Point de vue ...

 

J'ai toujours rêvé de devenir routier, un rêve d'enfant. Quand j'ai commencé à rouler, les mentalités avaient déjà bien changées, pas en bien, ça c'est sûr.
Si le métier a évolué à mon sens du mauvais côté, ce n'est pas une fatalité, mais le résultat des grèves et des chauffeurs insatisfaits, on veut plus en faisant moins, c'est ce qui c'est fait, mais en général ça ne dure pas longtemps.

Je ne suis pas du genre à critiquer les patrons, bien au contraire, je connais trop les difficultés qu'ils rencontrent, j'ai connu ça étant gamin, surtout qu'une partie d'entre eux, ne gagne même pas le salaire d'un chauffeur. Quand je parle de patron, c'est d'entreprise à taille humaine bien sûr, où il existe des relations avec son employeur, pas un groupe avec des actionnaires à sa tête.

Je pars du principe que dès lors que l'on fait son travail du mieux que l'on peut, que l'on sait prendre des décisions à certains moments, un patron ne sera pas chien pour récompenser. J'ai toujours pratiqué de cette manière et je n'ai jamais pas été déçu.