Mon Carnet de bord... Suivez mes aventures, semaine après semaine!

Janvier 2008

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Mardi 1

Comme une bonne partie de la population, j'ai un peu fait la fête. Oh, pas la grande fiesta, un truc calme entre amis. J'ai été sage et j'ai ramené la voiture sans problème.

 

 

Mercredi 2

Attaquons donc la première journée de cette année, la radio ne parle que de l'interdiction de fumer dans les bars. Le reste de l'actualité, les morts du Kénia, les attentats perpétuels et leurs lots de massacres ne passent qu'en second plan. Le reste de la planète peut crever, les français s'en fichent. Bon, je vide à côté et je ramène la remorque au dépôt pour monter en solo à Grenoble récupérer Mémère qui a des jolis poumons tout neufs. Finies les fuites d'air et le temps infini pour gonfler le matin. Chargement l'après midi et, direction Honfleur. La météo de demain n'est pas fameuse et j'essaie d'aller le plus loin possible, au moins passer le Bessey en Chaume pour éviter le verglas annoncé.

Ce dessin à colorier est destiné aux lofteurs et staraccadémiciennes, aux enfants en bas âge, aux préfets et ingénieurs de la DDE qui ne comprennent pas tout les mots utilisés dans ce carnet de bord

Jeudi 3

Je me réveille sous la pluie et le thermomètre indique un petit 1°. La route n'a pas l'air gelée mais je me méfie quand même. Jusqu'à Paris, je n'ai pas de problème mais la radio annonce la fermeture du Bessey, j'ai bien fait de dormir à Auxerre moi. La traversée de Paris, que je prévoyais fluide en raison des vacances, est plus difficile que prévus en raison de la pluie et du verglas annoncé. Il n'y en a pas mais, les gens roulent doucement par précaution. Ce qui me fait peur, c'est qu'on annonce la fermeture de l'A13 et je risque de me retrouver avec tout les autres planté comme un con sur l'autoroute. A partir de Chaufour, la troisième voie est toute blanche mais ça roule. Le Stockage est au péage de Louviers et j'arrive au moment de la levée du barrage. J'arrive à me couler sur le parking et je fais la coupure en attendant que tout le monde se dégage. J'ai vraiment eu de la chance et je n'ai pas perdu de temps. Je fini le reste du trajet pour arriver à Honfleur vers midi. Je fais chauffer la gamelle en attendant l'ouverture. J'aime bien venir ici, ça vide en deux coups de cuiller à pot et je file sur Gavenchon pour laver. Le Karsher a bien marché et j'ai décapé le plus gros de la merde pendant le lavage. Le camion a l'air presque propre et je me rends compte que j'arrive à voir dans mes rétros. IL ne fait pas bien chaud et je m'autorise une bonne douche. Je joue les faiseurs de pluie moderne en inventant la pluie chaude, de ce temps là, on y resterait des heures.

On stocke

Vendredi 4

Le temps c'est bien radouci cette nuit et il n'y a plus de gel. Pas de précipitation, je charge à côté et je suis le seul pour ce produit. IL faut plus de temps pour contrôler la citerne que pour charger mais je sors en milieu de matinée. Pas de pluie mais les routes restent humides. Paris a bien passé, il faut dire qu'ils sont presque tous en vacance et on peut les voir remonter sur la capitale. Je suis dans l'autre sens donc, tout va bien. Je rencontre Denis, qui rentre aussi mais il n'aura pas de quoi aller jusqu'à Lyon. Descente sans histoire donc et arrivée au dépôt un peu tard le soir mais, on est vendredi.

J'ai été le plus rapide pour la photo

Samedi 5
Dimanche 6

Lundi 7

Journée peinarde en vue, pour être demain matin à Barcelone, pas besoin de courir. J'ai quand même couru aux toilettes pour voir passer tout mon manger d'hier. En clair, j'ai la gastro et une fièvre de cheval. J'avais une autre vision de l'équitation mais, le fait est là, je suis cloué au lit. C'est génial, mon premier voyage d'Espagne depuis six mois et je ne suis pas en état de le faire. En plus, le camion est attelé et le double des clefs est à Grenoble. J'arrive quand même à rassembler un peu d'énergie pour descendre à Roussillon faire un relais dans l'après midi. Au moins, le voyage est sauvé. Une fois l'opération effectuée, je me recouche avec le chauffage à fond.

Mardi 8

J'ai dormi comme un sonneur et je me réveille un peu mieux qu'hier mais ce n'est pas la grande forme. Chargement à côté, il n'y a personne, ça ne va donc pas traîner. Le fax n'est pas arrivé, effet des guéguerres d'agences, et, bien sur, ce sont les chauffeurs qui payent. Se présenter à 6h00 pour charger et perdre 2h de sommeil et d'amplitude pour rien, c'est rageant. Vu mon état de forme, je me couche pour une bonne sieste. Le fax est arrivé à 8h30, pour moi, j'ai réussi à manger un peu et à tout garder, je suis sur la voie de la guérison. Je vais vider dans la Maurienne en m'autorisant une soupe de légume en court de route. Je ronfle comme un sonneur le temps du déchargement, ça me permet de récupérer pour de bon. Retour à Roussillon pour charger la même chose. J'arrive un peu avant l'heure limite et, comme je suis le dernier, ça ne traîne pas. Il me reste de quoi aller à Saint Geoir, je vais essayer de faire un vrai repas. J'ai mangé un peu de chaque plat et c'est passé, on va voir ce que la nuit va donner.

La dent de Crolles

Mercredi 9

Cette bonne nuit a fini de me remettre sur pied mais, contrecoup de lundi, le moral est dans les chaussettes. La perspective de me retrouver à faire des navettes pour le train au lieu d'aller en Espagne m'en a fichu un coup. Tout ça pour un petit microbe de rien, la prochaine fois que j'en vois un, je lui file une paire de baffes et je lui tords le cou. Sale bête. Je file poser la remorque au train. Miracle, il arrive à l'heure. Je pose la remorque directement sur le train, ça fait toujours ça de mois à faire pour les jockeys et j'en attends une autre qui doit arriver incessamment sous peu. Descente express à Roussillon pour changer. J'arrive pendant midi et, le fax n'est pas là. La guerre des agences continue avec les chauffeurs en otage et moi, j'ai mangé avec un lance pierre pour rien. Le collègue, qui est dans le même cas que moi, décide d'aller manger tranquillement, le voyage est foiré mais ce n'est plus son problème. Le temps que le fax arrive, 4 camions sont passés devant nous et nous sortons en fin d'après midi Pour moi, ça ne pose pas de problème mais, pour le collègue, la remorque ne sera pas au train ce soir et la livraison aura un jour de retard. Mémère revient d'Espagne et je la récupère pour aller en Allemagne. Le moral est revenu, et je rentre à la maison ce soir. Je vais réconforter ma fille qui a récupéré la gastro de son papa

En ce jour du 9 janvier 2008, une navette ferroviaire est arrivée à l'heure.

Jeudi 10

Je suis parti tôt, ma fille a bien dormi, pour elle aussi ça va mieux. Ma femme me téléphone en court de route, ma fille a refilé sa gastro à son frère. C'est comme ça chez moi, on partage tout, nous sommes une famille très fusionnelle. Pour ma part, je vais à Ludwigshafen en passant par Strasbourg, ça fait des années que je n'ai pas pris cette route. La vielle frontière de Lauterbourg où j'ai dédouané du temps de Begey (boite qui a posé le bilan il y a bien longtemps) n'a pas beaucoup changé à part le resto qui a disparu. A Ludwigshafen, je pensais manger chez Grubber, resto bien connu des citerniers, c'est fermé, encore un souvenir qui s'en va. Heureusement, il y a un autre resto pas loin et j'y retrouve des français. Toujours aussi difficile de trouver de la place pour se garer dans la zone mais, bizarrement, peu de monde au resto. Les camions allemands sont majoritairement conduits par des polonais qui n'ont pas les moyens, les négriers du transport ne sont pas tous en France.

La frontière de Lauterbourg

Vendredi 11

Je vide dans la plus grande usine chimique d'Europe et le trafic est impressionnant. Il y a déjà un monde fou à l'ouverture. Ca s'intensifie tous les ans, pendant que la France laisse crever son industrie chimique, l'Allemagne développe la sienne. Je suis content, je vide à l'autre bout de l'usine, pas loin de 20 mn pour traverser mais je suis sorti à 9h00. Descente sur Strasbourg pour laver et charger à côté. Je suis tout content, je suis au chargement à 13h30, je vais pouvoir rouler un max ce soir. Dommage, la commande ne sera prète qu'à 16h30, l'après midi est foutu et je sors pour arriver en plein boum du vendredi soir. Je sors 18h00, plus de 4h dans la cour, il ne me reste pratiquement plus d'amplitude, moi qui pensais rentrer pas trop tard demain, c'est râpé. Heureusement, Bata me trouve un resto du côté de l'Isle sur le Doubs, ce soir, je vais m'empiffrer de potée au chou et dormir sur les bords du Doubs.

La France n'est plus très loin.

Samedi 12

Il a plus toute la nuit et il ne fait pas chaud au réveil. Je rentre donc à la maison sous la flotte et même quelques flocons de neige fondue en court de route. Le soleil se lève quand j'arrive vers Lons le Saulnier. Je rage un peu de ne pas avoir pu faire cette route hier mais, le boulot est comme ça. J'arrive à Lyon en fin de matinée et toujours sous la pluie. On va encore se les geler ce week end, c'est l'hiver.

Un peu de neige à Pont d'Ain

Dimanche 13

Lundi 14

Grosse journée en vue et je dois prendre le train pour l'Italie. En clair, je me lève à 1h00 pour partir du dépôt à 2h00. Il faut être au train avant 4h30 pour un départ à 5h30. Ca fait tôt pour se lever, tellement tôt que je me demande si j'ai dormi. L'idéal aurait été de partir à 22h00 pour dormir devant le terminal mais, ça ne m'aurait plus laissé d'amplitude. C'est le côté débile des lois qui vous empêchent de dormir et vous font rouler avec une allumette sous chaque il au nom de la sécurité. Heureusement, Phil me tient la grappe. Vivent l'oreillette et le forfait Millenium. La pluie est annoncée, en attendant, un vent de tous les diables la précède, un truc à vous mettre une savoyarde en crabe mais, l'avantage de la citerne, c'est qu'il n'y a presque pas de prise au vent. J'ai bien fait de me lever de bonne heure, les wagons ne sont même pas arrivés. Ils arriveront pile à l'heure du départ, le temps de faire mettre tout en place, on va encore avoir une heure de retard. Toujours aussi forts à la SNCF, même pas foutus de prévoir de mettre des wagons en place d'avance pour un départ à l'heure. On a le train le plus moderne du monde mais le fret est à la traîne. Une heure de retard à l'arrivée bien sur moi qui pensais pouvoir dormir vers Trieste, je vais avoir juste le temps de passer Venise. La radio annonce que l'A8 est bloquée à cause des intempéries, ça ce voit à partir de Tortona, le trafic PL est moins dense que d'habitude. La traversée de Venise est exceptionnellement fluide, ce qui n'est pas le cas dans l'autre sens. Je me pose pas loin après au bout de l'amplitude, je suis crevé même si j'ai dormi un peu sur le train.

Venise passe bien dans ce sens

Mardi 15

J'ai bien récupéré Et je suis en pleine forme pour le départ, plus tard qu'hier quand même, il est 4h00. La circulation est calme, du moins, dans mon sens parce que, de l'autre côté, c'est déjà chargé, les gars essayent de passer Venise avant les heures de pointe. C'est incroyable comme le trafic à explosé en quelques années. Le passage de la frontière se passe sans problème, même pas le contrôle du passeport, la Slovénie est dans l'espace Schengen maintenant. Ca fait plus d'un an que je ne suis pas venu alors, je profite un maximum de ce voyage. Le client est un peu après Ljubljana et je rame un peu pour le trouver. J'ai demandé mon chemin à une station service, l'avantage de ce pays, c'est que tout le monde parle l'anglais, même si ce n'est que le niveau scolaire, ça suffit pour les conversations de base. Avec le temps de l'analyse, je suis vide un peu avant midi et je retourne sur l'Italie. J'ai moins de chance qu'hier pour la traversée de Venise, 20 kms en 1h45, cette ville est devenue saturée en permanence. Lavage sur le port et, bien sur, plus d'amplitude. Moi qui pensais pouvoir manger après Vicenza, je mange pas loin de la Montedison sur le port. Cette nuit, la vague de pluie, qui était sur la France hier, est venu me rejoindre.

Plus qu'à retourner en Italie

Mercredi 16

Encore un départ de bonne heure, moi qui pensais pouvoir me recaler cette nuit. Direction Bergamo sous la pluie. Jusqu'à Brescia, ça roule bien mais ça se charge de plus en plus. Comme tous les matins, de Bergamo à Milan, ce n'est qu'un vaste embouteillage. Heureusement, je sors là et le client est à 2 kms de la sortie de l'autoroute. IL y a déjà 2 camions devant moi mais ça charge vite et je suis sorti avant midi mais après le bordel matinal. Je vais monter par le train, aujourd'hui, ce machin va bien me rendre service, avec la pluie qui se transforme en neige fondue sur Turin et l'A8 qui est fermée, ça va merder un max au tunnel. Coup de chance, il part à l'heure, a partir de Suse, ça devient blanc. J'aime bien la neige, même sur la route (quand la DDE fait son boulot ce qui est rare) mais c'est encore mieux quand on ne conduit pas. Côté français, on peut voir la file interminable des camions en attente sur l'autoroute, entre la fermeture de l'A8 et la neige, le train a au moins l'avantage d'éviter tout ça. On est quand même arrivé avec une heure de retard, la routine.

Pour ceux qui ne parlent pas italien, ce panneau annonce un bouchon

Jeudi 17

Direction la banlieue lyonnaise, arrivé à l'ouverture en prenant le temps d'un croissant en route. C'est bien ce produit, plus de deux heures d'analyse avec le temps de vider, je sors juste pour midi. Lavage à côté et, direction Roussillon. Ca charge tard et j'ai donc le temps de manger. Pas grand monde au chargement, on sent bien que c'est le mois de janvier, les usines sont calmes. Montée sur la Maurienne en passant faire le plein à Grenoble histoire de dire bonjour et faire le plein. J'en profite pour prendre rendez vous avec le marchand de pneu pour demain. Je reprends mon périple jusqu'à Montméllian où je retrouve deux collègue.

Mikado géant

Vendredi 18

Au moins, je vais me lever un peu plus tard que d'habitude vu que le client n'est pas bien loin. Il y a déjà un camion qui vide quand j'arrive, j'en profite pour prendre ma douche. Une fois décrassé, je vide à mon tour. Petit coup de téléphone au garage pour annoncer ma venue, le monteur pourra me préparer les roues du camion. Vu que j'ai un peu de temps, je fais réparer mes veilleuses de côté, c'est pas bien méchant mais, tant qu'on est là. Je pensais que ça ne serai pas long, en fait, il faut changer un faisceau. J'ai bien fait de ne pas tripoter ce truc, vu mes connaissance en électricité Direction Roussillon pour changer. IL faut reprendre les habitudes, surtout après cette escapade du début de la semaine, mais, si on ne doit plus faire que du régional, je sens que je vais craquer un de ces jours. Sumo a réussi à tenir plus d'un an avant de nous quitter, je ne tiendrai pas si longtemps. Positivons un peu, ce soir, je ne vais pas rentrer trop tard.

Cette année, il y aura eu pas mal de neige

Samedi 19
Dimanche 20

Lundi 21

Pour changer, je pars dans la nuit, un peu plus tard cette fois, le camion ne roule qu'à partir de 3h00. Il faut que je sois à Sisteron pour l'ouverture. Autoroute jusqu'à Grenoble et un peu après. Bonne nouvelle, la déviation de Monestier de Clermont est terminée ça fait un bon quart d'heure de moins et, surtout, la traversée dans une rue en pente et étroite est remplacée par une voie express. Sans compter que les habitants doivent apprécier de ne plus être réveillés par les camions qui démarrent en côte. Dans la montée de la Croix Haute, un abruti s'est autorisé à me doubler malgré la voiture qui venait en face, bilan de la manuvre, deux coups de patin et un accident évité de justesse. De toute façon, c'est moi qu'on aurait traité d'assassin bien sur. N'y a pas de neige et la route est salée, je roule donc sereinement ; Il y a pas mal de temps que je n'ai pas pris cette route que j'adore, depuis que l'usine de Saint Auban à cessé presque toute ses activité, on ne vient plus beaucoup. La vallée de la Durance est presque désertée de ses industries. Si l'on rajoute la fermeture prochaine du Montgenèvre aux camions, on peut s'apercevoir que la région a tout misé sur le tourisme et les filles de la vallée n'auront qu'à mettre des jupes bien courtes pour faire des CDD dans les restos. Pour l'instant, je profite du lever du jour avec un ciel bien clair en arrivant à Sisteron. Plus d'une heure d'analyse, j'en profite pour faire la sieste et je sors un peu avant midi. Direction Marseille pour laver et charger sur le port. Je sens que je vais être juste en amplitude mais, coup de bol, le chargement se passe bien et, en comptant le passage au dépot pour poser les rapports et faire le plein, il me reste de quoi rouler jusqu'à Cavaillon. Ca fera toujours ça de moins à faire demain. Inutile de préciser qu'avec une journée pareille, je m'endors sans problème.

La Durance à Sisteron

Mardi 22

Cette fois, je me lève un peu plus tard histoire de reprendre des horaires normaux. Si j'ai bien calculé, je devrai arriver à Lyon pour 8h00, sauf que, il y a un carton dans le Grand Buf et je perds une demi-heure ce qui me fait arriver un peu en retard. Pas trop de bobo quand même, je suis vide avant midi, il faut dire que ça va bien dans cette usine. Direction Grenoble pour faire le plein à moins cher que sur l'autoroute et lavage. La pluie me rejoint en court de route et c'est sous un déluge que je charge. La pluie s'arrête quand je sors avec mes papiers en main, sympa merci. Le Mistral nettoie la vallée du Rhône et je retrouve le soleil en arrivant à Valence. La pluie s'arrête quand je sors avec mes papiers en main, sympa merci. Je roule jusqu'à Nîmes au dernier resto, il ne me reste pas assez d'amplitude pour aller à Sète. Une bonne douche et un bon repas, c'est le meilleur moyen de dormir en paix.

 

La fin de la pluie est pour bientôt

Mercredi 23

Aujourd'hui, je ne me lève qu'à 5hOO, c'est vraiment la grasse matinée. Si j'ai bien calculé, je dois pouvoir passer Toulouse après le rush matinal et il me reste une marge pour prendre le temps de manger. Le soleil est revenu et le temps est franchement printanier. Mes calculs étaient bons et c'est le ventre bien rempli que j'arrive pour vider à Lacq. C'est toujours long pour vider ici mais, comme je suis tout seul, les camions arrivent le matin en général, je sors quand même avant les grosses têtes. Lavage à côté et, fin de journée. Il y a des jours où o, ne se foule pas trop. Signalons quand même que je suis parti à une heure où mon webmaster préféré était déjà couché.

 

Les Pyrénées sont couvertes de neige

Jeudi 24

Rendez vous à 8hOO, autant dire que je me lève à une vraiment inhabituelle pour moi, je suis même réveillé bien avant le réveil ce qui e laisse le temps de prendre une douche avant d'attaquer la journée. Cette usine qui était un enfer au niveau attente à changé en bien, maintenant, les rendez vous sont respectés. Comme je ne viens pas souvent, j'ai droit au film de sécurité comme à chaque fois que je viens, je regarde ça d'un il distrait, c'est toujours la même chose quelle que soit l'usine. Pour ce produit, on a fait un poste de chargement tout neuf, j'ai rarement vu un truc aussi mal foutu, l'Amédée qui a pondu ce bazar aurait peut être du regarder un camion de près ou demander aux utilisateurs ce qu'ils en pensaient mais, on n'est pas intelligents nous autres. Départ dans la matinée sous un soleil radieux, il serait temps que le froid revienne, on est en hiver quand même. Les infos me parlent de grève des fonctionnaires et de chute de la bourse, sale temps pour les capitalistes, mais, de toute façon, la facture sera pour ceux qui bossent, nous. Pour l'instant, je roule sous le soleil et c'est bien agréable. Petite montée peinarde jusqu'à Tain l'Hermitage.

 

La maison c'est par là

Vendredi 25

Dernière journée de la semaine, direction la banlieue lyonnaise, ça rapproche de la maison. Je suis bien content, je suis à l'ouverture sauf que, on charge d'abord un camion et il y en a pour deux heures. Bilan des courses, je ne sors qu'à midi, ça valait bien le coup de se lever de bonne heure. Maintenant, il faut encore sauter le repas pour pouvoir charger avant la fermeture, on est vendredi et ils ne sont pas du genre à faire du rab. Dans mon malheur, j'i de la chance, il n'y a personne au lavage et je peux filer charger. Je suis l'avant dernier mais je charge quand même, c'est bien le principal. Traversée de Grenoble et de son sempiternel bouchon et, passage au dépôt pour faire le plein. Il était temps quand même, ça fait un bon moment que la lumière de la jauge clignote. C'est calme dans la cour, les grenoblois sont déjà tous rentrés, j'en profite pour passer un coup de savon sur cet attelage qui n'a pas été lavé depuis l'année dernière. De tas de ferraille, mon camion passe à celui de véhicule c'est quand même plus joli. Retour à Lyon, l'avantage, c'est que je rentre après les bouchons, on peut pas tous les avoir.

 

Grenoble est ses bouchons habituels

Samedi 26
Dimanche 27

Lundi 28

J'ai presque dormi cette nuit, je ne me suis levé qu'à 4h00, j'ai un peu plus de marge que ces dernières semaines, je dois être à Clermont Ferrand à 8h00. C'est toujours l'hiver, il y a un peu de brouillard givrant mais la visibilité est assez bonne. Le brouillard m'abandonne à partir de Saint Etienne. J'ai pris un peu de marge, ça me donne le temps de prendre un croissant au café qui est au carrefour avant d'arriver chez le client. Je suis tout seul, donc, on me branche sans attendre et je vide tout de suite. Ca me donne un peu de marge, j'en profite pour prendre un café avec copain qui habite à côté, c'est un de spécialiste de Deep Purple qui, surtout la période Mark III, moi qui suis Blackmorien de la première heure, inutile de préciser que je fréquente son forum. J'aime bien ces journées de Janvier, il fait froid la nuit mais, le soleil nous offre des après midi clémentes. Il faut bien penser un peu au boulot, je repars laver à Lyon et je charge dans l'après midi pas loin de Roussillon. Une usine réputée pour ses attentes interminables, mais il n'y a pas grand monde et j'y reste à peine plus de deux heures, un vrai miracle. Il me reste de quoi rouler jusqu'à Grenoble mais, je m'arrête à Saint Geoir dans un petit resto calme. Il n'y a pas un monde fou le soir mais, le patron, ancien routier, met un point d'honneur à servir le soir même pour deux clients.

Le Forez

Mardi 29

Bonne nuit bien au calme, et me voici en train de traverser Grenoble avant le bazar. Je suis devant la porte du client un peu avant l'ouverture, ce qui me laisse le temps de faire chauffer un café. Ici, pas d'analyse, le certificat de conformité suffit, on vide donc sans attendre et je retourne au dépôt. Arrivée vers 10h00, ma journée est finie. Presque finie, je vais passer trois jours sur les bancs de l'école pour la FCOS. La formation est faite chez nous, ce qui va nous permettre de passer sur certains détails pour approfondir les sujets les plus importants.

Petit matin frisquet

Mercredi 30

Comme je suis un lève tôt, je pense que certains l'ont remarqué à la lecture du carnet de bord, j'ai récuré ma remorque à fond avant la reprise des courts Je n'ai fait qu'un côté, mais je ferai le reste demain. Il pleut un peu et un vent d'hiver se lève en cours de journée. On est bien au chaud dans la salle de cours. On a eu droit aussi à une formation sur le mouchard électronique, n est pas sort des emmerdes avec ce truc. D'un autre côté, ça fait des années qu'on en parle et les patrons n'ont rien fait pour remédier aux problèmes prévisibles. De là à dire qu'ils n'ont qu'à prendre leurs responsabilités, il y a qu'un pas que je viens de franchir

Jeudi 31

Toujours l'école mais, cet après midi, test de conduite. J'essaye de faire tout comme il faut faire comme c'est dit dans le manuel du bon conducteur où ils veulent qu'on soit au gouvernement. Ca ne c'est pas trop mal passé, je ne me suis pas fait engueuler par le moniteur. Bon, c'est pas tout ça, il faut peut être bosser un peu. J'accroche une semi pour la charger demain à Roussillon. Je roule un peu pour dormir là bas, ça me fera moins d'heure à faire demain et, surtout moins d'amplitude parce que ça va encore être tendu.