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André Godeloup participe au Dakar dans l'équipe d'assistance de Renault à bord de sa Nissan, et nous envoie jour après jour les photos de la course. Textes et images, signés André Godeloup. Pour plus d'infos sur la course consultez le site www.dakar.com.
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31 décembre 2004 |
PREMIERS TOURS DE ROUES POUR LE 858
858, c'est le numéro du camion d'assistance Renault Trucks. Parmi les quelques 192 camions inscrits au rallye, soit en course pure, soit en assistance course, ou en assistance pure, il était le jour de la première spéciale à Barcelone, fin prêt pour remplir son rôle.
Assistance des vingt autres Kerax engagés sur ce 27eme Rallye Dakar, avec à la clé, un parcours quasi aussi contraignant que celui des concurrents. Certes moins difficile et moins éprouvant, mais parfois deux fois, voire trois fois plus long pour certaines étapes avant de rejoindre les différents bivouacs.
Pour cette première spéciale, seuls 27 kilomètres étaient à parcourir depuis l'endroit des vérifications techniques jusqu'au parc d'assistance situé à quelques encablures de l'arrivée des six kilomètres de spéciale.
Pas de gros dommages pour cette première journée, sur une plage bien labourée par quelques 250 motos, 170 voitures et 70 camions !
Mais déjà de mauvaises surprises pour quelques concurrents, comme cette voiture dont le moteur a failli brûler, ou cette moto qui termine son Dakar avant de l'avoir commencé… Triste début et triste fin pour ces concurrents qui n'auront vu du Rallye que cette première à Barcelone.
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1er janvier 2005 |
UNE LIAISON DE 9OO KILOMETRES
Après la première spéciale du réveillon du 31 qui a préparé les esprits a faire la fête, une longue étape attendait les concurrents : 920 kilomètres de Barcelone à Grenade pour tous les engagés, qu'ils soient en course ou en assistance.
Pas d'enjeu particulier, pas de chrono, pas de classement, mais quand même, une étape longue. Si les premières motos se sont présentées à partir de 9h sur le podium situé Placa de Espanya, en plein cœur de Barcelone, les derniers camions de course ou d'assistance course ne sont passés que vers 14h avant d'attaquer leur longue étape pour arriver à Grenade bien après 2 heures du matin !
Récompense non négligeable, une foule nombreuse s'était déplacée pour admirer les hommes, les femmes, et les machines de ce toujours mythique Rallye. Des milliers de personnes tout le long du parcours urbain, comme la veille sur la plage, à quelques kilomètres de Barcelone, ou la majorité des spectateurs est restée jusqu'au dernier camion.
Du spectacle il y en a eu, puisque dès les premiers tours de roue, les Kerax se sont livrés à une course poursuite en règle, à la grande joie des petits et des grands, hommes ou femmes. Quelques remorquages en fin de session, car le sable mou des plages espagnoles était suffisamment humide pour ensabler quelques véhicules qui n'avaient pas jugé utile de dégonfler leurs pneumatiques.
Pas de problèmes spécifiques pour les huit Kerax en course, qui ont pu reprendre samedi matin la route avec les douze autres véhicules de la marque avant d'arriver tard dans la nuit à Grenade
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2 janvier 2005 |
Des kilomètres de liaisons
Après avoir quitté Barcelone, les concurrents se sont lancés sur les autoroutes espagnoles pour rejoindre Grenade et sa spéciale de 10 kilomètres disputée sur un terrain militaire, ou la poussière et le soleil étaient au rendez vous.
Beaucoup de concurrents à cette étape du rallye, mais aussi beaucoup de spectateurs, qui sont restés, comme à Barcelone jusqu'au dernier concurrent, c'est-à-dire jusqu'au dernier camion ! Phénomène ibérique ou spectacle garanti ? Le nuage de poussière soulevé par ces véhicules, le bruit de leur moteur et la puissance de leur accélération explique peut-être cet engouement. Il faut reconnaître également que la sympathie des équipages n'y est peut-être pas étranger et l'implication des constructeurs non plus.
Peu de changements au classement général, et peu d'ennuis mécaniques jusque là.
Après le passage du détroit de Gibraltar, en bateau bien sûr, permettant une pose dîner bien méritée, les concurrents sont arrivés à Rabat pour un bivouac bien froid et bien humide.
Un départ au milieu de la forêt, après une liaison qui offrait déjà quelques fantaisies pour les plus audacieux, et le Dakar 2005 entamait sa première spéciale africaine. Pièges de navigation, nombreux changements de direction, un parcours de 123 kilomètres au milieu des chênes liège et un brouillard qui se lève petit à petit.
Cette étape a quand même suscité quelques difficultés, notamment pour les camions qui se sont tous plus ou moins englués dans le passage d'un radier. Piste coupée par un des premiers concurrents, changements de direction, et voilà l'ensemble des véhicules lourds obligés de dévier leur tracé et par la même obligés de manœuvrer et de perdre un temps toujours précieux, surtout lorsqu'il reste plus de 400 kilomètres de liaison jusqu'au bivouac d'Agadir.
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5 janvier 2005 |
Nuit Blanche
2863 kilomètres et déjà une nuit blanche… dans le vent et le froid d'Agadir, pour le véhicule d'assistance 858, le Kerax mis sur le rallye pour assister ses 20 autres homonymes.
Pour Franck et Abdel la nuit fut particulièrement agitée : une lame de ressort, une vitre latérale, un tube d'injecteur, un radiateur, des freins, un boîtier de direction… sans compter les vérifications habituelles. De quoi occuper toute une nuit avant de repartir pour de longues journées de route et de nouvelles nuits de travail.
Pour autant nos deux compères n'en perdent pas moins le moral.
« C'est une aventure extraordinaire, fatigante mais il y a tellement de choses à faire que l'on ne sent pas la fatigue. Lorsque l'on voit les efforts des pilotes et co-pilotes des véhicules de course, nous sommes fier de pouvoir les aider le soir au bivouac », déclare Abdelkader.
Pour Franck, l'aventure est elle aussi passionnante : « Nous roulons toute la journée, mais le soir nous travaillons d'arrache pied pour assister et aider tous les concurrents en Kerax. Même si les conditions sont parfois difficiles, nous avons vraiment l'impression de servir à quelque chose et d'apporter une aide précieuse à tous les concurrents qui roulent en Renault ».
« Les conditions climatiques sont excellentes dans la journée, il fait même chaud, mais les nuits sont particulièrement fraîches et ventées. A Smara, nous avons eu un vent de sable toute la nuit, recouvrant tout et rendant le travail plus difficile », ajoute Franck.
Les choses sérieuse vont commencer avec les étapes de sable de Mauritanie et les deux étapes marathon de Tichit et Tidjikja.
« Nous nous attendons à une nouvelle nuit difficile à Tidjikja, après deux journées sans assistance pour l'ensemble des concurrents », déclarent nos deux compères, qui se préparent déjà à sortir leur outils et leurs pièces pour assurer la suite du rallye.
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PORTRAIT |
A MOTO, EN VOITURE, EN CAMION
Jean-Pierre Ducroux, pilote du Kerax 545, qui a commencé par un Dakar à moto, suivi de huit Dakar en voiture, effectue cette année son premier Dakar au volant d'un camion.
Habitué à la souplesse de conduite des voitures, il reconnaît être surpris par la facilité de manœuvre entre une voiture et un camion. Pour lui, le pilotage entre une voiture et un Kerax présente peu de différence, même si la conduite d'un poids lourd est considérée comme plus physique.
Il lui faut d'avantage anticiper pour maintenir la trajectoire, mais grâce au système de gonflage et dégonflage des pneus et à la puissance du moteur, il est plus facile de se désensabler.
A la différence des voitures, pour franchir une dune, il faut vraiment accélérer jusqu'au dernier moment avant de s'arrêter pour basculer vers le vide,.contrairement à une voiture, il est impossible de changer de rapport en montant la dune. Par conséquent, le bon choix du rapport au départ est fondamental.
Jean-Pierre nous dit être surpris par l'excellent confort de conduite du Kerax et par la puissance du moteur. La journée entre Smara et Zouerat a été longue pour lui. Comme pour les autres concurrents, il était facile de se perdre, mais bien qu'un peu fatigué, il est arrivé optimiste pour la fin du rallye.
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6 janvier 2005 |
L'ETAPE LA PLUS LONGUE
Après les cailloux et la rocaille marocaine, le rallye entre en Mauritanie pour l'une des étapes les plus longues. Et les difficultés commencent. Cent kilomètres de liaison sur une piste difficile jusqu'à la frontière mauritanienne précèdent une spéciale très roulante et rapide sur sol sablonneux.
Quelques cordons de dunes ralentissent pourtant l'allure. A noter que les véhicules d'assistance ont emprunté cette spéciale sur plus de cent kilomètres, avant de rejoindre Zouerat, le centre de l'exploitation minière de Mauritanie.
Si le « joli port de pêche » de Zouerat fait rêver, ce n'est effectivement qu'un mirage. Les camions d'assistance empruntent, certes un parcours différent, mais non moins chargé de difficultés, comme l'est le parcours de course. Navigation, franchissement, en sablage et multiples difficultés du même type que celles que subissent les concurrents.
Les véhicules d'assistance arrivent par conséquent tard le soir au bivouac et les premiers arrivés dans la soirée, ont assisté à l'incendie de la zone réservée à la restauration. Plus de peur que de mal, et tout le monde a pu se restaurer, grâce à une réactivité hors norme.
Côté course, pas de changement notable au classement, et les Kerax continuent leur épopée au milieu du vent de sable et des franchissement de dunes. La fatigue commence à se faire sentir, et sera de plus en plus difficile à supporter, d'autant que les prévisions climatiques ne semblent guère s'arranger.
La voiture de presse Renault Trucks qui doit suivre le rythme infernal du rallye a casser un amortisseur et a du attendre l'assistance pour réparer.
Globalement il s'agissait d'une étape classique sans trop de difficultés.
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7 janvier 2005 |
UN VENT CHARGE DE SABLE
Pour la spéciale la plus longue du rallye, 660 kilomètres de sable attendaient les concurrents.
La météo était de la partie pour corser les difficultés. Vent de sable au départ, vent de sable toute la journée, rendant encore plus difficile la navigation et le franchissement des dunes.
Peu de rescapés au bivouac le soir, mais bivouac improvisé au milieu du désert et du froid pour des concurrents exténués, qu'ils soient à moto, en voiture ou en camion. La plupart ne sont arrivés que le matin à Tichit, et quelques autres tard dans la journée.
Si on ne compte plus les abandons, les camions restent présents, et les Kerax tirent leur épingle du jeu, avec notamment Elisabete Jacinto qui se classe en premier des camions Renault, en bonne position au classement général.
Le Kerax 558, conduit par Pierre Blom est classé 30 ème au classement général.
L'étape entre Ticit et Tidjikja a été raccourcie pour permettre à tous les rescapés d'arriver à la journée de repos d'Atar, ou les pendules seront remises à l'heure.
Un nouveau départ pour les femmes et les hommes du Dakar, mais aussi pour l'ensemble des véhicules.
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INTENDANCE |
Dans l'intendance aussi
Plus de 2000 repas par jour, autant de petits déjeuner, sans compter les rations de survie pour la journée. C'est quotidiennement une logistique lourde mais parfaitement réussie.
La majorité des denrées servies sur le Dakar viennent de France. Pour la plupart elles sont transportées par camion. Les Renault sont également présents sur cette partie logistique, avec notamment des Kerax équipés en transport sous température dirigée. Acheminant la nourriture de bivouac en bivouac, ils sont toujours au rendez vous, sans faille depuis le départ de Barcelone.
Mais les Renault sont également présents sur la plupart des aéroports, avec des Premium pompier ou des Midlum incendie. Que ce soit au Maroc, en Mauritanie, au Mali ou au Sénégal, Renault Trucks est toujours présent.
Renouvelé régulièrement, les Renault des aéroports marocains ou mauritaniens, sont aujourd'hui flambant neufs.
Gageons qu'ils seront encore là pour les prochains Dakar.
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JOUR DE REPOS... |
Jour de repos laborieux
Le jour de repos à Atar a permis à plus de 600 personnes de venir encourager les concurrents du Dakar. Ces visiteurs ont pu constater que ce soit disant jour de repos est en fait consacré à la révision et à la remise en état de tous les véhicules, qu'ils soient de course ou d'assistance.
Journée rendue difficile par un temps couvert ponctué de rafales de vent, de sable en suspension et de quelques gouttes de pluie, phénomène plutôt rare en cette région.
Installés sur le tarmac, concurrents, touristes et journalistes sont éparpillés dans une ville improvisée et éphémère.
C'est l'occasion pour les responsables des différents et pour les constructeurs d'apporter quelques pièces et de témoigner leur admiration et un encouragement généralement bien perçu.
Le restaurant improvisé sous des tentes de touareg a accueilli plus de 2 600 personnes. Un repas copieux, un peu plus élaboré que d'habitude, steak grillé et pomme de terre en robe des champs, sert de transition avant de reprendre demain la course et ses exigences infernales.
L'Afrique noire n'est plus très loin, et le lac rose s'approche et fait de plus en plus rêver les concurrents. Tous ne seront pas au rendez vous, car les étapes à venir sont encore difficile et longues.
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INCONTOURNABLES CAMIONS |
Sans camions, pas de Dakar.
La démonstration n'est plus à faire. Non seulement une armada de camions d'assistance transporte les pièces détachées et le matériel de dépannage, mais en plus, c'est directement sur les pistes que les camions de course interviennent pour permettre aux voitures de course de continuer.
Ils les aident en les tirant tout simplement mais aussi en effectuant des réparations. Sans oublier toute la logistique développé lors des bivouac, ou plus de cent camions sont présents chaque jour.
Le team Dépannage 70 qui possède un Renault Kerax en a fait une brillante démonstration en sacrifiant une place honorable au classement général, pour remorquer sur près de 100 kilomètres la plus grande figure du Dakar : Ari Vatanen.
La courtoisie bien connue de ce grand champion lui a fait dire tout le bien qu'il pensait des camions du Dakar.
L'ensemble des camions, qu'ils soient de course, d'assistance course ou d'assistance pure, jouent chacun un rôle prépondérant sur le rallye, de jour, comme de nuit, 24h/24.
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8 janvier 2005 |
Sans faute pour le Kerax 546
Jeudi et vendredi, deux étapes qui s'enchaînent. La difficulté à son paroxysme.
Hubert Molina prend le départ à 13h et jusqu'à deux heures du matin il subit les difficultés de la piste. Un arrêt de 45 minutes lui permet d'opérer le changement de la boîte de transfert d'une voiture de course du team Groine Développement.
Dépannage d'une autre voiture du même team 50 kilomètres plus. Au kilomètre 400 Simon Saint Joseph est pris en remorque pendant 160 kilomètres jusqu'au bivouac de Tichitt. Il est 11h du matin. Un beau travail d'assistance.
Faire le plein de gazole, se restaurer enfin, et partir pour l'étape suivante. Dès 14h30, une voiture dont le faisceau a pris feu fera l'objet d'une tentative de dépannage malheureusement impossible. Encore une heure de perdue
Finalement cette voiture sera tirée avec une corde de dix mètres sur 240 kilomètres jusqu'à Tidjijka. La faible vitesse de croisière, 50 km/h , le fera arriver à Tidjidka vers trois heures du matin. Les trois membres de l'équipage du camion sont épuisés par les difficultés de la piste, par les dépannages.
Heureusement le Kerax ne leur a posé aucun problème.
Samedi 8 janvier, premier arrêt au kilomètre 100 pour changer une boîte de transfert sur une voiture du team clemontois. Durée de l'opération : 1h30. ensuite, le Kerax d'Hubert Molina a suivi cette voiture jusqu'à l'arrivée. Quinze fois il a fallu le désensabler. A six kilomètres de l'arrivée, il a fallu souder le tirant de roue arrière afin que cette voiture puisse franchir la ligne d'arrivée.
Fin de la galère, 4h du matin. Et toujours aucun problème pour le Kerax d'Hubert.
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10 janvier 2005 |
JOURNEE DE REPOS A ATAR ?
Qui peut encore parler de journée de repos ? Les pilotes des grandes écuries, certes, quelques privilégiés peut-être, les nombreux visiteurs venus d'Europe et d'ailleurs pour cette journée au milieu du désert mauritanien, certainement.
Mais pour l'assistance, quelle qu'elle soit, voiture ou camion, la journée de repos est certainement la plus dure du rallye.
Après des journées entières passées sur la route, et des nuits à entretenir et réparer, la journée de repos du Dakar est pour l'assistance le point d'orgue du rallye.
La veille au soir déjà, l'entretien du véhicule d'assistance lui-même a bien occupé Franck et Abde : graissage, changement des filtres, réglage des freins... Le lendemain, réveil de bonne heure pour faire le constat des Kerax arrivés dans la nuit et préparer la journée.
« Nous avons vérifié tous les Kerax de course et d'assistance course, ainsi que ceux d'assistance pure », déclare Franck, au lendemain de cette longue journée.
« Nous avons resserré toutes les vis de pont, les transmissions, les boîtes de transfert de tous les Kerax présents. De plus, nous avons changé les roulement sur un véhicule, démonté et remonté deux fois un tambour de frein sur le Kerax d'Elisabete, pour finalement finir par souder la fêlure qui apparaissait », ajoute Abdel.
Un frein de parc arraché remis en état de fonctionner et l'attente des deux Kerax du team Schlesser ont agrémenté cette journée déjà bien chargée.
La spéciale en boucle d'Atar s'annonçait difficile et nos deux mécanos étaient prêts pour une autre soirée de travail. La journée, ils la passeraient à s'occuper du team Schlesser arrivé dans la matinée. Réglages divers et variés au programme, mais surtout problème d'injection à revoir pour la suite du rallye.
De bonnes heures en perspective au milieu du vent, du sable et de la poussière
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Kerax |
Des Kerax pour Nissan
Avec sept Renault Kerax en assistance course et en assistance pure, le team Nissan n'est pas en reste. Deux Kerax suivent de près les exploits d'Ari Vatanen et des autres pilotes de chez Nissan. Trois autres attendent « patiemment » à chaque bivouac les véhicules qui chaque soir ont droit à une révision complète, voire à plus si nécessaire.
Pour Christian Lacourt, responsable des véhicules d'assistance, le bilan au deux tiers de la course est plutôt positif puisque à part quelques incidents mécaniques mineures, les Kerax sont présents chaque jour. Le manquant étant celui de Joseph Petit qui a cassé son pont sur une bosse prise trop vite.
Christian Lacourt, lui-même pilote d'un Kerax, nous dit : « Après plusieurs années d'expérience sur des camions d'une autre marque, qui a fait ses preuves de fiabilité depuis longtemps, j'ai le plaisir de constater que les Kerax sont non seulement très fiables, mais en plus ils présentent le très gros avantage d'une excellente motricité, et c'est un véritable plaisir de les piloter dans des conditions difficiles tel que le sable mou ».
« Par contre, un effort de Renault Trucks concernant l'évolution du pont avant est souhaitable, celui-ci, très certainement fiable dans le domaine du chantier, mériterait d'être renforcé afin de pouvoir subir les difficultés exceptionnelles du Dakar. A noter également un confort de conduite hors du commun, dans de telles conditions ».
Les dernières étapes de l'assistance vont se dérouler sur des routes africaines dont les seules difficultés dorénavant seront constituées par la circulation quelque peu chaotiques, propres aux autochtones : véhicules sans lumières, arrêtés sur la route, charrettes, et même piétons, sans parler des animaux, chameaux, ânes, chèvres, qui traversent, surgissant de la nuit au dernier moment.
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12 janvier 2005 |
Moitié moins…
Qu'il s'agisse des motos, des voitures ou des camions, il ne reste, deux jours avant l'arrivée, et la spéciale du lac rose à Dakar, que la moitié des concurrents ayant pris le départ à Barcelone.
Outre les étapes difficiles d'avant la journée de repos, les étapes qui ont suivi ont été particulièrement difficiles pour tous les concurrents, y compris les camions, qui d'habitude s'en sortent plutôt mieux que les motos ou les voitures. Quelques 150 motos, moins de 100 voitures et la moitié de camions, soit encore quelque 30 camions en course ou assistance course.
Problèmes mécaniques, abandon forcé du à l'arrêt des véhicules assisté, les camions du Dakar n'ont pas toujours le choix. Si Elisabete et Hubert Molina sont toujours en course, ils sont les seuls à défendre encore les couleurs de la marque avec Pierre Blom, le Kerax 558.
En ce qui concerne l'assistance, les Kerax répondent présent, à l'exception d'un véhicule Nissan.
L'étape entre Atar et Kiffa, de 695 kilomètres , dont 656 de spéciale a été particulièrement difficile pour tout le monde. Arrivés au petit matin, Elisabete et Hubert n'ont eu que quelques heures de sommeil avant de repartir pour Bamako et ses 819 kilomètres , dont 586 de spéciale, sur des pistes sinueuses et étroites ou la navigation avait un grand rôle à jouer. La latérite a suivi, avec son cortège de difficultés de dépassement et son lot de poussière.
En parc fermé à Bamako, les pilotes sont repartis au petit matin pour rejoindre Kayes, à deux étapes de Dakar. Nuit de réparation et d'entretien en perspective, après deux journées difficiles, tant pour les pilotes que pour les mécaniques, au travers de pistes qui s'apparentent parfois à des chemins de chèvres.
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14 janvier 2005 |
Le Senegal enfin
630 kilomètres de piste, essentiellement en latérite auront permis aux concurrents de quitter le Mali pour le Sénégal.
Savane et passages de rivières, nombreux villages avant de passer la frontière. Des pistes étroites et cassantes auront eu raison des derniers concurrents, qui ont déjà eu leur lot de difficultés.
Motos, voitures et camions sont de moins en moins nombreux à prendre le départ, et de moins en moins nombreux aux arrivées.
Seule une trentaine de camions restent en course, avec pour objectif aujourd'hui de finir le rallye. Risques inutiles à proscrire, mais aucun pilote n'est à l'abri d'un piège non signalé, ou d'une vitesse excessive dans des passages difficiles, surtout la nuit, lorsque la visibilité est moins bonne et les conditions encore plus difficiles.
Pour Elisabete Jacinto, le Kerax 531, les choses sont claires : « L'essentiel maintenant est d'arriver à Dakar. Ce rallye a été très difficile, mais je me retrouve quand même à la même position que l'année dernière. J'aurais certainement pu faire mieux, mais cela était très difficile. Nous n'avons eu aucun ennui mécanique majeur avec le Kerax, est cela est un point positif. Le Dakar est une course d'endurance, aussi bien pour les pilotes que pour les mécaniques. Il faut donc ménager les deux pour obtenir un bon compromis ».
Des propos qui devraient lui permettre d'atteindre le lac rose sans trop de problèmes.
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15 janvier 2005 |
Le lac rose…
Après 9039 kilomètres de dur labeur à travers l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie , le Mali et le Sénégal, les quelque 200 derniers concurrents du 27 ème Dakar ont enfin pu savourer les 31 kilomètres de la spéciale courue au bord de la mer et autour du fameux lac rose.
Pas de changement significatif au classement général, et une trentaine de camions à l'arrivée. Pour les deux Kerax encore en course, la route a été longue et semée d'embûches. Les camions partant en dernier, c'est souvent de nuit que s'effectue la spéciale et la liaison, quand ce n'est pas au petit matin. Ajoutant encore à la fatigue des pilotes et des co-pilotes.
Mais les paysages du lac rose, et les milliers de personnes venues encourager les concurrents restent un plaisir absolu pour l'ensemble des concurrents.
Et last, but not least, le passage sur le podium couronne deux semaines de course et de long mois d'effort.
Seule femme à courir avec un camion, Elisabete Jacinto a connu pour la deuxième fois cette joie, en étant la première femme à arriver à Dakar en Kerax.
Jamais deux sans trois ?
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