Mon Carnet de bord... Suivez mes aventures, semaine après semaine!

Aout 2009

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Samedi 1
Dimanche 2

Lundi 3

Grand et tranquille week end, elle arrive pour 7h. Je commençais à trouver le temps long sur mon parking, pas mal de mes copains sont déjà en vacances et on était pas nombreux.
En route pour ou déjà? Ha oui, Chalons en Champagne. Il ne faut que 4h pour monter, avec mon groupage ultra light et le peu de circulation je gagne même encore quelques minutes.

On nous déballe en 3 minutes, seulement 4 palettes que j ’ avais… La fille du bureau nous confirme qu’il y a eu un bug quelque part car on était prévu complet. J’ose espérer que le responsable prendra un savon…

On va manger un bout avant d’aller recharger. L’adresse est douteuse, on nous précise « aéroport de Vatry » mais l’adresse est bien à Chalons alors qu‘il y a une trentaine de km entre les 2. Dans les pages jaunes l’ adresse est bien « rue tartampion 51550 Chalons ». Vue que la rue indiquée est à deux pâtés de maisons on va voir quand même. Enfin bon, elle me laisse sur un trottoir et va voir à pied car c’est dans une cité. Toute essoufflée elle revient: on va tenté notre chance à Vatry. Bingo, l’immense entrepôt et le gentil gardien nous tend les bras. Une mise à quai et 20 minutes plus tard on s’en va déjà avec 4 tonnes de charge, royale la montée dans le nord!

Il fait beau, la musique est bonne, les moissonneuses aussi s’en donnent à cœur joie. Il n’y a personne sur la route, trop de la balle. Au détour d’un virage de la belle N44, ho ho, surprise, y’a mes copains!
Papiers, permis, carte, ticket, patin, couffin… suspens… L’ analyse ne dure pas plus de 5 minutes, je crois que le gendarme n’a pas trop envie de se casser le trognon, les coupures sont bonnes et c’est-ce qui lui importe. Vue son âge il a du en voir d’autres, des vertes et des pas mures. Par contre il me manque un tampon sur un document. Bizarre ça! Surtout vu le nombre de contrôles que j’ai subit ces derniers temps. Elle suit au cul de la moto bleue, il commence à écrire sur son carnet, pas bon. Puis elle reprend la pochette de documents et retrouve la bonne feuille avec les tampons et tout.
Sauvés! Aller vite on se sauve.

Petit passage au dépôt pour poser les papiers, le nombre de copains décrochés dans le fond de la cour témoigne des vacances. Et au fait moi, j’y suis quand en vacances? Bientôt qu’elle me dit.

Bon, on termine les heures sur Douai sur un petit parking à l’entrée d’une zone commerciale pour dormir tranquille. Le seul truc est qu’elle me met le cul dans les ronces, certes comme anti vol on fait pas mieux mais quand même! Je vais bien rigoler si elle veut aller faire pipi dans la nuit. Haha!

Mardi 4

6h30, réveil très frais, et je roule au radar jusqu’à la station de Dourges. Un grand café plus tard ça va nettement mieux. 8h pile on trouve notre client sur les grands boulevards de Roubaix, un garage (Fiat comme un fait exprès!) en cours d’installation. Le quartier fraichement réaménagé est magnifique, les trottoirs font 5 mètres de large, des fois que les piétons se rentrent dedans. Il y a plein de quilles partout et des espaces prévus pour les livraisons, mais certainement pas pour des camions! Pas le choix que de squatter une voie de circulation, à 150 mètres du client pour que le chariot puisse accéder au coté de la remorque (vu la taille des caisses, obligé de les descendre par là). Heureusement le cariste est super sympa et travaille dans la bonne humeur.

9 h 15, il faut trouver le chemin de la sortie dans une zone de travaux en évitant d’aller s’engouffrer au centre ville, de justesse. On descend sur l’ouest d’ Arras ramasser deux palettes dans un minuscule village, puis une autre à l’est de la ville. On enchaine par un autre lot qui nous renvois à l’ouest de la ville. Mince, si on avait su… Et une petite dernière sur la route de Cambrai avant de finir à quai « chez nous » pour remettre tout en ordre, trier et compléter. Un vrai boulot typique de régional. Sauf qu’à 17h on a encore de la route à tirer en direction de la descente.

On a bien travaillé, elle s’ accorde une petite heure d’ extra (coupure non obligatoire) à la croisure d’un ami sur la N17.
Du fait il n’y a plus de bouchon sur Paris vu qu’il est tard. Péage de l’ A5, 8h 55 de conduite, on en a assez. Parking, casse croute et dodo illico

j'aime bien cette photo

Mercredi 5

6h30 aller aller! Je suis obligé de la bousculer un peu pour partir. Non pas que l’on soit à la bourre mais quand même. Le programme est souvent le même: café et débarbouillage dés que possible, et roule. Sens, Auxerre, Avallon, puis une petite route à travers le Morvan pour rejoindre Augustodunum. Cherchez pas dans le Michelin, je me la pète un peu, c’est le nom latin d’ Autun. Parceque les romains sont passés par ici. Après avoir posé vite fait un lot dans une usine locale on s’en va… voir les romains justement: cap vers l’ Italie!

La logique aurait été de descendre par le Creusot mais elle a envie de me montrer son patelin (et oui, j’y suis jamais aller). La route est sympa, au milieu des près et des vaches bien grasses, ça tourne et ça vire gentiment. Au bas d’une belle descente en douceur nous y voila, à Nolay. Ca sent bon la Bourgogne profonde ça. Mais bou diou! C’est affreux à traverser, les murs se souviennent des remorques qui les ont rasé de prés. Y’a même une maison qui s’ écroule au beau milieu! Heureusement que c’est pas bien long à traverser. Dans le grand S il faut bien s’ écarter en priant pour que personne n’arrive en face. Elle est toute fière de faire peur à sa copine serveuse de café sur une terrasse. C’est bien malin de se faire remarquer comme ça. 4 h 15 de conduite, elle m’abandonne à la sortie du bled le temps de la coupure.

Retour à des routes plus convenables, N6/A6 jusqu’à Lyon et direction les Alpes. J’ai droit à mon quatre heure à la pompe . Modane, encore une petite halte. Mais? C’est mon pote Victor! Content de voir vieux! Christian l’emmène boire un verre et on peut enfin parler de choses sérieuses tout les deux.

A grand regrets nous reprenons chacun notre route, lui vers la maison (c’est ça les camions de patron) nous vers le tunnel. Là il faut encore attendre le convoi md. J’ai pas les plaques car seulement un fut de 200l de produit dangereux, et il faut pas faire le con avec ça.

20h, Grand Bosco, fin de chantier

nous y voila, à Nolay bou diou!

on se pousse quand Dédé arrive

Christian, notre ami, un grand gamin

mon pote Victor, de la "Bazine Autotrasporti Internationali"

Jeudi 6

Hé tu as vu l’heure? Presque 6h et on est pas partis! Zou c’est la cavale en direction d’ Alexandria. Dans la grande usine il faut y être de bonne heure, la coutume est d’ attendre pas mal. Du fait des vacances la file d’ attente est réduite mais on en sort tout de même à 11h, et encore, grâce à l’intervention du chef.

Il ne faut pas badiner pour rejoindre le nord de Milan, adieu la pause déjeuner qui se résume à un café sur le pouce. L’adresse nous fait un peu de souci à voir le gps. En effet le village est dans la montagne du coté de Lecco, et l’accès douteux. Pas moyen de prendre des renseignements avant, tant pis. D’autant plus qu’on a qu’une petite caisse à poser, méfiance… En fait ça le fait à l’aise, à condition d’ avoir du flaire pour ne pas tourner n’importe ou quand même.

Ensuite il faut rejoindre l’est de Bergamo pour le dernier lot. Il m’indique une ancienne nationale qui coupe à travers. C’est pas très large mais très roulable. Sauf qu’on arrive dans une déviation, et quand on ne sait pas trop ou l’on va (tout du moins je suis bêtement la signalisation) on trouve le temps long. On finit par redescendre à l’autoroute, bénéfice de l’opération nulle et on a perdu du temps.

15h15, nous v’là à l’usine. En fait elle connaissait déjà pour y venir régulièrement quand elle faisait du frigo. On me demande d’attendre un peu, ça tombe bien la coupure est bonne à faire. Elle prend note du travail pour demain: un complet sur Lecco. C’ est balot car on a posé la caisse à 10 km seulement, on aurait su. Pour vider on nous demande d’ouvrir les cotés, mais vu qu’il n’y a pas vraiment beaucoup de place on va gêner les frigos (qui sont toujours trop pressés au passage). Au final le chef me dit d’aller à quai, ce sera plus simple.

16 h 30, on reprend la route de tout à l’heure en sens inverse, mais sans se faire avoir dans la déviation. A 17 h 30 nous sommes à destination chez un minuscule transporteur, dans une toute petite zone, dans un village perdu. L’accueil est bien sympa, mais après consultation et coups de téléphone du cappo non il ne sera pas possible de charger ce soir. Pas grave, il y a là un parking bien tranquille. Carico alle 7:30 et documento alle 9:00. Va bene!

Bon, je fais quatre fois le tour du petit parking pour trouver la meilleur place et la meilleure exposition pour dormir confortablement, comme un chien qui fait le tour de son panier. Au bout de 10 minutes elle percute que sa bouteille d’eau est presque vide tout comme son paquet de clopes. J’ai compris, on va faire un tour et je redescends à la grande route, tout à l’heure j’ai vu une station service qui vend tout ça. C’est aussi l’occasion de se rafraichir en vitesse.

18h30, je retrouve ma place sur le parking. Rideau baissé et portes ouvertes, je profite du calme pour m’ aérer. Elle a une faim de loup et liquide tout les restes et les fonds de placards. Après elle me donne un coup de main au carnet de bord car j’ai un peu de retard.

20h00 une grosse bmw noire nous accoste, méfiance. Ce n’est autre que le petit transporteur qui vient nous demander… le cmr!!! Pour le remplir tranquillement ce soir chez lui et pour nous faire partir au plus vite demain. Incroyable. Viva Italia!!

non, ça ne passera pas entre les deux, pourant la tentation est grande

Vendredi 7

A 07h 15 on se pointe devant la porte du petit transporteur, le chef pousse le camion remorque qui est devant pour que je puisse faire demi tout sans trop tirer sur mes flexibles puis je m’enfile en marche arrière dans la petite cour. Au coté on enfile les palettes soigneusement. celle-ci étant un peu large il faut bien serrer et ça ferme de justesse, voir même en poussant un peu. On prend le temps de bien faire en calant ce qui est un peu bancale à l’aide de palettes vides.
08h45, papiers, café, débarbouillage de bouille et go! Le patron s’excuse du retard, franchement y’a pas de quoi!

On rentre tranquille, no stress pour une fois, ça sent presque les vacances non? Les vendredi se suivent et ne se ressemblent pas….

pas de chance, mais le chauffeur n'a rien

Samedi 8
Dimanche 9

Lundi 10

4 h on y va, elle a de tout petits yeux, pas dormi du week end qu’elle me dit. C’est mâlin, mai sbon l’essentiel est qu’elle en ait profité. Pas si sur, mais bon, bref.

On va ou, je sais plus? Ha oui, sur Orléans, ça change un peu. C’est pas compliqué pour y aller et ça sent les vacances je suis tout seul sur la route ou presque. Du coup j’ai une petite heure d’avance sur le rendez vous. C’est pas un mal car on a à faire à une jeune demoiselle pour nous vider à quai et je suis son premier client. Aïe les premiers coup de fourches sont douloureux mais je sers les dents en faisant le cobaye. Bonne pâte je me prête au jeu en restant calme. Elle surveille tout, rassure notre cariste en herbe en lui donnant quelques conseils car quelques fois c’est assez chaud. Les palettes étant bien serrées on pourrait ouvrir un coté, mais je crois que cela pourrait être dangereux et peu rassurant.

On finit à 11h, après un contrôle refait plusieurs fois pour trouver le bon nombre de colis. Pas facile de débuter!
L’adresse de rechargement ne se fait pas attendre, à l’ouest de Paris. Mais à peine sorti de la zone on me rappelle: on annule tout et case parking. Je lui conseil de manger un bout pour la réveiller un peu.

Midi, nouvel ordre à l’est de Paris cette fois, rdv pour 14h c’est pas gagné. On arrive un peu à la bourre sur une grande plate forme. Y’a malaise sur l’heure de rdv, on nous attendant pour… 17h! Vache!
Le chef n’est pas content et nous non plus. Néanmoins on a une place à quai rapidement, vu qu’il n’y a plus qu’ à attendre on lézarde au soleil, no stress.

En route pour 18h, il me reste tout juste le temps de sortir de la région parisienne. Pas de mystère, ça ne fait pas de vieux os dans la couchette

Mardi 11

Je sens un brin d’excitation quand on reprend la route du nord. Non seulement on a rdv à 6h donc il ne faut pas trainer, mais c’est notre dernier journée avant les vacances…
Une fois vide on ramasse une petite palette dans un village proche et on pose ça au dépôt.

Inventaires des cartes, badges et autres paperasses et matériel. Puis elle m’emmène au garage. Tout les copains sont là mais y’a plus de place pour moi, snif. Mais non, c’est pas un problème, il reste un petit trou dans la cour.
Son taxi ne tarde pas à arriver, j’ai une petite larme quand même mais je suis content de me reposer un peu.

Bon bah, bonne vacances, je crois que tu en as bien besoin….

Mercredi 12
Jeudi 13
Vendredi 14
Samedi 15
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Lundi 17
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Mercredi 19
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