Mon point de vue sur le transport.

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Etant gamin, je voulais soit être routier, soit pilote de ligne. J'ai opté pour la première solution car il y avait trop d'étude, et je n'aimais pas ça.

Je me mettais dehors sur une table avec un banc et un volant et je m'imaginais faire des livraisons. Habitant la campagne ce n'est que lorsque j'ai eu ma moto que j'ai réelement pris contact avec les chauffeurs en les aidant à trouver leur chemin à travers les vignes du Beaujolais. Je les regardais ensuite effectuer leurs opérations de chargement. ils étaient en général sympas avec moi. La seule envie que j'avais était de partir au volant de leurs camions.

Un ami de mon père venait parfois à la maison avec son car, et me faisait faire un tour avec lui, j'étais atturé par la conduite.

Du moment qu'un engin à un moteur, je n'ai qu'une envie : le piloter.

J'ai commencé à rouler en 1989 chez Ducroux, je faisais en majorité du BENELUX. J'éprouvais un grand sentiment de liberté, j'étais surement le plus heureux de mon quartier. il y avait une trés bonne ambiance, on ne se préoccupait, ni des heures de volant, ni de la vitesse. J'étais pris dans le boulot, j'éprouvais du plaisir à aller loin et rouler.

D'après moi, il y a aujourd'hui trop de personnes qui n'aiment pas ce travail et qui le font seulement pour raison alimentaire. Du coup, la mentalité s'est dégradée, la solidarité n'existe plus.

Nous avons certes abusé sur les heures à une certaine époque, mais aujourd'hui c'est l'excès inverse. On roule à 5 minutes près. On a perdu notre liberté, on ne peut même plus se permettre d'attendre un collègue pour prendre un repas avec lui.

Le limiteur de vitesse est une connerie pure et simple : je ne vois pas ce que la sécurité y gagne quand on met 3h pour se doubler.

Dès qu'il y a des accidents, les routiers sont les assassins, sans jamais checher la réele cause de ces accidents. J'ai lu récement que finalement au prorata des kilomètres parcourus et au nombre de camions sur les routes, les décès dus aux Pl sont minimes, mais plus spectaculaires.

Je ne vois pas l'avenir d'un bon oeil, les grands trajets fondent comme neige au soleil. Les chauffeurs sont de plus en plus relayés sur des relations longues en flux tendu.

Si cela devait m'arriver trop souvent, je pense que je laisserais tomber la route et conduirais des engins de TP.