FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Février 2026 Partager sur Facebook
  • Photos
  • demi tour là dedans
    l'entrée du castel de mââme de la Vallière
  • Mercredi 18 Février 2026
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    Pas de pain non plus ce matin je suis maudit, mais la douche est royale, c'est déjà ça. A 8h je suis sur la route qui mène à Fécamp, ça roule fort, je tourne sur ma gauche pour m'enfiler dans un hameau, hyper étroit. Pas le choix je ne pouvais pas stationner sur la grande route. Je bloque le chemin pour déposer une rénovation, le pépé marche avec une canne, je ne lui demande pas d'aide mais une brouette, pas pour le balader, pour le liner, il fait le poids d'un âne mort. Un chèque et je file sans traîner, une voiture attend que je dégage. Le chemin fait une boucle mais ça me semble bien étroit, vu la météo faut pas tenter le diable sur les accotements. Je trouve à me retourner devant une ferme, c'est empierré sous la gadouille, ça patine mais j'y arrive.

    J'ai dans les 3h30/ 4 heures de volant jusqu'au prochain client, donc pas ce matin. J'essaye d'éviter les péages, sauf le pont de Tancarville fatalement, Bernay Alençon c'est bien roulant, et puis c'est pas mes routes habituelles, c'est bien agréable même si le ciel est bien bouché. Je trouve du pain dans une jolie boulan à Mortagne au Perche je crois.

    A 13h30 je suis au pays de la rillette, La Ferté Bernard. Le commercial avait signalé un stationnement à 500m, je trouve à me garer au coin de l'impasse. Jeune couple bien sympa, heureusement parce que je pourris mes grolles dans la pelouse, ça colle. On porte les cartons à la main, il est hors de question d'y poser une roue de Moffett. Le client comprend, et puis je ne lui laisse pas le choix. Un café, un chèque, je me sauve.

    La dernière livraison de la tournée paraît moins facile, une ferme isolée en Touraine. Je passe par Vendôme Château-Renault. J'appelle le client mais il est sur messagerie. Le GPS veut me faire passer par un chemin en calcaire, il y a plus d'1km, ça pue. Je trouve une route goudronnée un peu plus loin, je descends là, sous des arbres, c'est étroit, punaise je vais où là ? En bas ça tourne ric rac, je rappelle mon gars, il me répond enfin : « non, là ça va pas, faut prendre l'autre chemin, je reçois des camions ne vous inquiétez pas. » Il me dit de tourner à gauche à l'angle du château de Louise de la Vallière. Louise doit être absente c'est fermé. Sauf que ça grimpe trop sec, je patine. Procédure habituelle, vas-y, dépends le chariot, monte-le en haut de la côte, redescends à pied, monte le camion, rembarque le chariot...sous une pluie battante évidemment. Je tourne à l'équerre sur le chemin, le client est venu à ma rencontre, je le suis jusqu'à la maison. C'est vrai que sa cour est assez grande, je dépose la réno dans la grange, un chèque et adieu.

    J'écris à Laurence que je suis vide, elle me répond qu'elle n'a rien pour l'instant, il est 17h30, c'est mort pour ce soir. Le gas-oil est sur la réserve clignotante, autant dire que je n'aurai pas de Webasto cette nuit si je ne fais rien. Nan ben merci, je vais à l'AS24 à Tours nord. Le centre routier est à 1km300, tout est bien qui finit bien.