Coup de gueule
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Mes coups de gueules seront abrégés, car les revendications seraient trop longues à exprimer ici, seul certains de la route, saisiront mes propos, quant aux détracteurs, ceux qui ne partageraient pas mes propos, je les préviens, mon respect envers eux sera total, car j'aurais découvert que je suis devenu désuet, et qu'une génération nous sépare, merci de votre compréhension.
L'évolution du métier de chauffeur a malheureusement saboté la légendaire camaraderie qui régnait au sein d'une confrérie inégalée, ou chacun se disait Tu, ou l'on ne restait jamais à attendre du secours, en rade sur le côté de la route, car la mécanique, de l'époque plus sujette à panne, guettait chacun de nous, alors on se faisait d'abord un devoir de secourir, et une satisfaction de rendre un service, car un jour ou l'autre, le même déboire nous reviendrait comme un boomerang. Malheur à celui qui passera sa route sans s'arrêter, car il y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas. Combien de fois soit à Barcelone, a Porto, a Amsterdam, Copenhague, parlons Europe, j'ai partagé en deux un billet de 100 Frs ou 100 FF ou autre monnaie dans un tripot ou autre vogue avant de quitter, un confrère inconnu jusque là, dans l'espoir de se revoir et de recoller ce billet pour s'offrir fraternellement une petite java.
Plus grave encore la liberté, lorsque la justice doit punir, on retire, à l'homme ce qu'il a de plus cher au monde sa liberté cela veut tout dire.