioche c'est obligatoire, comme quand tu vas en Alsace t'es obligé d'acheter de la choucroute ou des lentilles au Puy en Velay et un Airbus à Blagnac. Faut faire bosser les locaux quoi !

    Je livre une couverture à St Brévin les Pins en début d'après-midi. Ce sont des retraités parisiens qui tenaient un bistrot pas loin de l'immeuble de TF1. Une belle brochette de cons paraît-il. Bé bizarrement je ne suis pas surpris... Cette con de bâche fait le poids d'un âne mort, je la passe au-dessus de la haie avec le chariot en bout de fourches. Le pépé je le sens moyen. Il tient à m'aider... on attrape la couverture chacun d'un côté mais c'est trop lourd pour lui, il la laisse tomber. Bon c'est pas des verres en cristal, mais je me prends une bonne sonnée. Quand quelqu'un échappe un truc lourd celui qui tient se prend une putain de vibration...Comme dans les dessins animés. J'aurais dû me méfier plus vu le gabarit de l'ancien mais j'ai pas trop l'habitude de ces bâches. A Barcelone les couvertures solaires c'est pas vraiment indispensable. Il m'offre un café, c'est oublié.

    La dernière livraison de la journée c'est en Bretagne, au delà du pont juste de l'autre côté de St Nazaire. Les noms des hameaux sont en Kerquelquechose déjà. Je dépose une rénovation chez une mamy. Je lui parle de la décharge sécurité à renvoyer par mail. Ouhlàààà ! Je vois qu'elle a un smartphone, je suis loin d'être un geek mais je sais quand même envoyer un mail avec une pièce jointe malgré mon grand âge. La mémé est toute contente.

    Je sais que mon copain Marc est dans les parages, on s'appelle. Mais je suis à Herbignac et lui à Ancenis, c'est grand le 44, et puis il y a Nantes au milieu... aux heures de pointe. On lâche l'affaire.

    Ne me reste plus qu'à rouler un bout. Pas loin. De l'autre côté de Vannes il y a une adresse mythique, le Kenyah.

     

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  • si si, vous pouvez faire demi-tour...
    la déviation de St Calais est ouverte
  • Mercredi 3 Juillet 2019
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    Grand bol de café, pain beurre, douche gratuite, je peux partir. Je roule un moment dans la pampa direction Locminé. La maison des clients est au bout d'un chemin, j'y vais en marche arrière c'était le bon choix. Ils ont retapé une vieille ferme, magnifique. Je range tout sous un appentis. La cliente m'offre un café, je lui explique pour le papier sur la loi sécurité, elle me dit qu'elle connaît, ils avaient déjà une Waterair à leur ancienne maison. Bien bien.

    Dernière livraison de la semaine à Quimper, mêmes éléments : petite route, impasse à gauche pour être à ma main, je recule jusqu'au fond de l'impasse. Le client me demande pourquoi je ne suis pas venu en marche avant, on peut faire demi-tour dans sa cour. C'est cela oui... Un semi remorque n'a qu'une articulation, c'est pas un serpent. Idem ici aussi, il a retapé une vieille ferme, pierres décapées, poutres apparentes, une merveille en pleine nature sur la commune de Quimper.

    Je préviens Laurence que je suis vide, elle n'a rien pour le moment. Je m'arrête à la première boulan' que je trouve, parking à l'ombre, je casse la graine.

    A 13h je mets en route tranquillou, Laurence m'a dit de rouler. De ma propre initiative je prends la direction de l'Est, direction Ouest on doit tomber à St Pierre et Miquelon ou New York. On est déjà mercredi ça fait trop loin. Elle me rappelle pour me dire de rouler, on a mis un voyage à l'affrètement mais il ne part pas. On fait le point dans l'après-midi. Zou !

    On s'appelle avec Marc, il a rechargé à Dinan, on va dans la même direction. Nickel.

    A 16h30 c'est déjà le bouz à Rennes. Je prends l'itnéraire bis, c'est fléché Le Mans. Ben ça va vachement bien par là, Bruz derrière l'usine Citroën, Châteaugiron, on retombe à Vitré. Au poil.

    Je fais ma coupure au péage de La Gravelle entre Rennes et Laval et mon poto se pointe pour faire sa coupure aussi. Mieux que sur le plan notre histoire.

    C'est confirmé on n'a pas réussi à vendre le voyage, faut que je m'y colle. Entre nous moi ça me va, faire ça ou autre chose...

    Aux infos on nous dit 71. C'est le nombre de femmes tuées par leur compagnon en 2019. On est à la moitié de l'année, 71 mortes. On vit dans un pays de sauvages. Toi qui me lis, si un jour tu as levé, lève ou lèvera la main sur ta chérie, je te le dis tout net, tu n'es qu'une sous-merde.

    Quand Marc a fini sa demi-heure on redémarre. On roule jusqu'au relais de Fontaine, on y est à 21h, c'est limite pour trouver une place, on se pose dans l'entrée du parking, chaud. Faut dire qu'on y mange extrêmement bien, c'est normal qu'il y ait du monde.

     

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  • Jeudi 4 Juillet 2019
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    J'ai droit à la douche à côté du bar, une vraie salle de bain, royale. J'attends 8h pour me garder de l'amplitude. Pause pain à 5 minutes du resto, si ça merde chez Antartic je suis paré. Pause gas-oil Adblue au centre routier d'Orléans. C'est le truc chiant sur ce camion, le gas-oil et l'Adblue ne sont pas du même côté, à Devecey ça m'oblige à faire en deux fois, du coup j'en mets en AS24 et basta. Vous avez entendu cette pub Vinci à la radio ? Vinci se vante d'avoir fait un pont en Grèce. Jusque là tout va bien, mais ils disent qu'ils ont trouvé un financement original : une mise en concession. Sans déconner ? C'est original une concession au privé ? Les grecs vont raquer pour passer un putain de pont même quand il sera fini de payer. Et ça passe crème, insidieusement, Vinci nous dit que c'est normal. C'est à gerber. Je ne vois plus qu'une solution, le lance-flammes.

    Sur les coups de 10h je suis à St Martin d'Abbat, pour rendez-vous 14h. Vu les camions sur le parking c'est pas gagné de passer avant. Fectivement' le bip sonne à 13h, quai 4. Bon c'est bien j'ai gagné une heure. Oui mais non, le robot qui va chercher les palettes dans les racks est en rade. Des poules devant une brosse à dents... On perd une heure à trouver un Fen. Ensuite ça va assez vite faut avouer, 26 palettes 100x120, une seule référence, ça roule.

    J'avais rdv à 9h chez Inter mais je charge à 10h30 aux piscines. Complicado. Laurence a décalé mon rendez-vous, 4h ! Ahhhh mais là je dis non ! C'est pas une heure de piscinier. En plus c'est tendu.

    Sur les coups de 14h48 en gros j'ai rembarqué le chariot, vavavoum. Je me fais une descente ventre à terre, en plus c'est vrai ça descend presque tout du long de Courtenay à Dôle. Je laisse filer, un coup de retarder quand la survitesse s'affiche, optimisation.

    Je fonce dormir sur le parking d'Intermarché. Vous savez que c'est pas vrai, je coupe chez le José bien sûr. Pressé ou pas mon mode de vie n'est pas négociable. 18h53 coupure, demi bien frais, miam miam, douche.

     

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  • ça donne envie
  • Vendredi 5 Juillet 2019
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    Réveil à 3h43, bouh c'est pas une heure de piscineux ça. Inter Rochefort se réveille à peine et bien sûr on me laisse tanquer 45 minutes. A 5h10 on me fait entrer, il y a des palettes de boissons partout, ils ont monté un chapiteau sur le côté, blindé. Ils stockent la flottent dehors, palettes sur deux. Ils attendent une canicule ? Le type a un bon Fen il sort les palettes deux par deux. Pas envie d'ouvrir le côté passager avec tout mon bazar de planches, de cartons, de mousses, je tire les palettes au bord avec le Moffett, ça file. 5h40 fini, papiers signés.

    Le lavage chez Jeantet est visiblement toujours en panne, il y a un fût de 1000 l et une banderole. Je devrais dire IBC si j'étais un vrai pro, je dis fût etpicétou. Je dis fûts, fardeaux, je suis Français moi monsieur. Bon ce lavage ça me saoule, tant pis je garde mes chiures d'oiseaux sur le pare-brise.

    Je passe à Audincourt prendre ma douche et déjeuner, tranquille.

    Sur les coups de 10h je suis à Seppois, je commence à pointer mon fourbi en attendant que Christian finisse. Il vient de toucher un magnifique Range T série spéciale « bas de gamme Jacky P ». Purée je me suis barré de chez Buffa au moment de la bascule, j'ai pas franchement de regrets.

    On charge, j'ai pas mal de bazar mais tout passe au sol ric rac, à midi je me casse. Retour Granges la Ville, bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie. Vu la météo, le ciel vous donnera de la joie, à n'en pas douter.

     

     

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  • Lundi 8 Juillet 2019
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    Retour dans de l'habituel, direction le sud ce matin. Sur les coups de 8h et demi je passe au dépôt pour le plein et rendre les papiers, j'ai oublié de le faire la semaine dernière. Je m'annonce vers Laurence pour la fin de semaine, un quart d'heure de coupure et zou !

    Je descends tranquillou par la 83, il y a du vacancier, ça roule pas à fond. A l'entrée de Lyon ça bouchonne, je fais le grand tour mais ça pinaille aussi de ce côté. Du coup je n'arrive pas à Communay en 4h30, je sors à la sortie d'avant et je me claque sur un bout de parking de covoiturage, 4h32 ça va.

    Vers Vienne je me fais repérer par Péli, on papote un moment au téléphone, ça me calme, je ne double pas dans le Grand Boeuf du coup.

    J'ai démarré tôt ce matin, oui 7h et demi c'est tôt pour moi,parce qu'un lundi de vacances je pensais trouver de la merde sur l'A7 mais en fait non, ça freinouille un peu vers Valence mais on ne s'arrête même pas. En fait ce qui fait les bouchons c'est l'excès de prudence. Dès que ça freine tu vois tous les caisseux sauter sur les feux de détresse, et derrière tout le monde freine jusqu'à l'arrêt. Je suis pour virer cette merde, moi je ne m'en sers jamais ou presque. Mon camion ultramoderne est équipé de feux-stop, ça suffit largement.

    Je délaisse tout ce petit monde à Montélo sud, à moi la N7. On est mieux là.

    J'appelle une nouvelle fois mon premier client de demain matin, j'essaye de le joindre depuis la semaine dernière, il n'a donné aucun signe de vie chez Waterair. Il faut monter au dessus de St Hypollite du Fort, un bled de merde, j'ai pas envie d'y aller pour rien... Miracle, il décroche enfin, oklm. Je rappelle Martine pour la prévenir, elle a envoyé des mails des textos, aucune réponse. Elle est rassurée. Et moi donc !

    Retour à la préoccupation du jour, à 17h j'appelle mon client vers Alès. Le lotissement ne figure pas sur le GPS, ni Maps ni Mappy. Il m'explique en gros, nickel. Je trouve assez facilement, les explications étaient précises. Déchargement contrôle rebâchage, à 18h30 c'est fait.

    Le resto de La Calmette a fermé, pas envie de descendre à Nîmes pour remonter demain, un coup de Truckfly et je trouve mon bonheur à 10 bornes de là. Au poil. Fin de mission au Vieux Moulin à Ribaute les Tavernes, je suis bien content d'avoir trouvé ça.

     

     

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  • Aigues-
    Mortes
  • Mardi 9 Juillet 2019
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    Ici on est au bord du Gardon, pas au bord de la riviera donc le troquet c'est loin d'être un palace. M'enfin j'ai réussi à souper hier soir et me doucher ce matin, sam' suffit.

    Je pensais monter par Anduze mais la route est coupée. Bien sûr on est prévenu au dernier moment ou presque. Je redescends à St Hyppolite du Fort, c'est pas que c'est loin mais c'est que des routes de merde. J'ai déjeuné léger sans cela tu chopes la nausée, virages sur virages, à 8h et demi je suis enfin à St Bonnet. Je vais faire demi-tour au premier bled, nickel. La maison est compliquée à trouver même avec les explications du client, je trouve un paysan sur un Merlo, il m'explique avec des mots simples, c'est mieux pour moi. Je dépose une grosse rénovation avec pas mal de modifs' sur la structure. De retour au camion je range les papiers et je vois que sur le chèque l'adresse du client est à Washington DC. Et d'une c'est la classe, de deux je comprends pourquoi il a tardé à me répondre.

    Route inverse pour revenir dans la civilisation. Je fais une petite piscine à Sardan. Garé en bas du chemin du client je laisse passer le camion poubelles. Le chauffeur me dit de ne pas aller plus loin, il me dit qu'il en bave alors que c'est une petite benne avec un empattement de 3 ou 4m. J'avais bien l'intention de rester là. Bingo, le client me demande pourquoi je ne suis pas monté, ça passe en camion ! Pfouuu, encore un qui veut m'apprendre mon métier. Je lui raconte ma discussion avec le gars des poubelles. C'est clos.

    A 13h je fais une piscine chez une infirmière de Sommières, il tombe une purée d'averse, j'attends un peu. Le temps de faire un sudoku, ça se calme. Sauf que le chemin de la cliente est en travaux, la boue est bien collante. C'est une femme seule avec des enfants à ce qu'elle me dit, ma galanterie naturelle me fait ranger les colis dans le garage. Ou alors elle m'a bien eu, ce qui est possible...

    Ensuite je livre une palette de margelles sur des petits vieux à Lunel. Quelle idée d'habiter Lunel ? Traverser ce bled c'est vraiment une plaie. En plus je me le paye deux fois, la suite étant à Aigues Mortes.

    Les clients ont prévenu qu'ils ne seront présents qu'à partir de 18h. A 17h10 je suis garé au bout de l'impasse, je vais faire un tour à pied, ils rentrent juste à ce moment. Nickel. Ils viennent de racheter la maison avec une vieille piscine Waterair. Trop petite, toute pourrie. Ils ont fait le tour des fabricants, plusieurs devis, pour finir par acheter une Waterair ! Donc là il est en train de découper l'ancienne, il a du pain sur la planche avant de se baquer.

    Je recommence demain à Lodève, m'en vais couper à Paulhan. Je pensais galérer à Mèze à cette saison mais il est 19h ça roule. Je me gare à la gare... et je vais souper au Commerce. C'est ma semaine boui-boui à l'hygiène douteuse. Pas grave je suis vacciné, et on mange en terrasse avec deux petits jeunes bien sympas, très bon moment à l'ombre avec les cigales qui klaxonnent.

     

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  • vers Limoux
  • Mercredi 10 Juillet 2019
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    Café croissant, ici la douche est gratuite, ce serait difficile de faire payer la prestation...

    Je démarre de bonne heure, je ne suis pas tranquille. A 7h et demi je m'enfile sur une route interdite aux 5t, au bout de 100m je lâche déjà l'affaire ; l'interdiction est justifiée. Je fais demi-tour dans un virage, ça va comme ça. Je préfère brûler du gas-oil de Moffett que de casser le camion.

    J'ai pas d'adresse correcte, le client est toujours sur messagerie. J'appelle la commerciale. La vendeuse d'ici a démissionné pour changer de métier parait-il c'est donc Harmony de Perpignan qui assure la relève en attendant que Wat recrute. Elle me dit : « regarde sur Google Earth tu verras la piscine. » Oui mais non, ici j'ai pas de réseau potable. A faire tous les jardins je finis par trouver une Waterair avec le liner déchiré. Le client me rappelle enfin. «  Ah j'ai vu votre camion et vous sur le truc, on s'est croisé mais j'ai pas pensé que vous veniez chez moi ! » Sans déconner ?

    Ensuite je saute de l'autre côté de l'A75 pour encore une réno. La cliente est malade c'est sa fille qui réceptionne, Delphine à ce que je lis sur le bordereau, la petite quarantaine épanouie, petit short en jean's, petit tee-shirt moulant. Je ne m'éternise pas, y a du taf. A 1km la route est interdite mais on peut faire demi-tour, nickel.

    Juste avant midi je suis chez des retraités à Barbaira, entre Lézignan et Carca. Ils ont été inondés, 1m de boue au-dessus de la piscine. Ils m'ont montré la trace sur un mur, sans cela jamais tu crois que c'est possible vu la physionomie du terrain.

    Je me prends un bout de pain à Limoux, j'aurais mieux fait d'acheter de la Blanquette mais pour pousser la tomate c'est moins bien.

    Je me fais une quatrième rénovation, j'ai pas débâché de la journée c'est rare, tout par les portes. Encore des retraités qui ont racheté une maison avec une piscine existante. Je leur explique la procédure.

    Je n'ai plus qu'à rouler jusqu'à Barcelone, je descends tranquille par la nationale. Petit arrêt à La Jonquera pour mon cortado de l'après-midi, je tombe sur un carreleur de chez Imany ex Baulard, eux le carrelage c'est leur fond de commerce. Il est content, il a deux clients Belfort à vider vendredi, parfois c'est dix sur la région parisienne, c'est les vacances quoi !

    Je whatsapise Nestor, il me rappelle, on se cadre pour demain, au poil. Pour ne pas changer je coupe à Parets del Valles, je valide ma troisième 11h.

     

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  • en gros: sans moi l'autoroute serait bien vide, comme votre frigo
    catalunya
    illustration de la crise immobilière
  • Jeudi 11 Juillet 2019
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    C'est Nicolas qui arrive le premier ce matin à l'agence, il m'ouvre la boutique, je vide 3 reformas comme on dit ici.

    Nestor m'appelle, il est pris dans les bouchons vers chez lui à Badalona. Pas grave, j'y serai avant, ça me laisse le temps de commencer tranquille. C'est ce que je croyais...

    Un peu avant 10h je suis dans un lotissement de Masquefa. Je me fais chier autour d'un arbre planté dans un rond-point, je manœuvre douze fois, je passe à gauche, je me fais engueuler par un mec en Golf qui ne comprend pas le truc, je me sors de la galère sans rien casser. Je finis par me garer mais c'est bizarre, le gps Scania me dit que je suis au bon endroit, maps aussi, mais c'est pas le bon nom de rue, carrer Font machintruc. Je vais voir à pied, c'est pas là du tout, bizarre. J'appelle Nestor, il est aussi dans la bonne rue à 5km de là mais il ne reconnaît pas du tout le coin. On est tombé tous les deux dans la quatrième dimension... En fait le bled est grand et le nom est dans plusieurs lotissements. Ils sont débiles les catalans ? J'essaye avec Mappy, et miracle il y a une autre rue à 6km de là, mais de l'autre côté du bled, c'est interdit, je fais tout le tour.

    Je trouve enfin mon compañero, au bon endroit cette fois. On livre chez une jeune femme, fortement équipée, elle ne risque pas de se noyer. Je pense même qu'un jour ou l'autre elle va devoir faire de la chirurgie sous peine de se bousiller le dos. Son mari n'est probablement pas de mon avis.

    Comme d'hab' Laurence m'a envoyé mon rechargement depuis hier, je voudrais bien charger avant la pause de 13h, je file.

    A midi 20 je suis à L'Ametlla del Valles, je connais la boîte je suis venu il n'y a pas bien longtemps, ils font des tubes pour Peugeot. Le cariste me dit de me mettre à quai, il manque une palette, mais il me dit qu'à 14h il colle les étiquettes, 14h10 on charge. Mouais ça me semble trop précis pour être honnête. J'ai le temps de faire un banquet.

    A 13h30 ça bouge dans la semi. Ohhh ! Oui mais non, il manque toujours la palette mystérieuse. Je vous la fais courte sur les péripéties, j'ai eu le temps de boire un milliard de café, à 16h je me casse.

    Les données sont simples, il est 4h je suis à Barcelone, et je dois être aux piscines demain matin 10h30. En fait c'est pas compliqué, ça va pas etpicétou. Pauline va envoyer quelqu'un demain pour moi.

    Je m'arrête à la Petrem à Figueras, miracle il n'y a pas grand monde, j'ai une pompe direct, pleins gas-oil et Adblue. Je pensais remonter jusqu'à Vergèze mais ça va être fin, en plus ça bouchonne un peu dans la descente du Perthus. Du coup je m'arrête à Poussan, d'ici je rentre tranquille d'autant plus que je laisse le camion au dépôt. Le Cubo ne compte pas dans la RSE.

     

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  • rare! tout seul dans le Boeuf
  • Vendredi 12 Juillet 2019
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    Réveil 5h, je file à l'anglaise. Va falloir qu'ils fassent quelque chose pour les trous du parking, c'est Verdun, les mitrailleuses allemandes en moins.

    Quand je commence à en avoir marre je suis à Mornas, je sors à la nouvelle sortie. Bien pratique pour ceux qui fréquentent les restos de la vallée. Quand je me gare au relais de Donzère je vois marcher le président directeur général Péli, on déjeune ensemble. On papote un peu mais pas longtemps, je ne veux surtout pas couper 45, et lui malgré son statut dans les hautes sphères du transport il a un métier.

    J'attaque Lyon à passé 9h donc ça roule. Faudra que je compte précisément si on gagne du temps par le périph depuis que c'est à 70. Les 4h15 sonnent vers Montluel, je dors 30 minutes à la station. Fin bien ensuite. Comme toujours je quitte l'autoroute à Bourg. Je me prends un bout de pain après Lons que je mange vite fait là le long. Marc m'appelle, c'est un intérimaire qui charge pour moi, il lui file un coup de main. En fait non, c'est lui qui se tape tout, le contrôle, l'ordre de chargement, bon c'est un peu normal le mec il nage au milieu de notre bordel.

    Je passe laver chez Jeantet, visiblement c'est réparé, et il y a du savon ! Milagro !

    A 3h je suis au dépôt, je vide mes tubes catalans à quai. Le mec n'est toujours pas arrivé. Il se radine quand je finis, je le fais se placer au mieux pour transvaser. Pas facile le vendredi c'est le bronx.

    Marc a fait charger intelligemment, ça aide pour la transvase, en une petite heure c'est torché. Un coup de gas-oil, un coup dans la cabine et zou ! Je saute dans le Cubo, faut pas que je traîne j'ai fait changer les pneus sur le Trafic faut que je le sorte du garage avant 19h. Venga !

    Bon week' à tout le monde, le ciel vous tienne en joie.