Mon Carnet de bord... Suivez mes aventures, semaine après semaine!

Mars 2007

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Jeudi 1er mars

7h30 je suis à l'ouverture du client, mais il y a déjà du monde devant moi. Malgré tout je suis vide pour 9h, ça peut aller. Doudou est rentré à la maison, il va mieux, énorme poids en moins, mais je m'en veux toujours de mon absence. Je monte à Tarascon charger 26 tonnes de pâte à papier. Je m'inquiéte de la file de camions à l'entrée de l'usine. Je demande à un chauffeur ou est le bureau de chargement, il me dit de dégager de la file d'attente et m'indique les quais. Il m'a fait gagner un temps fou. Merci! Le chargement est un peu draconien mais ultra rapide, une petite heure aprés je ressort, il est midi. Pas de temps à perdre, je dois poser ça à Vérone et demain c'est vendredi (le jour du poisson). je découvre enfin l'A8 de jour sous un beau soleil, superbe, même si je ne suis pas fan du sud. Petite pause avant Nice dans une station Leclerc. J'ai apprécié cette station: propre, cadre accueil sympa, et prix corrects, ça vaut le coup d'être signalé. Il fait chaud, je débâche un peu (le pull seulement lol). La montée de la Turbie est raide, ils ont du me charger à la louche. Je termine ma pause à Beausoleil, juste avant de basculer sur l'Italie. La région de Génes est celle que j'appréhende le plus, ça passe tranquillement mais sûrement. Il y a encore le Turchino à escalader et le plus dur sera fait. Je tire jusqu'à la sortie de Piacenza, à 1h30 de mon point de livraison, il est 21h30

ça en fait des roues tout ça

Vendredi 2 mars

6h30 je démarre dans le bon vieu brouillard italien jusqu'à Brescia. Pause petit déjeuner, rien de tel pour attaquer une journée qui s'annonce encore bien longue. Je vide en 2 temps 3 mouvements au sud de Vérone et recharge à une vingtaine de km. Le chargement étant fragile, le manutentionnaire prends le temps de faire ça bien. Je finit de sangler à 11h30. 3t5 pour rentrer, c'est bon ça! sauf que j'échange ma remorque comme celle d'un collègue avec 26t de carrelage. Youpi! Je passe à Turin compléter un petit lot chez un transporteur en milieu d'après midi. L'adresse, en pleine ville, est assez salée. Il faut trouver l'accés, ça ressemble à une entrée de parking à étage. Y'a pas idée de venir se coller là, tout ça pour avoir une enseigne voyante depuis l'autoroute. Je sors péniblement de Turin dans les 1er bouchons, je grimpe doucement au Fréjus, ça freine à l'entrée du tunnel pour cause de fermeture du Mont Blanc. Pause repas à Modane en 30 minutes, puis descente à Chambéry au plus vite. Le nouveau parking de l'aire de repos est vraiment naze, c'est le cousin d'Amédée qui a du le dessiner. Je m'endors dans le balai des moteurs des camions qui manoeuvrent, dans l'attente de me faire arracher un retro.

ça grimpe dur la Turbie

Samedi 3 mars

5h30 il faut s'arracher de la couette pour éviter les retours de vacances, vivement que ça se termine ces singeries. J'arrive à 10h30 à la maison. Fin de chantier. 

comment me faire raler un samedi matin

Dimanche 4 mars

Lundi 5 mars

Tombée du lit, j'attaque à 5 h 00. Le programme de la journée est simple: monter au garage, c'est jour de vidange. Pas poussée par le temps je teste Dijon Langres par la nationale. Avec 26 tonnes au fesses je ne perds qu'un petit quart d'heure. Pause à Chalon en Champagne, rangement de mes coffres et de tout ce qui traîne. Repause à Laon pour finir mon poulet salade de la veille. A 30 km de l'arrivée, c'est la pause café dans un petit bar restaurant. Sur les murs des tonnes de photos jaunies de camions d'époque, ce vieux relais à du avoir ces heures de gloire. A force de m'arrêter à tout les coins de rue, j'arrive en même temps que le mécano au garage. Il bichonne mon camion jusqu'à 17 h 30, je passe au dépôt à Cambrai poser un lot de marchandise et des papiers. Pour une fois je trouve tout le monde de bien bonne humeur, ça doit être l'effet du printemps. Puis je monte à la nouvelle zone Delta 3 au sud de Lille, repère l'entrepôt ou je vide demain et me dépêche de prendre une des dernières place de parking à la grande station service, y'a rien d' autre dans la zone. Il est 19 h 30, casse croûte puis coups de téléphone pour régler des affaires personnelles. Le temps passe vite, au dodo.

 

mes pneus de compèt'

Mardi 6 mars

Je me présente à l'heure à mon rendez vous matinal, c'est un peu la panique car je ne figure pas au planning: problème d'organisation du à l'ouverture toute récente des lieux. le problème est résolu en dix minutes et je peut avoir accès aux quais. A 10 h je suis de retour sur le grand parking de la station service, le boulot n'a pas l'air encore bien violent. Finalement on me demande de revenir au dépôt prendre une remorque chargée pour 14 h 00. J'y suis un peu en avance, je prends mon courage à deux main pour vérifier le serrage des roues de mon train arrière qui a été changé la veille. Ma remorque n'étant pas arrivée, je donne un coup de main à un collègue qui refait son chargement. 15 h 30 je décolle en direction du sud. Le chargement est bien pesant, je roule tranquille jusqu'à Chaumont où je fait une bonne pause à l'heure du repas puis descents jusqu'à Mâcon. J'aurai pu m'arrêter à la maison mais Doudou n'est pas là pour venir me chercher alors je laisse tomber. fatiguée de n'avoir rien fait, je m'endors comme un loir vers minuit et demi.

une soucoupe volante

 

Mercredi 7 mars

je reprends mon petit bonhomme de chemin. Je croise l'ami Jack vers Belleville, mais trop tard pour lui faire un petit appel. Lyon passe assez mal, descente de toutes l'A 7 jusqu'à Marseille. Je me décide de tester une cafétéria d'autoroute du sud, pour voir si c'est mieux que dans le nord: c'est pas mieux, voir pire encore! Minable même, du vol. J'angoisse un peu à l'idée de mes deux livraisons sur Marseille. La première se fait sur le port, je trouve de suite la bonne sortie puis la zone d'entretien des bateaux, je livre des pièces mécaniques dans une minuscule boutique ou le patron en personne me reçois. C'est plus lourd qu'il ne le pensait, et me demande très gentillement si je peux aller poser ça directement au bateau qui est à l'autre bout du port. En effet cela lui éviterai maintes aller retour avec sa vieille camionnette. Un ouvrier m'y emmène, j'ai droit à une visite commentée de tout le port, un vrai passionnée de l'histoire de cet endroit. Le bateau en question est un yacht en cours de finitions. Il appartient à un émir Arabe et coûte une fortune, il y a même de l'or à l'intérieur. Malgré l'attente d'un engin pour vider mes pièces, je passe un bien agréable moment. A 15 h 30 je dois malheureusement filer de l'autre coté de la ville pour livrer un centre commercial, changement radical de décor. Je trouve mon chemin assez aisément, mais ça grimpe dur et mes 24 tonnes de charge ne m'aident pas à m'engager rapidement sur les rond points, je joue du forcing, la mécanique n'aime pas trop. J'arrive à l'heure de la fermeture de la réception du magasin, va falloir attendre demain matin, ça n'arrange pas trop mes affaires, la fin de semaine est proche... Je traîne un peu dans la galerie commerciale voisine mais la foule me prends vite la tête, je ne me sens pas trop à l'aise alors je préfère retrouver le calme de ma cabine ou je bouquine pour faire passer le temps.

ça s'appel un autoleveur, si si!

Jeudi 8 mars

06 h 15 la réception du magasin ouvrant, je me dépêche pour vider en pôle position et retraverser Marseille avant la foule. Pause petit dèj dés que je peux, puis je monte sur Cavaillon poser une bobine d'acier. C'est rapide mais il faut néanmoins attendre que le chef fasse quelques contrôles avant de la prendre. Il me faut plus de temps pour refermer la trappe et ranger mes piquets que pour le déchargement en lui même. Après les pleins et un rapide café à Cavaillon je vais à St Martin de Crau charger une bricole. En ressortant du quai, je ne comprends pas trop comment, l'arrière du toit de la remorque se trouve relevé. Avec le Mistral qui souffle, j'ai bien du mal à le rebaisser, à deux doigts d'abandonner quand je réussis enfin. Pendant ce temps le vent m'a arraché deux attaches, il était temps! Je descends à Fos sur Mer prendre une bobine pour l'Italie. En ouvrant, je ne peux retenir une porte, et en claquant une charnière se casse. C'est pas ma journée! Mais la pièce qui a cassé était déjà bien abîmée auparavent. L'attente à l'usine est relativement longue, quand vient mon tour on ne trouve pas ma bobine, qu'elle a été chargée sur le train du matin. Bravo, j'applaudis des deux mains. Dans la demi heure qui suit, on m'en trouve une autre, toujours pour la même région. Ouf, sauf que celle ci fait 8 tonnes de plus, tant pis. Je prends la route vers 16h30, direction l'Italie. Je voulais m'arrêter à la station Leclerc avant Nice, mais le parking est plein, je ne m'arrête qu'à Beausoleil, juste avant la frontière. Puis je tire au maximum pour gagner des heures pour le lendemain. Je teste mes nouveaux pneus dans la descente, ça tient le pavé, je me sens un peu plus en sécurité.

  je ne suis pas peu fière de ma trouvaille 

Vendredi 9 mars

Montée à Turin sans perdre de temps, sauf pour l'incontournable capuccino brioche sinon ça va pas. Je pose ma bobine en attendant que les deux italiens devant moi me laisse la place. C'est un collègue qui prendra la mienne, j'ai du le louper de peu au chargement de la veille. Ensuite je me dépêche d'aller poser mes quelques palettes restantes dans une petite boite aux abords de l'interporto. Je suis vidée par un marocain  tout heureux devant le camion immatriculé dans le 59: il a vécu 5 ans à Lille, mais le soleil lui manquait. Il fait durer le plaisir et ne me lâche la grappe qu'à midi (il voulait même m'inviter au resto, et le fait qu'on soit vendredi m'a bien servi comme excuse!) Je prends un panino chaud et un café sur l'autoroute, 3 Euros 20 le tout, et aussi copieux que l'andouillette frites froides à 10 Euros de mercredi... A midi et demi je rejoints mon collègue aperçu le matin à l'usine de ferraille pour charger un complet pour rentrer. J'appréhende l'attente qui risque de m'empêcher de rentrer dans la foulée à la maison. C'est relativement rapide car à 16h30 je sors de là. En grimpant le Fréjus je croise sieur Lagaffe qui va en Autriche, coup de trompes, bon week end quand même.  Une fois de plus je m'arrête manger à l'autoport de Modane puis file jusqu'à la maison. Je me tape le luxe de l'autoroute d'un bout à l'autre mais j'ai envie de dormir dans mon lit. J'y arrive en débordant un peu l'amplitude d'une heure, mais je suis réglo sur les heures de conduite. Il est minuit, à lundi camion!

"système de chargement et déchargement automatique" ça me laisse perplexe

Samedi 10 mars

Petit passage au camion pour vérifier mon chargement de tubes huilés: c'est cool rien n'a bougé, faut dire que j'ai serré à bloc mes sangles! Je deviendrai bonne en la matiére???

tubes huilés, attention danger

Dimanche 11 mars

repos

Lundi 12 mars

Les lundis se suivent et se ressemblent: démarrage à 6h et route vers le nord (merci Ptit Nono d'avoir couper mes batteries samedi soir sinon ..., j'avais laissé la lumière). Je passe rapidement au dépôt prendre quelques palettes "europe" pour échanger au rechargement et m'en vai sur Douai vider mon complet de ferraille. Les gars usent le soleil. Si leur boite ferme comme leur filiale prés de chez moi, vu leur cadence, ils n'auront pas ma pitié. Je leur explique fermement que j'ai autre chose à faire, 3 h à 3 gars pour vider 16 paquets de ferraille au pont, faut pas abuser. Autant dire que je m'empresse de fermer les portes et de sortir de là dés que possible. Bien sur à mon arrivée près de Boulogne sur Mer, il est bien trop tard pour charger. J'hésite à aller dormir sur le port, comme au bon vieux temps. Mais pour ne pas attraper le bourdon je préfère le calme d'une petite zone, de plus je traîne une grosse crève et ne pense qu'à m'allonger avec un médicament prescrit par Doudou.  

je suis pas en vacances, je pose mon sac à coté??

Mardi 13 mars

J'ai fait largement le tour du cadran en sommeil, ça va beaucoup mieux. J'éclate de rire en découvrant mon chargement: du poisson!! mais celui là ne puera pas car il est en conserve. Après avoir patienté un moment je redescends à Cambrai pour transborder mon lot dans une remorque déjà chargée de bobines de papier, et entame la descente. Je fait la pause à Chalons en Champagne en compagnie d'un collègue avec qui je fais connaissance. Dommage que ma Cibie ne fonctionne pas, on aurait pu discuter tout le long du trajet. Mon Doudou vient me chercher non loin de la maison, mon amplitude étant pleine, je dors dans mon lit.

10 degrés de plus et je vais faire trempette

Mercredi 14 mars

8 h passé, un rapide bonjour à mon ancien chef (je me gare toujours chez eux) et je file dans l'espoir de passer l'ensemble au lavage. Il y a déjà la queue alors je continue ma route. Changement d'itinéraire in extremis: une bricole à ramasser sur Chanas, au sud de Vienne. Juste le temps de faire ça avant midi, ce qui ne me retarde pas temps que ça finalement. Je rattrape la vallée de la Maurienne via la nationale jusqu'à Grenoble, puis des Cheylas jusqu'à Aiton. Cette dernière portion est vraiment magnifique. Pose gasoil avant de passer le Fréjus car je fais un bon petit tour en Italie. Je descends jusqu'au sud de Piacenza, ou il y a un immense parking surveillé sur autoroute, et gratuit en prime. Mon dernier lot chargé n'est pas d'une grande valeur mais intéressant tout de même.

l'écurie des taureaux rouges

Jeudi 15 mars

Bien que courte, la nuit fut bonne car au calme. Je me présente à 9 h dans une base de supermarché prés d' Imola pour poser mes conserves. Pas de rendez vous comme dans la même enseigne en France, mais il faut tout de même échanger les clefs du camion contre une clef de transpalette. Apparemment le système, pourtant bien rodé chez nous, a du mal à passer avec les chauffeurs italiens! Perso, cela m'arrange pour déplacer mon lot suivant juste derrière les portes, près à vider sans débacher et ainsi gagner un peu de temps. Le contrôle est rapide: moins d'une heure après mon arrivée, je suis déjà repartie. La livraison suivante me donne un peu de fil à retordre, l'adresse est dans une impasse, au fond d'une zone immense. Il s'agit d'une écurie de course, ou je suis reçue comme un chien. J'ai bien fait de mettre mes palettes au cul. Je n'ose pas demander à prendre des photos des camions atelier, dommage car ils étaient beaux. Je poursuis ma route sur Ancone. Je suis super heureuse de passer Rimini, même si c'est pas le bout du monde, j'en redemande. Rapide pause panino café pour arriver pile poil à 14h et larguer mes bobines de papier. 30 minutes pour vider une moitié de remorque avec ouverture des deux bâches, c'est efficace. Je reprends tout aussi vide le chemin de la remontée afin de prendre une immense tondeuse à gazon sur Cesena. Je suis déjà venue plusieurs fois dans cette grande zone, ce qui m'aide pas mal à trouver la petite usine. En 20 minutes le tour est joué, sanglage compris, on m'amène même la CMR (document de transport) déjà rempli au camion. Maintenant je peux poursuivre tranquillement sur Bologne. On annonce un gros accident alors je traîne sur une aire de repos. Bien vu et je gagne ainsi du temps. Je vais dormir devant mon client du lendemain, dans le fond d'une zone trés trés calme, ce qui est toujours appréciable.

les arbres fruitiers en fleur

les légendaires citernes gerbées, le plus souvent sur du carrelage

Vendredi 16 mars

8 h 30, la boite ouvre et me présente pour charger. Il y a un grec qui force le passage à tout le monde et un autre français bien sympathique avec qui je discute en attendant. Lui a dormi dans la rue voisine, à 50 m de moi. Il me dit que s'il m'avait vu on aurai pu aller manger ensemble, il y a une bonne pizzeria dans le village. A 9 h je suis repartie pour la région de Modena, dans le quartier de la céramique. Je m'inquiète de la file d'attente dans la rue de mon client, mais un papy du 31 qui finit de fermer sa semi me dit que ça passe bien. En effet, 1 h 30 plus tard je fais de même, papiers en poche. Il est midi, je me suis bien débrouillée, je peux prendre la route de la maison. Je perds un peu de temps pour aller rejoindre l'autoroute, plus je roule et plus je calcule que ça va être trop court pour rentrer jusqu'à la maison d'environ 45 minutes. Tant pis. Je stoppe à 20 h peu avant Lyon, pour une fois pas trop énervée car j'ai fait un joli "grand tour".

transport de plaques d' acier 

Samedi 17 mars

J'arrive à 9 h dans la cour. C'est l'heure idéale pour un bon café en ville avec un bon croissant bien frais.... rien de tel pour commencer un bon week end. Après on ira peut être se balader dans les bois.

Dimanche 18 mars

repos

Lundi 19 mars

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, 5 h 50 je saute dans "le Gros" avec mon baluchon pour la semaine (je lui cherche un surnom mais je trouve pas). Une dernière cigarette grillée avec Doudou le temps de faire gonfler et réchauffer la cabine, 6 h il faut y aller. Je rejoins tranquillement le péage de Beaune pour laisser chauffer la mécanique. Passé Dijon j'hallucine de croiser des camions avec la calandre pleine de neige. Ils ne s'étaient donc pas plantés! Me disant qu'ils doivent venir de l'est de la France je ne suis pas trop surprise et continue ma route. Mais en abordant le plateau de Langres, d'un seul coup, changement d'ambiance: non seulement c'est la tempête hivernale, mais ça colle bien à la chaussée. Je lève un peu le pied, certain doivent balisé et ça ralentit fortement, je prends la file de gauche à 70, avec mes 26 tonnes de carrelage je tiens le pavé. Arrivée à Chaumont, la neige se calme et j'attaque la nationale sans encombre jusqu'à Reims ou je fait ma pause réglementaire de 45 minutes. Comme j'ai vu un peu court dans mon temps de trajet, j'avale un bon casse croûte, histoire de plus avoir à m'arrêter. J'arrive peu avant 13 h 30 à St Quentin chez un transporteur afin de poser quelques palettes mais je suis au désespoir de trouver porte close, et de devoir attendre patiemment 14 h. Je ressort de la ville sous une tempête assez salée, neige et vent brrrr! Je poursuis sur la nationale, mais termine par l'autoroute pour arriver à l'heure à mon rendez vous sur Douai. Méga file d'attente chez le client, je suis forcée de rester en warning dans le rond point d'accès, bonjour la sécurité. Le gardien devient fou, mais reste aimable, une chance. Mauvaise organisation générale, énorme plate forme ouverte trop vite: seulement 5 quais disponibles sur une soixantaine! Je ressort de là vers 18 h 30, Luc me rejoint alors que je fait un complément de gasoil, ça fait du bien d'aller prendre un verre. Gestion du disque oblige, je me sauve rapidement pour finir mes heures après St Omer en direction de Boulogne sur Mer à 21 h. Dommage...

les premières calandres blanchies

ça se gate!

Mardi 20 mars

Surprise en ouvrant le 1er oeil: il y a un bon paquet de neige sur la vitre du toit ouvrant! Je précise que je dors à l'étage et que le ciel est la première chose que je vois en me réveillant, j'aime bien alors je ne ferme jamais le rideau coulissant. Il y a une bonne couche de neige mais la route est au noir. Je ne fais qu'une dizaine de km pour arriver chez mon dernier client pour vider chez un vendeur de matériel agricole. Son chariot élévateur a du mal à démarrer, il date de ... , une vrai pièce de musée, il faut bien deux bras bien musclés pour  tourner le volant qui est plus grand que celui du camion. Puis je plante le reste de la matinée dans le village en attente d'un rechargement. Mon ami Ptit Nono est à Boulogne jusqu'en début d'après midi, j'hésite à pousser un bout pour le rejoindre. De crainte de devoir aller recharger à l'opposé, je m'abstiens. J'hurle de rage lorsqu'à 13 h on m'annonce d'aller au Portel, c'est à dire à coté. De plus, mon adresse se révèle être dans la zone portuaire, à vol de mouette à 300 m de la gare de marée. Trop tard! Encore un bon moment raté. Je charge complet de big bags de déchets de poiscaille réduit en poudre. C'est comme dans le cochon: rien n'est perdu. Je termine en milieu d'après midi et vu que rien ne presse je m'en vais prendre un café au Chatillon, comme dans le temps, sauf qu'à cette heure tout est désert. J'aimais cet endroit le matin, il y avait les marins, les mareyeurs pendus au téléphone, les chauffeurs en attente de chargement, etc, toute la filière de la marée se retrouvait autour d'un casse croûte ou d'un café. Tout ça est bel et bien fini pour moi, sans regrets devant tout ce que j'y ai vécu je reprends ma route pour la région de Valencienne. J'arrive en début de soirée, et m' aperçois vite de la difficulté à accéder à mon adresse à cause de travaux. Après avoir tourné en rond un moment je demande ma route à une station service encore ouverte. Le patron ne sait pas trop quoi m'indiquer quand arrive un jeune qui me propose de m'emmener, il habite dans la rue que je cherche. Il me fait passer dans un bourg interdit au camions, la voie n'est vraiment pas large, je rase des quilles et des murs de prêt. Merci quand même pour le service. J'avise un trottoir prés de chez mon client pour la nuit, il est 20 h.

collectionneur d'autocollants

Mercredi 21 mars

8 h je suis devant la porte, le client se fait attendre. Je discute avec un chauffeur du coin qui me dit que le maire du village voisin est fou de rage de voir les camions chez lui à cause des travaux, au lieu d'avoir mis en place une déviation adéquat. C'est certain que dans les deux camps cela aurait été préférable. A 9 h je suis vide est part tranquillement sur Maubeuge pour prendre des bobines. En avance sur mon rendez vous, j'attends patiemment mon tour au milieu des polonais. Malgré la taille de l'usine et que je doive faire deux dépôts, je suis prête à prendre la route à midi et demi. J'attends tout de même un petit moment le feu vert de mon chef, des fois qu'il y aurait un petit complément dans la région. Finalement je prends la route de Reims par la campagne et la vieille RN2. Je traverse des villages ou on voit encore des tas de fumier dans les cour de ferme, 30 ans de retard sur le reste du pays... et les averses parfois denses de neige amène un coté un peu plus pittoresque à cette route. A Laon, je retrouve la civilisation moderne et le flot de circulation qui m'emmène jusqu'à la maison. Mon amplitude m'amène à 23 h à Chagny, Doudou me fait une petite place dans mon lit.

mes ptites bobines

Jeudi 22 mars

J'attends 9 h pour repartir, toujours pas de complément en vue, cela me laisse grandement le temps de passer l'ensemble au lavage. J'aime bien avoir un camion propre, c'est tellement plus joli! Pause repas sur Bourg en Bresse, la neige se remet à tomber. J'abandonne l'idée de grimper le col de Ceigne par la route, je grimpe sur l'autoroute. Re pause avant d'escalader le Mont Blanc, je ne suis vraiment pas bousculée et c'est l'heure du goûté, ça fait bizarre de passer une semaine aussi tranquille. Coté italien je découvre la nouvelle déviation de Courmayeur, c'est à dire que maintenant l'accès au tunnel se fait directement de l'autoroute. J'imagine la joie des habitants de la vallée. A quand un accès plus pratique coté français? Ça coûte cher, ok, mais les italiens n'ont pas hésiter à creuser des km de tunnels pour régler le problème. Pause café du coté d'Ivrea, j'entame le ménage de printemps dans la cabine. Puis je poursuis sur Milan, j'arrive juste après la cohue du soir, bien vu. Par chance l'usine ou je dois poser mes bobines demain matin a un parking qui parait calme pour la nuit.

grimpette au Mont Blanc

Vendredi 23 mars

Quand j'ouvre les rideaux à 8 h je découvrir que le parking est archi plein de camions qui attendent l'ouverture, je suis contente d'être en pôle position. Quand le portail ouvre je me précipite et passe à coté de la bascule, le gardien me rappelle à l'ordre via les haut parleurs. Je suis bonne pour une marche arrière experte pour monter sur la balance. Au bureau un dame d'une cinquantaine d'année me reçois très gentillement, c'est la 1 ère fois qu'elle voit une femme chauffeur, et ne se prive pas de faire remarquer à tout le monde que j'ai fait la manoeuvre de la bascule du premier coup... c'est peut être pas la peine d'en rajouter! Elle m'indique la porte pour vider. Mon toit à bien du mal à vouloir s'ouvrir, je suis obligée de demander l'aide de bras plus costauds. J'ai à peine le temps de virer toutes mes sangles que je suis déjà vide, je termine de remettre mes plaques de fosse en place à l'extérieur pour laisser la place au suivant. Repassage à la bascule, un coup de tampon sur les papiers et à 9 h 30 je suis dehors. Vite, la suite du programme, mais mon téléphone ne veux pas fonctionner. Je crains de l'avoir mouillé en nettoyant le tableau de bord. LA bêtise de la semaine????? J'utilise donc mon téléphone perso, et mon chef est presque soulagé de m'entendre, à priori, aucun téléphone ne marche... dans l'urgence je vais sur Novarra charger ces fameuses palettes de tôles qui glissent si bien. Une fois de plus je cale tout ça avec mes piquets de fosse et sangle autant que possible. Il est déjà midi et demi lorsque je peut passer à autre chose: direction le sud de Turin pour compléter. Petit arrêt panino café, le vendredi ça devient un rituel mais je ne m'en plains pas. J'attends un peu pour charger mon lot dans la petite usine, deux porteurs sont devant moi. L'ambiance est bonne, on s'efforce de discuter deux mots en français avec moi. La cour est minuscule et la manoeuvre délicate, j'y vais tout doux, le manutentionnaire jette un oeil expérimenté aux porte à faux. Une fois en place il me félicite, me montre l'horloge et me dit que j'ai mis moins de 10 minutes à me mettre en place! lol et il me précise que souvent ça prends 15 ou 20 minutes, voire plus... Il est tout aussi rapide à me pousser ses palettes dans la remorque, avant 16 h la mission est accomplie. Je pensais aller décrocher ma remorque avec un collègue, et en récupérée une à compléter, mais non, on m'indique la route du retour. Youpi! Dans l'empressement j'ai mal manipulé mon chronotachygraphe et doit faire une coupure de 45 minutes avant de traverser le tunnel du Fréjus. J'en profite pour continuer mon ménage de cabine. Je poursuis jusqu'à Modane pour manger en vitesse. A part que je me retrouve en bonne compagnie de chauffeurs, la discution est intéressante et ma pause est plus longue que prévue. Tant pis. Je file pour arriver à minuit, pile poil dans les clous.       

 

j'ai rien bu promis

Samedi 24 mars

Repos

Dimanche 25 mars

Repos

Lundi 26 mars

Dur le réveil à 3 h avec le décalage horaire; 4 h de sommeil c'est juste. Sans perdre de temps, à 4 h je fais les premiers tours de roues. Le chronotachygraphe s'est mis automatique à la nouvelle heure, vive la technologie. Sortie de la zone éclairée, mes feux n'éclairent qu'à 2 m devant le camion, on s'est un peu plantés en réglant ça vendredi soir... quelques coups de tournevis par Doudou et c'est reparti. Route habituelle jusqu'à St Quentin avec largage d'un lot de marchandise, vite fait, bien fait, et passe au dépôt prendre deux caisses. Dans la mise à quai un élastique tenant une aile casse, je vire l'aile qui n'arrête pas de bouger. Je fais un saut à la pompe voisine: l'automate ne veut pas de ma carte, la deuxième piste est en travaux: on verra ça plus tard, heureusement que je ne suis pas complètement à sec. La fatigue est grande, je prends une demi heure pour casser la croûte au calme et part livrer mes caisses. Dans le village un papy me renseigne pour trouver mon adresse, avec le véritable accent de la haut j'ai pas tout compris sauf que "l'camion l'est ben gros pour aller la bas d'dans!". En effet le portail se présente mal, on m'envoie faire le tour du quartier pour arriver derrière par un espèce de chemin de terre. La sortie n'est pas gagnée par la porte normale, je me retape les 300 m de chemin en slalom et en marche arrière, tout doux, ça passe pas trop mal. Après un savant demi tour je peux reprendre le bitume. En m'engageant dans une cuvette, je n'ai pas calculé que l'avant de la semi se poserai sur le tracteur, me voila coincée au milieu du carrefour. Les suspensions ont bien du mal à soulever l'angle de la semi pour me dégager, faut dire que j'ai un poids phénoménal qui porte dessus. J'évalue les dégâts: le tendeur de bâche a frotté et est tordu, il ne s'accroche plus. Après avoir signalé l'incident et rafistoler ça (merci papa le roi du fil de fer de m'avoir conseillé d'en voir avec moi!) pour éviter le débâchage automatique sur autoroute, je finis mes heures sur le parking de Dourges, épuisée et énervée. Merci Luc de venir tailler la bavette un moment.

pas large le portail et pas bon les voitures garée devant

ressortir par là? mais sont fous!

si je ramasse un bout de ferraille dans les pneus je les égorge 

Mardi 27 mars

Je me sauve un peu avant 7 h en espérant éviter la circulation. Ça freine un peu mais rien de méchant. Petit saut au centre routier de Lesquin pour mettre du gasoil. Le chauffeur devant moi me prévient de me méfier, toutes les pompes ne marchent pas. Celle que je choisi fonctionne mais en petit débit, et le loquet pour coincer le pistolet est cassé. Déjà que j'ai mal dans les mains pour un rien, je chope des crampes, après 10 minutes et seulement 400 l j'abandonne, je compléterai ailleurs. A 8 h je suis chez mon client à l'est de Lille pour vider mes 25 t de feuillard sur palette, qui n'ont pas bougé d'un millimètre cette fois. A 9 h 30 j'en suis libérée et prends la direction de Dunkerque pour charger une bobine d'acier de 22 t. L'accueil est sympa, on m'explique toute la procédure de chargement, chaque aciérie à un système propre, pas toujours évident de s'y retrouver. J'attends un moment mon tour, sur ce site il y a machine à café et sanitaires propres, c'est pas le cas partout, loin de là. Ça aide à patienter calmement. 13 h 30 dernier contrôle d'arrimage et en avant. Mon bide cri famine, pause obligatoire pour le contenter en 30 minutes. Je retourne à quelques kilomètres de là ou j'ai vidé ce matin pour compléter un lot léger. La boite n'étant équipée que d'un quai et sans chariot élévateur je charge derrière la bobine, je remettrais ça en ordre au dépôt ou je file ensuite. A 17 h 30 j'ai fini ma journée, une vrai fonctionnaire, ça fait bizarre. Je me laisse enfermée dans la cour de la boite, j'ai envie de rester au calme, et vu qu'il fait beau je retrousse les manches pour nettoyer mes intérieurs de portières, emmarchements, et tapis. Je finis quand la nuit arrive, me fais chauffer ma gamelle, bouquine (mon ordinateur me manque pour taper mon carnet de bord ou regarder un film) et dodo.

Mercredi 28 mars

Un café et je démarre à 7 h 30 pour être vers le mécano à 8 h. Il me change en un clin d'oeil mon tendeur de bâche tordu, et me remet en place mon aile avec des élastiques neufs. Après lui avoir bougé une semi dans la cour et un café, une clope je suis repartie pour 9 h. Je prends un paquet de tôles au passage dans un village voisin et j'entame la descente. A midi j'ai une envie de frites, une éternité que je n'en ai pas mangé. Les friteries le long de la route sont prises d'assaut, faut dire que les petits parkings sont vite remplis avec 4 ou 5 camions. Je patiente jusqu'à Chalon en Champagne pour ouvrir la glacière et faire ma pause. Je continue tranquille jusqu'à Chagny ou j'arrive à 18 h 30. Je me gare à mon ancienne boite, et en sortant de la douche Doudou m'a changé des ampoules (il est né avec un tournevis greffé lol) et fait mon plein de lave glace. Je lui paye donc une méga assiette kébab en ville, avec plein de frites, évidemment. C'est cool d'avoir le temps de prendre le temps. Je repars à 20 h 30 pour la Bresse , avec le plein de carburant au passage dans une station digne de ce nom à Chalon sur Sâone. Je dors sur le parking de mon 1er client du lendemain, à 100 mètres de la grande route, le top. En allant à la grille voir les heures d'ouverture je découvre qu'il y a un accès aux sanitaires la nuit, gentille intention pour les chauffeurs. 

Jeudi 29 mars

7 h 55 ouverture des rideaux sous un magnifique soleil, les employés prennent leur service, on m'indique une porte qui donne sur la grande route pour vider au pont. La manoeuvre n'est pas évidente mais on prends soin de bloquer la circulation et de me guider; en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire je ressort de là et vais à l'autre bout du patelin poser des palettes. La aussi c'est du vite fait, 1 h pour faire deux livraisons, le pied, ça me rappel un peu le frigo. En direction de Bourg en Bresse, pause café à Jaya, je n'ai jamais testé le restaurant mais les patrons sont bien accueillants et ont toujours un mot gentils, en plus y'a une délicieuse boulangerie à coté, j'ai bien mérité mon pain au chocolat et du pain frais pour le sandwich de midi. Vu qu'il fait beau, et que je suis de bonne humeur, je perds un petit quart d'heure pour passer par le Cerdon, même avec mes 23 t de charge. Que du bonheur, c'est presque trop court! Puis je me presse pour passer le Mont Blanc puis arriver sur Milan avant la mauvaise heure. Avec les travaux c'est pas gagné, de plus je me tape un bout de détour à cause d'une fermeture de bretelle. J'arrive tout juste à 17 h chez un transporteur vers Monza poser une bricole, montre en main 9 minutes pour vider, ça me plait bien. Par contre la cohue qui suis me plait moins, vu que je ne suis plus bousculée j'avise la première aire de repos pour laisser passer les bouchons. En sortant du bar j'aperçois un camion Le Mouée, le chauffeur me reconnaît et me fait signe, quel plaisir de discuter une petite heure avec cette ancienne connaissance. 19 h il reprend sa route, je lui emboite le pas et trouve mon adresse de livraison pour le lendemain du premier coup. Ça tombe bien, grand parking devant la boite qui est dans un cul de sac. A moi la bonne nuit, une de plus! Il y a un camion français devant moi, ses rideaux sont déjà tirés, je me fais discrète. Un peu de rangement et de ménage, la soupe et au lit, demain c'est vendredi, souvent le plus speed de la semaine.

c'est pas beau ça?

on voit la route en bas, impressionnant

Vendredi 30 mars

8 h 05 alors que j'allais descendre du camion mon voisin français vient me dire de vite emmener mes papiers au bureau avant que les italiens me passent devant. Le déchargement n'ouvre qu'à 9 h mais il faut s'enregistrer le plus tôt possible. Merci du tuyau. Pour faire patienter nous discutons du boulot, pour une fois pas en mal. 9 h 30 je demande la suite du programme: deux ramasse en périphérie est de Milan, ça me va bien. A la première usine j'ai droit à un accueil un peu sec du gardien qui me dit "tu as pas vu qu'il y a pas de place dans la cour???" et qui me donne un ticket comme à la boucherie et m'intime l'ordre d'attendre dehors, il y a un afficheur au dessus du portail pour les numéros. Ça me met en rogne pendant que je poireaute. Heureusement à quai c'est rapide et on ne fait pas la gueule quand je demande à gerber les palettes pour gagner en place. J'en ressort quand même à midi. Je fait une halte rapide sur la tengenziale, histoire d'avaler quelque chose, je veux profiter du creux de circulation pour me rendre au sud de la ville pour mon deuxième enlèvement. Dommage que j'ai déjà manger, devant la porte de l'entrepôt il y a une cabane à panini, chose courante dans les zones industrielles italiennes. On les emmerde moins qu'en France pour se poser sur un bout de trottoir voir carrément sur les parkings d'usine. A 14 h je me met à quai pour charger, c'est un peu long car il manque 5 cm pour rentrer la dernière palette. Les gars veulent dépoter sur le reste du chargement, il s'agit juste d'une dizaine de cartons légers, mais on téléphone, on leur dit que non surtout pas, je vais être refusée au déchargement. Résultat: une palette plantée pour rien, et une heure perdue car il faut refaire tout les papiers, vive la bureaucratie. 15 h 30 je mets les voiles pour la maison. Je n'ai qu'une douzaine de tonnes de charge, ça va grimper sec! Le plus grand des hasards veut qu'à la régul du Mont Blanc, là ou on prends un ticket, je me retrouve derrière un autre chauffeur TLM que je connais. Juste le temps de se serrer la pince, pas le temps de discuter car il y a beaucoup de monde. Je monte 4 à 4. Méga surprise en sortant du boyau coté français: tempête de neige. Ça fouette et blanchit assez vite, je me sauve de là. J'arrive à la maison à 23 h 30 après une semaine bien tranquille. A lundi!     

les 1ères inondées à rizières à Vercelli

Samedi 31 mars