Carnet de bord de Septembre 2020 Partager sur Facebook
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  • Alès putain !
    Sallèles d'Aude
  • Mardi 1 Septembre 2020
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    J'ai presque 12h de coupure qui ne comptent que pour 9, cette loi est ridicule mais on le sait tous depuis longtemps. Caféiné et douché je peux démarrer. Pas envie de payer l'autoroute pour faire la boucle, je coupe au travers pour commencer à Lirac. Je tombe sur une septuagénaire revêche, elle rénove sa piscine de 25 ans. Elle fait modifier la filtration, mais elle n'a passé la commande qu'il n'y a que quelques jours. Je lui explique que ce sont deux commandes différentes, sur une commande elle aurait tout eu d'un coup mais là c'est pas possible, en plus les rénovations et les pièces détachées ce n'est pas le même service dans l'usine, elle ne veut rien savoir, ça ne lui plaît pas. Le maçon qui lui refait sa terrasse en même temps lève les yeux au ciel. On s'est compris... Je trouve un coin pour faire demi-tour et je retraverse St Laurent des Arbres, pas facile mais c'est ça ou traverser le centre de Tavel, l'un ou l'autre...

    Je fais une rénovation de l'autre côté d'Alès. En me garant je roule sur des câbles électriques, en fait des gars sont en train de poser la fibre, un mec vient râler, je lui explique qu'il est bien gentil mais moi je n'ai pas de solution, le Scania c'est puissant mais il ne vole encore pas. Cette fois je suis chez une jeune retraitée, elle porte une toge maintenue par une fibule en camée, look très travaillé dans le style de la Rome antique. Je prends un chèque et je file.

    Petit arrêt à une Marie Blachère par là, je me prends un pain de campagne qui me fera ma vuelta española.

    A 13h30 je suis à Poussan, je m'inquiétais un peu j'ai déjà galéré dans ce bled mais ma rue est près d'une carrière, des semis passent en continu, leurs bennes sont plus courtes que nos semis mais faut pas déconner, ça passe large.

    Ensuite je me fais encore deux rénos à Cuxac et Sallèles d'Aude, deux patelins que j'aime pas. Sallèles surtout, c'est au bord du canal du midi c'est étroit et bien chiant.

    J'aurai passer la journée à tourner à l'équerre dans des villages du midi pour déposer 5 rénos, maintenant on va rouler un peu, direction la capitale. Je m'étais annoncé vers Iñaki pour 18h demain, mon histoire a bien marché, je lui envoie un whatsapp pour avancer à 16h, ça l'arrange, tout va bien. Je finis mes heures à Gurb, j'adore ce nom on dirait une onomatopée dans une bande dessinée. Plop Tchac Gurb Gloups

     

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  • autoportrait dans les douches nickel d' Alfajarin
    chaud !
    olé !
    province de Soria
  • Mercredi 2 Septembre 2020
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    Cafe con leche, croissant et je file quand ma 11h est validée. Ici la douche n'a pas l'air terrible et à Alfajarin c'est du 4 étoiles, faut pas hésiter. Je prends le temps d'un cortado au bar, faut profiter des bonheurs simples de ce pays. Je me magne le cul quand même, pas envie que le tacho revienne à zéro.

    Les 4h30 m'amènent vers Torremocha, d'habitude je refais le plein mais là je peux pousser jusqu'à Madrid, j'agresse une tomate qui ne m'avait rien fait. Donc je fais le plein à Alcala de Henares en passant, c'est bien facile ici.

    Pour 16h je suis à Loeches, dans le centre du pays. C'est fin. A un moment je suis limite coincé, un mec vient déplacer sa bagnole, il m'explique au plus facile, cool. Ma rue est bien étroite, je vais me garer plus loin devant les arènes. La policia local passe, s'arrête, me demande si j'ai besoin d'aide, et m'explique pour ressortir du pays. Encore des flics pas trop cons, j'ai du bol ou bien ? Je pensais voir Iñaki mais c'est Javier qui se pointe, il me dit qu'il a appris que j'ai été emmerdé le dernier coup. Ben oui, avec tes clients de merde....lol. Une fois vide je range mon bazar, je préviens Laurence, elle me dit de rouler.

    Sur l'A2 vers le km40 la guardia civil trafico se claque devant moi, laisse une petite distance, j'ai compris, je ralentis, rapide calcul, j'ai rien à me reprocher, j'ai eu une chiée d'infractions mais c'était il y a plus de 28 jours, j'y vais tranquille quand un FH4 me double comme une balle, il voit les flics se rabat devant moi...et c'est lui qui se prend le message rouge : sigame. Bien ouéj, merci mon gars.

    Je pensais ne rouler que 9h mais j'ai 8h45 à Medinaceli, c'est con, je continue. Sur le viaduc direction Soria un couple de pigeons ou de tourterelles j'en sais rien, s'envole et se tape dans le camion, gros boum, putain ce con d'oiseau a niqué ma casquette ! Je m'arrête à la première sortie, c'est cassé droit, je dois pouvoir réparer facilement. J'y mets un bout de scotch pour ne pas que ça empire et je continue.

    J'échoue à Olvega dans une zone avec 10h01 de volant, pile poil. J'ai trouvé un troquet sur Truckfly, on va voir ça. Purée ici ça rigole pas, il y a une bande bleue sur la route, stationnement interdit des camions sinon c'est 300€. Ça calme. Moi je suis devant une chambre funéraire, dans une ruelle, au calme...

     

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  • au pays basque
    Michel Piccoli a bossé dans cette usine ?
    Landes
  • Jeudi 3 Septembre 2020
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    Le troquet est fermé, je décolle à 6h. Venga ! Premier arrêt à l'Andamur à Pampelune, pour déjeuner et me doucher. La douche n'est pas cher : 1€50 mais je paye 1€10 pour 40 minutes de parking. Cela dit ça fait la douche à 2,60 ce qui est correct ici.

    Au Velate le tunnel est ouvert, les dernières fois j'ai dû prendre le col, c'est beau m'enfin...A la frontière j'appelle Laurence, elle m'a décroché un Morcenx pour Vesoul comme d'hab'.

    Je suis à l'usine pour 11h, le cariste me fait mettre en place direct, on charge. La dernière fois j'avais attendu deux plombes la dernière palette, cette fois tout y est. Ce n'est pas tout à fait complet mais on n'a plus le temps de s'amuser, j'ai piscine demain. Juste avant midi je me casse.

    La rocade de Bordeaux est assez tranquille, il est 13h45, normal. Je découvre le radar de chantier qui m'a valu un point, cette saloperie est bien planqué derrière la glissière en béton, ça me tue.

    A 6h moins le quart je suis à St Vaury, je vais couper 11 comme ça si ça merde à Seppois j'aurai l'esprit tranquille.

     

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  • putain de RCEA ...
    ...déserte
  • Vendredi 4 Septembre 2020
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    Le troquet ouvre à 4h et demi, je bois le café et je file, faut que je démarre à moins le quart, la douche sera pour plus tard. Une fois de plus la RCEA est fermée, de Moulins à Digoin ces jours-ci. On nous a pondu une déviation qui va tourner à Lapalisse, et pourquoi pas Marseille ou Tombouctou ? Je passe par Chevagnes comme d'hab' puis par l'ancienne N79. Dans mon sens j'ai l'impression d'être tout seul, en face je ne croise que deux ou trois vieux comme moi qui se souviennent. Avec le temps on oublie mais c'était bien galère de traverser tous les bleds, Dompierre sur Besbre, Diou, Pierrefitte sur Loire avec l'angle de la maison où on ne pouvait pas se croiser en camion, on sautait la Loire plusieurs fois, séquence nostalgie. Les 4h30 zéro zéro pile poil m'amènent à Beauchemin, re-café et douche enfin.

    A 11h et quelques je suis au dépôt, je vide le Vesoul et je fais les pleins. Pas le temps de manger, je vais devoir vivre sur mes réserves...

    A 14h ric rac je suis à Seppois, mission accomplie. Petit chargement tranquille, tout au sol, Marc arrive, on va boire le café.

    Je pose le camion à Bourogne pour l'heure du goûter, boucler un tour de Madrid le vendredi à 4h, y a rien à redire. Seul problème quand j'ai fait le programme je pensais rentrer beaucoup plus tard et donc laisser le camion à Devecey ce soir après avoir transvasé. Du coup lundi je suis un peu dans la merde, partir de Belfort ou de Besac' c'est pas la même chanson. Boh c'est le week-end lundi il fera jour. Comme disait l'excellent Philippe Meyer : le ciel vous tienne en joie.

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  • l'Ardèche
    dans le 34, faut pas se croiser c'est tout
  • Lundi 7 Septembre 2020
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    A 6h je suis chez Jacky, moteur en route, casque sur la tête, la 12,7 en tourelle, une bande de cartouches dans la mitrailleuse. Faites place, je suis pressé.

    Je prends quand même le temps de couper un quart d'heure à Villemotier pour le café et du pain comme tous les lundis.

    J'attaque Lyon à 10h et demi, c'est ultracool, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, j'ai fait le grand tour. Bé ça va pas si mal, en 4h28 je suis à l'aire de Communay. Je dors une demi-heure et je repars fin bien.

    Gros changement dans la vallée du Rhône, les vacanciers ont fichu le camp, on se retrouve entre nous c'est plus intime.

    A midi j'attaque une tomate avec mon super pain bressan, mortel ce pain. J'appelle mon client de 13h, je dois me garer dans le centre de St Marcel d'Ardèche mais j'ai souvenir qu'en camion c'est pas top. Il ne voit pas d'autre solution...

    J'y vais sur la pointe des pieds, plus loin c'est limité à 3m90, faut absolument faire demi-tour avant, et puis de toute façon la route monte à St Remèze, hors de question. Je trouve mon bonheur sur la place du pays, c'est un peu fin entre les bagnoles mais ça va. Il reste un petit km à faire en chariot, c'est juste une rénovation, en une fois c'est fait.

    Il faut traverser Montpellier à 16h30, c'est pas la meilleure heure, j'hésite à rester sur l'autoroute jusqu'à Sète mais Google annonce le même temps, ça sert à rien de payer du coup. Pour éviter le bordel au rond-point des marchands de fruits Maps me fait passer en ville, j'ai juste franchi une petite interdiction de rien du tout, 3t5 en transit, ça compte pas.

    On est en période de vendanges, je me paye tous les vignerons du coin entre Aniane et Le Pouget, ils ont des tracteurs étroits mais les routes le sont aussi...

    Aucune envie de cramer des minutes de conduite, je reste à l'entrée du lotissement et je vais déposer la réno en chariot, l'horamètre du Moffett n'est pas relié au tachy du camion.

    A 18h30 je suis à l'Oppidum à Béziers, 9h59 de volant pile poil et cerise sur le gâteau je peux faire une 11h valide, le lundi c'est rare.

     

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  • en bas de la maison
  • Mardi 8 Septembre 2020
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    Café pas douche, je file un peu après 6h. Je chope un gros coup de pompe vers Gérone je vais reboire un café au California. A 9h et demi je suis à la delegación. A peine le temps d'ouvrir un côté que Raùl se pointe avec son plateau, il me pique la piscine que je devais faire à Palau i Solita. C'est le bled à côté d'ici, c'est pas loin mais j'avais vu sur Maps que ce serait complicado. C'était la bonne surprise du matin, gracias compañero. Je vide deux rénos dans l'entrepôt, recharge une palette de produits j'espère qu'elle ne me fera pas chier pour recharger et je monte voir les filles. Grosse nouvelle ils ont recruté un indépendant sur la région de Murcia Alicante. C'est bien pour l'hiver, le climat est plus sympa qu'à Madrid. Est ce qu'il va vendre ? C'est une autre histoire...

    De là je devais descendre après Tarragone mais la piscine a été reportée semaine 44, quand je l'ai su c'était trop tard pour modifier, du coup j'ai un trou dans l'emploi du temps. Je n'ai rendez-vous à Tarrega qu'entre 17 et 19h, Marionna me dit qu'elle prévient le client et le monteur mais que c'est pas gagné. Le chauffe-eau a été réparé, je vais à la douche. C'est nickel propre mais il manque la pomme de douche, faut que je pense a en acheter une ce week-end. Certains les volent, moi j'en achète, ceci dit je suis tout seul à me laver ici, pas grand risque de vol.

    A 13h je suis donc à Tarrega garé proprement en bas de chez le client. La maison est vide, une pelleteuse sur le terrain. J'envoie un Whatsapp au monteur qui ne me répond pas. Kestuveuyfaire ? Je mange un bout et je vais couper 3h ce sera déjà pas mal. A 14h et quelques je vois arriver une DS7, je comprends que c'est mon client, suivi d'une furgoneta, ça doit être le monteur. Ils étaient partis manger. Punaise nickel l'histoire ! En trois coups de fourches c'est vide. C'est le dépucelage du monteur, je prends le temps de lui montrer dans quels cartons sont rangés les trucs dont il aura besoin en premier.

    Comme d'hab' la suite est à Madrid demain, j'ai le temps je garde la NII tout du long pour changer un peu. Je finis mes heures bien après Saragosse, au bout du bout de l'Aragon. Je coupe avec 8h56 de volant, la coupure de 12h ne comptera que pour 9 mais on ne peut pas tout avoir dans la vie.

     

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  • Madrid là-bas
  • Mercredi 9 Septembre 2020
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    Je vais déjeuner, il y a deux flics de la guardia civil au bar qui sirotent leurs cafés, restez zen les gars j'ai pas encore démarré. Pas de douche ici j'ai demandé hier soir, je décolle à 7h.

    La grosse Jeep des keufs me double peu après, ils freinent à ma hauteur, je pense qu'ils vérifient la ceinture, satisfaits ils filent.

    Je m'arrête comme d'hab' au km 112 pour laver mon petit corps.

    A 10h et demi je suis banlieue nord de Madrid. La maison est dans une résidence, je reste dehors, vais voir le gardien en grande tenue, je lui demande mon chemin, il me montre une grue, c'est là.

    Effectivement ça rigole pas, le jardin est enclavé, ils ont passé une mini-pelle par dessus la maison et évacuent la terre dans un bac, ça va durer une éternité l'histoire, en plus d'un fric monstre, la grue ne doit pas se déplacer pour un billet de 100 balles... Après moi hein ! Je fais mon truc, en deux voyages je suis vide. Laurence m'a trouvé un retour à Burgos, venga !

    A 15h je suis devant chez Kronospan, c'est en gros la même usine qu'à Sully sur Loire. Première chose ; abandonner le chariot et ma palette de produits en retour, pas trop près pour ne pas que le gardien ou un chieur me voit mais pas trop loin non plus pour ne pas me faire voler. Je trouve une place un peu cachée au bout du parking des bagnoles.

    Je vais voir le gardien, je m'annonce, problème c'est le bon numéro de commande mais pas les bonnes immat' du camion, au vu de la feuille je dirais tracteur polonais et semi lituanienne, normal en 2020. Le gars me demande mon tél et m'envoie au parking. J'appelle Laurence, elle me dit que bien sûr elle a donné mon immat', normal quoi. Dans le quart d'heure un portable espagnol m'appelle, le type me dit que c'est bon, bascule. Retour vers le gardien, il tape le numéro, c'est toujours pas bon ! Putain c'est quoi cette histoire de fous ? Il me demande qui m'a dit de venir, j'en sais rien moi ! Cette histoire le saoule autant que moi, il force la bécane, entre mes immat' et basta ! Merci monsieur.

    Dans ces grosses boutiques faut pas venir en se disant : ça va le faire dans une heure je suis reparti. J'ai de l'amplitude jusqu'à 20h, j'ai repéré un resto sur la route, pourvu que je sois sorti à 8h moins le quart... A mon point de chargement il n'y a que 5 camions devant moi et ils chargent 4 par 4, ça va aller. Un cariste se pointe et il fait signe à un Espagnol et moi de le suivre, on va charger un peu plus loin. Tip top ! Ici on n'ouvre qu'un côté, je passe les sangles pendant qu'il charge l'autre, 6 paquets 25t de panneaux en sciure collée pour fabriquer des meubles de merde. Après faut faire le singe sous le toit pour passer les sangles et les équerres, il fait bon être jeune... CMR au bureau, retour bascule, à 17h15 j'ai récupéré mon chariot et ma palette. Trop bien. On est mercredi et je suis déjà chargé pour rentrer, nickel.

    Il ne me reste plus qu'à remonter un bout, après avoir fait le plein à l'AS 24 à la sortie de Burgos.

    Je finis mes heures au Pays Basque, à côté de chez Patinter.

     

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  • ça brule comme un fétu de paille
    à la soupe
    moi non plus !
  • Jeudi 10 Septembre 2020
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    Café napolitano, je vais à la caisse de la station, la chica ne me demande qu'1€ pour la douche, elle me dit que le matin de bonne heure c'est pas le plein tarif, chépaquoi. J'ai pas compris mais c'est bien. Avant de partir je vérifie mes sangles, il me faut passer l'Etxegarate, le ravin est bien trop profond, les panneaux de particules ne supporteraient pas de faire le grand saut.

    C'est là que tu apprécies le ralentisseur hydraulique, tu descends sans toucher aux freins. J'arrive à pas de loups au péage d'Irun, la bascule est fermée, les bérets rouges sont occupés ailleurs, nickel les gros. J'ai déjà donné. A 400€ la tonne de surcharge ça pique. Là c'est pas énorme je n'ai que les 2t400 du chariot en plus mais en Espagne c'est trop quand même.

    Un camion a éclaté du côté de Cestas, ça bouchonne un peu mais rien de méchant. J'attaque la rocade de Bordeaux avant midi, ça roule, je respecte scrupuleusement le 80 devant les radars, merci Coyote, j'en ai ras le cul de raquer.

    Je n'ai plus de pain, j'ai 4h25 de volant à hauteur de Laruscade, oui vous avez compris... je vais manger chez Grand Mère. Je mange avec un retraité de 70 ans qui roule encore un peu pour aider son patron, un vieux bien agréable, pas aigri, encore passionné par le métier, ça fait plaisir.

    Manger chez Grand Mère c'est bien mais faut éliminer, je me gare près de l'AS24 à La Croisière et je vais marcher 45 minutes.

    Je me tâte pour la coupure de ce soir, Deux Chaises ou plus loin ? La question est vite répondue comme dirait l'autre. Laurence me dit qu'une fois vide dans le 70 faut que je monte à Nancy à la farine. Outch! C'est le boulot de retour des fonds mouvants normalement, il doit y avoir une couille dans le pâté. La farine repart dans la nuit, faut absolument vider en foulée, pas le choix faut donc que je fasse tirer au max du max. La RCEA est toujours fermée à Moulins, comme la semaine dernière je passe par l'ancienne route, mais cette fois d'autres connaissent l'astuce. Je ne suis pas tout seul, ça roule pas aussi fort que je le voudrais. J'arrive au Tom Bar avec 10h de volant, plus que plus que bien tapées... Après tout que je dépasse aujourd'hui ou demain, comme ça c'est fait.

     

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  • monstrueux
    ça grandit chez eux
    ça charge
  • Vendredi 11 Septembre 2020
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    Je n'étais pas revenu ici depuis le changement de proprio, c'est toujours du trois étoiles, cerise sur croissant du matin, frais de boulangerie, les douches ont été refaites. A 5h et demi je file.

    Je monte par la route des Vosgiens bien sûr, sur les coups de 9h et demi je fais la queue au guichet avec mes amis du levant en survêtement. La fille prend mon CMR et me dit ; quai C. C'était la peine de poireauter... Chez Parisot /compagnie française du panneau, ils ne fabriquent plus les-dits panneaux, problèmes de particules dans l'air, ils les font venir de Lure d'Auxerre et de Burgos quand ça ne suit pas. Pendant que je débâche un mec des transports Gérard vient me voir : « c'est bien de la merde à rouler ces panneaux, ça glisse tout le temps, t'as pas mis assez de sangles. » Je lui réponds que moi je ne viens pas de Lure mais d'Espagne, quand tu feras le tour tu compteras les ronds-points, certes le paquet du haut à l'avant à bouger de 5 cm mais je ne suis pas mécontent de ma conduite. Un Roumain vide devant moi, je me mets en place, l'énorme Fen prend tout une pile ! En deux coups de fourches les 25t sont par terre . Le cariste fait le tour, RAS, arrive l'autre de chez Gérard « oh t'as vu Tony, un panneau est abîmé, là . » Je lui lance un regard noir, il se casse, le cariste me dit qu'il doit mettre une réserve. Je m'en fous c'est un problème de qualité c'est pas du transport m'enfin putain si l'autre avait fermé sa gueule...

    Pour 13h je suis au moulin à Nancy, je range mes sangles mes équerres et je mange un bout, un Mauffrey libère le quai, tip top. Un peu avant 15h je prends la direction de Besac'. Vent du cul dans la montagne, quand je ne vois plus la ligne bleue des Vosges je ne suis plus loin d'arriver. C'est un peu le bordel à Vesoul, normal, c'est la mégapole saônoise, Shanghai le vendredi soir c'est pareil. Le tachy s'affole, conduite journalière, hebdo, bi-hebdo...calme-toi c'est pas grave tout ça, faut que tu t'habitues. En fait non, ça va se calmer dans les semaines à venir.

    Je me mets à quai chez Jeantet et je vois que le Master des pneus est encore là, je vais voir Alex, il doit tourner mes avant. Je me vide en vitesse puis j'avance le nez dans l'atelier. Je vais faire signer mes papiers pendant que le Bibendum retourne et équilibre mes gommards. Mes arrière d'été sont morts mais il est tard, il me les fera demain à Devecey.

    A cause de la sécheresse le lavage est toujours fermé, fait chier. A 19h je suis au dépôt, je décroche, je pose le tracteur devant le local des pneus et je monte les suspensions à fond comme ça avec ses mains pleines de cambouis il ne touchera pas mon Scania chéri.

    Je balance mes affaires dans le Cubo. Bon week-end à toutes, le ciel vous tienne en joie.