FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Février 2026 Partager sur Facebook
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    2850 km
  • Vendredi 13 Février 2026
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    Réveil 5h moins le quart, pas grand monde au bar, je déguste mon café pain-beurre, deux types à côté de moi s'embrouillent : Jeanne d'Arc était la fille bâtarde du roi, tu vois, l'évêque Cauchon le savait, c'est pour ça qu'il a été muté de Beauvais à Orléans. Punaise, à 5h du mat' les gars sont à fond. J'arrive pas à savoir s'ils sont bourrés ou quoi. Quand je sors de la douche c'est pas fini : une fille pouvait pas commander une armée, c'est une connerie. A un moment j'ai cru à une caméra cachée.

    A 5h30 go ! Je passe Chalon de fort bonne heure, tip top. Le rendez-vous était prévu à 10h mais hier on s'est cadrés pour 8h30, à l'heure je descends dans le centre de Besançon. Je crois que c'est un bout du vieil hôpital St Jacques qui a été rasé, gros chantier, l'accès n'est ni clair ni facile, pont-séparateur béton-tram la totale. Bien sûr rien n'est indiqué je descends dans le chantier à l'envers. Le chef d'équipe que j'ai eu hier vient à ma rencontre, il voudrait que je recule dans un coin de merde pour vider à la grue, ça grimpe avec une marche je vais tout arracher. Niet je propose de me vider moi-même avec le chariot, et j'emmène les poteaux où tu veux. On fait ça. Quand c'est fini il me dit que j'ai bien géré, qu'au téléphone j'étais pas inquiet pour l'accès. Mouais, je suis trop vieux pour ce métier, n'y voyez aucune vantardise, plus rien ne m'inquiète. Il n'y a pas trop de bordel, je fais demi-tour en bas sans peine, on ressort à l'aveugle derrière une palissade, un mec en bagnole me laisse passer, cool.

    Il me reste le bois à Rioz et les Europe, c'est con d'aller à Rioz et de revenir mais le bois est appuyé contre les palettes évidemment. A l'usine le cariste sort un chariot latéral, à la troisième palette il tarde à revenir et se pointe avec un gros frontal : « le latéral a commencé à fumer, je l'ai éteint, il est en panne en plein au milieu de l'atelier, c'est la merde ». Bon je suis bien désolé mais c'est pas trop mon problème, vire-moi le dernier fardeau que je me casse.

    Au dépôt je fais les pleins et j'ouvre un peu devant pour virer les Europe, un café avec Laurent le nouvel exploitant, je finis mes 30 et je me sauve.

    Pressé mais sans plus je passe par la Haute-Saône, ici aussi c'est bien inondé par endroits. On avait décalé mon rendez-vous de 10h30 à 13h, je suis à Seppois à 13h15, je suis le dernier je ne vais gêner personne. Mon voyage est dehors, Alex a dégrossi le pointage, ça va vite à charger. Au bureau j'ai droit à ma rafale de tee-shirts et de sweats Wat. A raison de 5 tee-shirts par an depuis 23 ans j'ai de quoi faire des chiffons avec les vieux pour des années.

    A 15h15 je suis à Bourogne, fin de cette jolie semaine, bon week, le ciel vous tienne en joie.