FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Février 2026 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Concorde en souvenir
  • Mardi 10 Février 2026
  •  

    Démarrage un peu avant 6h, il me faut 45 minutes pour arriver au Carrouf de Villiers en Bière. Il fait nuit, je suis les indications PL et je me retrouve devant une barrière à 2m, barrière bousillée d'ailleurs. Fatalement je recule, je finis par trouver la réception, faut téléphoner, mouais, je suis à l'ancienne réception, maintenant c'est le drive, le gars m'explique. J'y arrive enfin. Je poireaute dix minutes, la réception ouvre, je suis le premier, tout seul même. Le réceptionnaire me demande de me mettre à quai, ça va pas le faire. Pas de pleurnicheries, on vide en latéral. Pas un mot pour la palette démontée, j'explique que ça passait pas sous le toit. La cam n'a rien, c'est propre, encore heureux qu'on ne m'ait rien dit.

    C'est maintenant que les choses se compliquent, Maps m'annonce 1h45 de trajet pour 39km jusqu'à Orly ! C'est rouge de partout. Je m'en doutais évidemment. A Arçon le patron m'avait demandé d'y être pour 8h, les monteurs attendent sur les fenêtres. J'avais dit oui par politesse... Je vous la fais courte mais c'est un calvaire tout du long. A 9h10 je suis dans la rue du chantier, j'appelle le 06 qu'on m'a donné, un gars vient à ma rencontre. « Faites gaffe en tournant le dernier camion a arraché une voiture avec le Fenwick. » J'ai pas demandé si c'est un de chez nous, peu importe. C'est vrai que c'est fin, les bites en ferraille qui protègent les trottoirs sont toutes couchées, en y allant mollo ça passe. Mauvaise nouvelle d'entrée, c'est le dernier tour, je dois récupérer tous les chevalets vides, donc je dois attendre que les monteurs dépotent tout. Je descends deux palettes, et je commence à recharger ce qui traîne. Les gars se parlent en portugais, en fait de Portugais ce sont des Brésiliens ! Seul le chef d'équipe parle français. Ils ont un chariot à roulettes, ils emmènent les fenêtres deux par deux dans le bâtiment. Entre deux on papote un peu, c'est des grandes fenêtres genre baie vitrée, il me raconte que chacune fait 150 kilos. C'est des fenêtres spéciales à cause du tram et des avions. Punaise les pauvres mecs, ils en chient, sous la pluie, boulot de merde. J'empile les palettes en bois mais ça fait trop haut, quand je m'apprête à en abandonner une je me sers de mon cerveau et je trouve une solution. Une paire de sangles et à midi c'est refermé. Il y a une boulangerie au coin de la rue, à pied le coin est un peu loin, pas grave c'est bon la marche.

    Je me fais bien un peu chier en repartant, il y a des ponts de partout, plusieurs à 3m20, merci le GPS Scania parce que Maps est à la rue évidemment.

    Un peu avant 13h je suis aux transports Solutrans à Claye Souilly, je ne connaissais pas, en fait c'est le groupe Vigneron du 54. Je me claque au fond de la cour et je mange un morceau. Je viens récupérer deux palettes de terreau abandonnées ici par un collègue. Elles ont été refusées dans une base pour je ne sais quelle raison, erreur de commande ou je ne sais quoi. A l'exploitation on me demande de me mettre à quai, rebelote, non merci c'est impossible. Je me débrouille, je chope un tire-pal, je pousse les palettes au bord du quai et je me les charge avec le chariot, ça me fait du poids devant, parfait.

    C'est la bonne heure pour quitter la région parisienne, A 104 A4, ça roule. Dans la cuvette de Provins je rattrape un ATS, c'est Jean-Luc un de mes frères de Scania. Il va à Pontarlier lui aussi.

    On soupe ensemble au resto de l'Abbaye à Clairvaux, je ne connaissais pas, c'est pas un routier mais c'est une très bonne adresse. Cherry on the cake, cereza ensima del pastel, je valide ma première 11h.