Mon Carnet de bord... Suivez mes aventures, semaine après semaine!

Octobre 2011

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Samedi 1

On entame un nouveau mois, debout 5h pour partir à 5h30, tout shuss vers la casa. Arrivée prévue 14h00, j'arrive à 14h06. Presque aussi précise que la SNCF

07h38, Monte Bianco

ça s'appelle mettre la cabane sur le chien

Les marmottes m'ont canardé à coup de myrtilles

Dimanche 2

Lundi 3

Reprise à 5h, je n'ai pas vu le week end passé. Après quelques dizaines de km je croise mon petit ami qui rentre du travail, lui a fini sa semaine… quelle cruauté !

Pause-café peu après Troyes « chez Betty », un minuscule rade qui mériterait bien d'être connu, puis je continue vers Chalons en Champagne avec la vague des travailleurs qui embauchent à 8h.

J'avance bien et termine ma coupure avant Reims et avant la petite route qui mène à Vervins. Les travaux agricoles vont bon train et je les admire pour passer le temps.

Puis la vieille N2 et ses villages en briques rouges, il n'y a pas grande circulation. Je prends une petite heure pour manger du côté d'Avesnes sur Helpes, j'avais pris une petite marge d'avance.

13h15, Maubeuge. Je suis les indications le GPS, ayant vérifié mon itinéraire sur le net hier soir. L' « impasse Senelle » donne sur l'arrière d'une grande usine où je livre du matériel de chantier. C'est donc tout à fait plausible de ne pas être attendue à l'entrée principale.

500m avant d'arriver se dresse devant moi un pont à 3m80, aïe! Celui ci était en creux je tente l'affaire quand même, en fait ça passe à l'aise. Mon impasse se trouve 300m plus loin, je tourne, et me demande tout d'un coup où je suis tombée tellement le quartier ressemble à un bidon ville. Juste derrière la voie ferrée j'aperçois mon usine, juste derrière un pont à 3m60 en voute. Là ça craint! Un homme taillé comme une armoire à glace et l'air pas sympa du tout s'approche du camion, punaise où me suis-je embarquée ? Portes verrouillées et vitre à demi baissée je tente timidement de demander renseignement. En fait le monsieur est très gentil et m'indique comment rejoindre l'entrée de l'usine, par un chemin que je connais d'ailleurs. Ouf, sauvée !

A l'usine, environ 10minutes après mon arrivée se présente un camion italien . Le chauffeur me raconte qu'il a misèré à trouver, lui aussi avait la mauvaise adresse. Pendant qu'on me vide il prépare le café pour tout le monde, le bon petit café de la vrai petite cafetière italienne, on s'y croirait presque. On m'aide à ressortir car il faut manœuvrer entre des bennes et le chauffeur italien me court après à la sortie les bras chargés d'un sac « tient on m'a donné ça mais je ne sais pas quoi en faire » ?? Un sac de… collants !! Me vlà habillée pour l'hiver…

Mon chef me demande de rappliquer au dépôt, à une bonne heure de route de là. Je m'imagine déjà poser ma remorque vide pour une autre toute prête et redescendre illico presto, c'est bô de rêver.

2 lots m'attendent à quai pour livrer demain sur Béthune et Lille, en effet fallait pas rêver

18h, je mets les voiles et m'apprête à lancer un petit texto à mon ami Luc voir s'il paierait l'apéro vu que je vais m'arrêter dans ses quartiers. Mais le téléphone m'arrête tout net « Reviens vite au dépôt, on a un gros souci » Un collègue a un probléme avec son tracteur, décision est prise d'échanger mon tracteur provisoire contre le sien, ainsi demain je le poserai à la concession en allant récupérer DéDé qui m'attend avec impatience. Mes affaires sommaires sont vites remballées, le collègue vite sa cabine aussi, l'heure tourne… je me cale dans le fond de la cour pour la nuit. Un jeune chauffeur roumain qui bosse pour nous vient me demander un renseignement, je suis épatée des efforts qu'il fait pour apprendre le français ou du moins se faire comprendre. Nous échangeons quelques mots en attendant la fraicheur de la nuit car il a fait très chaud aujourd'hui.

petit matin brumeux

la Champagne crayeuse

Vervins

Bing Blang Bing Blang, j'aime pas passer là dessus

Mardi 4

Je décolle peu après 5h30, prends mon café à 80 centimes « chez papy » et en route.

Première livraison : un magasin de bricolage, le genre qui ouvre à 7h/7h30. Manque de bol ici c'est 9h , la journée commence bien. Seconde livraison un genre de papeterie où je dépose 13 palettes de calendriers 2012 mais pas moyen d'en récupérer un.

Je file sur Dunkerque rendre une bobine d'acier, je me présente à 11h30. Il y a un peu de monde devant moi mais grosso modo pour 14h ça devrait le faire. Une fois de plus faire des plans sur la comète ne me réussit pas car à midi on vient m'annoncer qu'un pont vient de tomber en panne, et bien sûr c'est celui où je charge. Les heures passent… et j'apprends le fonctionnement de la liste des numéros au tableau d'affichage : rien à voir avec l'ordre d'arrivée. Devant le no figure une lettre qui désigne l'importance du chargement. U : urgent, P : prioritaire, T : t'attends. Ainsi à 15h je passe de la 4éme à la 11éme position, super ! On m'appelle vers 18h, enfin.

A côté de moi dans le hall un chauffeur à l'ensemble rouge arrivé à 11h, je l'entends râler et vais lui proposer mon aide car son toit résiste. Une roulette est cassée dans le rail et il n'y a rien à y faire. Le chauffeur est dégouté et il y a de quoi. 8h d'attente pour rien.

Je descends pleine bourre vers Lesquin et trouve par miracle une place au centre routier. Non pas que j'affectionne l'endroit mais le reste de la zone ne m'inspire pas confiance. Alors que je range mon matériel et décroche ma remorque en prévision de demain (échange de tracteur) mon voisin de parking vient discuter. En 10 minutes je sais tout de sa journée de travail, et du programme des 2 jours à venir. Gentil mais… ça devient vite lourd. Il y en a qui devraient vraiment penser à lâcher du leste quand ils coupent le moteur. Des sanitaires femmes qui sont séparé des hommes j'entends encore des théories sur les puissances de moteur et consommation. Désolée mais bon… du coup je choisis une petite table en retrait pour manger tranquillement, ou du moins j'essaie tellement le niveau sonore est élevé.

De retour au camion c'est le balai des voitures qui commence, je m'enferme bien vite dans mon 9 m2 duplex devant mon ordi.

le seul rade du nord ouvert à 5h du mat

8h à observer un tableau lumineux

Mercredi 5

Je fais l'ouverture du garage à 8h, impatiente de retrouver MON camion et tout mon bazar. Quand on vit chez les autres on n'est pas toujours à l'aise. La première réflexion qui me vient en m'installant c'est « punaise que t'es crade mon pauvre » car j'avoue que j'ai été feignante là-dessus ces derniers temps. Résolution est prise de remédier à tout ça.

Programme de la journée : descendre au dépôt prendre une remorque vide, faire 2 ramasses sur Douai, vider à quai, reprendre ma remorque et la compléter par un chargement latéral. Dans la dernière phase un collègue qui attend sa marchandise me prête main-forte, ce qui me fait gagner un temps considérable.

16h, en route sans perdre de temps. Je calcule mes heures, peut-être qu'il est encore possible de poser ma bobine demain à Turin ? c'est pas gagné.

Je termine sur Langres vers 22h30, épuisée et un peu déprimée. Parfois j'aimerai avoir un peu plus de temps pour moi. Même les choses les plus futiles de la vie deviennent compliquées avec ce job.

Brebières, toujours aussi joliment fleurit

le soleil se couche sur Langres

Jeudi 6

Réveil 07h15, départ 07h30, et roule, roule, roule, pfff. Encore rentrer samedi, courir entre la lessive et les courses, et les bricoles urgentes, samedi soir s'écrouler devant la télé. Dimanche va passer en flèche en préparant le départ du lundi. Désolée mais je ne peux plus…

L'œil rivé à la montre à calculer des temps de parcours, chaud chaud. Sortie de Lyon je me résigne, plus rien ne sert de courir c'est mort. Et puis M… à la fin, je ne termine même pas mon disque jusqu'au bout pour aller dormir dans la pampa au plus près de mon client et « savoure » de stopper à même pas 17h à l'autoport de Susa.

Je dégaine balayette, chiffons, cuvette, savon, et attaque le nettoyage de printemps. Je ne fais pas tout non plus car le temps passe vite et j'ai aussi envie d'une bonne douche et d'un repas tranquille avant d'être noyée dans la foule et le brouhaha du restaurant.

Lui il me bat coté bordel

A bas la poussière

station abandonnée dans la Maurienne

Vendredi 7

Deuxième de cordée pour vider dès 7h à l'entrepôt de bobines, barrée à 7h30, j'aime.

Seconde livraison aux abords de Novarra, je connais.

Rechargement à l'est de Vercelli au milieu des rizières. Mon instinct me mène direct à une grande base logistique au milieu des champs, excentrée du village. Le plus dur est de trouver le bon bureau, l'endroit est immense. A quai à 11h45 mais on me prévient de suite que les gars vont manger à tour de rôle donc qu'ils s'occuperont de moi vers 13h30. J'en profite pour grignoter un bout et continuer mon grand ménage.

14h45 je ferme les portes, reste plus qu'à rouler. J'en bave un peu pour retrouver l'autoroute à cause d'une interdiction puis d'un panneau que je ne comprends pas, je pense avoir perdu un petit ¼ d'heure.

Il y a énormément de vent et les choses se corsent dans le Val d'Aoste, je fais même une belle embardée à l'entrée d'une zone de travaux. 5 tonnes dans la remorque… pour une fois je regrette de ne pas avoir un bon petit complet de carrelage ! A l'entrée du tunnel je coupe la clim car je commence à avoir frais au bout des doigts de pied et dans la file d'attente je me rends compte qu'il commence à neiger. Quel contraste après avoir eu 26 degrés toute la journée.

Je fais tirer jusqu'au Col de Ceigne, le parking est un trou noir et vide, mais tellement calme.

la bonne vieille route italienne telle qu'on en fait presque plus

Tu vas où bonhomme?

Je vois des camions roses partout, c'est grave?

Mont Blanc

Samedi 8

Départ 6h30, café à Bourg, les pleins en route et maison à 10h05. WEEK END !!!

Dimanche 9

Lundi 10

Reprise à 13h30 only pour 2 raisons : primo j’avais « pris » ma demi-journée pour un rendez vous perso, secondo j’avais des heures de week end à récupérer. Sur mon parking, juste à coté de mon DéDé je trouve un camion qui arbore le nom du client que je dois livrer sur Compiègne et ça tombe plus que bien car mon adresse sur les documents est assez imprécise. Du coup le chauffeur m’explique exactement où je dois aller, ça c’est vraiment un coup de bol.
Je monte sur la capitale via la N6 tout du long puis je coupe sur Meaux pour rejoindre Senlis et ma destination finale. Je me cale tranquille au fond de la zone pour la nuit.


dans la forêt du 77

quel beau soleil!

Mardi 11

6h55 je suis réveillée par un vacarme d’enfer, saute de la couchette et entrouvre un rideau : un énorme convoi agricole suivi de bennes qui rentrent dans le champ d’à côté, moins une que je ne me sois stationnée pile devant l’entrée ! Mon réveil sonne juste après, aller hop. Petit déj à 300m au resto et j’attends tranquillement 8h00 pour aller chez mon client. Celui-ci me fait remarquer que je n’ai rendez-vous qu’à 10h, ha bon ? Mais 10 minutes plus tard je suis à quai et en avant le déchargement.
Rechargement dans la foulée à 20km de là dans une petite entreprise où je suis déjà aller il y a quelques mois, je m’en souviens très bien car j’avais un peu galéré à trouver.
11h00, en avant toutes. Destination : Bordeaux. Et oui, ça change un peu du quotidien d’autant plus que je ne connais pas trop ce secteur. Je traverse comme une balle la région parisienne avec mes 5 tonnes de charge et calcule que ce soir je serai déjà bien avancée normalement et donc que c’est tout bon pour livrer demain matin à 8h.
Je m’octroie une petite pause de 30 minutes pour terminer la coupure sur Chartres avant de découvrir à quoi ressemble la sacrosainte nationale 10 (jamais prise).
Alors que j’ai repris ma route depuis à peine 10 minutes un voyant s’allume au tableau de bord, puis 2, puis 3 puis c’est l’effet sapin de Noël. Ca clignote, ça bipe, réflex warning et bande d’arrêt d’urgence, tout s’éteint et se rallume aussi sec dans la manœuvre, houlà ! Frein de parc, couper le contact, une vague odeur de chaud, redémarrer pour voir… niet popof, que dalle, out. Réfléchissons… coupe batterie, rien de mieux. Bon bah allô chef? Grrr. Baskets, borne d’appel à 800m pfff c’est un peu comme marcher dans le désert, tu la vois bien la borne orange mais plus tu avances et plus elle semble loin.
Retour sur place une petite demi-heure plus tard et s’enchaine les coups de téléphones : l’exploitation, mon mécano, le concessionnaire, le dépanneur puis une longue attente de 45minutes à serrer les fesses de ne pas me faire emboutir les fesses (ici pas de refuge, une BAU tout juste assez large). Arrive des gyrophares bleus qui se garent devant moi, j’aurai préféré qu’ils soient oranges. Je descends quand même. Descendent du véhicule 3 militaires dont 2 armés de mitraillettes (ou ça y ressemble) et franchement pas souriants, punaise c’est quoi ce délire ? « Bonjour, que faites-vous arrêtée ici ? » Bah j’suis en panne et j’attends l’assistance. «Nature de la panne s’il vous plait ?» je sais pas, électrique sans doute. « OK, attendez ici sans bouger ! » ??? Vu le ton employé je sens que ce n’est vraiment pas le moment de secouer une oreille, ils me foutent la trouille. Passe alors plusieurs voitures de gendarmerie, et un convoi de plusieurs camions Scania de la même boutique suivi de la même escorte. « Bonne journée Madame » et la voiture repart en trombe me laissant sans voie et les jambes flageolantes. Je ne sais pas ce que contiennent leurs camions mais ce n’est pas le même genre d’acier que celui que je transporte habituellement !
Peu après l’incident arrivent enfin des gyrophares orange plus sympathiques. Recherche de panne mais on ne trouve rien de prime abord, peut-être l’embrayage ou le démarreur ? Décision est prise d’appeler la dépanneuse et on remorque mon pauvre DéDé jusqu’au garage Iveco de Chartres.
Le mécano, certainement pas loin de la retraite, est quelqu’un d’extra. Il me raconte un peu son métier, qu’il a été parti toute la nuit en dépannage, rentré chez lui au petit matin pour repartir aussitôt et à 16h il est encore en service… Puis on parle de l’Italie dont il est originaire, les Abruzzes, il a roulé en bétaillère avec son frère, un passé passionnant.
Garage, on recherche la panne et le verdict arrive peu avant la fermeture à 18h: le démarreur a « centrifugé » c’est-à-dire qu’il a tourné avec le moteur et ce qui a fini en surtension. Pièce commandée qui sera là demain à 8h, puis contrôle du reste pour connaitre le pourquoi du comment et inventorier d’éventuels autres dégâts. Pour la nuit on me rebranche le courant quand même.
Mon chef à l’exploitation pas trop joyeux de la nouvelle, mon mécano me dit que j’ai vraiment pas de bol. (Durant l’interruption de mon carnet de bord au printemps j’ai refait un turbo et 2 injecteurs plus une panne mystère)

mon sauveteur arrive

alors DéDé? tu fais moins le fier là!

Mercredi 12

Réveil 7h, petit déj et débarbouillage à la station d’à côté, au moins c’est pratique. Dès l’embauche on attaque à me changer mon démarreur, que ça fait du bien d’entendre enfin mon moteur ronronner une petite heure après. Dernière inspection, diagnostique électronique : tout à l’air de coller. Je me dépêche de raccrocher ma remorque et feu vers la N10 et Bordeaux.
J’ai relativement de la chance, pas grand trafic donc j’avance bien. Surtout j’évite de tomber derrière ceux qui se trainent car ici interdiction formelle de doubler, et 80… Honnêtement je ne vois pas où est le danger sur cette superbe 4 voies plane et rectiligne.
Le plus pénible reste à venir sur les 100 dernier km, les motards patrouillent dans les 2 sens et le trafic s’intensifie. De plus il faut gérer les interdistances. J’en arrive à ne pas oser lacher le volant 2 secondes pour attraper ma bouteille d’eau, un truc de fou. L’hélicoptère au-dessus de la tête, plusieurs radars bien planqués, plus les patrouilles, on est en temps de guerre ou quoi ?
Mon client, par chance, m’attend. En fait ce n’est pas trop lui qu’il a fallu convaincre mais un gardien de la centrale électrique que je livre. A l’entrée il me fait bien remarquer qu’il est l’heure où il devrait débaucher. Du coup les gars du chantier s’y mettent à 8 pour vider leur matériel et en 15 minutes l’affaire est faite.
Mon chef me prévient qu’il n’y a pas grand boulot et de trouver un endroit civilisé pour la nuit. Je ne connais rien dans le coin, direction le grand centre routier où je trouve de justesse une place le long d’une bordure.
N’ayant pas trop envie de discuter le bout de gras je mange en vitesse dans mon camion et occupe une bonne partie de ma soirée à nettoyer et ranger mes coffres.

 


N10, no comment

N10, on a tout prévu!

Ouksétidon?

Les bords de la Garonne

j'ai trouvé mon chantier

Jeudi 13

Longue attente derrière le téléphone, c’est chiant.
11h, direction la région de St Jean d’Angely pour charger un premier lot en début d’après-midi puis je remonte tranquille vers la Beauce.

les vignes charentaises

il fait toujours aussi beau du coté du nord

Vendredi 14

Première ramasse à 8h vers Ablis puis région parisienne.
Seconde ramasse dans le 95, avec un peu de mal pour trouver mon adresse dans le fond d’un chemin. Ensuite c’est la surprise du chef : « remonte au plus vite à Cambrai » Ok… Oui, on est vendredi et je ne suis pas de là ! Dérogation pour filer par l’autoroute.
A l’arrivée un collègue me donne un coup de main bienvenu pour changer de remorque en vitesse car j’ai rendez-vous à 16h sur Douai pour charger. J’y arrive même avec un peu d’avance et passe direct à quai. Je plaisante avec le chef en lui disant qu’on a même plus le temps de boire le café tranquille.
16h30, route dare dare vers la maison. Semaine qui m’a paru bien longue alors que je n’ai pas fait grand-chose. Dodo sur Chamons en Champagne.

le dernier né

beau portail mais il aura pas le temps de rouiller à mon avis

Samedi 15

Retour à la casa pour 10h, je prends encore le temps de faire mon niveau d’huile, de faire la poussière et même de graisser mes cliquets de sangles pour les ranger correctement

ça caille, les premières gelées blanches dans le chatillonais

Il faut encore en faire autant avant d'avoir un camion neuf

Dimanche 16

Lundi 17

En route bien avant le soleil, destination : Gap.
La fraicheur matinale me fait penser que l’hiver n’est plus bien loin, mais ceci est vite oublié dès le lever du jour. Après la dissipation des brumes matinales comme ils disent à la radio, la chaleur revient jusqu’à faire oublier le pull. Je m’extasie du superbe paysage de la N75 après Grenoble.
Il n’y a pas grande circulation sur cette route de montagne sinon quelques touristes retardataires.
J’arrive sur Gap chez mon client dans un coin de zone à l’accès incertain vers 13h et campe devant la porte jusqu’à 14h l’ouverture. C’est l’artisan lui-même lui me réceptionne. Je bataille à soulever les énormes palettes de 1290 kg, il n’y en a « que » 12, heureusement. Ici pas de place pour manœuvrer autour du camion, donc impossible de décharger au côté. Certains diraient que c’est pas mon job, soite.
Après cette bonne suée je continue ma descente vers Sisteron et termine mes heures à mi chemin d’Aix en Provence et profite de cette belle journée pour compléter mon grand ménage d’automne. Je découvre que les tapis de sol du Stralis se démontent aisément, permettant ainsi de curer ce qui s’accumule dessous.

paysage de saison


traversée de Gap, rangez vos rétros

Mardi 18

En route à l’aube vers Aubagne et un client que je connais bien. Je m’étonne de la cour déserte à 8h10 et trouve une affichette à la porte « fermé ce mardi de 8h à 13h30 » Cooool !
Décision est prise une petite heure plus tard d’aller vider ma marchandise chez un correspondant du groupe à Vitrolles.
Rechargement d’une bobine d’acier à Fos sur Mer où les choses ne vont pas trop mal aujourd’hui. Destination le nord, pas d’Italie à priori cette semaine pour moi, snif.
Complément de chargement à Aubagne, c’est balot. La grosse usine où je me présente est presque déserte et on me fait une petite réflexion qu’on est content de voir un camion. Ensuite je planterai un petit moment le temps qu’on me trouve un éventuel lot supplémentaire. Durant ce temps je discute avec les caristes qui fument leur clope à la barrière, tout le monde déplore le manque de boulot à faire peur.
17h, pas un kilo de plus pour moi et je prends la route vers le nord ce qui m’amène pour la nuit au sud de Valence.

le sud et son légendaire ciel bleu

Mercredi 19

Départ pas trop tard, lavage au passage à Chalon et roule avec la boussole pointée au grand nord. Finalement je décroche sur Laon avec un collègue, 2 ème tour pour … Marseille !
Pas motivée je roule le peu qu’il me reste et plante au péage de Reims

bien joué collègue!

Jeudi 20

J’ai pas entendu le réveil et décampe à 6h30 seulement. Il n’y a pas grand mal mais par principe je n’aime pas ça. Rien à signaler sur la descente de bien spécial, les heure s’ égrainent bon an mal an jusqu’à Donzère où j’opte pour un repas au restaurant avant de rejoindre ma couette

brrrrrrr

c'est pas la meilleure des boulangeries mais on se gare devant (ancienne station)

Vendredi 21

Le vent qui a soufflé une bonne partie de la nuit à bien rafraichit l’atmosphère et je décolle avec un petit 4 degrés au compteur.
8h, déchargement de matériaux destinés à l’Algérie chez un transporteur marseillais puis je file à Vitrolles reprendre 23 palettes de seaux d’olives. Attention prudence avec ce genre de truc qui glisse facilement, ça me semble bien filmé avec intercalaires entre les couches, ça roule.
Complément à Apt dans une énorme usine de déco lumineuses de Noël, impressionnante.
Je redescends la fleur au fusil, encore une semaine qui se termine tranquillement puisce qu’il ne reste plus qu’à rentrer.
En arrivant sur Avignon je freine un peu sec pour éviter un feu orange, mal m’en a pris! 2 secondes après que vois je dans mon rétro ? un flot de liquide qui coule du coté de ma remorque sous l’œil médusé de la file d’automobilistes à ma gauche. Pu*** !!
Premier parking, triste constat que les 2 dernières palettes chargées « en travers » on basculées vers l’avant, écrasant les 3 suivantes et ainsi de suite. Je m’en veux mais ne sais pas trop expliquer mon erreur. Peut-être en chargeant d’abord les 2 palettes en travers au tablier puis le reste par 3 ? Si quelqu’un connait une combine sure…
Ca roule mal sur le nord de l’A7 et avise un parking avant Lyon pour la nuit

Marseille

usine à déco de Noël

comment effrayer des gamins

la Provence

Samedi 22

Je rentre en milieu de matinée

Dimanche 23

Lundi 24

Départ 5h vers la région parisienne un poil en stress à cause mon chargement d’olive quelque peu en vrac. Dés mon arrivée chez le client je lui expose le souci. Rapide évaluation des dégats et verdict : marchandise refusée… motif « palettes couchées » auquel je fais rajouter «mauvais conditionnement » pour me disculper à moitié de ma faute.
Plantage dans la rue durant 4 longues heures le temps que les hautes autorités trouve une solution. Décision est prise de remonter ça au dépôt, je n’en saurai pas plus de la suite du dossier.
Je me cale dans le fond de la cour et tire les rideaux pour une longue soirée solitaire, limite déprime

Mardi 25

8h, changer de remorque, transborder mon lot de guirlandes lumineuses et cap sur Dunkerque pour vider ça aux services techniques de la municipalité avant midi.
Je m’attendais à aller de suite charger une bobine d’acier à coté, niet, j’attends…
Punaise que c’est long d’attendre derrière un téléphone sans rien pouvoir faire, même pas aller boire un café à 800m.
Vers 15h on me donne enfin du boulot… pour demain ! Quelle misère
Replantage à 17h à proximité d’une usine et d’un mini centre commercial dont le tour m’occupe une petite heure de mon temps.

bienvenu chez les chtis

ça passe juste mais ça passe

jeu de quille

Mercredi 26

Chargement à l’ouverture, complément au nord de l’agglomération lilloise et à 11h je prends enfin la route pour le sud de la France.
Ça roule mal sur la région parisienne, pas de gros bouchons mais une vitesse constamment réduite qui m’exaspère.
N20, puis A20 Orléans, je profite d’une pause pour prendre une douche. « Hors Service » qu’on me répond, ça me fout en rogne grave et vais bouder 45’ dans ma cabine.
Je descends jusqu’à Châteauroux et trouve une place de parking inconfortable, mais vu l’heure il ne faut pas se plaindre.

Jeudi 27

Limoges, je bifurque en direction de Périgueux et c’est la grande découverte d’une région que je ne connais absolument pas. Cette route est fort agréable, le petit resto ou je m’arrête déjeuner bien sympa. Je ne sais pas trop si je suis à la bourre ou pas, ne connaissant pas la suite du programme et c’est très très stressant.
Ne connaissant pas le terrain je passe par Bergerac pour me rendre chez mon client, entre Bergerac et Bordeaux. J’arrive pour 12h30 et attend 13h15 pour vider.
Seconde livraison au sud de Bordeaux, à quai, rapide, nickel , en plus la pluie fait son apparition.
Fière d’annoncer que je suis vide à 15h30, on me demande de patienter un peu… pfff que c’est long d’attendre sur un trottoir dans une zone. Heureusement qu’il y a l’informatique pour faire passer le temps.
17h, les consignes arrivent pour demain : 3 ramasses, yes !
Je m’élance sur la belle rocade bordelaise mais je suis vite freinée : 15km, 1h30
Je tente ma chance au centre routier qui bien sûr est inabordable, si quelqu’un connait un bon plan dans les environs je suis preneuse. Du coup je décide d’aller me faire une boite de cassoulet devant mon premier client pour demain, à quelques km plus loin. Une grande zone déserte, au moins je dormirai en paix. Mais c’est tellement trop tranquille que dans la soirée je finis par me sentir isolée.
C’est presque une réjouissance de voir enfin arriver un autre camion, très tard, et le chauffeur me demander s’il peut coller ses portes à mon cul de remorque.

Vendredi 28

7h55 le personnel de mon entrepôt arrive, à 7h58 on m’ouvre la barrière. A quai et 2 palettes plus tard on s’excuse de me faire patienter 10 minutes pour les papiers qu’on a pas eu le temps de préparer hier soir. Je fais remarquer le montage hasardeux des palettes (de caisses fragiles !) : une palette à 1m80 de haut et l’autre à 50cm. Où est le problème ? qu’on me répond…
Second enlèvement sur la région de Cognac, le cariste accepte de mettre mes 2 précédentes palettes derrière sa marchandise et même de leur passer un cerclage autour par sécurité, vraiment sympa.
3ème ramasse un peu avant Limoges. Je prends 30’ pour manger au relais d’Etagnat sur la N141 : endroit vraiment sympa où pour une fois il y a une copieuse assiette de légumes verts au plat du jour et une serveuse très gentille qui a veillé à me servir rapidement comme demandé.
Je charge mon dernier lot en compagnie d’un ancien d’une petite boutique d’à coté de mon village. C’est la bonne occasion de me rencarder sur la meilleure route pour rentrer.
15h15, je mets le feu aux poudres au milieu d’un amas de touristes. Ce grand week end suscite beaucoup de départs et j’en suis très étonnée.
Limoges, Montluçon, Moulins et sa N79 aux automobilistes suicidaires. Puis la route touristique de Paray le Monial à Luzy, les bas fond du 71. Que cette route est défoncée, une horreur, mais ça fait gagner une paire de km. Autun, Arnay le Duc et la marge de manœuvre se réduit au niveau des heures. Sur les 20 km ça devient pas raisonnable du tout de rouler à 90 mais planter à 5 km du but non merci. Je me gare carrément en vrac sur mon parking : 10h02, merde !

Samedi 29
Dimanche 30

Lundi 31

Pour ce pont de la Toussaint je fais un petit tour de régional sur Dijon. Départ 7h30, routes désertes.
Je pose 2 palettes chez un transporteur en 2 coups de cuiller à pot puis arrive à 8h45 (rdv 10h) sur une grande base logistique de la région. Pas grand monde à l’horizon et une demi-heure plus tard je suis ressortie.
11h00, de retour à la casa

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