Mon Carnet de bord... Suivez mes aventures, semaine après semaine!

Novembre 2007

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Jeudi 1

 

Vendredi 2

Début 3h25 Fin 17h30 Conduite 10h07 Km 816

En temps normal, je pars pour Le Havre vers les 5 h du matin. Mais aujourd'hui, j'ai un invité, le fils des voisins de mon fils. C'est un garçon de 11 ans, qui est toujours autour de son camion dès que Sébastien rentre chez lui. Du coup j'avais proposé à ses parents de l'emmener une journée avec moi. Je m'en doutais bien que tout le monde serait d'accord. Je me suis donc organisé de façon à faire un aller retour dans la journée. Bon il faut se mettre à la place du gosse. Il n'est jamais sorti de son trou et s'il voit les camions comme je les voyais à son âge, j'étais certain de son plaisir à faire ce voyage.

Ses parents commençant leur boulot à 4h du matin, je me suis donc levé à 3h pour être sur place à 4h. Ils étaient au Rdv. Ensuite nous avons pris la route dans la nuit. Je ne le voyais pas trop bien dans le noir de la cabine, mais une chose est sûre, malgré l'heure il n'a pas dormi du tout sur son siège.

Nous nous sommes arrêtés à l'aire du Mt St Michel pour prendre un café croissant. Il en a profité pour acheter des bonbons en souvenirs. Puis nous avons fait un complémént de coupure à la BP près de Caen. Encore des souvenirs en bonbons. C'est de son âge.

Pour 10h20 nous avons vidé le container au terminal de l'Océan. Ensuite direction le bureau au centre routier, pour les papiers. J'ai eu alors mes instructions de chargement. Mercredi je devais prendre un container pour la région de St Nazaire, mais par la suite, ils l'ont donné à un de leur chauffeur. Moi je dois aller dans un parc privé que je ne connaissais pas prendre un container frigo vide, mais sans moteur pour aller charger lundi à coté de Niort. Fait chier, comme on dit. Pour être là bas à 8h, il va falloir partir à 4h du matin.

Bon, alors pour midi on a la bête, on mange un casse-croute et on rentre direct à la maison tout en faisant une pause en route. Une fois arrivé, je fais une dernière photo souvenir que je lui donnerais et ensuite je le ramène chez en voiture, car mes heures sont un tout petit peu dépassées.

Un attroupement de cavaliers.

Mon "invité" en extase!

Samedi 3
Dimanche 4

Lundi 5

Début: 4h01 Fin: 19h01 conduite: 9h51 680 km

Encore une bonne journée. Hier soir, je comptais me lever à 3h pour partir à 4. Mais à la réflexion, j'ai décidé de me raser le soir, et de ne me passer qu'un coup de flotte le matin. Ce qui fait que je me lèverais à 3h30. Chose dite, chose faite et à 4h, je partais raccrocher ma remorque.

Il faisait nuit, bien sûr, mais il y avait aussi du brouillard. j'étais mal barré pour arriver à l'heure. je devais charger pour 8h dans une coopérative en dessous de Parthenay (79). Une fois sur la voie express, le brouillard se lève un peu , mais il est dense par endroit, ce qui est plus dangereux. Puis une fois traversé Nantes, c'est un temps sec et clair qui m'accueille. Je passe alors Cholet, Bressuire et en arrivant à Parthenay le jour se lève enfin.

J'arrive dans le village où je devais charger, il était environ 7h25. Je me suis permis de prendre un café dans un bar avant d'aller chez le client. Ensuite une mise à quai, et une longue attente. Les cartons de pommes sont chargés en vrac, mis à part 4 palettes qui servaient à bloquer le chargement à la fin. Le chauffeur (moi), n'a même pas eu le droit d'avoir un kilo de pommes. Je n'ai pas demandé non plus d'ailleurs.

Pour 11h je m'en vais enfin. J'ai alors 24 tonnes chargées jusqu'en haut. Ca balance terrible un container frigo de 4m25, faut faire gaffe. Je prends alors la direction de Thouars sous un beau soleil. Température 14°. Sur la rocade de Thouars, j'avise un centre Leclerc qui a une piste PL pour prendre du gas-oil. J'en profite. Un peu après Saumur je m'arrête manger. Il me faut faire une coupure de trente minutes un peu avant Bernay sur l'autoroute, et à 17h30 j'arrive au centre routier du Havre.

Je demande mes instructions, et je vais comme prévu au terminal de l'Atlantique vider mon container. Manque de chance il ne rentre pas, il manque des papiers, parait il! J'appelle l'affréteur et cinq minutes plus tard, j'apprends que ce n'était pas à ce terminal qu'il devait être livré, mais à celui de l'Europe. Il est alors 18h25, je ressors vite fait de celui là et je vais à l'Europe. Là, pas de problème, il passe. Je vais en zone 2 pour le restituer et comme je suis le seul camion, le cavalier me l'enlève aussitôt.

Une fois sorti du terminal, je vais plus loin dans le port, car j'ai une lettre à poster pour qu'elle parte demain. Je vais ensuite au centre routier. Je reprendrais demain matin un autre container pour vider à 11h à Dreux. J'arrive sur le parking du resto à 19h01. Sachant que je suis parti à 4h01, mon amplitude est bonne. C'est juste mais c'est réglo. Je suis content.

Mardi 6

Début: 6h57 fin: 19h04 conduite: 8h01 494 km

Pour 7h, j'étais à l'ouverture du terminal de France. Pas trop de monde, c'est normal. De ce fait, il n'a pas fallu longtemps pour avoir le container. Je prends alors la direction de Rouen, puis Evreux et enfin Dreux. J'arrive à l'usine pour 9h40, tranquillement. Mon RdV étant lui à 11h.

Sur le parking, en arrivant j'ai compté 8 camions Polonais, 3 Hongrois, 2 Lituaniens, et un seul Français (moi). Je vais donc au bureau pour annoncer mon arrivée. Une chance le mec au bureau est Français. Ou tout au moins, il parle Français. Il me dit d'aller au quai 38. J'y vais mais le déchargement ne commencera qu'à 11H. Tant pis, au moins je suis sur place. 45 minutes pour vider, mais 1h30 pour tout refaire les palettes (car il fallait des palettes de 6 rangées de haut), et contrôler. Evidemment quand on compte 4 fois 12 = 36, on ne tombe jamais sur le nombre exact de colis. Dire qu'il y a des gens payés pour contrôler les colis.

Pendant ce temps, j'ai mangé au camion, et à 12h45 je me barre. Ce qui me fait arriver vers 14h45 au centre routier du Havre. Comme de toutes façons je passais devant, je m'y suis arrêté. Je vais ensuite vider mon container vide chez TCSI, parc privé et je file au Terminal de l'Europe pour en reprendre un autre. Evidemment, en route je tombe sur un passage à niveau qui se ferme sous mon nez. Je feinte l'adversaire et je prends une rue à gauche pour rattraper le passage à niveau suivant avant que le train n'arrive. Gagné.

Une fois à l'Europe, c'est presque le paradis, il n'y a que dix camions à l'entrée et un seul en zone 3. Donc je suis prêt à partir assez vite. Seulement j'entends à la Cb, que les pêcheurs du coin bloquent le rond-point du pont de Normandie. Le fameux rond-point étant simplement sur une bretelle d'accès je refeinte en passant par une autre bretelle. Cette fois c'est perdu. Il y a des bouchons à cet endroit. Une fois arrivé au rond-point, je ne vois que les flics. Mais il y a plein de chiffons par terre. Bref un bon quart d'heure de perdu. Plus loin j'arrive au pont de Normandie et juste avant le péage, il reste un gros tas de ferrailles calciné. En fait il y avait un tas de vieux pneux que les marins avaient brulés. Ca aurait fait une belle photo, mais manque de chance je suis arrivé trop tard.

Je prends la direction de Caen, car je vide demain matin à 8h au même endroit où j'avais rencontré Julien il y a quelques jours, c'est à dire à Nantes. M'étant complétement planté avec la gestion des coupures, je suis obligé de m'arrêter juste avant Caen pour faire les 45 minutes règlementaires. Ce qui induit que je suis reparti à 18h10 pour passer la ville, donc en plein dans le "caca". Je suis au Guilberville, mon resto favori. Demain debout à 4h20 et départ au plus vite, car l'arrivée à Nantes sera vers 7h30 / 8h00.

Les fantômes du port du Havre.

Des montagnes de containers.

Raid en Chine????

Il y a un camion sur la droite, vous le voyez?

Mercredi 7

Début: 4h43 Fin: 19h05 conduite: 8h08 626 km

C'est à 4h20, que le réveil sonna. A la demie, je suis au bar à prendre le café. A coté, il y a un autre routier dans mes âges, qui tournait son café avec une petite cuillère. Il avait vraiment l'air endormi. Le réveil doit être dur. Dix minutes plus tard, après le petit-dèj, je m'en allais. Lui il tournait toujours son café. Marrant comme scène. Il y en a qui ont le réveil difficile quand même.

Pour 4h45 je prends la route. Temps sec, pas de pluie, pas de brouillard, impeccable. Je roule tranquille, sans avoir rien de spécial à signaler. Le moral est meilleur que la semaine dernière, mais ce n'est pas encore le top, loin de là. En arrivant à Nantes, vers les 7h30, je prends par le périphe nord et j'arrive sans encombre chez le client à 7h50. J'ai juste le temps de me présenter et de me mettre à quai. Dès que tout est en ordre je plonge dans la couchette.

9h30, je suis vide. Je sors du quai et je vais à la boulangerie à coté prendre une baguette. Je téléphone au Havre et on me confirme mon rechargement à Cholet pour 13h. Etant à une heure de route, je ne me presse pas trop. Quoiqu'il en soit j'arrive dans la multinationale auvergnate, sur les coups de 11h. Le chef de service me fait mettre à quai, mais il me précise bien qu'il a deux camions à faire avant et qu'on s'occupe de moi aussitôt.

Une fois à quai, je sors mes boites de pâtés henaff, quant tout à coup je sens le camion bouger. Déja? Non en fait c'était un gars qui balayait le container et mettait en place le tapis roulant. Je m'autorise une nouvelle sieste. A 13h45, je suis chargé. je vais au bureau, les papiers sont prêts, mais il faut attendre le feu vert de la douane. Une bonne heure après je peux enfin sortir. Il est un peu moins de 15h.

Je sors de l'autoroute à Chemillé (49), pour prendre du gas-oil chez Leclerc. 1,165€ le litre. Ca me fout vraiment les boules, et on n'entends pas les transporteurs se plaindre. Une vraie bande de moutons. J'en viens à me demander si comme c'est la mode ces temps-çi, ils n'ont pas des caisses noires pour compenser les pertes de bénéfice dues au coût du carburants.

Je refile vite sur l'autoroute, écouter de la musique classique, ça détends et j'en ai vraiment besoin. Au niveau dAlençon je m'arrête pour entre autre téléphoner afin d'avoir les instructions de demain. Il est alors 17h30, le parking est plein avec des camions des pays de l'est, des Espagnols et des hollandais. Je n'ai pu que prendre la dernière place qui restait en travers derrière les autres. Je vide demain matin mon container à l'Europe et j'en prends un autre sur place pour être à Rennes à 14h. Demain, une fois vidé, soit sans doute vers 16 ou 17h, il ne me restera que deux possibiltés, ou je remonte à vide au Havre, ou je change de container pour charger vendredi à Quimperlé, donc je rentrerais à la maison. Mais je n'ose y penser.

Je continue ensuite ma route pour m'arrêter à la sortie de Bernay, au fameux relais de Bretagne.

Un tracteur de cour, marque Magnum !!

Je la trouve marrante la photo.

Jeudi 8

Début: 6h13 Fin: 18h09 Conduite: 5h17 358 km

A 5h50, je me suis levé. Il y a eu de la pluie durant la nuit et en descendant de la cabine, je mets les pieds dans une flaque d'eau boueuse. Il faisait nuit et je n'avais rien vu. Bon, alors je vais au café. Pour 6h15 je pars vers Le Havre. Il y a de la pluie en route. Ca faisait longtemps que j'en n'avais pas eu.

Vers les 7h et des brouettes j'arrive au rond point du Pont de Normandie. En arrivant dessus, je coupe sans le faire exprès la priorité à un bettravier en Volvo. Pas content le mec. Moi-même je me suis posé des questions: Comment ai-je fait pour ne pas le voir? En fait les Volvo ont des petits codes, que l'on pourrait confondre avec des veilleues. Cela rajouté à tout un tas de lumières de toutes sortes font que je n'ai rien vu venir. Il va falloir que je fasse un peu plus attention à ce problème. Bref plus loin ce monsieur me redouble, pas difficile car il était vide. Puis il s'est mis à rouler à 60 pour m'emmerder. J'ai laissé faire et cinq cents mètres après il s'est pratiquement arrêté pour tourner à gauche sur un chantier. Je ne dis rien mais je le pense très fort.

J'arrive ensuite au terminal de Normandie, il n'y a pas grand monde. Je fais les procédures informatiques pour mon entrée et ma sortie. Je dois aller zone 4 pour vider. J'arrive, pas un seul camion. le temps que je fais ma manoeuvre un camion de docker arrive, comme ils sont prioritaires, le cavalier va lui chercher son container. J'attends, mais aussitôt après il y en a 7 autres qui se pointent. Mince alors, s'il faut passer derrière, les boules. Mais non il en ramène un autre et pour repartir, il prends le mien. Ensuite je vais zone 3 pour en reprendre un. Pas de soucis pour l'avoir et je sors du port.

J'arrive à 8h pile au centre routier pour avoir mes consignes de livraison. Donc c'est pour 14 h à Rennes. Ensuite restitution à Brie dans un parc privé et reprise d'un autre container pour aller charger à Scaer (29) demain à 14H. C'est d'ailleurs au bureau, que je m'aperçois de l'état de mes chaussures. Elles étaient pleines de boue sechée. Je suis retourné vite fait au camion les nettoyer, la honte. Ensuite je reprends donc la route et j'arrive pour 12h55 chez le client à Rennes (35).

C'est un magasin d'accéssoires médicaux. Pour 14h ça ouvre et on me prévient que les trois gars mettent en général 4 h pour vider. Ca promet. Ce sont des gros cartons avec des fauteuils roulants dedans. C'est relativement lourd et encombrant. Deux cartons par palette, pas de quai. J'en sors à 17h45.

C'est baisé pour restituer mon container ce soir. Moi qui comptais rentrer à la maison tranquille, je vais en fait au centre routier de Rennes et demain il fera jour.

Ha oui! j'oubliais, il y a eu de la pluie toute la matinée en Normandie et en arrivant en Bretagne il y avait du soleil. Si, si regarder les photos.

C'est trop dur de marcher, et les panneaux ne sont pas assez explicites.

Désolé, mais c'est en Normandie.

Et là c'est l'entrée en Bretagne

Vendredi 9

Début: 7h09 Fin: 16h52 Conduite: 6h19 443 km

Debout à 6h30 et départ à 7h10. Au bar du centre routier, la serveuse n'est plus la même. Heureusement, et au moins on voit le changement. La dame est nettement plus dynamique que l'autre endormie.

Bon, je reprends la route pour aller à Bazouges dans le nord (de la bretagne). 40 minutes plus tard je passe à Sens de Bretagne. Arrêt café et achat d'une baguette de pain pour midi. Ensuite, je rentre au dépot de mon affréteur. Mon arrivée était prévue, puisque je vois un gars du quai avec mon ordre de mission. Il enlève mon container et m'en remets un autre de même taille, mais d'une autre compagnie maritime. Il est pratiquement tout neuf.

Je reprends ensuite la route de Rennes et puis la route de Lorient, ainsi que celle de Quimperlé. C'est long, mais il fait beau. Vers 11h30 je fais une autre pause pipi et café. Pour midi j'arrive chez le client, à Scaër (29). C'est ouvert, ils arrêtent à 12h30. Il ya deux camions devant. J'attends un peu et je prends ma place au quai. Comme il faut attendre 14h, je mange et je vais dormir encore. Décidemment, je n'arrête pas de dormir cette semaine.

A 14h pile, je sens la remorque remuer. Une fille mets les palettes avec son Fenwick. Je me lève et vais voir. Etant donné qu'il s'agit de petites palettes, elle s'emmerde vraiment à mettre la troisième de chaque rangée. C'est trop juste. Finalement je prends un transpalette et je mets les palettes à leur place. Ce n'est pas lourd et ça arrange tout le monde. D'autant plus qu'il y a trois autres camions qui attendent après. Faut pas être plus con que le roi, et ça ne me fait pas de mal de faire un peu de sport.

A 15h je m'en vais. Il ne me reste plus qu'à rentrer à la maison. Il fait beau et la route est belle. Pour 16h30, je mets les roues dans la cour. Encore une semaine de finie. En passant à Theix, je regarde le prix du gas-oil: 1,185 €. On est dans un monde de fous.

Vous avez le bonjour de la dame de Brocéliande.

A Ploermel (56).

Samedi 10
Dimanche 11

Lundi 12

Début: 4h42 fin: 18h05 Conduite: 9h51 Km: 735

4h debout. Ce qui me fait partir un peu avant 5h du matin. Il fait nuit noire, et pas de rayon de lune. Mais tant pis, le temps est sec. Je roule tranquille, passe Rennes et bien sûr, je m'arrête à l'aire du Mt St Michel. Pause café et coupure d'un petit quart d'heure.

Le jour alors, se lève. C'est dur, les yeux sont déja fatigués. Je passe Caen vers les 8h30, il y a un peu de monde, mais rien d'extraordinaire. Puis c'est une coupure d'une demie-heure à la BP à la sortie de la ville. Cette fois, il y a de la place pour se garer. A peine arrêté, un routier Polonais vient me voir. Le seul mot que je comprends, c'est "batterie". Bon je vais voir, et en effet, il est en panne de batteries. Comme j'ai des cables, je vais en profiter pour les inaugurer et par la même occasion le dépanner. Je déplace mon camion, pour me mettre cote à cote avec lui et je pose mes cables. Heureusement chez Mercedes, il y a des prises prévues sur le coté gauche du tracteur. Le sien est aussi un Mercedes. Donc l'opération, manoeuvre comprise, m'a prit cinq minutes. Et il était content le vieux. En repartant, j'ai eu le droit à un salut de la main. Près de lui, il y avait un nuage de gendarmes qui escortaient deux camions de produits radio-actifs, enfin je le suppose.

Ce qui fait que j'arrive au terminal de France pour 10h30. Avant de rentrer j'appelle l'affréteur, il me donne les instructiions pour sortir un container du même terminal. Ca ne traine pas, d'ailleurs à 11h40, je suis au bureau au centre routier. Ensuite je vais sur le parking du pont de Normandie pour manger mon casse-dale. Puis direction la Bretagne. J'ai repris un container à vider dans un petit bled entre Nantes (44) et Cholet (49), cela à 7h30 demain matin. Ensuite je recharge la même boite à coté de Cholet pour la Chine. Ce doit être des déchets de plastiques, car je suis allé il y a quelques semaines dans cette usine. On verra bien.

Toujours est il qu'il fait beau. Seulement 10°, mais du soleil. J'arrive vers 17H30 à Derval, entre Rennes et Nantes. Il y a un resto routier et à coté un centre de lavage. Je vais mettre le camion à la douche et ensuite je prends ma place sur le parking. Demain à 5h30 debout, il ne me reste que 90 bornes à faire, mais je préfère être en avance qu'en retard.

Escorte de gendarmes.

Un routier cycliste.

Levé de soleil.

Mardi 13

Début: 5h49 fin: 19h13 Conduite: 6h26 Km: 438

5h30, c'est l'heure. Vers les 5h50, je sors du parking. Il ne fait pas chaud, seulement +1°. Mais le temps est sec, donc pas de soucis. Je passe Nantes, les doigts dans le nez, comme on dit. Mais à la sortie de Nantes, il faut passer au dessus de la Loire. Il y a des ponts me direz vous. Oui mais, il y a du brouillard. Très dense au dessus du fleuve, puis beaucoup moins par la suite. Seulement dix kilomètres plus loin, ça recommence. Et de plus en plus épais.

Je sors de la voie express avant Cholet, il est environ 7h, et j'ai 2 km à faire. Je sais que sur cette sortie il y a un relais routier. J'ai hésité à aller prendre un café. Je me suis repris et je ne suis donc pas allé. J'avais vu sur le net hier soir, que l'usine était dans le bourg . Je me lance en me fiant au GPS. Bien sûr le bourg est interdit au PL sauf livraison. J'y vais dans la nuit et le brouillard. Mon GPS me donne le top quand j'arrive au début de la rue recherchée. Le numéro de la rue que j'avais était le 1. Seulement rien, je ne vois pas l'ombre d'une usine ici. Que faire? Je continue plus loin, complétement perdu, et pas moyen de trouver quelqu'un pour se renseigner. Après deux cents mètres, je sors du village. Je ne peux plus faire demi-tour. C'est une petite route de campagne, je ne sais même pas où elle va. Comble de malchance, je vois arriver en face un car scolaire. Ca ne passe pas. Je suis obligé de reculer dans la nuit, à l'aveugle. Pourvu que personne ne vient derrière. J'avise un chemin et je me serre. Le car passe, mais personne vient me voir. Le chemin étant un peu en dévers, j'entends le garde-boue gauche s'accrocher au chassis de la remorque. Houille!!

Je continue le chemin en espérant qu'il n'y ai pas d'autres cars. Environ 5 km plus loin il y a un carrefour. je vais une savante manoeuvre dans le brouillard toujours et aussi dans la nuit. Je reviens alors dans le village. Je m'arrête au premier carrefour et quelques instants après je vois un jeune en mob qui arrive. Je vais le voir et il me dit de le suivre. Je n'étais pas loin, mais quand on ne voit rien....

Je m'arrête donc dans la rue. C'est bien mon usine, il y a de la lumière, mais personne, c'est lugubre. je vois alors un mec qui arrive en voiture. Il me dit d'aller plus loin dans la cité et de prendre à droite pour passer derrière l'usine. Bref c'est le parcours du combattant. Le jour se lève enfin, et je suis à quai à 7h35. J'ai bien fait de ne pas aller au café. Quoique peut-être que j'aurais eu une indication précise pour trouver le client. Car en fait c'est d'une simplicité..... quand on connait.

Pour 10h30 je repartais. Entre-temps j'ai réparé mon garde-boue. Enfin, je l'ai remis à sa place, et comme deux attaches en caoutchouc avaient cassées, je les ai recollées avec de la super-glue, et ça tient. Il y a du soleil, mais la température est de 10°. Je vais à Cholet. Comme je connais ce client, c'est fastoche. J'y suis pour 11h30. Je me mets en place et j'attends 14h comme prévu. Le gars me charge des balles de vieilles bouteilles en plastique. C'est pour la Chine. Sans doute vont-ils nous faire des jouets avec cette merde.

15h je repars, avec 19 tonnes. Le temps se rafraichit. Pas tellement agréable. J'arrête chez Leclerc à Chemillé, entre Cholet et Angers. 1,178 €, le litre de gas-oil, hum, hum!! Puis je remonte vers la Normandie. A partir du Mans, il commence à pleuvoir, et aussi à faire nuit. Brrrrrr.

J'arrête en route téléphoner pour le programme de demain. Je dois donc vider au terminal de France de bonne heure et recharger sur place pour être comme la semaine dernière à 11 h à Dreux. A l'aire d'Alençon, où je m'étais arrêté, je vois arriver un camion Finlandais. Le pauvre a juste fait le tour du parking, car il n'y avait pas de place. Je continue ma route et je m'arrête à 19h15 au Bretagne près de Bernay. Demain à 5h30 encore, debout.

Dur dur pour trouver.

Vos poubelles vont en Chine.

Les prises MB pour cables de dépannage.

Mercredi 14

Début: 5h51 fin: 19h06 Conduite: 8h18 Km: 541

Bien sûr, ce matin à 5h30, il pleuvait. Malgré la nuit, j'ai pu repérer les flaques de boue dans le parking. De plus j'avais mis du papier journal sur le plancher de la cabine pour absorber la merde. Ver 5h55 je m'en vais. Il ne fait pas trop froid, environ 9°. J'arrive 55 minutes plus tard au terminal de France. C'était fermé comme prévu. J'étais le sixième camion. A 7h on libère les fauves. Etant dans les premiers, pour 8h non seulement j'ai tout fait, mais je suis au centre routier. Pause café.

Je reprends la route directement pour Dreux. Je ne m'étends pas sur le parking, remplit encore de camions Hongrois et Polonais. Quoiqu'il y avait quelque chose qui m'intriguait. Sur un camion Polonais (photo), il y avait un tuyau d'air qui allait de la cabine au réservoir. J'ai demandé au chauffeur et il m'a expliqué, que c'est pour transvaser le reste de gas oil du réservoir, dans l'autre réservoir. Pourquoi? Je n'en sais rien. Si il y a transfert, c'est qu'ils sont communiquants, alors pourquoi le faire? Autre chose sur ce Scania, un 420, à la norme Euro 5, Il y a un réservoir d'Ad Blue. Donc même pour un Scania, il en faut.

Pour midi et demi je suis vide et donc je remonte direct au Havre. Un peu après Rouen, je vois sur un parking d'autoroute, un camion comme celui de Pierre Marie. D'ailleurs un comme le sien, on ne voit que ça sur le parking. Impossible de passer inaperçu. Ayant dépassé la bretelle d'entrée, je claxonne à tout hasard. Biloute m'appelle à la cb, c'était bien lui, mais pas de photo.

J'arrive au centre routier, prendre mes instructions, je vide ensuite au terminal de France ce qui me prends une bonne demie-heure et je reste sur place qu'on m'amène un autre container plein. Là j'attends près d'une heure quand même. En sortant il y a une file de camions qui attendait. J'étais donc arrivé à la bonne heure.

Je prends ensuite la direction de Caen. Je dois vider demain à 14h au Essarts en Vendée. j'ai donc le temps de descendre. J'arrive au Guilberville à 19H10, pour manger et dormir.

Donc en pratique je vide demain à 14h, et en théorie, je devrais recharger vendredi matin à Angers pour monter au Havre ensuite. Là, je laisserais mon container et je reprendrais un autre pour rentrer vendredi soir à la maison. Mais ce n'est que de la théorie. J'ai bien peur que ce sera plutôt un coup de samedi matin. Ha oui!, j'ai eu une bonne nouvelle, le tarif kilométrique augmente de 2 cents à partir du 1er Décembre, en attendant la hausse de Janvier. C'est toujours ça de pris.

Scania 420 euro 5 avec Ad Blue?

Polonais bien équipé.

La queue au TdF.

Jeudi 15

Début: 7h35 fin: 17h13 Conduite: 5h53 Km: 438

Je me suis levé tranquillement à 7h. Ca fait bizarre quand même. D'habitude je suis dans les premiers à sortir du parking, et là je serais plutôt dans les derniers. Ma foi, ce n'est pas bien grave, j'ai le temps. Ca roule bien, sans problème. Une fois que le jour est levé, il y a du soleil, mais il ne fait pas chaud, dehors c'est 2° pas beaucoup plus.

En arrivant à Nantes, je prends une baguette dans une station shell, pour manger à midi. D'ailleurs je vais la manger sur le parking d'une Total, une vingtaine de bornes avant mon client. J'arrive chez lui à midi et demi. Je vois un jeune, qui me dit que c'est fermé. Soit, j'attendrais. A 13h45, les gars reviennent, je me mets en place et en 15 minutes chrono le container est vidé de ses palettes de jantes alu, fabriquées en Chine, évidemment.

J'appelle alors mon affréteur qui me confirme mon chargement à Angers demain matin, et à 9h00. Il ne me reste qu'une centaine de kilomètres à faire. J'ai largement le temps. A Chemiré, je sors pour aller compléter mon réservoir de gas-oil, chez Leclerc. J'en profite pour faire un tour dans le magasin et donc faire quelques courses. Ensuite je vais chercher le client pour voir d'une part où il est et d'autre part pour essayer de charger ce soir. Il y a une jeune fille qui fait office de gardienne. Elle appelle l'expédition, qui malgré l'heure, 17h30, est d'accord pour charger. Mais manque de chance, mes références leurs sont inconnues, et pour cause, c'est prévu demain matin. Donc on me dit de revenir demain. Pas moyen de dormir à l'usine; il y a bien un parking dans le milieu de la zone industrielle, mais c'est le genre d'endroit qui ne me plait pas du tout. Finalement je fais une quinzaine de bornes pour trouver un relais routier.

Le problème, c'est qu'il va falloir les faire dans l'autre sens demain matin et ce sera vingt minutes de perdues en conduite pour pouvoir rentrer demain soir à la maison. C'est pour çà, que je sentais une arrivée le samedi matin. Ca prends la tournure. D'Angers au Havre, il faut 4 heures de conduite et du Havre à la maison 5 heures. Il ne me reste alors qu'une quarantaine de minutes pour trainer dans le port du Havre. On verra bien, demain il devrait faire jour, normalement.

Les plaines du Phare Ouest (Far-West).

Vendredi 16

Début: 7h20 fin: 22h07 Conduite: 9h48 Km: 710

Ce matin, il ne fait pas bien chaud. Au départ de la journée, la température était à -3°. Bref je repars à 7h30 et je retourne chez mon client. Cette fois, il a les bonnes références et j'apprends que la marchandise est sur palettes. C'est déja du temps de gagné, car des fois, ce sont des cartons en vrac. On me fait mettre sur un parking et vers les 8h30, le gardien vient me dire de me mettre à quai. Ce que je fais.

Pour 9h15, les palettes sont dans le camion et le camion est plombé. Mais pour les papiers, j'attends jusqu'à 10h. Ce matin, j'ai "perdu" vingt minutes pour revenir du routier et faire mes manoeuvres à quai. Donc pour ne pas perdre de temps, je prends l'autroute et je fais ma coupur d'une demie-heure à la sortie à Bernay. Il est alors près de 13h.

Trente minutes plus tard je me barre. Et j'arrive au terminal de France avant même les 14h30. Il n'y a pas grand monde, disons une circulation normale. Pourtant il va falloir attendre sur zone près de 45 minutes pour que l'on enlève mon container. Je me vois donc déja dormir en route ce soir. Surtoiut qu'ensuite, je dois traverser le port pour aller chercher un document sanitaire pour ma livraison de lundi et ensuite aller au terminal de l'Atlantique récupérer mon container pour rentrer.

En route, je passe devant celui de l'Europe et je m'aperçois que dans celui-ci pour aller en zone 4, c'est vraiment le bordel encore. Heureusement je ne fais que passer. Maintenant comme je sais où je récupère mon document, je ne perds pas de temps. En arrivant au terminal, il n'y a que deux camions devant moi, sur chacune des trois files. Autant dire qu'il n'y a personne. Seulement je prends une file qui comme par hasard va la moins vite. Je fais la demande de chargement et je vais en zone 6, soit la plus au fond du terminal. Encore au moins cinq minutes de plus en conduite. Je ne la sent vraiment pas la rentrée à la maison. En arrivant sur zone, il n'y a personne, et au loin je vois un cavalier en train de prendre un container "Hamburg süd". Je suis sûr que c'est le mien, tant mieux. C'est la première fois que j'en ai un comme çà. Non seulement je les trouve beau, mais en plus, comme j'adorais dans le temps aller à Hambourg en Allemagne, je flippe de bonheur. Comme quoi il ne faut pas grand chose des fois.

Une fois posé sur le chassis, le camion s'écrase tellement que j'ai un doute sur le poids. Je décachette l'enveloppe que j'avais eue. Résultat 25 tonnes de marchandises. Et ben, vraiment on n'est pas rentré, car certainement que je vais perdre du temps pour traverser la Normandie. Je file alors au centre routier, pour apporter les papiers de douane du container laissé au Havre et je suis prêt à repartir. Il est 16h30. J'ai près de 6h de libre au niveau amplitude et 5h de conduite à faire. Sachant qu'à vide il me faut 4h30 de route en bourrant dedans. Ce devrait être bon.

Franchement il y a lourd, vraiment très lourd, il va falloir que je contrôle lundi par curiosité. Au démarrage je suis obligé de partir en deuxième vitesse, alors que d'habitude c'est au pire la troisième petite. J'arrête avant Caen pour les 45 mn de pause. Ensuite c'est la dernière ligne droite. Je passe devant Guilberville pour 19h. C'est l'heure de manger. Si je m'arrête c'est foutu, mais comme j'ai annoncé à mon épouse que je rentrais ce soir, il faut continer, j'ai faim.

En passant à Rennes, ayant des points de repères au niveau des temps et des distances, j'appelle mon gars pour lui dire de ne pas venir au devant de moi, Je devrais avoir assez de temps pour rentrer. 22h07, je suis à la maison, il me reste alors 12 minutes de conduite disponible. J'hésite: est ce que je fais deux ou trois fois le tour du village pour les utiliser? Non, finalement je préfère aller manger, et dormir.

Pause vers Bernay.

Personne devant moi.

Mon " hamburg süd".

Samedi 17
Dimanche 18

Lundi 19

Début: 08h02 Fin: 18h08 Conduite: 06h59 Km: 467

Etant donné que je devais vider à 9H, je ne me suis pas pressé ce matin. En partant, il faisait frais, mais sec. Ca n'a pas duré longtemps, car peu après mon départ on a eu le droit à de bonnes averses. Bref j'arrive à l'usine d'Elven à 8h50. Contrôle et attente des étiquettes, puis je vais chez un transporteur voisin pour vider. J'arrive juste au moment où un camion Espagnol sortait. Je me mets sur la rampe et j'ai compté les palettes au fur et à mesure que le gars vidait, 31 big bags de 800 kg, soit environ 25 tonnes net, plus le poids des big bags vides, et surtout 31 grosses palettes perdues 100/120 vides. Donc le chargement devait bien faire dans les 27 tonnes. Ca ne m'étonne pas que c'était dur à tirer. Comme ça venait du Brésil, je ne sais pas qu'elle route et quel camion le gars avait pour amener le container au port là bas, mais il a du s'amuser sérieusement.

Pour 10 h, j'étais vide. Je me suis alors enfilé un petit café, et hop, retour à vide au Havre. Ca allait beaucoup mieux. Arrêts habituels sur l'aire de la Chaine et ensuite celle du Mt St Michel. le tout sous la pluie. C'est là que j'ai entendu que l'autoroute avait été coupée dans la matinée suite à un accident de camion, à cause du verglas. Mais quand je suis passé, il n'y avait plus rien.

A Caen, la pluie cesse enfin. J'arrive pour 15h35 dans un parc privé du port du Havre, pour restituer mon container. Je passe au bureau, au centre routier. Encore un petit noir (café), et je vais au terminal de France. Il n'y a pas beaucoup de monde. Je ne peux même pas mettre en coupure mon mouchard. Ayant repéré un terrain en friche dans une zone artisanale près de chez moi, j'ai appelé son proprio, pour éventuellement l'acheter, mais pas de chance, il avait été revendu. Il y en a bien d'autres, mais ce ne sont que des champs, et il faut tout remblayer dessus. On a des devis, mais c'est relativement cher pour nous encore.

J'ai donc repris un container de déchets de tabac pour vider près du Mans à 10h demain matin. Je suis ce soir au Bretagne près de Bernay (27). Demain je n'aurais que deux heures de route pour arriver à bon port.

Lundi De la pluie.

Mardi 20

Début: 07h13 Fin: 19h32 Conduite: 09h16 Km: 652

19h30; encore une journée de finie. Ce matin, je me suis réveillé à 5h. J'ai allumé le Wébasto, et la radio. Mais cette putain de radio changeait de station toute seule. Du coup je me suis levé pour couper la fonction RDS, et je me suis recouché jusqu'à presque 7h.

Vers 7h25, je reprends la route ou du moins l'autoroute direction Le Mans. Il pleut, il pleut. Je fais une halte à l'aire de la Dentelle d'Alençon, pour un café et pour acheter une baguette de pain. Puis j'arrive à l'usine vers les 9h30. Pas de chance, malgré le fait qu'il n'y avait pas de container devant, je vais vider dans un dépot extérieur. Mais je connaissais et je n'ai pas perdu de temps pour livrer.

A 10h45 je remontais sur Le Havre. Je me suis arrêté en route pour manger. Plus loin je croise Globule 16, mais c'est souvent. Par contre en arrivant au Havre, c'est Jack Sélère que j'ai croisé. Mais il n'a pas dû me voir. Et vers 14h15, j'arrive au port, sous la pluie. Je vais au bureau du centre routier pour avoir mes instructions et prendre un...... café. Ensuite, c'est le terminal de l'Europe pour laisser mon container vide. Le docker à la sortie du terminal devait être de bon poil, il commençait à discuter un peu avec moi. Ils ne sont pas tous cons non plus, mais c'est comme les routiers, les bons sont discrets et les abrutis, on ne voit qu'eux.

Bon, après je cours au terminal de France. Il y a un peu de monde, et je profite de mon attente sur la zone pour faire une coupure. Manque de chance encore, quand on est pressé il faut 1h30 d'attente et là je n'ai même pas pu attendre un quart d'heure. Je me gare plus loin, sur un parking pour mettre un cadenas aux portes et pour changer une ampoule de feu rouge sur la remorque. Bien sûr, sous la pluie. Ca me fait un quart d'heure de passé.

Je vais au Bretagne près de Bernay, pour la demie-heure restante. Je profite pour prendre non pas un café, mais un lait fraise. 17h20, c'est l'heure, je redémarre. Comme je dois vider à Angers à 8h, je reprends l'autoroute du Mans. Il pleut des cordes, et il fait nuit, je n'aime pas çà. Ce soir c'est la coupure sur l'aire de Sargé Le Mans, à 50 km avant Angers.

Encore de la pluie

Mercredi 21

Début: 06h57 Fin: 20h29 Conduite: 05h53 Km: 413

Après une bonne nuit passée au calme, il va falloir se lever. Je décolle un peu avant 7h. Le temps est sec, tant mieux, mais à cette heure çi, il fait encore nuit. J'arrive chez mon client à 7h45. Je me présente et me mets à quai. J'étais déja venu une fois ici. On me paye un café, dégueulasse, c'est du Nescafé. Mais c'est le geste qui compte.

Je profite de mon temps libre pour justifier ma fonction de modérateur, mais il n'y a rien à modérer.Vers 10h40, je suis vide. Je range tout mon bordel, ordinateur, fils etc puis j'appelle mon affréteur. J'ai la confirmation, qu'il faut bien aller près de Cholet pour charger à 14h. J'avise une station Elan, sur le bord de la rocade. Très chère et d'un accueil limité. Bref c'est une station à éviter à tous points de vue. Ensuite je vais au Leclerc de Chemillé faire mon plein. Le cours du pétrole baisse un peu, mais pas le prix du gas-oil dans les stations. C'est vraiment de l'arnaque à bloc. Du coup je rejoins Trémentines, village où je dois recharger, par la nationale. D'ailleurs j'ai bien fait car je tombe pile poil chez le client, il est alors 12h05.

On me dit d'attendre 13h30, soit Je retourne alors dans ma cabine pour le déjeuner. Vers 13h un camion de mon affréteur arrive. Manifestement il y avait un problème avec les RdV. Du coup à 13h30 le client téléphone et c'est le collègue qui passe en premier. Ce qui fait que je commence à charger à 15h, et je sors de là à 17h. De toutes façons, je prends ce retard, du bon coté, car que ce soit lui ou moi, on ne pourra pas vider le container ce soir.

En partant je rappelle au Havre et j'apprends que je dois reprendre une autre boite pour être comme la semaine dernière à 11h à Dreux. Une fois sur l'autoroute, je vais jusqu'au Bretagne près de Bernay. J'arrive sur le parking à 20h30. Il y a un beau clair de lune, et le temps est doux. Ce qui est dommage, c'est que pratiquement tout le temps passé à conduire c'est fait dans la nuit, et quand il faisait jour, j'ai glandé à attendre.

Chargement de dechets de plastiques

Jeudi 22

Début: 06h10 Fin: 17h29 Conduite: 07h54 Km: 509

Je me lève à 5h45. Puis je vais au café. A cette heure matinale, je pensais être tranquille. Manque de chance peu après mon arrivée, un blaireau de base s'est pointé aussi. En l'espace de 5 minutes, tout le monde a su que ce monsieur était de Bordeaux, que sa femme ne pourrait pas venir au bar car elle fait 1M 40 de taille, qu'il est sorti en T shirt la semaine dernière par moins 7°, et qu'il a eu un rhume. Bref j'en passe et des meilleures. Mais qu'est ce qu'on en a à foutre.

Pour 6h15, je suis reparti dans la nuit. Il y a encore un clair de lune. J'arrive à 7h05 au terminal de France. Je ne traine pas pour avoir mon container. Pour 8h je suis au centre routier, où je récupère le T1 pour la douane. J'en profite pour acheter un casse-croute. A moi l'autoroute.

Route classique ensuite, Evreux, Nonancourt et enfin Dreux. Il est 10h35 lorsque je mets les roues dans l'usine. Cette fois on me prends de suite. J'ai juste le temps de me mettre à quai, et de manger. Pour 11h30, j'étais prêt à partir. J'appelle alors mon affréteur qui me dit de monter au Havre. Je demande alors la suite qui est prévue. On me répond qu'on me dira çà tout à l'heure. Je n'aime pas trop ça, c'est mauvais signe.

Pour 14h10 je suis de retour au centre routier. On me dit de laisser mon container vide au terminal de France, normal. Mais aussi que je dois aller à l'Europe chercher un vide pour charger demain matin à 8h, près de Creil (60). Là ça ne m'enchante plus du tout, mais il faut pourtant le faire. Au France il n'y a personne, les cavaliers attendaient les camions. Puis à l'Europe, je récupère le seul container de la compagnie qui restait dans la taille voulue. Heureusement qu'il était propre à l'intérieur.

Je regarde l'itinéraire. je ne suis pas gâté. Soit par Rouen, et la banlieue de Paris. A éviter. Finalement j'opte pour prendre l'autoroute vers Amiens, jusqu'à la sortie des Hayons. Au moins, je sais qu'il y a un resto là bas. Ensuite j'irais vers Beauvais, Clermont et Creil. L'un dans l'autre, je ne me rallonge pas du tout il me semble.

Ce soir je me suis arrêté aux hayons. Il me reste demain matin une centaine de km à faire. Le temps de tout faire et de revenir au havre, je pense que je vais être encore juste au niveau des heures pour rentrer demain soir. Et cette fois, pas question de demander à mon fils de venir, car lui, il va aussi rentrer samedi dans la matinée.

On téléphone? c'est gratuit.

Vendredi 23

Début: 05h44 Fin: 20h32 Conduite: 10h23 Km: 722

Toujours de bonne heure et de bonne humeur, je prends le route à 5h44. Il fait nuit, mais le temps est sec. C'est mieux, car non seulement je ne connais pas la route, mais en plus elle n'est pas large et ce sont vraiment des routes de merde. A la sortie de Gournay je vois un pont à 4m10. Heureusement que j'ai un container standart, car un Hight cub n'aurait pas passer dessous. Sur mon atlas, je n'avais pas remarqué ce pont, mais je n'avais pas cherché non plus. La traversée de Beauvais c'est bien passée, mais j'ai quand même perdu du temps. J'arrive enfin chez mon client pour 7h35. Je n'ai même pas1h50 de conduite, je suis conforme à mes prévisions.

Je me pointe à la réception, avec mes n° de références. Le problème, c'est que j'ai les n° pour 4 containers, et on ne sait pas lequel je dois prendre vraiment. J'appelle mon chef. Il me dit de prendre la première référence, car les 4 vont au même endroit. Je retourne au bureau et on me donne un quai. J'apprends par le gars du quai, que tout est sur palettes pour le mien, d'autres sont en vrac. Je vais dans la pièce réservée aux chauffeurs pour prendre un café. En revenant quinze minutes plus tard, mon camion est prêt.

Je sors du quai pour fermer les portes. Le gars vient me voir en me demandant si c'est la première fois que je viens. Je lui dit oui évidemment. parce qu'en fait ils ont pour habitude que les camions avancent de deux mètres maximum, afin qu'eux puissent fumer leur clop au cul de la remorque, après avoir mis les plombs. Là où j'étais, le gars ne pouvait pas car il y a des caméras partout.

Je reprends la route du retour. Cette fois le jour s'est levé, mais il pleut, par moment. La route est sale, le temps est triste. Ca ne donne vraiment pas envie de venir habiter ici. Je n'ai que 8 tonnes dans la remorque, ça roule bien. Mais il y a toujours des emmerdeurs, le tracteur agricole avec une remorque de 15 mètres pleine de bottes de foin qui coupe la route sous le nez, le petit vieux en 205 qui roule à 60, et j'en passe. Je suis de retour aux Hayons pour 10h30. Je tiens ma moyenne.

Après un sandwich et trente minutes de coupure, je repars. A 12h10 je suis au centre routier du Havre. Impec j'ai même cinq minutes d'avance sur mon planning de conduite. Peut-être que je vais pouvoir rentrer ce soir.

Je vais vider mon container au terminal de l'Europe et j'en reprends un autre au même endroit. Problème, quand j'arrive là bas, il est 12h30 et en zone 4 il y a encore la queue. Je fais mon inscription et et je vais où? Zone 4 pour vider et recharger. Je prends mon tour, mais pour ne pas hypotéquer mes heures de conduite, j'enlève ma carte. Après tout ne sommes nous pas sur un terrain privé? Et donc pas sur la voie publique. Donc le décompte des heures de conduite, si on peut appeler ça conduite ne se justifie plus. Je pense avoir bien fait car pour faire les 200 m pour aller en zone, j'ai fais la queue de 12h30 à 15 h00. Sinon, j'aurais bien eu près de deux heures de décomptées et alors, je n'aurais plus qu'à dormir au Guilberville.

Je ressors de là bas. En repartant je m'aperçois que la situation ne s'est pas arrangée. Car dans le terminal la queue pour la zone 4 fait des tours et des détours si bien que l'entrée du parking est bloquée et non seulement l'accès est saturé, mais la queue se répercute au dela du rond point situé à cent mètres de l'entrée du terminal. Bonjour l'ambiance.

J'appelle mon fils qui vient de Morlaix (29), où il avait chargé ce matin, pour le prévenir. Il doit aller vider au Normandie et recharger justement à l'Europe. Ensuite il reste au Havre et ne repartira que demain matin samedi. D'ailleurs je le croise avant Caen. Je fais une coupure à la Esso et ensuite c'est direct la maison. J'arrive pour 20h30, mais avec 10h23 de conduite. Chuuuut. Si on compte la tolérance sur la minute indivisible, et aussi le fameux article 12, c'est bon quand même. Quoiqu'il en soit, j'attends le premier contrôle s'il a lieu dans les trois semaines, pour voit ce qu'il en ai.

Au sujet de mon gars, il est passé comme une lettre à la poste au Normandie, car étant en reeffer ( frigo), l'entrée n'est pas au même endroit. Il a donc passé devant une quarantaine de camions. Puis au terminal de l'Europe il n'y avait alors pratiquement plus personne. A mon avis, ils ont dus se faire remonter les bretelles, les dockers.

Enfin de la lumière

Routes terreuses

1H30 après on approche enfin.

C'a yest c'est bon .

C'est le bordel, maintenant

Samedi 24
Dimanche 25

Lundi 26

Début: 07h23 Fin: 17h46 Conduite: 06h42 443 km

Après un week end surbooké, comme on dit, je démarre ma journée à 7h30, mais fatigué. Ca commence bien. En effet samedi après-midi et dimanche matin, on a enlevé le revêtement de sol du salon de coiffure de ma femme, ainsi que le papier peint. nous étions à 4, mais heureusement que mon gendre était là. C'est dans ces moments là que l'on s'aperçoit qu'on n'a plus vingt ans. Pendant la semaine, un artisan posera du carrelage, et samedi prochain, ce sera à nous de mettre un nouveau papier peint, et tout réinstaller aussi, en particulier des nouvelles coiffeuses. Bref tout çà pour vous dire que non seulement je suis sur les genoux avant de commencer ma semaine, mais que je suis très en retard sur mes papiers, et le week-end prochain ce sera pire.

Je prends la route de Nantes, et j'arrive à 9h00 pile poil chez le client qui se trouve bien dans la commune indiquée, à savoir Héric (44), mais dans une zone industrielle qui est à 5 km et sur le bord d'une voie express. Un bâtiment qui a l'air neuf. Je recule mon container 20 pieds au bout du chassis et j'entamme une savante mise à quai, sachant que tout le poids est en bout de chassis.

Une fois les portes ouvertes, je vois des grosses caisses. Je laisse les gars vider ma boite, et je vais faire mon lit et mon ménage dans la cabine. Pour 10h40 je suis déja parti. Vendredi on m'avait dit d'essayer de restituer le container vide chez Bertin à Janzé avant midi de façon à aller en chercher un autre ailleurs et charger en fin d'aprè-midi à Quimperlé. J'ai donc vidé ma boite à 12h15. Mais changement de programme. Si je vais bien chercher un container vide, c'est dans un autre dépot privé près de Rennes, et ensuite je dois charger demain matin à Joué les Tours (37), et en début d'aprèm à la Roche sur Yon (85). Puis bien sûr monter au Havre pour Mercredi matin.

Bon, ce n'est pas compliqué et je suis donc le premier à prendre un container à 14H. Je prends la route de Laval. Où j'ai eu une embrouille avec un chauffeur d'un porteur de chez Delanchy à La Gravelle. Mais ça ne sert à rien d'expliquer le problème, je retiends seulement que: " j'ai eu de la chance qu'il y ait des témoins, sinon, je serais handicapé jusqu'à la fin de ma vie". C'est le gars qui m'a dit çà, j'ai peur. C'est peut-être aussi grâce à la photo que j'ai prise de lui quand il s'est approché de ma cabine. En général ça les calme les grandes gueules car ce sont de belles preuves en cas de conflit.

Une fois passé Laval et sa racaille, je vais vers Sablé. Je fais mon plein dans un Super U à 1,199 € le litre. Ca ne s'arrange pas de ce coté là non plus. Puis je passe à La Flèche et ensuite Baugé (49). C'est là que j'ai croisé Globule 16 et un de ses collègues qui allaient au Havre. Quand à moi, je me suis arrêté à la tombée de la nuit près de Saumur.

Finalement comme on le signalait sur un post ce week-end, c'est une journée banale. Au fait pendant le week -end, j'ai trouvé le temps de monter deux petits déflecteurs sur les vitres des portes. D'autre part, j'ai reçu les fameuses mascottes de notre société. A savoir les oursons avec le ciré jaune que SMX avait trouvé sur le Net. J'attends pour pouvoir mettre les lettres SLBS comme sur le montage de sa photo.

 

Il est sale!!!

Mardi 27

Début: 07h18 Fin: 19h18 Conduite: 08h03 598 km

Ce matin, j'ai été prendre mon café comme d'habitude. Dans le bar du relais routier, à Saumur, il y avait une tête parmi les autres qui me disait quelque chose. Bon, je ne dis rien et fais mes petites affaires. En ressortant, dans la rangée de camion en face, je vois dans la nuit une pancarte au nom de Carafon. Banco, c'est le vrai Carafon su site FdR. du coup nous sommes retournés au bar prendre un petit café vite fait, puis on a fait deux photos. Ca été du rapide, car le temps pressait.

J'ai pris ensuite la direction de Joué les Tours. Je suis arrivé un peu avant le RdV dans l'usine. mais bien entendu il a fallu attendre que le gars finissait un autre camion. Si bien qu'il m'a chargé à 9h, et trente minutes plus tard, c'était fini. Seulement il a fallu attendre les papiers de douane, qui étaient fait à .... Clermont-Ferrand. Bref si l'on peut dire, je ressors de là à 11h.

Sachant que j'avais un RdV à 13h15 dans leur autre usine située à La Roche s/ Yon (85), je n'avais plus qu'à faire le ramadan une fois de plus. C'est à dire pas d'arrêt repas ce midi. J'arrive sans trainer et en prenant les autoroutes, à 13h41. Personne n'a rien dit. on me fait mettre à quai, et on fini de remplir mon container. Là aussi une demie-heure pour charger, mais trois quart d'heure pour la douane encore, qui vient toujours du même endroit, par fax.

Pour 15h20 je sors de l'usine. J'ai juste assez d'heure pour monter au Havre, mais il va falloir alors faire une coupure et manger. Je reprends donc par Nantes, Rennes. Autant il faisait disont beau en Vendée que, à partir de Nantes, la grisaille prenait le dessus. Puis quelques averses aux environs de Rennes, et du crachin plus haut. Finalement je m'arrête au Guilberville avant Caen. J'ai un petit peu faim. Depuis hier soir, je n'ai qu'un grand crème et un croissant pris ce matin et une pomme en roulant ce midi. Ca fait juste quand même, pour mon petit estomac.

Demain je repartirais vers 4h30, pour pouvoir vider avant 7h au terminal de l'Europe. Peut-être en zone 4 encore, mais à cette heure il n'y aura pas de queue. Ensuite je dois aller au terminal de France prends un container pour vider à Dreux à midi. La suite, on verra, mais je me verrais bien revenir vers la Bretagne. Je me sens fénéant cette semaine.

Rencontre avec Carafon.

Les deux déflecteurs

Mercredi 28

Début: 04h50 Fin: 18h54 Conduite: 09h30 634 km

Ce matin à 4h25 le clairon sonne, et à 4h50 je sors du parking. Il fait nuit bien sûr. Je remonte sur Le Havre. Il ya de la bruine. Puis en arrivant au port, un peu avant 7h, il y a carrément de la pluie. Comme prévu je vais vider en zone 4 au terminal de l'Europe. Il n'y a pas beaucoup de monde. Plus tard, je vais au terminal de France. Idem, il n'y a pas grand monde non plus. D'ailleurs j'arrive au bureau au centre routier pour 8h10. J'ai même le temps de discuter avec les chefs.

Comme je l'écrivais hier ou avant-hier, j'ai envie de faire le fénéant. Dans la discution avec mes donneurs d'ordres, je leur ai dit que j'aimerais bien rentrer vers la Bretagne. Du coup une fois sur la route on m'a appelé pour me proposer un container à livrer à Nantes demain matin, et un rechargement à Scaër (29), vendredi matin pour repartir vers Le Havre lundi prochain. Pour cette fois, ça me suffit. Ce n'est pas à répéter toutes les semaines, mais vu le boulot que j'ai en retard et la tapisserie à faire samedi, cette petite semaine m'arrange vraiment.

Donc j'arrive tranquillos à Dreux pour 11h15. Sur le parking, 12 Polonais, 1 Slovaque, 1 Hollandais, 1 Belge et deux Français. Mon RdV étant à midi, on me dit de repasser au bureau pour l'heure dite. Cette fois, je ne serais pas vidé en avance. Je retourne donc au camion pour manger. A moins cinq, je reviens et on me donne un n° de quai. Inutile de dire, que j'y vais, c'est mon boulot.

Trois quart d'heure plus tard je suis vide. Je remonte dare dare au Havre. Le fait de revenir à vide confirme mes doutes sur la qualité du gas-oil que j'ai pris à Sablé lundi. Même à vide je n'arrive pas à descendre en dessous des 32,5 l. Ce n'est pas normal. Au centre routier, j'ai été chez Euromaster vérifier toutes les pressions des pneux. C'était correct. J'ai la vague impréssion que le gas-oil de super marché n'est pas bon. Vendredi je ferais le plein chez Elf, et je verrais la semaine prochaine. Si ça se confirme, je ferais aussi un essai avec le gas-oil exellium. Ce sera cher, mais on ne sait jamais, si je consomme dix litres de moins cela peut être rentable.

Je vais donc au TdF pour vider ma boite et reprendre l'autre. Je rentre à 15h30 et j'en ressors à 17h. Il y avait du monde, mais bon, il ne faut pas trop se plaindre. Je repars donc à la tombée de la nuit, et je m'arrête avant 19 h au........ Guilberville .

C'est vraiment une semaine banale. Je n'ai pas grand chose à raconter. Mais je m'aperçois qu'il y a beaucoup de "je" dans mes textes. Cela fait un peu prétentieux et ça me gêne un peu quand même.

Des palettes devant

Des quais à la con, pas facile.

Du rail-route chez Delisle?

Jeudi 29

Début: 05h20 Fin: 13h23 Conduite: 05h00 368 km

Finalement, mon voisin de parking m'ayant réveillé un peu avant l'heure, à cause du bruit de son prémium, je me suis levé avec dix minutes d'avance sur l'horaire prévu. La température est de 9°, le temps a l'air clair malgré la nuit. Me voila parti.

Un peu avant de passer Avranches, je croise mon fils. Dans la nuit le camion est reconaissable, avec deux barres lumineuses rouges sur les cotés du pare-brise. Il avait chargé des pommes de terre près de Brest (29). Il doit les laisser au Havre et reprendre un autre container vide pour charger à 16h toujours des pommes de terre, près de St Quentin (02). J'écris ça, au cas où quelqu'un serait suceptible de reconnaitre mon camion dans le nord, ce ne sera alors pas le mien.

Entre Rennes et Nantes il y a des couches de brume. Puis à un certain moment, j'ai doublé trois camions à suivre. J'ai senti une petite secousse, et ensuite j'ai eu l'impréssion que le camion tirait beaucoup mieux par la suite. Ce n'est peut-être qu'une impréssion, mais j'ai vu alors le chiffre de la consommation baissé de façon rapide et régulière. Bizarre. Toujours est il qu'en arrivant chez le client il affichait 29,50 L; Ce qui est plustôt normal.

Le client en question, heureusement que je l'avais déja fait dans une autre vie. Une vie où je trainais derrière moi une tautliner, c'était au printemps. J'avais alors chargé du matériel de camping pour le sud de la France. Cette fois je leur ramène des couettes qui viennent de Chine. Toujours au même endroit, impossible à trouver si on ne connait pas. En arrivant à 8h30 pour un RdV à 9h, je trouve les portes fermées. Puis à moins cinq, miracle elles s'ouvrent, et apparaissent 4 jeunes anglais. Ils commencent à vider les couettes, et à 10h et des poussières, c'est vide.

Je rappelle au Havre pour confirmation. Comme mon container est propre, je n'ai plus qu'à rentrer à la maison pour aller charger demain matin. Je retraverse Nantes, et je m'arrête alors au Tillon, faire laver le camion, il en a bien besoin.

Une fois l'opération faite, je vais à Pontchateau (44), quinze kilomètres plus loin pour manger. C'est la première fois que je mange là. Disons que c'est normal, un prix correct, une bouffe correct, rien à redire, mais il n'y a pas de quoi faire 50 km de détour pour venir. Enfin, c'est mon avis, mais disons qu'à ce niveau j'ai des goûts spéciaux. Comme je n'aime pas trop la foule, je préfère le calme d'un restaurant touristique plutôt que de manger dans le bruit et surtout à coté de personnes que je n'ai pas choisies.

Vers les 13h, j'arrive enfin à la maison. Vu l'heure et le jour, je suis perdu, je n'ai plus mes repères. Au niveau du gas-oil, comme je reviens à vide et que la route est relativement plane, ma conso descend alors à 28.5 L.

Il faut le trouver le client.

Vendredi 30

Début: 06h23 Fin: 12h02 Conduite: 03h47 277 km

Encore une fois debout de bonne heure. 5h45, je faisais un rêve, d'ailleurs pas extraordinaire, puisqu'il s'agissait d'un routier qui faisait la collecte de chats . Bref des trucs cons comme la lune. Pour 6h30 je reprends le volant. Il y a eu un peu de pluie dans la nuit et la températures est de 3°. Méfiance, mais ça ne gèle pas.

Je prends donc la direction de Quimper. Evidemment dans le contournement de Vannes, puis de Lorient, je tombre les deux fois derrière des citernes d'essence, alors que c'est interdit de dépasser. Je m'arrête ensuite à Bannalec prendre un café.

Malgré tout j'arrive à Scaër (29), avec 25 minutes d'avance sur le RdV, soit 8h35 au lieu de 9h. Le seul camion qui est dans l'usine, est un Daf tout neuf immatriculé en ......Pologne. Même en Bretagne, ils viennent piquer notre boulot.

Sachant que sur le Mercedes il y a un compteur de consommation qui se met à zéro tous les matins, en venant à vide de la maison j'ai fait 25,5 litres au cent. C'est bien.

Je me mets à quai et j'attends qu'on vienne me charger. Ca ne traine pas, comme d'habitude. 40 palettes pour 10 tonnes, que demander de mieux? A 9h40 je mets les voiles. Arrêt à la Elf de Brandérion (29), pour faire le plein, et retour à la maison.

Pour 12h02 je suis dans la cour et je ferme les portes à clefs. La semaine de conduite est finie, mais reste les paperasses. Quant à la conso, en revenant avec 10 tonnes, elle est remontée à 27,2 litres. Ce qui est dans les normes. Nous verrons la semaine prochaine avec du gas-oil Elf.

Levé du jour en Bretagne

Ce n'est pas prévu pour les camions.