Mon Carnet de bord... Suivez mes aventures, semaine après semaine!

Mai 2010

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Samedi 1

 

Dimanche 2

Lundi 3

Aller, on attaque un nouveau mois… déjà 1/3 de l’année de faite!
C’est à 3h15 que je mets en route après ce week end mi figue mi raison coté météo.
La montée vers la région parisienne est tranquille, banale, ça roule bien.
A 9h je trouve mon client, je m’attendais à un bâtiment plus luxueux pour une grande enseigne c’est fou ce qu’il y a comme entrepôts pourris sur Paris. Néanmoins je suis très bien accueillie et j’ai droit à un coup de main pour ouvrir les portes avec précaution (j’ai peur que ce soit l’avalanche de colis) et pour viser le quai qui est décalé par rapport au portail. Pendant qu’on vide on me propose un café bienvenu au chaud au bureau. J’ai tout juste le temps de passer quelques coups de fil perso, certains bureaux n’ayant que des horaires très restreints pour être joints, que l’on frappe à la cabine avec les papiers signés. Il est 10h passés. Trouver une place de parking dans la grande zone relève du parcours du combattant, je finis en warning sur le bord de la route pour appeler mon chef.
Direction une adresse à 20 km de là pour une première ramasse. Vive le GPS pour me faufiler par les grandes artères d’une ville, au plus court, et trouver l’endroit. Le rideau fermé du magasin ne m’inspire pas: bingo, un gars me dit que ça a déménagé. Par bonheur il connait la nouvelle adresse, à 6km de là (30 minutes de circulation quand même). Dans la rue il faut encore tourner un peu pour dénicher le no qui n’existe pas, ou plutôt qui est planqué dans l’arrière cour d’un immense bâtiment. Tout ça pour m’entendre dire qu’on a pas trace de ma palette… L’acheteur qui n’avait pas la bonne adresse n’avait pas le bon no de fax non plus! Mais on s’ efforce de faire vite et en 20 minutes on me prépare la commande.
Mon chef m’avertit que ma seconde ramasse est annulée, je me cale dans un coin en attendant.
Pour une fois j’ai le temps de manger tranquille, voire même de faire la sieste. Mais il faut tout de même attendre le coup de fil magique. Les heures passent…
16h, direction Senlis, on m’envoie les instructions en cour de route. Le temps presse et j’arrive à 17h10 dans un espèce de dépôt au bout d’une route minable. Il est trop tard pour charger, il ne reste qu’une femme du bureau qui m’explique qu’on ne m’attendait pas aussi rapidement.
Reste plus qu’à trouver une place pour la nuit, l’endroit n’est pas assez large pour Dédé donc nous retournons vers des coins plus civilisés. Pas évident, il y a bien un centre commercial mais l’accès ne me dit rien qui vaille, surtout à cette heure de pointe! Nous faisons quelques km sur cette nationale au milieu des bois, les parkings ne m’inspirent pas. Une zone industrielle sans âme et sans parking visitée, nous trouvons refuge sur la grande route très passagère.
Je n’aime pas l’endroit, pour tout dire je flippe un peu, beaucoup même! Surtout que dans la soirée une voiture bizarre vient se coller à mes fesses et reste là un moment avant de démarrer dans un crissement de pneus… Il y a des moments ou je donnerai tout pour être chez moi.

Mardi 4

Mon premier travaille après une petite nuit stressante est d’inspecter l’ensemble, rien d’anormal, OUF!!
A 8h pile je retourne à mon entrepôt charger ma commande. Les palettes sont batardes et les colis mal en point, du vieux matériel, de vieux stocks inutilisables qui vont aller trouver une nouvelle vie au Maroc. De là j’ai ordre de grimper sur l’autoroute pour rejoindre au plus vite le nord. En effet pour livrer ma palette de la veille avant midi sur Lille ça va être chaud, à peine le temps de faire un pipi en route! C’est con mais parfois certains détails de la vie courante prennent une proportion démentielle.

De plus mon adresse semble être au centre ville. En fait c’est dans un quartier « populaire », et je trouve facilement grâce à l’informatique. Merci le progrès, quelques fois c’est indispensable.
Sans attendre il faut monter à Dunkerque, mais là je prends 20’ pour une pause en route. De quoi arriver pile poil à 13h30 à l’embauche chez le transporteur qui mettra ma marchandise dans un container à destination du Maghreb. C’est du rapide.

Rechargement complet du coté de Béthune mais il me faut faire 30’ de coupure légal. Ca ne m’arrange pas d’autant plus qu’il n’y a rien dans les environs, même pas de quoi boire un café.

15h45 je prends place pour charger, toutes bâches ouvertes en plein vent. J’ai ressortit le gros sweat à capuche pour protéger mes oreilles et maxi blouson, quelle caillante! Je discute un peu avec le chauffeur qui termine de charger devant moi, son tracteur est bien amoché. Il m’explique qu’il a la haine, son camion est tout neuf du matin même et une voiture lui a coupé la route à midi…

Mon chargement est un peu long car relativement périlleux. Non seulement il faut réussir à tout caser les éléments, mais aussi tout sangler correctement au fur et à mesure. Vue que je suis la dernière on prend le temps de bien faire et le cariste me donne un coup de main. Perchée à 4m de haut sur des piles de matériels j’avoue ne pas être très à l’aise pour passer mes sangles et surtout mettre en place des protections sur les angles coupants. Ensuite il faudra encore lutter contre le vent pour refermer les bâches, le danger est de ne pas se prendre une attache dans la figue. Pour y avoir gouter, ça peut faire très mal . Tout ceci n’est pas usant en terme de force physique, mais plutôt épuisant en tant qu’attention.
18h15 je mets enfin les voiles, sans jeu de mots tellement ça souffle.
La livraison n’étant que pour jeudi dans la vallée du Rhône j’ai relativement le temps, je m’arrête donc une petite demi heure faire quelques courses dans une superette et prendre un café, histoire de faire redescendre la tension. Puis je fais un crochet par le dépôt pour déposer les papiers et faire le plein de carburant.

Je roule mes dernières heures sur Reims

Mercredi 5

07h, en route, café à Chalons en Champagne, casse croute sur Dijon sous des torrents d’eau, je n’arrêterai guère les essuies glaces avant Lyon. La rocade est interminable, après la limitation à 70 c’est ceux qui roule à 80 qui m’ énervent un peu. Avec le flot de circulation pas facile de déboiter. Je finis par me servir d’un camion qui déboite derrière moi pour en faire autant, avec un minimum de précaution, le clignotant ça le fait, le chauffeur capte, me laisse passer sans m’engueuler. Evidemment je me rabats dés que possible pour le laisser filer en lui disant merci quand il sera à ma hauteur. Mais bourgre! il me rattrape sans mal puis ralentit…. Ho punaise, mais c’est Lagaffe!!! Armé de son appareil photo de surcroit, me suis fait eue je crois. Désolée de t’avoir fait levé le pied, surtout que tu es pressé.

Vallée du Rhône, je m’arrête du coté de Donzère, au calme seule sur un parking isolée. Pas courageuse pour affronter la foule au resto, envie d’être tranquille

Jeudi 6

A 7h30 je retrouve un collègue qui a dormi devant la porte du grand chantier que nous livrons. Nous montrons pate blanche au gardien qui nous enregistre (lieu sous haute surveillance) puis nous attendons notre contact qui arrive à 8h00 précises. Nous sommes surpris qu’il nous fasse entrés ensemble, mais tant mieux. Contre toute attente on me videra la première, dans ma remorque il y a du matériel qui est attendu de toute urgence. Mais celui-ci se trouvant à l’avant on me vide donc à l’envers et c’est un peu la misère. De plus le terrain est bien boueux du fait des pluies de ces derniers jours.
A 10h45 on me raccompagne enfin vers la sortie, soulagée de sortir de là dedans. Entre temps j’ai pris note de mon rechargement sur Avignon. Via la nationale et le temps de trouver mon adresse il est presque midi et au vu de la file d’attente j’ai bien fait de ne pas m’arrêter manger.
Dans la file d’attente je fait la connaissance de Peli69, un « grand » FDR, un ptit gars qui mérite d’être connu. Cela fait passer le temps car mon tour n’arrive que vers 15h. Le cariste qui s’occupe de moi est très speed et à 16h je prends la route de …. La maison!!
Autoroute jusqu’à Bollène puis je fais du tourisme jusqu’à Tain pour finir par dormir sur l’A7.
Je tente la cafet d’ Isardrôme: la honte de la restauration car on n’arrive même pas à servir une assiette de pâtes potables!!

Vendredi 7

Ne reste plus qu’à rentrer, 200 km, mais je pars de bonne heure pour passer Lyon tranquille. Dédé n’est pas extrêmement sale vu le peu de travail de la semaine mais il repasse quand même aux rouleaux par luxe, histoire d‘enlever les traces du chantier d‘hier.
10h, parking, à marquer d’une pierre blanche dans les anales

Samedi 8
Dimanche 9

Lundi 10

Trêve de plaisanterie après un grand week end, il faut y retourner dés 3h.
Humidité ambiante générale, en route vers le nord via Paris et quelques ralentissements.
La destination finale est l’ouest du 62 et il ne faut pas chômer pour rallier l’endroit en moins de 9h de conduite par les nationales et surtout pointer chez le client pour 14h.

Je vide bâches ouvertes, il ne pleut pas mais le vent s’en mêle. Un collègue venu charger un lot me donne un coup de main bien appréciable.

15h30, on papotte sur un coin de parking improvisé en attendant les ordres. Je ne rechargerai que demain de bonne heure car ma journée est déjà bien remplie

Mardi 11

En route à 6h passées pour être à 7h à l’acierie. Pas d’attente, sinon 30 seconde devant la machine à café car je n’ai pas trouvé de rade ouvert sur ma route pour déjeuner.

Illico presto je file sur Béthune compléter un premier petit lot sur Béthune, puis un second dans la même agglomération. Il est tout juste 9h 30 que je suis prête à descendre, j’aime quand un plan se déroule sans embrouille. Si seulement c’était plus souvent ainsi!!

Passage au dépôt pour les formalités d’usage, en profiter pour passer à la douche, faire les pleins puis prendre un sandwich à la baraque à frites vue qu’il est presque midi.

La descente est classique, mauvais temps et chauffage tout du long, quelle tristesse.

19h, 8h 56 de conduite, j’ essaie le resto de Til Chatel.
Un vulgaire bungalow au bord de la route mais un grand parking bien calme. Mes voisins sont un convoi de paille et une benne, deux chauffeurs bien sympa avec qui je discute un bon moment sans prise de tête après le repas

Mercredi 12

7h, petit dèj au « resto ». Ici le café est servit sans chichi au bol, comme à la maison. Sur la grande table pain, pot de confiture et motte de beurre. A la bonne franquette, pour 2E50, rien à redire. Malgré la simplicité des lieux je souligne la propreté, rien à envier à d‘autres plus belles devantures.

Me v’là partie à travers la pampa pour rejoindre un grand site d’essais nucléaires bien connu dans la région. Je connais vaguement le coin pour m’y être balladée il y a bien des années en arrière, je ne me rappelais pas que c’ était si loin et si perdu au milieu de rien!!

J’arrive à 8h précise, formalité d’entrée car il faut montrer patte blanche pour rentrer là dedans. Une fois fichée, autorisée, badgée, accompagnée je peux enfin accéder sous escorte au lieu de livraison. Sur place il me faut encore attendre l’ engin chargé de me vider, qui en fait m’attendait à l’autre bout du site. Résultat: 2h pour vider 8 colis.

Heureuse de retrouver la liberté je descends vers Lyon et l’immense zone aux portes est de l’agglomération. Je hais cet endroit pour m’y être paumée une paire de fois. Il y a des endroits comme ça que l’on craint particulièrement. Vive l’invention du gps qui m’amène directement à bon port. A peine descendue de la cabine qu’un cariste me fait signe du quai, il m’attendait avec impatience et en moins de 10’ l’affaire est classée, cool cool cool et recool.

A l’assaut des Alpes pour fuir le jeudi férié. Un peuple incroyable sur la route, à croire que personne ne bosse nulle part! Bien évidemment le Fréjus est pris d’assaut et ce sont les routiers qui attendront sagement, parqués à la régul, empilés comme des boites de sardines en rangs de 10. Je suis sur la 6ème allée, 2h d’attente…. En partant le 3eme parking est déjà presque à moitié, soit grosso modo 300 camions je pense

Coté italien je file et stoppe à Susa, là aussi beaucoup de monde évidemment….

Jeudi 13

En route dés 6h pour rallier le sud de Milan et un énorme bouchon sur la tengentiale. Je prends mon mal en patience, je sais que rien n’urge.

Ma bobine est vidée en deux temps trois mouvements et il me reste une petite heure à attendre les ordres de retour.
Direction Cremona et une acierie, pfffffffff. 13h, poste de garde, file d’attente, j’appréhende la suite vu tout le monde dans la même situation que moi. Au final l’attente est relativement courte avant que l’on m’appelle en bascule et que l’on me donne immédiatement une porte de hall.

Toit ouvert on me charge des paquets d’énormes tuyaux en acier. Par habitude je sangle ça « en paquet » puis au chassis. Il me faut grimper sur les pile pour arriver à mes fins et franchement je ne suis pas très rassurée car le chargement presque au toit. Le pire étant pour redescendre car il ne me reste qu’environ 60 cm à l’arrière de la remorque. Le manutentionnaire étant parti en pause, si je me casse la figure je peux rester un moment à agoniser … je précise que le manut est monté arnaché et attaché pour défaire ses crochets, moi pas!

16h, sortie de bascule, 3h au total c’est plutôt raisonnable. On m’indique le chemin de la remontée, YES!!

Je stoppe à nouveau à Susa, tout au fond du parking, à peu de chose près sur le même emplacement que la nuit précédente. Arrive derrière moi un collègue fraichement embauché puisse que c’est sa première semaine. Nous mangeons ensemble au resto histoire de faire connaissance.

Vendredi 14

Décidée à partir à 5h, mais je laisse sonner le réveil et ne déguerpit qu’à 6h30, tranquille.
Rien de bien atypique sur la route du retour, si ce n’est que je croise Sweden puis Christian qui pour une fois cavale en ce vendredi… pas toujours les mêmes pour une fois!!!!

14h, parking!

Samedi 15
Dimanche 16

Lundi 17

Je hais le lundi, c'est pas nouveau. Debout à 1h30, je me propulse aussi vite que je le peux, dernier inventaire de mes bagages et bigre que j'en ai des sacs!! J' ai fait mégas lessives: housse de siège, couette, rideau, bleu de travail etc etc
Le temps de tout rapatrier chez Dédé je pars à 2h45 sans grande conviction mais il faut bien y aller.
Montée classique vers Paris, rien à signaler.
Je suis chez mon client à 8h mais il y a du monde devant, ça me laisse le temps de batailler gentiment mais surement avec mon toit de remorque et d'escalader mon chargement pour défaire les sangles. Une fois ne plus je ne suis pas bien rassurée à marcher sur ces gros tuyaux huilés.

Mon tour arrive vers 10h et suis libérée à peine une heure plus tard. Rechargement à 25km de là mais ça ne roule pas bien vite.

C'est limite la crise de nerf chez ce client, il faut viser la bascule qui est surélevée, peu large et pas dans l'axe du portail. Puis je charge à l'intérieur et il faut faire le tour du bâtiment pour revenir peser. La sortie est en pente avec une superbe crevasse en prime. Il faut lever les suspensions pour ne pas y laisser un tendeur de bâche ou une aile, mais le pare choc avant fait un grand « scratchhhh » en léchant le bitume. J'hurle. Par chance le plastique est assez souple et je n'ai pas de dégâts.
De retour à la bascule le type du bureau me dit qu'ils vont remettre un paquet car le poids n'est pas atteint. Je m'emporte un peu en disant qu'il est hors de question que je me retape x fois leur sortie défoncée, le gars me suggère de faire une marche arrière pour revenir en bascule. C'Est-ce que je tente de faire tant bien que mal. A peine le cul engagé j'entends un bruit de ferraille qui frotte, c'est le porte roue contre le béton. Il me faut donc jouer des suspensions avants et arrières en alternance, pratique…
Je fais la même chose à la sortie, mais c'est inévitable que ça touche à un moment ou un autre. C'est tout de même honteux de voir des installations de la sorte

Je traverse la région parisienne tranquillement par l' A86 pour rejoindre le nord ou je retrouve la pluie. La route est longue et je n'en vois pas le bout. Je traverse in extremis Saint Pol sur Ternoise avec un bouchon pour cause de travaux en ville et coupe le moteur avec 9h58 de conduite sur le premier parking disponible.

Il me faut encore ranger mon barda pour pouvoir aller au lit, pffffff

Mardi 18

Après une bonne nuit je quitte mon stationnement à la fraiche vers 6h30. Grand café dans un troquet de village sur ma route et à 7h30 j'arrive à mon usine. De suite le gardien me demande un bon de livraison que je n'ai pas, discrétion commerciale oblige. Mon chef m'a pourtant communiqué les références mais ça ne suffit pas, il faut le papier à l'entête du transporteur qui m'affrète. On me donne un numéro de fax, mais il faut attendre l'ouverture des bureaux. De plus on a pas été foutu de me donner le bon no, résultat j'ai perdu une heure avant de commencer la journée. Y'a toujours un truc qui va de travers, à force c'est usant. Par chance le déchargement qui suit est rapide.

Je m'en vais à l'acierie charger dans la foulée, j'y passe une bonne heure. J'y retrouve des collègues qui chargent pour la même destination. Complément sur Roubaix ou j'arrive en début d'après midi pile poil à l'ouverture. Là il faut retrouver ma commande, une bonne demi heure passe…

Passage au dépôt, papiers, pleins, et en route. Reims, sandwich à la cabane à frites pendant la coupure, et je m'en vais dormir à St Dizier.
Encore une bonne journée de faite et je m'endors de fatigue.

Mercredi 19

6h, en route par seulement 2 degrés, brrrrrr
Petit dèj à Chaumont, coupure et douche à Chalon, feu sur Lyon. Je vide un lot dans la banlieu sud, entre les raffineries sur les bords du Rhône. Par chance ça va vite et je suis la première car lorsque je repars il y a du monde au portillon.
En route vers les Alpes et le tunnel du Fréjus.
18h30, Susa, fin de journée. Je vais manger au restaurant de l'autoport. J'aime bien cet endroit, le prix est honnête pour la qualité. Il y a le choix en crudités qui changent du celeri/ carottes avec par exemple des courgettes ou de la salade vertes. Je zappe les pates pour un repas plus light: porc grillé et brocolis. Et oui c'est possible de manger autre chose que de la charcuterie et des frites!

Jeudi 20

Courage, réveil à 4h30, feu à 5h. J'aurai pu partir plus tôt mais je ne me sentais pas très en forme hier soir et j'ai décrété de dormir. En contre partie je mets pied dedans pour rejoindre mon client à l'est de Reggio Emilia pour arriver en 4h30. Au péage de sortie je retrouve un collègue qui hésite quant à la direction à suivre, la nouvelle route n'étant indiquée que sur les atlas les plus récents. En cœur nous roulons sur les 25 km suivants jusqu'à destination. Connaissant l'endroit je lui évite d'attendre pour rien en sachant ou nous diriger dans l'usine. On s'amuse d'avoir griller deux italiens, pour une fois…

A la sortie la coupure s'impose, nous discutons en attendant les ordres.

Pour moi se sera « complet » de céramique et le petit lot de complément qui va bien.
Là encore je connais l'adresse du dépôt de carrelage, j'y ai passé 24h il y a quelques mois de ça…
J'ai la bonne idée de ne pas m'arrêter en y allant, il n' y a que 3 camions devant moi à l'arrivée et ça s‘entasse rapidement derrière une fois l‘heure du repas passé. Ici on a pas le choix que de passer en file indienne.
Sortie à 16h45 tout de même, mon complément à 35km est compromis. Je vais voir tout de même.
17h40, c'est ouvert mais on me fait signe qu'on ne charge plus, tant pis!
Alors que je fais demi tour dans la cour un gars vient tout de même me demander ce que je charge. Il n'y a que 8 palettes et il me dit que si je suis un peu patiente on va me charger. Ca me va.
En fait c'est un gros coup de chance que j'ai là: le chef m'explique qu'il est en train de former un nouveau au métier de cariste, tant qu'à faire que de lui faire empiler des palettes dans tout les sens autant faire dans le concret!! Dédé se prête volontiers au jeu du cobaye. L'apprenti se révèle adroit même s'il n'est pas très rapide. De plus le problème de la place se pose car les palettes sont plus volumineuses que prévues. Pas de soucis il n'y a qu'à en gerber 2 petites sur le carrelage et le tour est joué. Un cariste confirmé aurait tout chargé par un seul coté, je ne suis pas vache et lui ouvre les 2 bâches, le chef m'en remercie.

18h45, go sur le remontée.
Les parkings sont pleins, j'échoue sur un refuge près de Tortone. J'ai une sérieuse envie de dormir

Vendredi 21

En route à 6h pour rentrer tranquillement via le Fréjus. En début d'après midi ça commence à circuler fort, dernier grand week end oblige et le soleil qui revient petit à petit.

16h, parking, maison

Samedi 22
Dimanche 23
Lundi 24

Mardi 25

Après ce week end plus que profitable, le dernier d’une grande série (snif, on apprécie vite) il faut y retourner dés 3h 30

Il a fallut tout rationnaliser pour choisir l’heure du départ car la journée est chargée: poser un premier lot avant midi sur Amiens, puis filer au garage faire la vidange et livrer le reste au sud de Lille en fin de journée. Bien sur en restant dans les clous de la réglementation.

Je monte par la région parisienne, n’arrive pas à me parquer à la dernière station de l’A5 tellement il y a du monde pêle mêle. J’ai de quoi aller à la station suivante mais je tombe dans un méga bouchon quelques km plus loin et dépasse amplement la conduite continue de 4h30. J’aurai du être plus prévoyante et m’arrêter au péage, au milieu de rien, tout juste des toilettes et sans même une machine à café.
Ca freine encore pour sortir du coté de Roissy, quelle misère. Rien à faire, j’arrive à 12h 25 à ma boite (encore a-t-il fallut aller la dénicher au fond d’une interdiction PL) et on me dit très courtoisement d’attendre 13h30 dans la rue car le personnelle part déjeuner. Il n’y a pas à broncher, c’est ma faute.
Le chef n’est pas très content d’autant plus que j’ai déjà 8h de conduite au compteur, on fait une croix sur la vidange.
Il ne faut pas trainer non plus pour aller vider le lot restant, par chance je passe bien en avance sur mon rdv, le disque est sauvé de quelques minutes et je m’installe à la station de Dourges avec 09h58 de conduite.
Je mange au self de la station avec une dizaine d‘échoué, ouai bof, faut vraiment pas avoir le choix. Pourtant ce serai pas compliqué de proposer des menus rapides et potables avec un peu d’enthousiasme.

Mercredi 26

A 7h30 je suis à la grande usine de produits chimiques toute proche et y retrouve un collègue. Je passe derrière lui à quai mais encore faut il que l’on termine ma commande. En milieu de matinée je descends au dépôt compléter. Vu qu’il me faut débacher j’attends la place déjà occupée, qu’à cela ne tienne au moins je fais ça au sec car depuis ce matin c’est le déluge. Heureusement que je n’avais pas remballé le blouson et les pulls.

Vu qu’il est midi je vais à la barraque à frites de la zone me remplir l’estomac et prends la route vers 13h. Ce soir il faudra rouler assez tard.
J’évite soigneusement la région parisienne, mais me tape l’heure de pointe à Melun et c‘est le parcours du combattant sur les derniers km. Quelle horreur cette ville!

Le week end a été tellement long que je n’ai pas fait de courses alimentaires pour ma semaine et cela me fait défaut. Je calcule que je peux bien prendre une bonne demi heure sur Nevers pour me restaurer.
Je vais donc au restaurant et c’est la grosse déception. Bouffe lamentable et un temps de service qui laisse à désirer. Au final en une heure j’ai juste le temps d’avoir l’entrée et de m’enfiler le plat, et de courir retrouver Dédé pour rouler encore une heure. Y’en a marre!

Je termine au nord de Moulins sur un petit parking inconfortable, mais bon, pas le choix

Jeudi 27

7h10, ouste!! Un café en vitesse à la station suivante et je roule sans lever le pied sur Clermont.
Midi, il reste une demi heure de pause à faire, je trouve un restaurant en bordure de l’autoroute du coté de Severac le Château. Je regrette mon choix en attendant que les plats arrivent mais au final ça le fait. Néanmoins il n’y a aucun choix de menu, c’est la même chose pour tous.
J’ai fait 45’, tant pis.

Béziers, 14h50, je pointe chez mon client. Il y a déjà un camion à quai qui charge, pas cool. Néanmoins ça va pas mal et à 16h10 je ferme les portes. J’ai un petit lot à poser sur Montpellier demain matin mais ma première ramasse de 6 palettes est à l’autre bout de la zone.
16h23, la barrière de l’usine ne daigne pas se lever devant un Dédé tout essoufflé qui fait son plus beau sourire au gardien. Non non, après 16h c’est finit qu’il nous répond. Pffff… j’essaie de parlementé mais niet, pas moyen. Le garde comprend bien mon désarrois mais il faut bien comprendre que les gens ici travaillent sans relâche depuis 8h et patin couffin. Bon… j’explique ça à mon chef qui bien sur n’est pas joye. J’apprends que ma seconde ramasse sur Sète ferme à midi et je crains que ce sois une enseigne avec attente à la clef.
Je retourne la situation dans tout les sens en appelant mon dernier client, un chantier à Montpellier: pas moyen de livrer avant au mieux 8h par contre il peut m’attendre jusqu’à 12h30/13h maxi. Ici à Béziers le vendredi c’est midi grand maximum.
Décision est prise de rester sur place et le gardien m’inscrit pour passer en pôle position, on verra bien mais c’est pas gagné!!

Lasse de devoir batailler pour travailler je m’installe sur un bout de trottoir. Il fait chaud et lourd et j’ai bien transpirer. Et puis merde, je ne suis pas un chien, je sors de là et trace jusqu’à l’autoroute pour rejoindre la station toute proche et prendre une bonne douche et un café. Retour devant la porte de mon usine vers 19h et camping

Vendredi 28

J’ouvre un œil à 6h, à 06h10 j’entends un camion passer… j’entrouve un rideau: il entre dans l’usine, M… Vite, vite, il ne faut pas se faire gruger et enfiler le pas. Un chef arrive vers 7h, nous fait mettre à quai mais les caristes n’arrive qu’à 8h. J’ai bien fait d’oublier la grasse matinée car c’est l’affluence et j’ai du mal à ressortir de là dedans à 8h30.
Petit coup de fil à mon chef qui m‘annonce enfin une bonne nouvelle, ma seconde ramasse m’attend en début d’après midi. Cela me laisse le temps d’aller vider un lot qu’il me reste sur un chantier à Montpellier. Je trouve facilement, et le site et le bon batiment et l‘entreprise concernée. Il me manque un hayon, tant pis, tout le monde s’y met pour vider la matériel. La sortie est un peu houleuse, en pente et en dévers et forcément à angle droit. Heureusement que je ne suis pas venue chargée à bloc.

Me reste plus qu’à descendre à Séte et traverser la ville, punaise que c’est long! J’ose pas imaginer en plein été à l’heure de retour de la plage… 11h30 je suis chez mon client, on me chargera en début d’après midi.

Remontée dare dare vers le « nord ». Passé Valence j’en ai marre, de toute facon l’amplitude ne me permet pas de rentrer. C’est dommage car en heures ça aurait pu le faire. Du coup j’avise une station pour la nuit.

Samedi 29

Ne reste plus qu’à se lever très tôt pour rentrer. Hors de question de trainer, lundi il faut partir très très tôt

Dimanche 30

Lundi 31

Dur dur le départ à 1h15, je n’ai pas réussit à dormir dans l’après midi. Quelques fois il faut vraiment se faire du mal pour tenir le choc. Tant bien que mal j’arrive à grimper vers le nord, le plus dur étant de trouver des « occupations » pour rester en éveil. Je bénis le soleil de se lever de bonne heure, ça m’aide énormément.
J’arrive avec une petite demi heure d’avance à mon rendez vous dans l’agglomération lilloise. Sitôt à quai, sitôt un transpalette dans les mains. C’est une machine électrique ou il faut monter dessus. J’ai un peu de mal à le manœuvrer par manque d’habitude, de plus il faut slalomer sur le quai qui est bien embarrasser. C’est pas l’envie qui me manque de faire une remarque au chef de quai, j’aurai vraiment préférer me reposer une heure que de faire une heure de manutention. Mais il vaut mieux mettre sa rancune dans sa poche et se taire pour ne pas planter là.
Bref, à midi le tour est joué et m’en vais sur Béthune charger une bobine d’acier. Mon tour est assez rapide à venir mais une fois dans le hall il faut attendre que la nouvelle équipe se mette en place: 45 minutes. A la sortie c’est l’imprimante de la bascule qui tombe en panne. Hors de question de s’échapper sans que le gardien ait sorti son ticket. Là ça me gonfle vraiment, mais que dire? Dieu merci le matériel défectueux est remplacé dans la demi heure et je suis libérée.

15h30, j’avise le grand parking qui jouxte l’usine, DODO

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