Mes Histoires...

 

Le monde est-il réellement minuscule? oui.

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Me rendant pour la première fois au Kuweit, (Al- kobar à 17 km ) en 1975, avec du matériel très sophistiqué, j'avais pour mission de remettre, impérativement les documents à Monsieur X et personne d'autres. Et comme de coutume, lorsque je ne connais pas du tout une ville Orientale, je préfère y pénétrer de nuit. Surtout que son accès était précédé d'une longue piste.

Un routier koweitien, me déclara :"après la troisième antenne la plus haute ( 130m) tu bifurques à gauche", et effectivement je me retrouve en ville, avec comme accueil le terrain de football et une horloge gigantesque qui me signalait qu'il était 02 h 10'. Je roulais avec mon « Ken » en pleine avenue, lorsque soudain une voiture immatriculée au Kuweit, me précéda et me contraint à stopper net. Il en sortit 3 compères à l'allure beau chic beau genre, la quarantaine. Prudent, je les attendais du haut de mes 3m. Dans un français approximatif, il voulait savoir ce que je transportais. Pas trop bavard dans ces cas là, je voulais d'abord savoir ce qu'il me voulait, quant soudain, l'un d'eux dans sa déclaration savait exactement le contenu de mon véhicule, sa destination, et en plus le nom de la personne qui devait réceptionner les documents. Méfiant, je ne leur remettais pas immédiatement les dits documents. Invité à dîner à l'Européenne dans un magnifique resto de la place (Ouvert la nuit), autour d'un copieux repas que mont estomac ne refusa surtout pas, le dialogue prit forme et la conviction de ne pas me faire arnaquer me contraint à lui remettre mes documents, motifs la personne concernée avait du se rendre en Europe. Mais comme je tombais un jeudi soir pendant le ramadan, on me signala que tout déchargement ne pouvait avoir lieu avant le lundi suivant. Très gentiment ses trois Messieurs m'invitèrent à les suivre avec mon « Bahut » à environ 15 km de là pour me permettre de passer ces trois jours d'attente dans plus de confort que dans mon « Piège ».

Arrivée au petit jour a proximité d'une somptueuse villa, aux murs de plus de 4m de haut, un, Monsieur Y, m'accueillit dans un parfait Anglais, (Langue que je maîtrise mal) il s'aperçut immédiatement que j'étais francophone et me fît pénétrer dans cette somptueuse demeure, après m'avoir convaincu que mon « Ken » et son contenu était en parfaite sécurité. Il me légua une chambre, magnifique, air conditionné, boissons fraîches dans un petit frigo à proximité, et me souhaita une bonne fin de nuit. Vers 11 h 00 je mis fin à mes rêves et après une toilette ad hoc, je me présentais à la cuisine, ou une femme qui elle ne parlait que l'Espagnol (Langue que je maîtrise assez bien heureusement) me dressa une table ou il ne manquait de rien, du café Lavazza au Nescafé Nestlé en passant par le beurre du Danemark etc.

Petit déjeuner terminé, j'avais remarqué une reproduction de son portrait en peinture su le mur du hall, et naturellement je lui posais la question: qui avait bien pu réussir une telle prouesse ? Elle me répondit que c'était elle-même qui peignait. Elle me déclara que son époux avait dû se rendre au bureau de l'entreprise pour un colloque. Dans notre dialogue je me permis de lui demander ses origines, Hondurienne me déclara-elle, d'Amérique central) Ah et je ne puis m'empêcher de lui déclarer que j'avais un oncle (Frère de mon père) qui avait quitté la Suisse en 1926 et qui etait au Honduras, elle se mit à rire, et me rétorqua, je cite « le Honduras c'est près de 6 millions d'habitants... mais comment se nommait-il? Et je lui fit part de son nom X et comme prénom Adolphe.

Et sans hésitation elle me rétorqua : mais Adolpho X c'était notre voisin lorsque j'étais encore voilà un an encore à Tegucigalpa, elle me fit la description de celui que je n'avais jamais connu, car il avait quitté sa famille (9 frères et sœurs) sur un coup de tête avec le serment de ne jamais revenir. Il ne correspondait qu'avec une de ses soeurs qui était son porte parole. Sur ce, elle me proposa de lui écrire, et de lui décrire comment elle avait fait la connaissance de son neveu au Kuweit.

Deux mois plus tard, je recevais en Suisse un courrier de celui qui n'était pour moi qu'une légende. Et voila qu'une vingtaine d'années plus tard il venait finir ses jours aux sources dans son village en Suisse.