Carnet de bord de Novembre 2020 Partager sur Facebook
  • Photos
  • le vignoble
    en automne
    Moselle
  • Lundi 2 Novembre 2020
  •  

    A 8h je dépose chez Laily la couverture que je traîne depuis des jours. Grosse activité à Seppois, on charge à nouveau en doublon, c'est Jean-Pierre qui charge dehors comme d'hab'. Avant de commencer Joël propose qu'on boive le café. Le resto de ma chérie est bien évidemment fermé, on a le temps de cuisiner le week-end, j'ai fait des madeleines, le Tupperware est vidé. Hier c'était mon anniv', donc ce matin c'était tournée de Champagne ou de madeleines...

    Martine a écrit sur mon programme : camion chargé. Oui je confirme, on s'est bien fait chier pour tout rentrer, à un moment on a même cru que ça n'irait pas, la remorque est pleine comme un œuf.

    A 11h je me sauve.

    A Molsheim ma crise me reprend. A chaque fois que je passe là j'ai une crise de clignements des yeux et c'est pile au moment où je passe devant l'interdiction au transit. Je crois que je fais une allergie, faudrait que je vois un toubib. Bon ça économise 30 bornes de ne pas aller tourner à Strasbourg. C'est bien foutu finalement.

    Je mange un bout dans la forêt à la limite du 67-57. Les villages à cette saison sont d'une infinie tristesse, déjà en été c'est froid, mais les paysages sont magnifiques, la vigne en automne puis les couleurs des bois c'est superbe faut reconnaître.

    A 14h30 je suis du côté de Bitche. Pendant qu'on fait le tour de la maison pour voir, le client trouve bizarre que je laisse mes gants et la clé du chariot à vue. Mes gants n'ont pas de valeur, le Moffett est pendu, on est dans un petit bled, et je ne suis pas parano. C'est quand même révélateur d'une certaine mentalité, de peur, de repli sur soi. Faut pas généraliser mais à chaque fois que je viens en Moselle je tombe sur des gens comme ça. On va dire que j'ai pas de bol voilà tout.

    Ensuite vers Forbach je tombe sur un gars plus jovial. Il a un accent indéfinissable, un peu allemand, ici ça se comprendrait. Je lui demande carrément ; il me dit qu'il est italien mais qu'il a vécu longtemps en Allemagne. Ceci explique cela. On m'avait annoncé un stationnement à 700m mais je suis à une centaine de mètres de la maison, j'aime bien les surprises dans ce sens. C'est mieux parce qu'il y a pas mal de bordel, pompe à chaleur, bâche à bulles... Je finis à la nuit tombée, je peux me servir de mes feux à leds. J'en reviens pas comme ça éclaire comparé aux pauvres lueurs qu'on avait avant, si tu rajoutes les optiques rouillées et le plastique terni on voyait rien quoi !

    Dans l'après-midi j'ai réservé mon repas à Champey sur Moselle, nous vlà repartis avec les plateaux repas. Heureusement ici c'est divinement bien cuisiné.