Mon Carnet de bord... Suivez mes aventures, semaine après semaine!

Decembre 2007

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Samedi 1

 

Dimanche 2

Lundi 3

Début: 4h45 Fin: 17h30 Conduite: 8h58

Km: 645

Etant déja chargé depuis vendredi, il ne me restait plus qu'à monter au Havre. Donc départ à 4h55. Le temps est doux et sec en sud Morbihan. Par contre, cela ne durera pas, car en remontant vers Rennes, je subis des averses et du grand vent. Idem en Normandie.

N'ayant que 10 tonnes de charge, le camion roule bien et la consommation est bonne. Arrêt habituel à l'aire du Mt St Michel. Juste les quinze minutes réglementaires. Puis les trente minutes à la sortie de Caen. Cette fois encore, il y a les camions transportant du nucléaire, avec une armée, c'est le cas de le dire de gendarmes, mitraillette au poing.

Une fois reparti, de grands panneaux lumineux annoncent un accident et un bouchon sur l'autoroute. Je suis alors un autre container du 29 qui prends la direction de Dauville, par la nationale. Interdit aux plus de 19 tonnes en transit. Mais c'est un cas de force majeure. D'ailleurs on récupère l'autoroute plus loin et hop, on a évité les bouchons.

J'arrive alors au terminal de France pour 10h30. J'appelle comme convenu mon affréteur. Il me donne un chargement pour Plescop (56). C'est à une trentaine de km de la maison. Je calcule alors mes heures. Si je ne traine pas, je serais à la maison ce soir. Une fois vidé au France, je vais donc à l'Europe. Mais je m'aperçois que mon container pour Plescop, n'est pas prêt à sortir. Mince. Je téléphone. Finalement vers midi, soit au bout d'une heure, mon affréteur me donne un autre voyage. Seulement il est à vider près de Reims (51). Mince alors. Déçu le Pat 56, il y a de quoi. Ce container est comme par hasard à enlever en zone 4. A 11h, il n'y avait personne, mais à midi, il y a la queue. Donc je prends la suite. Une demie-heure plus tard je suis sur la zone et j'attends. Longtemps, car tout le monde passe et moi j'attends toujours. Je vais alors à la guitoune pour revalider ma position. Là je vois que les opérations de chargements me concernant ont été effectuées. Je retourne voir mon camion. Non, je n'ai pas rêvé, il n'y a rien dessus. J'appelle l'affréteur qui appelle le port. Cinq minutes plus tard, une voiture arrive et c'est par radio que le gars communique l'emplacement du container sur le parc. Je l'ai enfin, il est 14h. Je la sens mal, la semaine. Il n'est pas lourd, soit 1t5 parait-il, ça me console un peu.

Je vais au centre routier pour avoir l'adresse de livraison. RdV demain à 9h. c'est toujours mieux que 7h du matin. Et ça continue, je dois ensuite charger ce même container à Bezons, dans la banlieue parisienne. Pffffuuuuu!!!!

Du coup, si je passe par Paris à l'aller, je vais tomber en plein dans la mauvaise heure, et ma coupure journalière sera niquée. Je repasse alors par l'autoroute Amiens, puis St Quentin. Le kilomètrage est un peu moins élévé, peut-être pas le prix, mais de l'autre coté, il y a aussi le pont de Tancarville, les autoroutes à payer, le gas-oil dans les bouchons, etc. J'en aurais déja suffisament comme çà demain, je pense.

Ce soir, je me suis arrêté à l'Arche sur l'autoroute juste après St Quentin. Il pleut bien sûr.

 

Lundi Traversée de la Seine.

 

 

Mardi 4

Début: 6h52 Fin: 19h54 Conduite:

9h00 Km: 554

Ce matin, il ne faisait pas trop froid, malgré les 8° affichés au compteur du camion. Pour 6h52 je partais. Direction Reims. Puis j'ai laissé le GPS me guider. Entre Reims et Epernay, il m'a fallu tourner à gauche pour rentrer dans un petit bled. Heureusement, hier soir j'ai appelé le client. C'est une cave de Champagne. La dame m'a confirmée, qu'il fallait prendre par l'église et c'était 200 mètres après, sinon j'aurais vraiment hésité à suivre le GPS, tellement les rues étaient étroites. Le principal étant que j'étais sur place à l'heure. Pas de soucis à se faire, car à 8h30 j'étais dans la cour.

J'ai vidé des boites en carton pour mettre les litrons de Champagne. Il parait que fabriqués en Asie et même avec le transport, les 9 palettes que j'avais leur revenait moitié moins cher qu'en France, c'est dingue çà. Bon vingt minutes plus tard, j'étais vide et je repartais.

J'ai alors pris Epernay, puis j'ai rattrapé l'autoroute A4 direction la grande poubelle. En arrivant, je voulais prendre l'A8, qui fait le tour dans la banlieue, histoire de flipper un peu en traversant Bondy, Drancy, St Denis. Que des villes touristiques où les habitants sont accueillants. Manque de chance, comme ça bouchonnait sur le bretelle, j'ai continué jusqu'au périphérique. Je suis sorti porte de la Chapelle et avant St Denis, j'ai repris l'A86. Pas un seul bouchon nul part, du billard. J'ai ensuite passé près d'Argenteuil, célèbre pour sa dalle et ses jeunes gens. Me voila enfin à Bais.., non, Bézons (95). J'avais donc de l'avance, et j'ai trouvé sans soucis mon usine. Il était midi et demi. On m'a dit d'attendre 14h comme prévu. A l'heure dite, je repasse au bureau et on me fait charger 11 palettes de je ne sais quoi, pour la Chine. 6 tonnes dedans.

Pour repartir, je n'ai d'autres choix, que de rejoindre l'autoroute de Normandie, par un petit bout qui traverse la banlieue mais qui coûte horriblement cher. De l'ordre de 30 € pour un vingtaine de km, je crois.

Quoiqu'il en soit, j'ai pu arriver à temps au terminal de l'Europe au Havre vers 18h. Cette fois, j'ai eu à peine le temps de valider mon emplacemnt, qu'en revenant au camion qui était à 20 m, un cavalier arrivait pour prendre mon container. Il y avait alors une dizaine de camions en place avant moi. J'ai passé devant tout le monde, mais ce n'est pas de ma faute.

Il a fallu aller au terminal de France ensuite. Mais évidemment la SNCF faisait le guet, et ils ont fait passer un train devant moi pour m'embêter. Pas beaucoup de monde au TdF. j'ai eu mon container assez vite puisque entre ma livraison à l'Europe et mon "chargement" au France, il n'y a eu que 50 minutes d'écoulées.

Pour 19h, je suis sur la route du Bretagne près de Bernay. Avec encore une charge d'environ 5 tonnes.

 

Vigne de Champagne.

La Seine à Paris.

Photos 05,07 Mardi Merci SMX.

 

Mercredi 5

Début: 7h28 Fin: 17h38

Conduite: 5h29 Km: 344

Il faisait doux ce matin. 12° au réveil, c'est bien. Après le café et la toilette, je pars vers les 7h30. Rien de spécial à signaler. Si une chose, le vent. Ca souffle fort. Comme j'ai un petit container de 20 pieds, il y a une sacré prise d'air derrière, car j'ai vent debout. Pas besoin de ralentisseurs. Il n'y a qu'à lâcher l'accélérateur et ça fait parachute derrière. Je prends l'autoroute pratiquement aussitôt en direction du Mans. Petit arrêt à l'aire de la Dentelle d'Alençon, histoire de faire une petite coupure.

Au Mans je sors de l'autoroute. Je prends donc la nationale passant à St Calais, puis Vendôme. J'arrive chez DHL à l'entrée de Blois pour 11h30. La fille n'est au courant de rien. Je repasse alors un peu avant midi. Elle a les documents, mais maintenant il faut attendre 14h. Prévoyant le coup, j'avais acheté ma baguette de pain. J'ai pu donc manger dans le camion à l'abri de la pluie, car en plus du vent il s'est mis à pleuvoir. Malgré tout, j'ai mis mes antennes de CB blanches, sur les rétros.

A 14h, je vais à la douane. Facile à trouver, au cinquième rond-point à gauche. J'attends jusqu'à 15h. Je m'attendais à ce qu'un douanier vienne regarder la marchandise, ce qui m'aurait obligé à reculer le container à l'arrière, mais la pluie l'en a dissuadé, je pense.

Donc à 15 h je repars en direction d'Orléans. En effet, je dois maintenant prendre un autre container vide à Fleury les Aubrais afin de le ramener au Havre demain matin, en même temps que celui que j'avais. Celui que j'avais justement, je dois le vider à coté du centre routier à 5 h du matin. J'espère que ce sont des palettes qu'il y a dedans, car demain, une fois au Havre, je dois reprendre un autre container pour vider à Flers dans l'après-midi. Pas de temps à perdre encore.

Ce soir je suis au centre routier d'Orléans. J'ai eu Globule qui passait sur l'autoroute, mais il n'a pas eu le temps de venir prendre un café. Tant pis pour lui.

En douane avec un Polonais.

Mes belles antennes de CB.

Peut on encore travailler dans ces conditions?

 

Jeudi 6

Début: 4h44 Fin: 16h46 Conduite:

7h31 Km: 449

Hier soir, en rentrant du resto, et en regagnant mes pénattes, j'ai croisé sur le parking l'ami Coco 72. Il n'y a pas de photos, car il faisait nuit et on n'en avait déja faites, donc c'est hors classement.

Ce matin j'étais réveillé à 3h18. Je sais puisque j'ai regardé l'heure. j'ai alors écouté la radio jusqu'à 4h 30, heure à laquelle je me suis levé. Pas de café à cette heure-ci, le centre routier n'ouvre qu'à 5h. J'arrive donc à l'heure chez mon client et je me mets à quai. evidemment, tout est en vrac et il y a trois mecs pour vider. Etant donné que c'est un petit container, je pensais que ça allait être vidé relativement vite. Manque de chance je ressors de là à 7h15.

Je retourne au centre routier pour prendre un petit dèj. Au bar je retrouve le fameux Coco 72. On discute et je perds un peu de temps. Ce n'est pas grave mais c'est comme çà. Ensuite je reprends la route du Havre. A la première sortie de l'autoroute, Arthenay, je crois, il y a un méga bouchon au rond point. Ce qui me fait perdre encore 25 minutes. Après ça roule pas trop mal malgré la tempête. Je prends un peu de gas-oil chez Elf au pont de Tancarville et pour midi pile je suis au centre routier du Havre.

Un petit casse-croute et une demie-heure de coupure, me voila reparti chez TCSI, un parc privé du port, pour laisser mes deux containers vides. Le container que j'avais récupéré à Orléans n'est pas prévu dans les arrivées. Un petit coup de téléphone, et la chose se régularise. mais c'est encore dix minutes de perdues. Je vais ensuite au terminal de l'Europe prendre un grand container vide et je repars charger à Flers (61). Il est alors 14h. Flers est à 145 km et mon RdV est à 15h. De plus c'est la tempête. Quoiqu'il en soit, je fais mon possible sans prendre de risques et j'arrive chez le client à 16h04. La dame à la bascule me dit de revenir demain, car soi-disant que le cariste débauche à 16h et qu'il est parti. Pour autant, il y a encore du monde dans la boutique, à savoir un ferrailleur. Encore quelques coups de fil, mais il faut se rendre à l'évidence, étant donné que je suis en retard, il n'y a rien à faire si ce n'est q ue de revenir demain matin.

La nuit commence déja à tomber. Je reviens une dizaine de kilomètres sur mes pas, car j'avais vu un relais routier. La journée est donc finie. Une fois rechargé demain, je dois donc envoyer le container à l'Europe et je reprendrais sur place, un autre pour rentrer à la maison. Au lieu de rentrer en début d'après-midi, je rentrerais en fin d'après-midi. Ce n'est pas grave.

Vendredi 7

Début: 7h20 Fin: 20h51

Conduite: 8h53 Km: 557

Après une nuit disont normale, je commence ma journée à 7h20. Je retourne donc chez le ferrailleur pour prendre mes balles de déchêts plastique. Une fois sur place, ayant déja été pesé hier après-midi je me gare à l'entrée et j'attends. Vers 7h50 celui qui je pense doit être le patron vient me voir pour me dire de me mettre en place. 8h la porte d'un hangar s'ouvre. je vois apparaître un Fenwick à pinces et une grue ou pelle à pinces aussi.

La grue descends les paquets sur le sol et le chariot les mets dans la remorque. Au bout d'un certain temps, le grutier pousse le tas de saloperies au fond du container, avec le bras de sa grue. Bref à 9h je repartais avec un PTC de plus de 38 tonnes.

Le bout de route entre Flers et Caen, n'est pas triste du tout. Ce ne sont que montées, descentes, virages et villages à traverser. D'ailleurs pour faire la cinquantaine de kilomètres afin de rejoindre le périphe de Caen il m'a fallu 1h15 et en conso j'ai eu le droit à du 45 litres au cent. J'arrive donc au centre routier du Havre pour 11h30. Petite anecdote en passant. Sachant qu'il y a du vent très fort, je suis freiné pour monter le pont de Normandie. Sa pousse vers la droite. La cabine est carrément penchée sur le coté. Mais en passant les deux fois à l'abri des piliers du pont, on est carrément projeté sur la gauche, car le vent est coupé. De suite après, on est rejeté sur la droite dès que l'on retrouve le vent.

Je passe au bureau de mon affréteur, et je me renseigne sur mon fils. En effet à partir de ce jour, il quitte son affréteur pour venir avec le mien. La remorque neuve qu'il devait recevoir cette semaine n'est toujours pas là. Un de nos amis va lui prêter un chassis pour la semaine, car la nouvelle remorque devrait arriver la semaine prochaine. Enfin j'espère. Il est descendu en solo à Rennes, récupérer le chassis et un container. Il commence donc mardi matin de bonne heure.

Quant à moi, je vais au terminal de l'Europe pour vider mon container. Bien sûr je suis bloqué un bon quart d'heure au pont rouge pour que les bateaux passent et ensuite à l'entrée du terminal pour que le train passe. Je fais mes formalités à l'ordinateur et je vais comme par hasard en zone 4. Celle là même où sa bouchonne. Vraiment une semaine de merde. Il m'a fallu près de deux heures pour pouvoir laisser mon container. Entre-temps j'avais appris qu'au terminal de France, les cavaliers ne travaillaient pas ce matin à cause du vent. Au point où j'en suis, je vais finir par rentrer en train.

En arrivant au France, il n'y a rien de spécial, le vent souffle par rafale. C'est un fait que ce terminal est carrément en bordure de mer, du haut de leurs engins, les dockers doivent être balançés par temps de tempête, surtout vu la prise au vent des containers.

Après une perte de temps normale, soit une grosse demie-heure, je pars du Havre à 15h. Mon container est léger, sans doute 1 ou 2 tonnes dedans. Ce n'est pas plus mal. Je roule. C'est encore un 20 pieds, un petit. J'ai au moins 6 mètres d'espace entre la cabine et le container. Encore de la prise au vent, dur, dur.

Sur le périphe de Caen, il y a des bouchons. Comme par hasard, ce sont les cantonniers de la DDE qui sont entrain de balayer la voie de gauche. N'importe quoi. Le faire le vendredi soir. Ce sont des blaireaux. Ils font exprès d'emmerder le monde aux heures de pointe. A chaque fois c'est pareil. D'ailleurs ils ont eu des coups de klaxon de beaucoup de monde. Ensuite petite coupure à la Shell en haut de Pont Farçy et direct la maison. J'arrive pour 20 h50. La conso de la journée est redescendue à 36l, c'est plus que d'habitude, mais vu les conditions de circulation, faut pas se plaindre.

Je suis fatigué et j'ai la dalle, mon café croissant de ce matin est

loin, très loin.

Peut-être que la semaine prochaine sera plus intérressante.

Traversée de la Suisse normandes ( si si c'est le nom).

 

A Caen la DDE fout le bordel.

Samedi 8
Dimanche 9

Lundi 17

Début: 7h26 Fin: 16h44 Conduite: 6h15 Km: 425

Départ tranquille ce matin, vers les 7h30 de la maison. Le temps de raccrocher ma remorque, et je me suis souvenu que tous les jours entre 7h45 et 8 h il y a un camion remorque des Routiers Bretons qui passe par la même petite route que moi, mais dans l'autre sens. Comme cette route n'est pas large, il faut monter sur la berne impérativement, jusqu'au jour où.... Cette fois je le croise au carrefour à la fin de cette petite route, ouf.

J'arrive pour 8h30 chez le client, à Guérande. C'est d'ailleurs au même moment qu'ils embauchaient. Il a fallu attendre un peu qu'ils sortent quatre véhicules du hangar et je m'y mets. J'envoie le container à l'arrière du chassis et hop, ils commencent le déchargement des cartons. Une bonne heure après, c'est vide. Je referme les portes. Je ne l'ai pas précisé, mais il faut noter qu'il fait beau et sec ce matin. Par contre la route est humide et le pare-brise dégueulasse.

Je passe près de St Nazaire, pour prendre un café. Puis du gas-oil à Pontchâteau et je remonte sur Rennes. Un peu avant, soit vers les midi et quart je m'arrête casser la croûte sur une aire de repos. Puis je contourne la capitale bretonne pour aller chez ATC à la Mézière. J'attends 14h, l'ouverture.

En fait à 13h45, le gars arrive et pour 14h, je n'ai plus mon container.
Je retraverse Rennes, car il me faut aller maintenant chez Bertin à Janzé prendre un autre vide. Cette fois, c'est un grand container. Comme il y a un peu de vent encore, je le sens moins derrière. Ce n'est pas plus mal.

Une fois avec mon nouveau container sur le dos, je ne sais pas quoi faire. Soit je rentre à la maison soit je vais directement à Cholet. Et oui,
je charge à 7h30 demain matin à Cholet (49). Je serais bien rentré, mais cela me ferait lever à 4h30 demain matin et non seulement je ferais un surplus de kilomètres, mais je ferais deux heures de conduite avant d'arriver chez le client. J'en discute avec ma femme, et finalement je vais directement à Cholet. Peut-être bien que la place est prise à la maison.
Non, je déconne.

Je file alors directement dans la capitale du mouchoir cette fois. Il y a un relais routier sur le périphe de la ville, c'est pas mal et c'est
toujours là, mon point de chute. Il est à peu près 16H45, le temps est beau, mais il fait 8°. Je crois bien que demain matin, il va faire froid.

Soleil sur Rennes

 

Mardi 18

Début: 6h53 Fin: 18h45 Conduite: 7h24 Km: 513

Ayant fait un gros dodo sur le parking d'un relais routier à Cholet, je n'étais pas loin de chez mon client. En dix minutes, je suis arrivé. Il est
alors 7h10 et mon RdV était à 7h30. Le gardien me dit d'attendre, ce que je fais. A l'heure dite, je rentre dans l'usine et vais sur le quai. Le gars me dit de me mettre à quai, et me conduit ensuite au bureau pour enregistrer les n° du container. Une heure plus tard, l'affaire est faite. Je retourne donc au bureau, où l'on me dit d'attendre les papiers. Environ trente minutes après, je récupère ma feuille de route et mon plomb. Puis il me faut aller au siège social de la société, à deux km environ. J'y vais. Comme on m'avait donné un plan, ça n'a pas été trop dur. Le gardien avait mes papiers de douane et je suis donc reparti. 6 tonnes. Je prends l'autoroute aussitôt et je monte vers Le havre. Le temps est sec et clair, mais froid.

Une petite pause déjeuner à la sortie de l'autoroute, au niveau de Bernay, et me voila arrivé au port du Havre. Sur le parking du terminal de
l'Europe pas grand monde. Je vais une fois de plus en zone 4; J'ai l'impréssion qu'il n'y a que celle-ci qui tourne maintenant. Tout les
emplacements sont pris et il y a une dizaine de camions devant. Je perds donc une bonne heure à faire le con.

Dans mon malheur, j'ai de la chance, car je reprends à la même place, un autre container pour le 29. Seulement l'ensemble des opérations aura duré deux heures. Mon nouveau container va au Guilvinec, en Bretagne. Je sais ce que c'est, car j'y suis allé plusieurs fois. Il s'agit de cordages en nylon pour faire des filets de pêche, 21 tonnes.

Je repars et en calculant mes heures, je ne sais pas trop quoi faire.
Finalement je vais au Guilberville, un peu avant Avranches. Je sais que demain ce sera short au niveau du RdV, mais si je pousse ce soir jusqu'à Rennes, il n'y aura plus de place sur le parking. En entrant dans le resto, je tombe sur Julien 44. On mange ensemble, on discute, on discute, et on discute encore. Résultat, il est tard, très tard.

Traversée de la Loire

Un porte plaque de béton

Mercredi 19

Début: 4h39 Fin: 18h53 Conduite: 9h53 Km: 777

4h25, la nuit a été courte. Je me lève et je vais au café. 4h40, je suis déja parti. il fait nuit, froid, environ +2°. J'ai la vague impréssion que
la route est blanche sur la voie de gauche. Peut-être du sel. Enfin je l'espère, car à priori ça ne glisse pas. Je suis vraiment à la bourre, car
mon RdV est à 8h30. Il n'y a que de l'autoroute ou presque, d'accord, mais aussi 350 km à faire, en moins de 3h50, une paille!!!.

Pieds au plancher, à 89 en vitesse de croisière. J'arrive à Quimper avec une vitesse moyenne affichée de 82 km/H. Il marche bien le Mercos. Ensuite il y a des ronds-points, et un peu de petite route de campagne. Bref j'arrive pile poil au bout de mes 4h30 de conduite. Mais c'est trop juste quand même. La prochaine fois, il va falloir s'y prendre autrement. Je donne le T1 au gars. Il ne dit rien pour le retard, c'est bon à savoir. Ensuite une fois à quai il me vide.

Dès que je suis prêt, j'appelle l'affréteur qui m'envoie restituer mon container vide près de Rennes. Soit trois heures de route encore. Mais avant je vais chez Elf à Brandérion faire le plein. Le prix du gas-oil baisse.
Bonne nouvelle, mais c'est toujours trop cher quand même.

Après le casse-croùte de rigueur, j'arrive vers les 15h chez ATC. Pas de soucis pour restituer. Je dois aller ensuite dans un autre parc privé
(Aubin), pour récupérer une autre vide. En route je dois faire les trente minutes de coupure règlementaires. Une fois là bas, soucis. Il reste deux containers de la compagnie. Il faut attendre pour savoir lequel mettre, car il sont différents. S'il y en a un normal, l'autre est en alu. C'est sur celui là que je tombe. Mais il a fallu attendre près d'une demie-heure. J'étais prêt à partir lorsque le "cariste" me coure après. La compagnie venait de rappeler car ça allait peut-être changer. J'attends donc encore une demi-heure pour finir par partir avec celui que j'avais. Que de temps perdu pour rien.

Finalement j'opte pour rentrer à la maison ce soir. Ca me fait un petit détour, mais comme demain matin je ne chargerais qu'à 10 h, entre Nantes et Cholet, pas de souçi. J'arrive à 18h45 juste pour mettre les pieds sous la table. Ma fille était là, mais surtout ma petite fille. C'est marrant à cet âge là. Toujours à faire des manières. Finalement je suis content d'être grand-père. J'espère au moins la voir grandir plus tard.

Alors c'est çà la pluie en Bretagne?

Jeudi 20

Début: 7h47 Fin: 20h38 Conduite: 9h39 Km: 650

Pour 8h je suis parti. En sortant du parking de la zone artisanale où je décroche ma remorque, je croise le fameux camion-remorque des Routiers Bretons, dont je parlais lundi, c'est l'heure. Sur la petite route, je vais molo car je suis vide et la route est givrée. Il fait 0° au thermomètre. J'en ai pour une dizaine de kilomètres comme çà. Ensuite je récupère la RN
165 qui fait Brest Nantes par le sud Bretagne. Elle est en 4 voies et ça roule bien.

Après un petit arrêt café à Pontchâteau, j'arrive pour 10h, chez le client. Un négociant en bois. En rentrant dans la cour, je vois deux
containers qui sont prêt à partir. Je me mets à quai, enfin dans la fosse.
Trois troncs d'arbre et hop c'est plein. Au moins c'est du vite fait. Par contre le poids.... Il n'y avait pas de bascule. Lors du chargement du
dernier tronc, je vois venir un autre container. Renseignements pris, c'est le deuxième container qui restait hier soir. Donc je ne vois vraiment pas l'intéret qu'il y avait à me faire perdre du temps pour choisir lequel des deux j'allais prendre, puisque les deux venaient charger ici. Il y a des choses qui me dépassent dans les bureaux.

Bon, je reprends l'autoroute. Vu le poids, j'évite les contrôles, on ne sait jamais, j'économise du gas-oil et du temps. J'arrive pour 16h45 au
port. Terminal de Normandie. J'apprends aussi que je dois sortir de là un container vide pour charger à coté d'Abbeville demain matin. Bref ce n'est pas la joie.

Au terminal, si mon container plein rentre bien, le vide à sortir n'est pas prévu. Je vais donc sur la piste pour déposer mon plein. Puis après un coup de téléphone, j'apprends que la compagnie a mal fait son boulot. Le container vide est à prendre au terminal de l'Atlantique. Pfffuuu!!

Je vais là bas, il n'y a que 3 camions devant. Tout çà, pour apprendre que les vides se chargent dans un dépot à coté, au Môle central. Demi-tour.
Une fois là, le N° de commande n'est pas bon, il manquait un 0. En fin de compte j'arrive au centre routier à 18h25. Je vais au bureau. Mais j'ai encore trente minutes de coupure à faire. A 19h je repars direction Abbeville. Il fait froid, il y a du brouillard givrant, il fait 0° / -1°.
J'ai l'intention d'aller jusqu'aux Haillons, soit une centaine de km. Avec les heures, ça devrait passer demain pour rentrer.

J'arrive enfin au routier vers 20h20. Non seulement toutes les places de parking sont prises, mais il y a des camions assez loin sur tous les bords de routes. Je dois faire demi-tour à 4km pour revenir. Finalement je me serre à l'entrée du parking. L'emplacement n'est pas terrible, mais un camion passe. J'espère que les autres feront attention en sortant. Ce serai dommage d'abimer un beau Mercedes.

Lever de soleil en Pays de Loire

Chargement des troncs d'arbres

Vendredi 21

Début: 7h46 Fin: 19h50 Conduite: 6h28 Km: 368

Dans la nuit, personne n'a abimé ma cabine, tant mieux. Vers les 7h je me suis levé. Le parking était quasiment vide. Il faisait +1°, mais bizarrement pas trop froid. Sans doute à cause du manque de vent. La route n'était pas gelée, ce que je craignais. Vers 7h45, je pars. Ca roule bien, il y a du brouillard, mais assez de visibilté. Quoiqu'en arrivant en haut des côtes, ça devenait plus dense. Vers 8h30 j'arrive à la coopérative. Aussitôt on me fait mettre au bout d'une rampe et un Fen me charge. Il s'agit de ballots de
lin. Dans un premier temps je pensais que ce n'était pas lourd. Mais une fois sur la bascule, il y avait 44T400. Décidemment. Sachant qu'à vide mon ensemble avec un container 40 pieds hight cub fait 18T, il y avait donc plus de 26T dedans.

Je reprends donc la route du port. Les côtes sont raides, et longues, mais ça roule bien quand même. J'arrive à 11h30 au centre routier, pour avoir les instructions de rechargement. Je ne traine pas, car il y a une grève des dockers qui est annonçée de 13 à 16 H. Je vais au bar pour prendre un sandwich, mais il y a déja 5 personnes à attendre Je me barre sans rien.

J'arrive au terminal de Normandie, il est 11H55. C'est bouclé. Il y a une longue file devant. En fait j'apprends que c'est de 11 à 15 H la grève. Je n'ai pas le choix, je prends mon mal en patience et j'attends. Je n'ai rien à manger. Si, des boites de conserves, mais je n'ai pas de pain, donc je ne mange rien. Je suis en train de calculer mes heures pour rentrer. Au niveau de la conduite j'ai le temps, mais avec l'amplitude, c'est juste maintenant.

15H, ça se débloque. Mais le temps que tout ceux qui sont devant passent, j'en sors à 16H. Ma journée n'est pas finie. Je dois aller au terminal de l'Atlantique pour charger un autre container pour Elven (56). Un "Hamburg Süd", comme l'autre fois. J'arrive au terminal, avec un passage à niveau fermé, merci le train. Sur le parking il n'y a presque plus personne. Je
passe et je me dirige vers le fond du terminal. En route je fais demi-tour, car je vais en zone 5. J'ai passé comme un con devant, sans la voir car elle est dans l'autre sens. J'ai mon container pratiquement aussitôt. Mais ce n'est pas fini, car je dois aller prendre les papiers sanitaires dans un bureau extérieur et comme par hasard il y a un contrôle sanitaire cette fois. Ce contrôle se fait dans un autre terminal encore. Il est 17h quand j'arrive au bureau pour récupérer l'enveloppe. J'apprends alors que les gens du bureau se sont arrangés pour annuler le contrôle sanitaire. Seulement il faut attendre le coursier qui revient avec les papiers. J'attends et à 17H31 je m'en vais enfin.

Il fait nuit, et froid. Si au niveau des heures je suis bon, l'amplitude c'est cuit et largement. Il me faut environ 5h de conduite pour rentrer plus
une petite heure de coupure, ça fait 6H. Mon amplitude va jusqu'à 22H45. 17H30 plus 6, cela fait minimum 23H30. Du coup je m'arrête avant Caen prendre une petite patisserie, puis je pousse jusqu'au Guilberville, pour manger et dormir. Je ne mets pas de réveil à sonner, on verra demain à quelle heure je me lèverais.

Sur ce voyage j'ai 25 T net dans le container. Décidemment entre le lin et les troncs d'arbres, j'ai du lourd. La consommation depuis ce matin est à 38 litres, ce qui est normal finalement, car la Normandie est faite de trous et de bosses. Demain, le terrain est plus plat en Bretagne ça ira mieux.
Lundi normalement je remonte à vide, ça va compenser.

Brume en haute Normandie

Grève des dockers

Enfin mon tour

Petit bouchon à l'Atlantique

Samedi 22

Début: 6h50 Fin: 10h31 Conduite: 3h19 Km: 242

Cette nuit, j'ai donc laissé le Wébasto tourner. Finalement ce n'est pas trop mal. mais c'est bruyant quand même. Quand je me suis levé, il y avait quelques retardataires sur le parking, dont la majorité étaient des containers bretons. Après la toilette et le café, pour 6h50 je partais. Le temps est sec, et la température oscille entre -1° et 0°. Mais pas de gelée sur la route.

Comme j'ai le temps et que je suis bien chargé, je roule à 85 km/h. La consommation ne chute pas pour autant, et tout le long du voyage, elle se stabilisera autour des 38 litres au cent. Je m'arrête à la Total de Rennes, pour une petite pause café. Puis encore un dernier bout de route d'une centaine de kilomètres et je suis rentré à la maison. Il est alors 10h30.

Ca fait drôle de rouler, rouler pendant toute une semaine et d'un seul coup, plus de bruit de moteur, le calme et la douceur de la maison. Deux milieux très différents, mais qui ont chacun leur charme.

Pause café à Rennes

Toujours fidèle au poste

Dimanche 16

Lundi 17

Début:  08h08                                Fin: 18h53
Conduite:   06h35                                   Km: 483


   Ce matin, il ne faisait pas chaud, juste -3°. Le temps que je démarrais mon camion, vers les 8h00, j'ai vu passer le camion des Routiers Bretons.
Donc la voie est libre, sur la petite route. Justement, si la route à l'air sèche, les bas-cotés sont blancs de givre. Je vais donc tranquillement chez mon client. J'arrive un peu avant 9h. Formalités d'usage, et on m'envoie chez Denoual à Elven, un transporteur qui est juste à coté. Pas de bol, comme on dit, j'arrive juste après un camion Lituanien. Il a donc fallu que
j'attende mon tour.
   Le soleil s'est levé, mais la température reste toujours autour du 0°. Vers 11h, je m'en vais, direction Le Havre. Je suis vide c'est super. Un
petit arrêt café à Ploermel, et je roule jusqu'à l'aire de La Chaine, entre Rennes et Avranches. Je mange mon casse-dale. Ensuite arrêt habituel sur l'aire du Mt St Michel pour une coupure d'un quart d'heure.

   J'arrive au port du Havre vers 16h10. Je vais aussitôt dans un parc privé pour restituer le container. Il n'y a personne devant, c'est bien. Je vais au bureau, au centre routier. Je dois ensuite aller au terminal de France prendre un container pour Dreux à 9h demain matin. On m'a dit aussi qu'il est fort possible qu'une fois vide à Dreux, j'irais charger du coté de
Tours. On verra bien.
   Je suis rentré à 16h45 au terminal. Il y a avait un monde fou. J'ai fait la queue pendant une demie-heure pour arriver sur zone. Puis là j'ai attendu près d'une heure pour avoir mon container. Il y a des camions qui sont restés cinq minutes, d'autres une heure comme moi. C'est à n'y rien comprendre. Bref je ressors de là à 18h50. J'hésite à prendre la route d'Evreux. Que ce soit à Tivoly ou Thomer la Sogne, les parkings vont être plein à 21h. D'autre part, ça me ferait gagner plus d'une heure de conduite demain. Mais au dernier moment, mon instinc m'a dit de tourner à droite pour aller au centre routier du Havre. Je mange là, je dors là et demain à 6h debout. Demain il fera jour et ce sera d'ailleurs un autre jour. A chaque jour suffit sa peine.

Notre remorque neuve,
d'autres photos suivront.

Prêt à partir.

  Un peu frais ce matin.

Beaucoup de mon au France.

Mardi 18

Début:    06H24                              Fin: 20H50
Conduite:    09H21                                  Km: 650


  Encore une bonne journée de faite. Ce matin, debout à 6h. Le temps était sec et la route aussi, mais par contre la température était de -3° au havre et est descendue en route à -5°. Je suis donc arrivé chez le client à Dreux pour 8h35. Rien à signaler si ce n'est que j'ai passé tout de suite à quai. Pour 10h30 j'étais vide.

   J'appelle mon affréteur qui me confirme le fait d'aller près de Tours recharger à 14h. Je prends alors la direction de Chartres, puis la RN10
Chartres / Tours. Quelques kilomètres après la rocade de Chartres, je m'arrête dans un relais acheter un sandwich. J'en profite pour prendre un café. Puis je reprends la route, il est alors 11h30 passée. Finalement quand je compte les kilomètres restant, je n'ai pas de temps à perdre, car mon client se trouve à une quinzaine de bornes après Tours, sur la route de Chateauroux.

   Ca roule bien quand même. Il est loin le temps où l'on ne voyait que desPégaso Espagnols sur ce tronçon. Maintenant il n'y pratiquement plus de camions à passer par là. A Château Renault je prends l'autoroute qui est obligatoire. Ensuite, c'est du billard. Une fois dans le village, la zone industrielle n'est pas indiquée et je galère un peu. J'arrive tout de même pour 13h55.

   En arrivant, on me fait mettre à quai et on m'offre un café. Bien reçu, ça fait plaisir. Ensuite je vais dans la cabine manger mon sandwich, il est alors 14h15. Pendant ce temps le gars charge, mais c'est laborieux. Ce sont des déchets de plastiques, mais cette fois il y a de tout. Des balles, des big-bags . Bref c'est le bordel, c'est comme de l'épicerie ou du groupage. Pour finir, je suis enfin chargé à 17h20. La nuit tombe déja. J'ai tourné en rond autour du camion toute l'après-midi, et au moment de reprendre la route, il fait nuit.
   Je passe Tours en pleine débauche, mais malgré l'affluence je ne perds pas de temps. Il ne me reste qu'une solution, c'est de prendre l'autoroute direction Le Mans, sortir à Bernay et aller diner et dormir au Bretagne. Ce que je fais. J'arrive donc vers 20h50 sur le parking. Je pensais qu'il y aurait du monde, mais j'ai quand même de la place. Je vais vite fait manger pour dormir de bonne heure, car je suis fatigué. Malgré tout, je fais mon carnet de bord du jour.

   Demain debout à 6h encore. Je compte arriver au terminal de France vers les 7h30 pour vider. Puis je dois aller au terminal de l'Europe prendre un container de chaussures pour Fougères (35). Ensuite je restitue mon container vide près de Rennes, j'en reprendrais un autre et hop à la maison, car je chargerais jeudi matin à Quimperlé (29). Enfin, c'est le programme que l'on ma annonçé. En général ça ne marche jamais quand c'est bon.

Camping car à
l'américaine.

Chargement près de Tours.

Mercredi 19

Début:     05H50                               Fin:    19H31
Conduite:     07H33                               Km: 495


   A 5h, j'étais réveillé, je me suis donc levé et j'ai pris mon temps pour le café et pour me laver. A 5h50, je partais. La route avait l'air
sèche..... au départ. Mais au bout de quelques kilomètres, j'étais moins affirmatif. Etant pratiquement seul à rouler, je n'ai pas dépassé le 70 et tout en douceur en plus. La montée et la descente du pont de Normandie se sont faites sans soucis. J'arrive donc une heure après au terminal de France. Il y avait une dizaine de camions devant à attendre. 7h, les portes sont ouvertes. lacher les fauves. Bref je me mets en place et j'attends.
J'ai attendu 45 minutes. il y a des camions qui sont arrivés après et qui sont partis avant moi. C'est pas juste!!!

   Pour 8h, je vais au terminal de l'Europe chercher un autre container. Pas trop de monde et je l'ai au bout d'un quart d'heure. Ca compense. Je vais ensuite au centre routier chercher un T1 et prendre un café. Puis je repars vers les 9h. Pour repasser le pont de Normandie, il n'y a plus qu'une voie de libre. Les saleuses sont au travail. Ce qui est idiot, car la route était sèche et il ne gelait donc pas. A partir du moment où ils ont mis du sel, ce sel a fondu et donne de l'eau, donc ça gèle par dessus. Finalement ce sont les mecs de la DDE qui fabriquent le verglas sur le pont.

   Bref je passe et je m'arrête à la Esso avant Caen. J'ai le temps car je dois vider à Fougères à 13h30. J'arrive une heure avant, ce qui me permet de faire connaissance avec une des deux filles qui conduisent des camions de mon affréteur. Celle-ci est un petit bout de jeune fille, pas grande et pas grosse. Je suis sûr que, quand elle annonce sa proféssion, les gens ne doivent pas la croire. Pour en revenir à mon chargement, à 14h, ils attaquent et vers 16h30, c'est fini.

   Je vais donc chez ATC à la Mézière pour rendre mon container. Puis chez Aubin en rechercher un autre. Bref rien que du très normal. Une fois mon nouveau container sur le dos, je rentre à la maison. Il est alors 19h30. Je suis bien content quand même. Avant de descendre du camion, je programme pour la première fois de ma vie, le Wébasto, afin que la cabine soit chaude demain matin quand j'arriverais.

Beau temps, c'est le
principal.

Jeudi 20

Début:   07H28                             Fin:  22H01
Conduite:    09H56                                Km: 697

   Il est près de 7h30 lorsque j'approche du camion. C'est bizarre, le Wébasto ne tourne pas. Je démarre le moteur et je regarde l'ordinateur. En fait, j'avais bien mis la bonne heure, mais pas le bon jour. J'avais donc fait, mercredi à 7h, au lieu de jeudi à 7h. Tant pis, je ferais comme
d'habitude, j'attendrais que le moteur chauffe.

   Une fois parti, je prends 250 litres de gas-oil à la Elf, et j'arrive à Quimperlé vers les 9h. Je revois la chauffeuse d'hier midi, qui venait de
finir son chargement. Je prends donc sa place et pour 9h45 je repars. Plus loin sur la route, j'apprends que mon fils est à trois ou quatre km derrière moi. On continu comme çà jusqu'à l'aire de la Chaine, après Rennes. Je mange mon casse-croute et je vais à l'aire du Mt St Michel où je le rejoins pour le café. Ensuite on fait route ensemble, l'un derrière l'autre. On croise quelques collègues, puis arrêt café à la Bp après Caen. Au bar de la station, on voit arriver le Père Noel. En fait c'est un homme déguisé en Père Noel, car le vrai n'existe pas. Puis on repart. Dans une côte que l'on gravite relativement lentement, car on a 24 tonnes chacun, on entends à la CB, une voix de vieillard: " Attention les routiers, le Père Noel va vous doubler! ". C'était donc le Père Noel de tout à l'heure, un chauffeur vraiment déguisé qui conduit comme çà. c'est superbe et c'est dommage que nous ayons été surpris, au point de ne pas pourvoir faire de photos.  Quel scoop, un Père Noel au volant d'un camion!! Imaginer la tête d'un flic lors d'un contrôle. En tous cas l'idée est bonne.

   Un peu plus tard, et quelques coups de téléphone, avec mon affréteur qui veut à tout prix nous faire rouler la semaine prochaine, on arrive enfin au port du Havre. Le France pour mon gars et le Normandie pour moi. Moi j'ai du monde devant et il me faut 45 minutes pour atteindre la barrière. Ensuite ça va relativement vite. Puis je rejoins ma progéniture au terminal de l'Europe. Nous n'allons pas sur la même zone, et j'en ressors un peu avant lui. Ce qui fait, que j'ai le temps d'aller au bureau pour les papiers. Lui me ratrappe ensuite au centre routier. On mange vite fait, puis on reprends la route. Nos chemins vont se séparer une fois le pont traversé. Lui part sur Cholet, moi je retourne à Fougères. Je n'ai pas à me plaindre, c'est pour 10h. Je vais donc au Guilberville (50). J'arrive malgré l'heure tardive
(22h), à trouver une place du coté des frigos. Mais pour l'instant il n'y a pas trop de bruit, ça va.

Je n'insiste pas, mais
il y a encore du soleil chez nous.

Les 142 autres camions de notre sarl ne sont pas là, le parking est trop petit.

Vendredi 21

Début:  07H37                                Fin: 18H22
Conduite: 04H55                        Km: 331

    Finalement, le réveil été un peu dur ce matin. Par contre, cerise sur le gâteau, c'est l'été qui arrive. En effet, sachant qu'à cinquante kilomètres d'ici, soit à Caen, il fait dans les -5°, ici, il fait +3°. Une fois parti en direction de la Bretagne, le temps est clair, voire même très beau. J'arrive vers 9h30 chez le client, car j'ai même fait une pause avant d'y aller. Il y avait deux container à quai et vers 10h10, j'ai pris la place du premier qui partait.

  Puis j'ai attendu, attendu. Vers 11h45 j'ai été voir ce qu'il en était. Il n'y avait pas la moitié de la remorque de vidée. Je n'ai pas gueulé, mais c'était presque. A midi on m'a annonçé que les gars allaient reprendre à 13h30, mais je m'en doutais. Finalement c'est à 14h30 que je serais vide, soit une heure et demie de plus que le temps maximal imparti pour vider un container.

   Il fait beau, c'est une bonne chose, mais à cause des fêtes, il y a de la circulation. Je vais donc restituer mon container vide chez Bertin près de Rennes. Mon fils qui lui allait à Cholet était déja pour 14h chez Bertin. Moi qui allait beaucoup moins loin, j'étais en retard. Bon alors une fois là bas, ça ne traine pas et dès que je suis en chassis nu, je vais chez Locafroid à Noyal sur Vilaine, toujours près de Rennes, pour décrocher la remorque. Ils vont profiter de la semaine pour faire l'entretien et une révision.
  

Une fois en solo, je peux rentrer à la maison tranquille. J'ai le temps, il est alors 17h, j'ai assez d'heures de conduite de disponible. Je me
permets de faire une hâlte à la Total de Rennes, route de Lorient. Puis c'est direct à la maison. En partant de chez Locafroid, j'ai mis le compteur de consommation à zéro pour voir. Le verdict tombe, environ 19 litres au cent en solo, et en roulant à 89.

   La semaine prochaine, pas de carnet de bord, je ne roulerais pas. Hormis le fait d'envoyer les camions à Vannes au garage et certainement d'aller les rechercher vendredi. Alors je  souhaite à tous ceux qui ont le courage de suivre mes aventures, une bonne fête de Noêl. Et comme dit mon affréteur: " Pas trop de chocolats ".

Un peu loupée la photo.

Samedi 22
Dimanche 23
Lundi 24
Mardi 25
Mercredi 26
Jeudi 27
Vendredi 28
Samedi 29
Dimanche 30
Lundi 31