Mon Carnet de bord... Suivez mes aventures, semaine après semaine!

Aout 2007

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Mercredi 1

6 h 30, il faut continuer. Je m'accorde un copieux petit dèj avant l'autoroute dans un restaurant routier que jack avait apprécié. l'accueil souriante dés le matin est franchement agréable, la douche est digne d'un 3 étoiles, chapeau, je reviendrai. A Chalon, je passe l'ensemble au lavage, il n'est pas très sale mais la station va fermer pour les vacances, mieux vaut prévoir. Je pique nique vers 13 h avec les touristes au col de Ceigne. C'est pas le tout de s'arrêter à tout les coins de rues, je vais finir par ne plus être en avance. Dés Genève je m'arrache les cheveux, on annonce pas moins de 2 h 30 d'attente au tunnel du Mont Blanc. C'est le temps qu'il me faudra pour grimper la rampe, soit environ 5 km. Je calcule et recalcule que ça devient chaud, je regrette d'avoir pris mon temps. La descente coté italien est stressante: les touristes français sont morts de trouille, pas plus de 80 et coups de frein dans chaque tunnel. Dés que possible je met le turbo et traverse Milan sans lever le pied et échoue avec 10 h 13 de conduite sur une aire à la sortie de la ville. Demain je serai tout juste à l'ouverture de l'usine pour vider. Espérons que ça aille vite car la livraison suivante est près de Chioggia, à exactement 7 km du restaurant de Franscesca... que de souvenirs! 

Jeudi 2

2 bonnes heures de route, je suis à 8 h 30 chez mon client non loin de Vicenza. Un collègue est juste devant moi, il n'a qu'un petit lot à vider donc il ne me retarde pas trop. Délestée de 24 tonnes, je vole vers Padova, puis emprunte un vieu raccourci jusqu'à la région de Chioggia. Je m'attendais à livrer une grosse usine, il n'en est rien: une minuscule boutique au portail étroit. Le boss me dit de rentrer avec le camion. Une fois dans la cour le cariste me dit que pour 2 palettes il aurait pu les prendre dans la rue... La sortie se joue au millimètre. 10 h 30, même pas le temps d'aller prendre un café chez Francesca, j'apprends que l'on m'attend avant midi sur Vérone. C'est presque perdu d'avance. Même carrément cuit car un camion tombé en panne dans une bretelle m'oblige à faire un bon détour. Arrivée à 13h, la boite est déserte, je mange en vitesse. A l'ouverture on me demande de patienter un peu, je prends donc mon mal en patience dans ma cabine, pas un poil d'ombre dans la cour. A 15 h on fait bousculer le cour des choses par téléphone interposé. Le chargement est délicat car fragile, de plus les éléments sont dispersés aux 4 coins de l'usine. Le vent se lève, ça fait du bien. Il faut sangler en douceur pour ne rien écraser. Le cariste finit en me montrant le ciel d'un air moqueur... je fais ficelle pour retendre mes bâches sous les premières gouttes d'orage. Le temps de traverser l'usine pour prendre mes papiers, ça y est je suis gaujée! La journée n'est pas finie, je cours sur Novarra faire un échange de remorque avec M. un collègue du nord que j'apprécie bien, je décroche souvent avec lui. On papotte un bon moment, si bien qu'il est trop tard pour prendre la douche, dame pipi est partie. Il est 20 h. je continue jusqu' à la zone ou je recharge demain. Je ne trouve pas mon client mais tombe sur l' enseigne de l'affréteur du voyage. Ca tombe bien il y a là un trottoir assez large pour le Gros. Le coin est désert, je me débarbouille tant bien que mal avec mon bidon de flotte posé sur le marche pied. C'est pas le top mais ça soulage. Rafraichie je m'endors dans le calme absolu. 

 

Vendredi 3

07 h 32, je suis réveillée avec le café et les croissants par l'affrêteur. Pas tout à fait mais presque. Il m'indique ou je charge, ça ouvre à 8 h, et m'invite à prendre le petit dèj au bureau. Il y a même une douche, le pied! Une fois chargée je retourne au bureau prendre des papiers et un café. Il n'est que 9 h passé quand je prends la route de la remontée, sans encombres. Sur Bourg en Bresse je fais l'arrêt gouté. J' observe le manége des touristes autour de moi, me demandant comment je vais ressortir de là sans en écraser un ou deux. Un coup de klaxon, j'appercois un truc noir et orange, c'est Phil qui vient de me prendre en flagrant délit de me curer le nez. Peux même plus faire ça tranquille! 17 h, je coupe le moteur pour le week end.

 

Samedi 4

 

Dimanche 5

 

Lundi 6

C'est pas les vacances pour tout le monde, j'ai rendez vous à midi à Dourges, il faut donc partir de bonne heure. A St Quentin le temps se couvre, à Cambrai il pleut, à Dourges c'est le déluge. le 59 aurait il été annexé à la Bretagne? Ma livraison se passe bien, je continue sur Béthune pour prendre un 1er lot. Les chargeurs sont en rogne contre un chauffeur roumain, il n'a qu'une seule sangle pour un chargement "au toit" de rail métalliques. J'attache solidement les miens puis attends un moment la suite. Lafatigue arrive, je somnole sur mon siège. Je descends sur Arras puis attends encore un peu. 18 h, j'apprends que mon chargement est annulé, mon disque est cuit et je dors sur place. Un gros accident vient de se produire sur L'autoroute, j'assiste au défilé des camions de pompier, ça barde!

c'est la fête à la grenouille

Mardi 7

6 h 30, je décolle à la fraiche, à la sortie d'Arras je m'apperçois que je suis partie trop tôt, je m'arrête déjeuner dans un petit troquet bien sympathique. La discution avec un papy de chez TFE est bien plaisante. Si je ne me bouscule pas je vais finir par être en retard. je complète un lot au dépôt puis descends. Il n'y a pas grand monde, la route m'appartient. Arrêt douche/café à Chaumont. Je quitte l'autoroute à langres jusqu'à Dijon, 70 dans les travaux, je perds patience, à ce tarif autant rouler sur la nationale. Je m'arrête à nouveau une bonne heure à chagny, Doudou m'emmène remplir le frigo du camion. Le week end a été trop chargé et je n'ai plus rien à me mettre sous la dent. Trop de temps perdu dans mes détours, il me manque 45' pour ralier Valence et faire la bise à Kino. C'est pas juste...

petit matin brumeux dans le nord

Mercredi 8

A 7 h 45 je débâche déjà à Portes les valence. Le déchargement est un peu long car il faut vider à la main. A la sortie j'appelle mon contact sur le chantier suivant car je n'ai pas d'adresse. Je découvre donc que je livre sur un site nucléaire, au sud de Montélimar. J' appelle aussi l'ami Joël, il est à une dizaine de km devant moi. N'ayant pas trop le temps de flâner ni l'un ni l'autre, il n'y aura pas de café cette fois. La livraison à la centrale est rapide. Le gardien inspecte la cabine pour vérifier qu'il n'y ait pas de clandestin. Sur Avignon petit coucou au petit bonhomme bleu (Joel) qui remonte. Pour une fois je prends le temps de manger correctement, je ne dois être qu'à 14h à Marseille. Comme convenu j'appelle le client dés ma sortie. ce dernier me radio guide au téléphone. Heureusement car l'entrée n'est pas évidente à trouver, bien que sur la carte ça paraisse simple.Je me mets à cul sur le quai d'une ancienne gare, c'est sympa comme endroit. A part que le quai étant bien trop bas, j'ai légèrement tordu le parechoc de la remorque, pourtant je n'ai pas cogné contre! Ensuite je vais me garer au centre routier de Vitrolle, histoire de boire un truc frais en attendant les instructions: chargement demain matin au terminal container de Fos. Je m'y rends en fin d'après midi pour repérer les lieux et dormir à coté. Ca à l'air immenseet mon adresse semble compliquée. Demain il fera jour comme on dit.

soleil couchant presque artistique 

Jeudi 9

Il me faut une bonne demi heure pour débusquer mon hangar. Les porte containers, qui connaissent bien l'endroit n'ont aucune pitié devant le bâché bien paumé qui essaie de s'y retrouver au milieu du cirque. Mon container n'est pas arrivé, on m'explique que ça peut être relativement long. Finallement je le repére, grâce à son no, arrivant par les airs, accroché à un énorme engin qui vient le déposer à coté du camion. Un cariste en transvase le contenu, 25t de carrelage en provenance d'Arabie, dans ma remorque. A 10 h je regagne la sortie du port, me faisant griller plusieurs fois la priorité par des portes containers toujours pressés. En route pour Cagne sur Mer ou j'arrive à 14h. Ma zone est fléchée, une aubaine. A un moment il faut quitter une grande avenue sur la droite. Je m'engage dans une rue à très forte pente, de largeur très réduite, et je découvre à 30m un minuscule panneau d'interdiction au +6T. Aï! Pas le choix que de continuer vue que je suis bien engagée. Dans une courbe à droite il y a des quilles sur la ligne centrale, la remorque escalade 20 m de trottoir. Plus loin c'est le pompon car il y a une rangée de quille le long du trottoir aussi. J'en massacre 3 avec les roues de la remorque, tant pis. Le client me vide rapidement. Avant de repartir je demande au chauffeur de la boite s'il y a une autre sortie pour éviter la galère, en effet il m'indique un autre chemin bien plus pratique. Pause café après Nice puis je file en Italie. Les touristes sont toujours impressionnés en entrant dans les tunnels, c'est fou. J'arrive enfin sur Turin à 20h, trouve mon adresse pour demain. Vu qu'il n'y a pas de place pour dormir devant je descends à l'autoport voisin. Deux collègues y font un échange de remorque. Je ne m'éternise pas car l'un d'eux à l'air grincheux. Je me glisse au fond du parking et Ciao tout le monde!

le port s'active

Vendredi 10

8 h 00 je pointe mon nez au chargement: l'emballage n'est pas tout à fait terminé. J'ai droit à un café pour patienter. A 11h je suis prête à partir, tout comme les employés qui sont en vacances. Je sors donc au milieu des klaxons, j'en rajoute une couche. Je file chercher mon complément à une trentaine de km. Pas besoin de descendre du camion, un gars me fait digne d'un quai. 10' plus tard je repars via un bureau situé à l'autre bout de la rue pour les papiers. Cap sur la maison, encore une boucle de bouclée! 19h j'ai FINI

 

 

Samedi 11

Dimanche 12

Lundi 13

Faut partir tôt à 3 h 30. La route m'appartient jusqu'à Troyes, ça a du bon les vacances. J'attends à peine 5 minutes que mon client ouvre. Ce n'est pas la bousculade sur le quai, on me vide en vitesse. Le contrôle est un peu plus long,  il faut trouver une calculatrice. Le compte est bon: 66 000 m de film alimentaire sur une dizaine de bobines, halluciant. La route est toujours aussi déserte en direction de Paris. Je cherche un bar ouvert, pas moyen, c'est le Far West! Je vide mon second lot sur le port de Gennevilliers juste avant midi. Repas puis sieste, en attente d'un éventuel chargement. 15 h 30, il n'y a rien, je m'en vais vers Arras. A 19 h je tire les freins à l'entrée de la zone ou je finis de vider demain, ce n'est pas bien agité, vive le calme. Soulignons qu'il ne pleut pas, pour une fois...

le stade de france

Mardi 14

Je vide tranquille de bon matin à quai. Je déjeune au bar du coin et monte sur Béthune.Pas âme qui vive dans le secteur, tant mieux. Le chargement est relativement long car il ne faut pas perdre de place, gerber, caler et sangler, l'expéditeur a peur de ne pas tout faire tenir. A midi le tour est joué, plus de temps à perdre, je fais seulement le détour par Cambrai pour le plein et les paperasses. e mange plus tard lors de la coupure réglementaire. C'est mal foutu, on ne fait pas comme on veut, tout ça pour être rentrée avant le couvre feu de 22H. Je ne m'offre que le luxe d'un arrêt pipi/ café sur Langres pour arriver à 21 h 30. Doudou me fait remarquer que j'ai perdu une coque de rétro. Je suis folle de rage.

bouchon de caravanes de gitans à Chaumont

Mercredi 15

repos

Jeudi 16

3 h du mat: à l'attaque sous l'orage, le même qui m'a empêché de dormir. Ca circule fort sur l'A6, Pl et voitures, moi qui pensais me la couler douce. Il pleut, il pleut et il pleut. Avant l'entrée de Fourvière je glisse sur je ne sais quoi, le rail passe près du pare choc, heureusement que je n'étais qu'à 60. A la Mulatière je me méfie de la courbe bien détrempée, 2 frigos me serrent sans pitié contre le mur, ça n'allait pas assez vite pour eux. Après les 45' à Montélimar je retrouve le chemin de la centrale nucléaire pour vider mon complet. Je n'ai que quelques km à faire pour recharger un 1er lot. De gros futs de liquide de matières dangereuses, mon premier voyage, je dépoussière mes plaques oranges. Au 1er feu rouge la sensation est bizarre: le camion continue de tanguer pendant un moment. A l'accélération, c'est limite le mal de mer tellement ça ballote. Je ne dépasse pas le 70 sur la nationale, le mouvement m'en dissuade. Je squatte le parking d'une station pour la coupure de midi, puis fais la sieste en attendant la suite. A 17 h je note mes ramasses, la 1ère adresse est toute proche, dans un petit domaine viticole. J'appelle pour demander si je peux charger de suite: pas de soucis. Je grimpe donc dans la montagne aussi vite que mes futs de liquide me le permette. Autant dire que j'emmerde pas mal de monde. Je suis recue "chez l'habitant", on fait les papiers sur le coin de la table de la cuisine devant un verre bien frais de jus de raisin (non fermenté). Je décide de remonter jusque sur Valence pour la nuit. A 80, qu'est ce que c'est long! Je trouve une place sur l'aire d'autoroute avant Valence sud,  me faisant incendiée par des caravannistes, ils ont du déménager table de camping et pliants pour que j'y mette mon gros cul. Bien fait, na!!

petite route vers Grignan

Vendredi 17

A 8 h chez le premier client du jour à Valence, à 10 h chez le 2 ème dans la même zone, à midi je suis au sud de Lyon. Le téléphone sonne "j'ai oublié de te donner une adresse": demi tour vers Valence. La bourde est réparée à 14h, je prends la route de la montée au milieu des touristes. Ca freine un peu sur le contour de Lyon, mais rien de bien méchant. Je fait un dernier enlèvement à l'heure de la fermeture à Villefranche et dernière ligne droite pour la maison ou j'arrive pour 19h

le périple de la semaine

Samedi 18

Dimanche 19

Lundi 20

Me revoilà partie dés 2 h, dur. J'ai du mal à me traîner à 80 donc la régul est bloquée à 85. Sur la route de Chaumont à Reims une vieille semi du 21 me double plusieurs fois, le chauffeur doit s'arrêter à tout les parkings. Je pose un premier lot à St Quentin puis passe au bureau, avale un énorme sandwich car j'ai les crocs. Je monte sur Lille, Miss Patoche est juste derrière moi, ça tombe bien j'ai un peu de temps devant moi, on passe un bon moment à Dourges. On papote chiffons et camions, des trucs de gonzesse quoi. Je livre au sud de Lille puis au nord. La dernière adresse est presque en centre ville, la manoeuvre est serrée. Après avoir attendu mon tour pour vider je vers dormir au centre routier de Roncq. En route je retrouve ma vieille semi du 21... en panne. Il est 17 h 30,je ne pense qu'à aller dormir mais mon chef me dit que demain je pose mon Gros au garage et prend un autre tracteur. Je trie l'essentiel pour une semaine: fringues, cartes, documents, bouffe, quelques accessoires et ma couette

Mardi 21

5 h 30 debout, 6 h partie, toujours bloquée à 80, vers Dunkerque. L'adresse est compliquée, c'est un chauffeur du coin qui m'indique la route à l'entrée du port. J'arrive à 8 h, il n'y a personne mais il me faut tout de même 1 h 30 pour poser 3 palettes, l'angoisse. Je speed au grès du flot de mes cuves vers Béthune. Je pose rapide une bricole, aide un jeune chauffeur à faire une manoeuvre à contre main puis vais enfin poser mes cuves. 11 h 50, c'est trop tard, il faut attendre 13 h 30. En attendant je mets de l'ordre dans mon camion et mange. Puis je bois le café vers le gardien qui me raconte ses vacances à Cherbourg, il me donne presque de la nostalgie. Il y a un problème au stockage des cuves, j'attends encore. Au moment de vider c'est le chariot qui fait des siennes. Je ne m'en vais qu'à 15 h. Je file à Lesquin chez le concessionnaire changer de tracteur, déménagement de mes affaires puis je descends au dépôt troquer ma semi vide contre une pleine. Une aubaine car il est trop tard pour charger ou que ce soit. 18 h 30, je mets le turbo pour dormir sur Reims.

Mercredi 22

9 h de repos plus tard, vers 6 h je reprends la route. Halte à Chalons en Champagne pour le petit déjeuner. Mon Doudou étant parti en vacances, c'est en solo que je termine ma coupure sur Beaune. Douche et repas en haut du Col de Ceigne puis je rejoints le Mont Blanc. Il y a du monde mais ça passe bien. Je tire mes 10 h de conduite jusqu'à Viverone. Mes calculs semblent bons, après 11 h de coupure et 2 h de conduite je serai à Alessandria de bonne heure chez mon client. 19 h 30, ce soir c'est menu panini, miam miam.

Jeudi 23

J'arrive à 8 h 30 chez le client, l'attente est longue et n'en repars qu'à 11 h 15. Heureusement q'il n'y a pas de rechargement prévu cet après midi. Il me faut tout de même 3 bonnes heures de route pour aller vider un second lot sur Vicenza. Ça vide rapidement, heureusement, j'échappe à l'orage de justesse. Le programme de demain arrive: chargement complet chez un transporteur au nord ouest de Milan. Par chance il me reste une place de parking sur la dernière station avant ma sortie. Petite journée, seulement 8 h de roulade.

Vendredi 24

Je fais l'ouverture à 8 h chez le transporteur, mais il faut attendre 8 h 30 que les bureaux se remplissent puis 9 h que les gars du quai soient opérationnels. On empile pèle mêle la marchandise, plus ou moins bien calée à mon goût. Je suis obligée de ressortir mes belles plaques oranges, matières dangereuses obliges. Je prends la route du retour en milieu de matinée, via le tunnel du Fréjus à cause de mes plaques. Déclaration au poste de sécurité, puis attente du convoi pendant une petite heure. On me fait passer devant, les citernes ferment la marche.  J'arrive à la maison à l'heure de casser la croûte.       

Samedi 25

Dimanche 26

Lundi 27

Embarquement à 2 h 15 après 2 petites heures de sommeil seulement.Pas de temps à perdre, malgrés mes plaques oranges je me cale à 85. A 4 h 05 je prends à bord un collègue à Langres qui rentre de vacances. Trois livraisons à faire, pas moyen de rester à 70 sur la nationale, j'accélère la cadence. Il n'y a pas foule sur le quai du transporteur que je livre à St Quentin, et c'est tant mieux. Je peux enfin replier mes superbes plaques oranges pour rejoindre Cambrai. Mon collègue est ravi de retrouver son camion, ça fait peur! Papiers, gazoil et route vers un petit village aux alentours de Douai. Ca n'ouvre qu'à 14 h, pique nique en attendant. Après avoir laisser passer un régional qui n'a que 4 palettes on me vide. J'ai envie aller au dodo mais il me reste un lot pour le nord de Lille. Une fois sur place et les colis examinés on me dit d'aller poser ça à un autre dépot à une quinzaine de km. L'adresse avait pourtant été rectifiée. Bref, il ne faut pas chercher à comprendre. Il est 16h 30 lorsque je vois enfin le fond de la remorque, il ne me reste sur le disque que de quoi descendre à Lesquin. Mon Gros est toujours au garage, un ennui sérieux à priori.

Mardi 28

A 8 h au chargement sur lesquin, j'y passe la matinée. Le cariste a l'air un peu perdu dans les commandes, de plus il faut empiler judicieusement les éléments, je me charge de sangler au fur et à mesure. J'arrive à midi à Cambrai et remballe avec plaisir mes petites affaires: un collégue m'emméne au grage récupérer mon Gros. Après avoir patienter une bonne heure avec mon balluchon telle une sdf, je retrouve enfin mes meubles. Je repasse au dépôt prendre ma remorque. Doudou m'annonce la douloureuse: 1880 Euros d'impôts à moi toute seule. Je digère la douloureuse sur la route de la descente. Je ne vois même plus le paysage, mes projets de vacances s'envolent,  et je descends jusqu'à Dijon pied dedans.

Mercredi 29

Il est à peine 7 h 30 quand il faut y aller. Il me faut juste une heure pour arriver à Chagny, Doudou me donne quelques affaires oubliées ainsi que mon ordi portable qui vient enfin de revenir de réparation. L' arrêt est bref car j'ai du pain sur la planche. Arrêt à Chalon pour le plein, vu qu'il n'y a personne au lavage je me dépêche de monter sur la piste. Moi aussi j'ai droit à une douche. Cela ne me met pas trop en avance mais si mes calculs sont bons je devrais être sur Marseille vers 16 h. Bien vu malgré un gros orage essuyé dans le Grand Boeuf et une demi heure de pose déjeuner sur Valence. Je vide donc sans mal, néanmoins il y a une grosse embrouille sur le nombre de palettes. Il faut reprendre toutes les références pour trouver le manquant. Ensuite c'est le téléphone qui chauffe et moi qui court à travers les bureaux à l'heure ou tout le  monde débauche. A 17 h 45 l'incident est enfin classé, c'est l'expéditeur qui a manifestement fait une erreur. Charge à moi de faire plus attention. Là j'apprends que l'on ne m'attendait vide que demain matin. Pour le coup on a réussi à me faire avancer à ce soir le chargement d'une bobine d'acier à Fos. Quelque part c'est pas plus mal, j'évite ainsi la cohue et l'attente à l'usine. A 19 h 30 je suis dehors, je termine mes heures à Brignoles à 21 h 45. 

Jeudi 30

06 h 45 je pars à la fraiche. Pose petit déjeuner à la première station, ralentissements sur Nice, je fais causer les chevaux en direction de Gênes. Je termine ma coupure dans la montée vers Alessandria et en profite pour manger. Cela me permet de rouler sans encombre sur Milan et d'être chez le marchand de bobines à l'ouverture. Je fais dans la foulée une première ramasse de 3 palettes dans la zone d'à coté. Bien que je connaisse l'endroit je me paume à cause de travaux et fais un tour gratuit de la ville. 15 h 30, j'attends la suite des événements. Quelque chose me dit que ça risque d'être speed demain. Mon chef, débordé, ne me donne mes instructions qu'à 17h. C'est dommage car j'aurai pu enlever une dizaine de rouleaux de mousse sur Bergamo dans la foulée et ainsi m'avancer pour demain. Je pousse jusqu'à l'est de Brescia sur le parking d'un client. La place va être comptée au milimétre, ça s'annonce chaud!

Vendredi 31

A 8 h 30 j'ai déjà fait mon enlèvement de 10 palettes et m'en vais prendre mes rouleaux. Les gars me les grimpent sur les 3 petites palettes enlevées la veille, par gain de place. A la sortie je suis avertie d'un petit changement sur la destination du dernier lot à charger. La conséquence est énorme: il va me falloir trouver un moyen de tout déplacer ce que j'ai déjà chargé afin de mettre tout ça dans l'ordre de déchargement, sous peine d'être coincée à un moment ou un autre. Par contre pas de problème pour charger "au coté" chez le dernier client, c'est à dire à l'avant de la remorque. Je tourne un peu pour trouver le troisième client dans la région de Novarra, bouffant la petite heure de conduite qui m'aurait permis de rentrer ce soir. Dommage. Peu avant 14h je me mets à quai, demande gentillement au cariste s'il veut bien me tirer mes 10 palettes pour les replacer au milieu de la remorque. Pas de problème, c'est une bonne chose, je m'occuperai des 3 palettes et des rouleaux plus tard. Le gentil cariste est en train de recharger les premières palettes quand un chef arrive, lui demande se qui se passe et m'envoie paitre, me disant que c'est inadmissible comme façon de travailler, que je ne chargerai pas ses palettes, ni les miennes qui restent sur le quai, confisque un tire pal resté en évidence et renvoit son cariste. Me voila bien dans la M.... Mon chef négocie le problème sans délai, et je suis soulagée de quitter l'endroit rapidement. A 16 h je suis sur Turin chezle dernier client, celui qui charge à l'avant de la remorque. Il accepte sans rechigner à bouger mes trois petites paettes, je gére le déménagement des rouleaux. Et 1 et 2 et 3 et 4... Il font 2m50 de long, 80 cm de diamètre et rien que 40 kg pièce. Je n'arrive plus à les soulever lorsque l'empilage atteint les 2 m de haut. Je dois mon salut à un autre chauffeur qui a pris pitié. Je ne saurai trop le remercier! A 17h je referme ma bâche, tout est en ordre, mais je suis noire comme du charbon donc je prends quelques minutes pour une toilette ultra rapide avant le départ vers la maison. Je trace d'une traite jusqu'à l'entrée de Lyon ou je m'arrête pour la nuit vers 20 h 30.