Avec tout ce "progrès social", l'esprit routier a disparu. Recement j'ai dû changer une roue sur ma semi sur le MIN de Perpignan, pas un seul des "collègues" présents ce jour là n'est venu me filer un coup de main.
Ils étaient en coupure sans doute!
C'est pas grave, il faisait beau, et puis ça fait un peu d'exercice!
Je remarque aussi qu'il y a de plus en plus de chauffeurs qui refusent le travail qu'on leur donne :
Ceux qui acceptent une tournée "longue" en début de semaine, mais dès qu'arrive le mercredi ou le jeudi les refusent et s'arrangent pour les refiler aux copains, toujours les mêmes!!!
Même s'il faut de tout pour faire un monde, je dirais que le profil du chauffeur de l'an 2000 c'est souvent quelqu'un de bien intentionné, qui connait la legislation sur le bout des doigts, mais qui est souvent incapable de lire un carte (s'il en a une!) ou de se dépanner.
Il est clair que si je devais faire tous les jours la même chose, je deviendrais fou. Je me suis gardé mon petit monde à moi. Rien a changé, ni dans ma manière de travailler, ni de penser. Je refuse toujours d'obeir à certains reglements à la noix, souvent défendus par la presse "routière(?)"
On a trop perdu de vue le fait qu'un routier doit avant tout être un homme libre et fier.