| Carnet de bord de Février 2026 | Partager sur Facebook |
Réveil 5h30 c'est bien trop tôt mais je dois livrer une piscine qui a eu une vie compliquée jusque là. Je ne vais pas en faire des caisses mais c'est un collègue de chez JP qui n'a pas réussi à livrer, le client a demandé une livraison avant qu'il ne parte au boulot. Je démarre donc après mon café-douche habituel. Je veux bien reconnaître que l'accès n'est pas facile, il me faut serpenter dans un lotissement, je me retrouve devant une interdiction, j'y vais en marche arrière du coup je ne vois pas le panneau. Pas con le gars ! Blague à part ce sera bien plus facile pour repartir. Me vlà garé devant la maison. Il caille ce matin, je dis au client de rester au chaud, je fais mon truc, c'est pas la peine qu'il se gèle les glaouis à me regarder. Ceci dit c'est vrai que je suis beau quand je travaille... Je tape à la fenêtre, je fais le contrôle devant lui, il a fait du café, c'est le noooord.
Pour fêter cette livraison quand même tordue je m'arrête dans une zone indus juste à côté pour manger un bout de brioche. Il n'y avait pas de pain au troquet ce matin.
Depuis Béthune je chope Arras, le contournement pour ne prendre l'A1 qu'à Bapaume. Je me suis annoncé dans le 77 pour 13h, ça va mais il n'y a rien de trop. Donc A1 jusqu'à Roissy puis contournement de Meaux, je mange un bout là le long. A 13h pile poil je suis devant la maison, la cliente m'a dit que des ouvriers qui retapent la baraque me réceptionneront. Ils sont là. Le chemin est étroit, les accotements ne m'inspirent aucune confiance, je vais me retourner à l'entrée d'une ancienne ferme à 1km de là. L'accès est empierré, ouf ! Je dépose la réno, le chef d'équipe parle français, il signe les papiers, une signature différente sur chaque feuille, on va pas faire le difficile, il n'y a pas de chèque, tout va bien.
Maintenant il me faut traverser la région parisienne d'est en ouest. Jusqu'à l'A86 ça va, fatalement le bout Créteil Rungis est bien pénible, c'est le contraire qui aurait été étonnant. Ensuite c'est du billard. Sur les coups de 15h je m'enfile sur un chemin, vieux lotissement au bout, et bien sûr c'est un cul de sac. Je dépose la réno d'une énorme Barbara dans le garage, chèque et au revoir. J'en chie un peu pour repartir, il y a un joli séparateur pour faire rond-point à l'entrée, je n'ai pas écrasé cette cochonnerie mais il aurait mérité que je descelle les bordures avec la semi.
Pour aujourd'hui j'ai encore une grosse piscine dans le 27. Je passe Mantes la Jolie juste avant la mauvaise heure. A 17h pile poil je suis dans mon bled, je vais faire demi-tour un peu plus loin, le trottoir côté maison est bien large, alors que la rue pas trop. Le client me demande si je peux déposer sur la pelouse. Ouhlà ! A cette saison, méfiance ! Je vais d'abord voir à pied, ça me semble solide, il n'y a que 6 ou 7m à faire, en ligne droite, un passage avec les tôles, un avec l'escalier, les ornières sont bien marquées, il n'en fallait pas plus. Pas con le client a bien conscience que les ornières c'est rien, la pelle à chenilles va passer par là, ainsi que le camion qui va évacuer la terre. Je préfère avoir cette conversation, sait-on jamais.
Demain je reprends juste avant Fécamp, je voudrais m'approcher au max. Je pensais traverser Rouen mais il y a une déviation, puis une autre, puis une troisième, sans déconner ? J'arrive enfin au troquet à Alvimare avec comme hier 9h05 de volant. C'est ballot.