Histoires...

 

Anecdote du Moyen Orient

CHIMIE

 

Votre serviteur, Léo dit « Le Mongol » a inventé il y a quelques années, un nouveau produit chimique « inoffensif et dangereux à la fois », dont il n'a pas encore déposé le brevet.

A l'époque, il n'y avait qu'un grand pont à Istambul, reliant la partie occidentale de la Turquie, à la partie orientale.(Depuis, un 2éme pont a été construit afin de désengorger les flux abominables de circulation automobile)

Pendant quelques temps, il fut possible de traverser ce pont en PL, sans problème. Mais transports dangereux aidant, les autorités turques décidèrent de stocker les dits camions, de les faire « payer » et de les « convoyer » pour la traversée.

UNE VRAI GALERE .

Pour les transports Iochum nous transportions en fûts, du scuranate, produit toxique employé à la fabrication des mousses (matelas et autre), chargés dans une usine de la région de Grenoble. Destination, la partie orientale d'Istambul.

Une guérite de contrôle, nous obligeait à stopper (tous les PL), et présenter les papiers de la marchandise. Au début, il fut aisé d'échapper par toutes sortes de stratagèmes, aux contrôleurs, qui nous attendaient de pied ferme.(l'esprit gaulois).

CONTROLE=PAIEMENT=CONVOI=NUIT BLANCHE

Voici donc le contrôle qu'a subit, avec succès, Léo l'inventeur :

Léo : bjr (en français)

Le contrôleur : Salam. Marchandise ?

Léo : des fûts

Le C : ?? marchandise ?

Léo : des fûts

Le C : chimikal ?

Léo : non, liquide.

Le C : chimikal ?

Léo : non, des bidons.

Le C : (en turque) quel genre de marchandise ?

Léo : des bidons de liquide, comme l'eau.

Je vous passe les minutes interminables de notre échange, sans que je ne reconnaisse que je transportais des produits chimiques.

A la fin, un peu impatient, car le contrôleur sûr de lui, flairait l'arnaque.

Je lui déclarais donc, la main sur le cœur que je transportais des BIDONS DE FUTS.

Hé Hé, je suis passé, mais j'ai très honte. Ce n'est pas bien de mentir.

Plus tard, les contrôles se sont renforcés et une voiture de police stationnait en permanence, afin d'intercepter les fraudeurs et les chargements de « bidons de fûts ».

Vous pouvez voir sur quelques photos d'Herold notre collègue de chez Iochum, le déchargement de ces fûts qui étaient jetés de la remorque et réceptionnés sur de vieux pneus.

Sécurité oblige.

Mais c'était le bon temps.

Je suis certain que d'autres chauffeurs ont des tas d'anecdotes à raconter sur les transports de produits dangereux qui transitaient l'eldorado, pardon, la Turquie.