| Carnet de bord de Juin 2026 | Partager sur Facebook |
J'ai appris un truc ce week-end complètement incroyable, le pique eveirt, oiseau d'une espèce protégée, aime manger les oisillons. Dimanche, il y en a un qui a entrepris de détruire un nichoir de moineaux qu'il a fallu protéger avec une boîte en fer. Je mérite la médaille de la LPO.
En attendant une issue favorable à ma requête, il faut aller travailler, ce matin ce sera light puisque je dois faire la vidange. Du moins amener le camion chez Volvo. Au bout de 3h et environ 250 cafés c'est bon. Le camion peut rouler, freins d'origine à 72%, embrayage à 50. On se revoit dans 120.000, dans 11 mois donc. Tout guilleret avec son huile toute neuve, on remonte jusqu'au dépôt.
A peine arrivé, Valentin me file mes CMR, une école à Delle et le circuit en Slovaquie, fastoche. Cyril le King est arrivé avec sa Ekeri toute neuve, beau matos, ça rappelle ma jeunesse quand on tractait pour GN. Un coup de gas-oil et je me sauve à travers champs il est 15h. Aujourd'hui ça n'avançait pas du tout. Même pas pressé j'ai fait que tomber sur des mous de chez mous. Plus des travaux de partout, c'était presque pénible. J'ai alterné, nationale autoroute pour finalement arriver à 21h30 sur les terres de mon copain pisciniste à Bourgogne. Impeccable. Merci Pierrot.
C'est pas que mais j'ai supporté mon petit gilet Kiabi pour aller m'attraper un café, et puis j'ai sagement attendu 8h15 pour partir. Je dois livrer l école primaire de Dolle, j'aime autant que tous les gamins soient en classe plutôt que de faire la une du journal demain. Hier après-midi je m'étais annoncé, j'étais tombé sur une jeunette qui m'avait dit de livrer derrière l'église. Avec une 103sp c'est jouable, il y a un parking devant l'école ça fera l'affaire. Pour réaliser cette manœuvre il faut prendre un rond point à l'envers et ça va tout seul. Accueilli par 2 employés municipaux, Ah merde c'est vraiment un gros camion...
8 palettes, à trimballer, j'ai sorti aussi le transpal manuel, mais ça a pris 45 minutes quand même. C'est super joli ce village, et les générations futures auront des bancs tout neufs. Maintenant j'ai fini de bosser reste 1100km pour rejoindre Orechova Poton. En 48h c'est jouable lol. J'enfile mon starter pack Girteka, gilet fluo, crocks, et régule à 80 c'est bon pour la planète. Premier arrêt obligatoire chez Mme Rosis à Hartheim. Je pige vraiment que dalle au nouveau système de douche mais je repars propre.
Au départ je voulais monter par Titisee mais ça bouchonnait de partout, alors j'ai continué richtung Pforzheim, mais entre temps un mega bouchon est arrivé, alors finalement j'ai rallongé l'histoire de 30 km mais ça a roulé partout nickel. Même sur l A6 j'ai eu aucun bouchon, j'ai même jamais eu à doubler où c'était interdit non, j'étais transparent aujourd'hui. Il fait encore très beau et chaud, ça m'a pas quitté de la journée. Je finis à 19h30 sur un autohof à
Hengersberg où il restait encore grave de la place, c'est juste incroyable. Pour demain il restera à peine 500 km à faire, Wonderbar.
Changement radical de météo aujourd'hui, après les gros orages de cette nuit, il reste un temps bien moche ce matin. Rien ne sert de courir, j'attends que tout le monde lève le camp. A 7h30 le parking est bien vide, je suis bien tranquille pour aller me prélasser sous la douche. Un café une sorte de chausson aux cerises et go. Cap sur l Autriche et calé sur 80 pour la journée. Un peu partout la polizei est embusquée, c'est pénible.
Après Passau on franchit une nouvelle fois le Danube et c'est l'Autriche. Il se met aussitôt à pleuvoir, la pluie sous toutes ses formes. Epaisse, fine, par côté, réduisant à néant toute vue pittoresque sur les abords de l A1. Hors de question de musarder hors autoroute évidemment... Fait exprès il y a beaucoup de trafic, des travaux partout. Quand je passe Wien ça fait sonner les 4h15 Stop à schwechat pour casser la croûte.
Dernière étape avant d'arriver à la frontière avec la Slovaquie, toujours un temps aussi moche. Malgré tout ça je suis en avance j'attends à la dernière station de l'autoroute. Il y a rien à ramener de la boutique. C'est sinistre. À 16h je me radine à Orechova Poton, tout le paddock est installé je prends de l'avance et livre tout le monde. A 19:00 c'est plié, même la pluie s'est arrêtée.
La nuit a été calme et fraiche et c'est en pleine forme que je me réveille à 6h il fait bien jour, le soleil doit bien avoir une heure de décalage avec chez nous. J'ai beau essayer de rester au lit, c'est peine perdue. Sachant que j'ai tout livré hier, je vais pas en faire une ramée aujourd'hui. J'ai des tonnes de photos de Scania R à trier ça fait un mois que je suis dessus non stop. De temps en temps je vais pleurnicher des fûts vides boire des cafés, la journée passe finalement vite.
À 15h je me dis que ça sert plus à rien de rester ici, il faut que je revienne à la civilisation. Sachant qu'il faudrait également passer l'Autriche avant 22h, feu action. De retour sur l'autoroute qui mène à Bratislava, je me faisais la réflexion que ce morceau doit avoir genre 5 ans, que c'était cool de rouler dessus, maintenant c'est archi blindé, plus c'est facile, plus c'est saturé donc. Construire des routes ne fuidifie pas le trafic, où seulement provisoirement.
Le parking de la frontière avec l'Autriche est archi blindé en cette fin d'après midi et ça roule plus que bien. Sur l'autoroute de Wien aussi et malgré l'heure, aucun bouchon autour de la capitale c'est étonnant. Encore plus étonnant, je ne croise aucun camion. Je regarde vite fait Google, c'est férié aujourd'hui ici. Manquait plus que ça. Avec la chance que j'ai, je vais bien me faire piner, et j'ai pas envie de raquer. Direction Graz à part quelques porteurs frigo, j'ai vu personne. À la première station, j'ai tenté ma chance, il restait quelques places, j'insiste pas. Je peux squatter jusqu'à 5h demain. Je pourrais partir à 2h, mais me taper du 60 jusqu'à 5h, je passe mon tour.
Dans la nuit j'ai entendu quelques courageux prendre la route. J'attends sagement 5h, j'ai pas envie de me trainer à 60. Le jour se lève bien péniblement... D'entrée de jeu je tombe sur un long chantier, limité à 80, devant moi il y a un ayatollah en Audi 3,5 Turbo qui se traîne à 75, il doit être en 2e. Ou il a plus de permis. Ensuite, j'ai le choix, Graz où Spielberg. Va pour Spielberg, ça me rappellera l'époque où je livrais la F2. Le temps pluvieux refait vite son come back, et quand j'arrive à l'autohof, pour la douche, c'est pire.
Il paye pas de mine ce rade, mais il y a tout ce qu'il faut pour tenir un mois bloqué ici. Je suis resté que 45 minutes, la pluie a redoublé de force. Pile maintenant où je dois faire un peu de route tordue, autant dire que j'ai pas fait le malin surtout avec quasi rien dans la remorque. Ce jeu de Michelin c'est vraiment une grosse merde, et pourtant c'est donné comme des pneus hiver, dans une courbe sur la 317 j'ai enquillé un peu fort, dans le retro à gauche j'ai vu la remorque alors que je tournais sur la droite !!!! Quand je reprends l'autoroute à Klagenfurt, je respire.
Passé Villach, c'est la reine des cas désespérés qui m'envoie mon retour, un complet de Prosecco, bon ça me détourne un peu, mais on est vendredi, c'est mieux que peau de zob. D'ici je coupe tout à travers par Pordenone où j'ai coupé les 45. J'arrive tranquille à Valdobiadenne, un coin paumé au milieu des vignes. Bien gentils mais pas affolés, il a un magetra avant moi. Reparti avec une bouteille offerte, il est déjà 16h. J'ai été me poser juste avant la bruyante A4 sur une aire bien calme juste après Dueville. Demain décollage 2h15 si je me loupe pas.
J'ai finalement finit par vraiment m'endormir un peu vers 22h30, toutes les fenêtres grandes ouvertes car ma clim ne marche plus. J'avais un œil qui surveillait, un autre qui dormait, j'avais réglé le reveil sur 1h29, mais dix minutes avant j'étais déjà réveillé du temp que je dormais, il a plu, mais par chance pas trop fort il y a que le bord de la portière de mouillé. Fait exprès la station est fermée la nuit, c'est pour dire si c'est calme la nuit sur l'A31. Par chance il y a quand même un distributeur dehors, du café à 0€70, qui en plus est bon et sur autoroute c'est de la science fiction pour le groupe Vinci. A 2h15, j'ai enfin mes 9h je peux me casser, direction, la maison, y a un bout à faire. En 2 coups de cuiller à pot, j'ai chaussé mes chaussures de plomb, sur l'A4 tout shuss, ça roule nickel entre 2 averses, très peu de camions, mais une nombre incroyable de bagnoles. Que font ces gens dans des voiures à 3h du matin ? Ils sont impressionants, de temps en temps de grosses zones de travaux aussi, mais pas de bouchon ni fermetures. Milan à la régule, ça n'a pas de prix. Etrangement, après Milan c'est le désert total, comparé à Vicenza-Milano ou on a l'impression d'une zone industrielle interminable qui s'étend sur 250km ! Le Turinois commencent à sortir de chez eux, mais pas assez pour faire chuter la moyenne. J'ai hésité à couper mes 45 à Rivoli, mais, joueur j'ai poussé jusqu'à Suse… Faut être con quand même ! Mais ça l'a fait nickel. Enfin, à une minute près. J'ai pas fait la fine bouche pour me garer.
Une demi heure de sieste et je vais me taper un bon café, c'est que du bonheur cette sensation de la semaine accomplie qui se termine. Quand je remets le couvert je ne suis plus en mode night warrior, entouré que je suis de bagnoles dans tous les sens, de travaux de partout et de Hoptrans mous du genou. Je sais pas ou ils vont, mais au péage du Fréjus, il y avait plus personne. Côté Modane dans l'autre sens c'est la guerre. Passé Montmélian, j'ai rattrapé Dur Dur qui revient d'un joli tour express et comme on est pas des sauvages on s'est jeté un café avant Grenoble. Moi je vais pas à Jarcieu, cap au sud ! Je quitte tout ce petit monde d'excités à Valence sud pour rejoindre ma maison préférée. A midi je suis enfin garé à la maison, ma chérie est même venue me chercher, on part direct aux courses, si je rentre à la maison, jamais je sors du canapé aujourd'hui ! Bon week-end les amis, vive l'europe !!
Il est 9h du matin quand ma coupure affiche 45h de repos, je n'ai donc plus d'excuse pour glander à la maison. C'est idiot, mais le Week-end parait toujours plus court quand on rentre le samedi, pourtant il y a le même nombre d'heures. Comme lundi dernier j'attaque par une visite chez Volvo, il y a un bug dans le système, en l'occurrence le module que donne l'état de la batterie, du coup j'ai plus de cwebasto et plus pénible au mois de juin, plus de clim. Avant on pouvait résoudre le problème soi-même en débranchant la batterie et ensuite dire que les batteries étaient neuves, maintenant, c'est coup de valise obligatoire. Mine de rien, ça prend une demi heure, je retrouve Gregory le big boss de MG Trans qui a des petits tracas, sauf que son camion a 1 million de kilomètres de plus que le mien.
Une fois ce problème résolu, j'ai plus qu'à faire le crochet chez Duarig, poser les fûts vides et le transpal. J'en profite pour faire les pleins et monter tranquillement à Neuville sur Saone. C'est la première fois que je viens dans ce truc, c'est une vielle usine de je sais pas quoi qui a été reconvertie en pépinière d'entreprises, et je livre une boite qui s'est specialisé stockage logistique. Il y a qu'un transpal, et c'est super long à vider, le gars est sympa mais pas bouffé par le stress. Heureusement que j'étais le premier de l'après-midi !
Alors que l'orage se rapproche tout doucement, je repars vide, et tombe mon retour, 2 ramasses demain à Crissey pour pas dire Chalon nord, le tout pour Santa Perpetua, autant dire que j'ai le temps. Donc molo molo, la pluie aussi finit par me rattraper. Pour perdre un peu de temps je prends la natio après Macon, et d'un coup je suis dit que je pourrais tenter Cometrans cet aprème, coup de fil, yes, vient avant 17h. Alors j'ai repris l'autobahn sous des trombes d'eau cette fois. 16h45 j'arrive chez Cometrans, 4 palettes à charger et c'est réglé en 10 minutes. La suite c'est chez Sobotram, j'ai bien fait le benêt en y allant quand même, mais c'était sûr que c'était mort, RDV demain…. 10H ! Je vais me garer au calme dans une planque dont je garde le secret dans une impasse pas loin, la pluie s'est arrêtée, les oiseaux chantent, je suis bien !
A 8h je suis garé avec une dizaine d'autres sur le parking à Sobotram. Ici, tu sais que tu vas pas faire une crise de rire tout de suite. La fille à l'accueil veut pas me prendre en charge car j'ai RDV à 10h, sauf qu'une meuf dans les bureaux ici a demandé qu'on vienne avant pour une histoire de containers à charger. A force d'insister, elle finit par téléphoner, c'est bon je peux rentrer quai 206. Après, il faut encore aller charger passer au bureau pour les CMR, silence de mort, moi tu me donnes 10 fois mon salaire, j'y vais pas bosser la bas. C'est quasi 9h30 quand enfin je me sauve. Quand tu passes le portail t'as l'impression de passer de Berlin EST à Berlin OUEST.
De retour sur l'A6 et étant donné qu'il me reste de la place, j'ai une palette à prendre à Vaulx en Velin pour Grannollers. Il y a un bai que j'ai pas posé mes roues dans le quartier, en route je finis par me décider d'y aller via le periph plutôt que l'A46. Là aussi c'est une friche d'entreprises, je charge dans une boutique de djeuns qui n'en veulent, des tee shirts pour cyclistes. Des trucs de sportif, pour le foot t'as marqué Zidane ou Ronaldo sur le dos, pour le vélo ça doit être Poulidor ou Seixas, j'y connait rien en pédale. Retour à la maison Duarig qui me supporte depuis 18 ans et 2 mois. Petit moment de nostalgie en passant à Bron, c'était cool quand il y avait encore le centre routier, on avait la vie belle à l'époque, et on ne le savait pas.
Au final, j'ai largué la palette de Granollers, trop compliqué pour les horaires et j'ai même rien pris d'autre sauf une douche et je me suis cassé. Objectif, dormir à Santa Perpetua. C'est faisable, mais faut pas trainer. Par chance j'ai eu aucun bouchon, des pénibles par contre, à la pelle. Il y a un Isabel Alonso qui a enquillé à doubler un porte voiture à Montélimar sud, il se sont tenus comme ça jusqu'à Bollène, comment ça fait rêver ce boulot !!! Je regarde ça de loin, j'en ai tellement plus rien à foutre, et dire que j'ai adoré ce métier, tout est fait pour t'en dégouter. J'ai eu grave les crocs en descendant, je me suis arrêté tranquille à Mèze. Il y a de la place au large l'après-midi. Mon frigo ne tourne bien sûr pas, mais un bachiste bulgare vient se coller à moi, et demander si le frigo va tourner. La question qui exaspère en temps normal, mais là, au pire gare toi ailleurs non ? J'ai fini quasi en roue libre ce soir, dans l'autre sens après Narbonne c'est la cata, un camion a pris feu derrière c'est une grosse dizaine de bouchon, pareil sur la nationale, ça en fait des heures perdues. A 22h, j'ai place que je convoitais à Santa Perpetua, la coupure sera bonne, demain je vide pas avant 14h30 !
J'étais vraiment bien sous mon arbre, mais à un moment donné faut se faire une raison et aller vider. Bon 14:30 ça va c'est pas trop dur, t'as pas besoin de réveil à moins d'être une marmotte. Le cariste sort de table et il pète la feu, moi ça me va. Un quart d'heure pour vider les deux tiers de la remorque, rien à dire. Il me reste encore une mini pakette de 40kg pour El Papiol, c'est pas loin mais la réception arrête à 14h. Tout est au rouge sur les routes, j'ai roulé 1km avant de tomber sur un méga bouchon sur l'autoroute. J'ai feinté un peu beaucoup passionnément, ça va.
A El Papiol j'ai fait le connard sorti le hayon, la palette devant le portail et ils l'ont prise. Ouf. De la c'est encore le chaos pour rejoindre le marché. Obligé de remonter à Castellbisbal pour redescendre par l A2. Quand j'arrive chez Rachid pour la première ramasse j'ai presque une heure pour 40km. Ici je prends 12 palettes de ST Etienne, c'est Fernando qui prend le complet Corbas. Je complète chez Radwane, facile, 2 clients au MIN de Corbas. Café, douche, CMR, et je Check map.
Pincez moi je rêve. 17:30 tout est au vert pour sortir, c'est juste incroyable. Le pape est à Barcelone, ils ont du être nombreux à aller lui serrer la peluche où avoir leur journée de repos. Sur chaque pont il y a une voiture de mossos, ça surveille les terroristes. Du coup, sans faire de folies, j'ai mis 45 minutes pour la Roca. De la, je sais que ça va être une montée facile. Rien de pire que d'être détendu la nuit lol. Comme d'habitude, je casse une graine à loupian.
Pas de fermeture sur ma route cette nuit, sauf à Lyon mais je m'en fous. C'est particulièrement calme ce soir, et c'est tant mieux. C'est ma première nuit depuis un moment, la remise en jambes est dure. A 2:30 je vois enfin le péage du marché, un peu d'occupation me fera du bien. Je pose mes 2 clients, Fernando ronfle plus fort que son frigo. Reste encore le ST Etienne à faire, et ça commence à se charger sérieusement sur la route. Au marché ils étaient chaud bouillant, et comme c'était la montée miraculeuse, il y a même grave de la place aux Coquelicots à Andrézieux. 5:30, j'envoie les CMR, un suppo et au lit.
J'ai dormi vraiment profondément ce matin, carreaux ouverts avec un léger vent dans le duvet, j'ai entendu aucun camion partir, pourtant en ouvrant un œil vers 9h, il n'y avait presque plus personne sur le parking. J'ai trainé un peu au lit, mais pas trop non plus, je sens que je vais pas en faire lourd aujourd'hui et encore moins la nuit prochaine. J'ai largement le temps d'aller à la douche 4 étoiles à la station. Mais ça a beau être du 4 étoiles, ça empêche pas les crasseux de tout saccager. J'ai halluciné, qu'on soit un cochon c'est une chose, mais même pas tirer une chasse d'eau, là ça donne envie d'être violent. Signe que ça va être mou, quand la coupure est finie, j'ai toujours pas le rechargement. Finalement, alors que je m'attendais à recharger dans le secteur ou Montbrison, c'est finalement à St Rambert qu'il faut que j'aille ramasser, avant 16h.
Par chance, tout est au vert pour rejoindre la vallée du Rhône, ce qui est rare quand même. J'ai 3 commandes, 3 destinations, 2 dépôts à faire, je dis rien mais ça va que chez Bert ils sont gentils. A 15h40, ils ont pas fait la grimace, et sentant un peu la fin de la journée, toutes les solutions ont été trouvées pour charger, il y a du Glasgow dans le tas, je sais passi je retournerai un jour en Ecosse en camion, ça me parait mal barré quand même… Je ramène tout ça au dépôt, le jeudi c'est toujours calme ici.
Je me demandais bien à quelle sauce j'allais être mangé, j'ai vite été fixé. Il y a du 26 à livrer demain matin, ce soir c'est retour maison, je traine pas, pour une fois un jeudi soir à la maison, c'est cool…
C'est l'heure de pointe chez mon voisin ce matin, tout le monde attaque la journée à 7h. Et moi aussi, pendant que les clients attendent leurs pelleteuses, ici, ça boit des cafés. Tout fier, je vais pas loin ce matin, mon voisin va encore moins loin que moi, il fait une piscine à St Peray, il est pas prêt de passer la barre des 50.000km son camion ! Je me tire avant que ce soit trop le binz au village, j'attaque chez Pasquier à Etoile. J'y vais tranquille par Charmes sur Rhône. Fait exprès, il y a 2 sites dans la zone, je choisi le mauvais évidemment, et avant de trouver le bon quai ça a encore pris un moment, 20 minutes pour une palette, peut mieux faire Phil26. Ensuite je vide le reste, toujours du produit de désinfection, chez Andros, je dis toujours Fruival parce que je suis âgé. Les filles de l'accueil sont rigolotes, elles m'ont demandé mon prénom pour m'enregistrer, et moi aussi j'ai demandé le leur, d'après elles, c'est la première fois qu'on chauffeur leur demande ! Je suis pas allé jusqu'à demander leur 06, j'ai pas envie de finir comme ce pauvre Patriiiiiick Bruel. La cariste est sympa mais un brin dépressif, tout autour de lui, il y a des chariots autonomes, j'ai dit "et toi c'est quand qu'il te remplacent ?" Il a rigolé jaune.
Vide à 9h, la première ramasse est à même pas un kilomètre, j'ai hésité à refermer les portes, mais il y a u peu de vent aujourd'hui. J'ai 4 destinations de palettes de rames de papier, et c'est un peu le bronx, des camions partout, un seul cariste car c'est la crise. Arrive ce bon vieux Gerard de chez Dorée qui charge du Zaragoza, je le croyais à la retraite, mais il va falloir qu'il raccroche les gants. Mine de rien, ça a pris une heure pour charger, la suite est en face chez Skipper, 2 destinations pour l'Italie. Cariste jolie et sympathique ce qui ne gâche rien. Bien qu'il me reste 4m, je rentre à la kommandantur et pas pressé, donc, il faut pas me le dire 2 fois, je remonte tranquille par Hauterives ou je casse la croute à l'ombre.
Une fois vide, j'ai largement le temps de faire un lavage à la brosse à dents vu que tout ce que j'ai à charger n'arrivera que tard bien sûr. Alors j'ai fait sous chef de quai, tranquille, prendre des responsabilités c'est pas mon truc. Au final je me retrouve avec une remorque bien plein pour la semaine prochaine. A 19h, la traversée de Tain est encore bien pénible, faut avoir les yeux de partout. Lundi départ très très tôt pour Barcelone car c'est mon destin ! Soyez forts, buvez frais et hasta luego !
Comme souvent quand je pars le lundi tôt, c'est compliqué de savoir à quelle heure partir, ce lundi ne déroge pas à la règle et j'ai opté pour un 1h45. Sachant que mon dernier client à 20km du marché fait la pause de 13 à 14h30, que j'ai RDV à Masquefa à 13h, donc, il faut y être au moins 30 minutes avant bref, on verra si je me loupe ou pas. J'ai pas lourd, et tant pis si je suis passé bruyamment sur les plaques d'égouts, y a des barjots dans le quartier en Porsche et Subaru qui font n'importe quoi la journée, moi je bosse. 14 minutes pour rejoindre l'A7, qui est déjà bien remplie, plus on va s'approcher de juillet pire ce sera, même la nuit.
Aujourd'hui, les lycéens sont en stress, dans quelques heures ils passent la philo, et je me souviens particulièrement de ce jour, puisque j'avais le choix, soit d'aller à la philo, soit d'aller prendre un job de livreur VL pour France-Acheminements, une boite de franchisés disparue il y a longtemps maintenant. Le choix avait été vite fait, j'ai été bosser, la philo je l'écoute sur France Culture quand j'y pense et ça fait l'affaire. C'est donc dépourvu de BAC que je descends tout shuss cette nuit, il était temps que j'arrive au bout des 4h30 je commençais à piquer du nez, garé au premier parking après La Jonquera, j'ai mérité ma 45.
Ce matin, j'attaque à Palamos, j'ai coupé tout à travers par la Bisbal d'Emporda, j'adore ce village, dans mon sens ça roule nickel, dans l'autre pas du tout, tout le monde va bosser à Girona. A 8h, objectif atteint, il y a personne avant moi pour vider, 5 palettes, 20 minutes et GO ! Je passe de la mer à la montagne direct puisque je fais, 2 livraisons à Torrello au dessus de Vic, 2 clients sympas et rapide, pas d'attente, ça marche trop bien ce matin, il va forcement y avoir une merde. Je lache pas l'affaire, reste encore Masquefa RDV 13h, d'ici je continue de contourner Barcelone, Manresa, Igualada par la C37, ça envoie de la buchette. Il y a un bail que je suis plus repassé par là, il y a même une déviation de Piera, c'était joli à traverser comme bled mais pas toujours facile. A 12h20 je donne les papiers au gardien, OUF, je suis à l'heure…
Mon téléphone sonne à 13h, en une demi heure c'est réglé, je dois attendre même 30 minutes, sans quo je vais arriver trop tôt à l'imprimerie à Esplugues, la rue ou on livre est hyper étroite, faut pas y rester. Je calcule pour y arriver pile à la reprise et surtout je croise les doigts en arrivant qu'il y ait pas un autre camion. OUF ! Personne, à peine arrivé le cariste saute sur son chariot, 3 petites palettes, ça a pris 5 minutes. Soulagé, libéré délivré, j'ai plus qu'à aller tranquille au Mercabarna, c'est con, j'avais 9h pile à Esplugues. Le marché est bien plein, et il faut la jouer fine pour trouver une place à peu près peinarde. Je me pose là pour 24h minimum, ça va aller. Bien sûr il fait chaud, mais c'est que le début !
Chaud, chaud, il fait chaud sur mon parking. A 10h je tiens plus, la douche est pas loin, c'est nickel. Sur le marché ça brasse dans tous les sens, il y a de la vie par ici. Il y a mon big boss affréteur aujourd'hui et je suis invité à manger avec, par politesse et étant assez peu argenté je me laisse faire. Revers de la médaille, je sais que le boulot merdique ça sera pour ma pomme mais j'ai l'habitude. Et en fait c'est normal parce que ce pauvre Aurélien à bien du mal à marcher. Je chage donc pour ce bon vieux Radwane.
A 16h30 je peux bouger ma camionnette et en même temps découvrir le programme, j'ai bouffé presque un carnet de CMR, 8 en tout et 7 points de livraison, si je me gourre pas, ça relèvera du miracle. Il est presque 18h quand je me sauve, et comme un bonheur n'arrive jamais seul, ça roule presque bien pour sortir de Barcelone, presque bien sûr puisqu'un bon vieux bouchon m'attend là ou ça bouchonne jamais, à La Roca, bien 20 minutes de perdues, juste parce qu'il y avait un méga contrôle sur une sortie plus loin, ici le moindre truc se transforme en chaos. Après ça, j'ai été bien peinard, mais j'ai quand même du stopper net mon élan à Loupian, étant donné que j'avais la dalle et le camion 4h15.
C'est fou le nombre de bagnoles cette nuit, on se croirait presque déjà en plein rush de juillet, à la descente c'est déjà de la folie douce. Cette nuit j'attaque mes livraisons=ons dans le zone de St Priest, impasse Baco, et il se trouve que la 301, est fermée dans mon sens. A Vénissieux St Priest tout est interdit aux camions, je me suis pas pris la tête, et j'ai pris le nouveau sens interdit qu'il y a au bout du chemin du Charbonnier, ils cassent les couilles, on va bientôt faire plus de kilomètres de déviations que pour livrer. Ici, j'ai 4 clients, 4 quais différents, 4 codes, y a intérêt d'avoir toutes les infos. Un peu d'exercice, c'est bon pour ce que j'ai. En 40 minutes j'ai tout posé, je file au Marché de Corbas, là, c'est facile. J'ai 3 clients, les 2 premiers c'est 3 palettes, reste le gros lot de 15 chez un autre, mais c'est branle bas le combat, une pile de palox de melons est à moitié couchée, bloquant les 2 quais. Du coup, on a tous été vider de l'autre côté, sans quoi on y passait la matinée. Quand j'ai fini, le jour se lève, il y a un semblant de fraicheur, faut pas tarder et vite aller au lit.
Dès 10h la chaleur est devenue intenable, le pire c'est que je sais pas de quoi sera fait ma journée, je tente de dormir encore ou je vais rien glander et si je dors trop je saurais pas quoi faire. Je me dis que si j'avais du gros boulot, j'aurai déjà eu des infos. Mais c'est qu'à la fin de la coupure que j'ai été fixé, un chargement de cuves de pulpe de fruits à Anneyron pour Allonzier la Caille. Autnt dire que je vais en faire lourd aujourd'hui. Seule difficulté facilement évitable, il y a un gros bouchon à Ternay pour je sais pas quelle raison et je veux pas savoir, j'ai pris Vienne par l'ancienne N7, j'ai pas gagné de temps, mais c'est pas grave j'ai pas eu de bouchon. Quand j'arrive sur l'A7 après Vienne, c'est blindé sur 3 voies, j'en ai vite marre, heureusement je sors à Chanas.
La commande est prête, ils se sont mis à deux pour charger, c'est la fin de la journée pour eux, ça file. Frigo sur +2 et c'est parti, je fais le crochet par le dépôt, ça sert à rien de courrir. J'ai eu largement le temps de laver, de me laver et de faire l'intéressant. Il fait une chaleur d'enfer cet aprème, à peine tu bouges, t'es en sueur ! C'est donc piano piano que je reprends la route, clim à fond, ah quel belle invention quand même ! De loin, sur les parkings la plupart des phares des camions garés sont éclairés, les moteurs tournent à plein, ça doit être l'horreur, et après c'est les mêmes qui viennent te demander si ton frigo va tourner… Ah la la quelle mauvaise langue je suis, oh pi non, juste réaliste.
Je voulais me garer tranquille dans la zone à Allonzier, sauf qu'il y a aucun place. Les types, ils ont fait une zone industrielle en se disant, "oh pas la peine de faire des places pour les camions, si ça se trouve y en aura pas qui vont venir". A tous les instruits de la terre, allez tous bien vous faire cuire le cul. Par chance le client ou je livre a pas de portail, on peut se mettre à quai direct, mais pour combien de temps !? 21h30, c'est plié, ici il fait un peu moins chaud, tant mieux.
C'est pas si haut que ça Allonzier mais on y respire nettement mieux que dans la vallée du Rhône. A 7:00 ça s'active, j'ai été voir le réceptionnaire pour lui demander si ça le gênait pas de vider plus tard rapport à la coupure. Non seulement ça le gène pas, mais en plus il m'a indiqué la machine à café et le reste. Il a longtemps que j'ai pas vu des gens aussi tranquilles.
A 9:00 je me décide à bosser un peu, je dois croiser avec Jérôme, ça devrait cadrer. On se rejoint directement à Rumilly chez Ferlay. Bien sûr dans sa remorque c'est gerbé à mort, il ne pouvait pas se douter devoir tout refaire en route. Quand on a terminé, contre ordre du contre ordre, il y a des palettes que je dois pas prendre, elles sont devant évidemment. Au final ça a pris 2h. Après ça, je traîne pas, cap sur l'Italie. Passé Chambéry c'est tranquille et ça fait du bien. Malgré les travaux dans la rampe du tunnel je m'en sors pas trop mal. Premier stop au pas de course à Susa. C'est de pire en pire la douche ici, mais je crois que le bâtiment sera abandonné dans un an. Ils vont sûrement pas faire de travaux.
Turin à 15:00 ça passe crème, la température quant à elle ne cesse de grimper. 37 ça commence à faire. On aura combien en juillet août ? 45, 50 ?? Un peu après Villanova je croise le roi du carrelage Vosgien, ce bon vieux Samu. Aujourd'hui c'est pas pire le trafic, juste un petit bouchon à Piacenza, le temps qu'un gars qui a éclaté puisse se garer au propre.
Les parkings se remplissent petit à petit, les moteurs tournent tous. Comment faire avec cette chaleur ? Les travaux de nuit sur l A1 se mettent en place, à 10 minutes près j'étais bon pour l A1 Panoramique. Je me croyais tiré d'affaire après Firenze mais c'est un camion en panne dans les travaux qui a fait un sacré merdier. Il est 23h quand je finis par me garer à Badia. Il fait toujours chaud, mais carreaux ouverts c'est respirable.
Bien que je n'avais qu'un seul fût, je sais pas ce qui s'est passé ce matin, mais j'ai attendu ni peu ni assez pour pouvoir décharger, j'ignore si c'est le gars des bureaux qui s'est oublié ce matin, mais à posteriori, ça m'a bien arrangé et je ne le sais pas encore. Rentré à 8h30, je suis ressorti 10 minutes plus tard, y a rien qui va mal comme on dit à La Bresse. La chaleur ne tarde pas à grimper aussi, de Badia pour aller à Arezzo il y a pas loin, à 9h je suis sur la bascule. Je suis le seul camion ce matin, tout est prévu organisé, Paolo qui a dus avoir vivre m'appelle pour savoir quel café je veux, franchement, c'est pas le bonheur ça !? C'est toujours cool de venir ici, il manque juste une bonne douche pour les chauffeurs et ce serait parfait. Je me sauve rapidos, direction Larciano, bled paumé entre Firenze et Lucca, le coin est joli, mais les routes, italiennes. Pour la douche j'ai pas trop le choix, donc, stop à Valdarno. La douche est pas mal, sauf qu'il y a pas d'eau chaude, ou à peine tiède. Vu les températures, c'est supportable, l'hiver un peu moins.
Là dessus j'ai plus qu'à me rapprocher de Larciano, j'arrive chez le client en plein centre du village, petite usine et accès tordu. Ne cherchez pas, le seul boite en Italie qui a fait 2h de pause, elle est ici, reprise des hostilités à 14h30. Pinaise. J'ai largement le temps de becter et faire une sieste. La chaleur est intenable au soleil, par chance ça charge à quai et c'est le cariste qui fait ça, par contre c'est long comme un jour sans pain. Dans cette usine on fabrique la spécialité locale, balais, seaux en plastoque que vous retrouverez chez GIFI ou ailleurs. Pour les papiers c'est à l'image du reste, très long. Mais ils sont tellement gentils que tu peux rien dire. Il est presque 16h quand je repars et c'est le drame, j'arrivais pas à sortir de l'usine tellement c'est serré, je e suis pas pris la tête et revenu par ou je suis arrivé sauf que c'est un sens interdit sur 150m. Pas grave, je dirais que j'ai pas vu. Du coup j'ai rien accroché, c'est le principal.
Pied de droite à fond, la semaine est pas terminée, le trafic du vendredi soir monte en flèche aussi, c'est pénible et ici tout est possible, il faut être sur ses gardes en permanence. J'ai bien gratté quelques minutes mais à l'approche de Genova, je vois un bouchon qui ne fait que grossir, ça pue. De toutes façons, j'ai 45 à faire, je me gare bien tranquille vers Recco à l'ombre en espérant que ça se tasse un peu. J'ai attendu 1h, mais ça bougeait pas. Bouchon à cause d'un véhicule arrêté, ça veut rien dire, c'est quoi !? Une vespa, un Multipla, Un bus, un camion ?? Croyant à ma chance légendaire, je remets le couvert en 15 minutes plus tard, je suis effectivement coincé. On mange pas d'heure de volant tellement ça avance pas. D'un coup arrive la dépanneuse qui a un mal fou à se frayer un chemin, c'est quasi temps, 2h que c'est tanqué par ici, il faisait la sieste c'est pas possible autrement et 20 minutes plus tard ça se débloque enfin. Après j'ai fait le fou, j'ai pris l'A7 direction Milano, ici aussi des travaux balaises, ça passe fin dans les courbes, mais pas ou peu de trafic. Une fois sorti de ce merdier j'ai envoyé la sauce, incroyable contraste. Ils fuient vraiment tous les grandes villes le week-end, comme chez nous mais sur des autoroutes comme l'A7 construite en 1935 et sur ce tronçon, ça se voit. Coup de chaud à Avigliana, la polizia est en train de mettre tout neuf un jeune frenchie avec un DAF, very hot !
Donc, je lâche rien, montée à fond à part les travaux, et quand je sors de tunnel, ça clignote de partout au tachy, j'arrive juste juste à St Julien, meilleur parking de l'année pour dormir un peu frais et surtout au calme. 23h30, basta cosi.
L'altitude aidant, la fraicheur relative est assez rapidement arrivée dans la nuit, et miracle de la vie, j'ai dormi. Pas longtemps, mais bien et ça vaut des points. Un peu de ménage au reveil, un peu d'ordi, et je me sauve à 8h30, mes 2 voisins éloignés, étaient déjà là hier soir, ils vont passer le week-end au calme. J'ai le feu au derche, c'est le moment de rentrer à la casbah, mais avant ça il faut passer par Jarcieu, vider et recharger. Franck m'attendait pour 10h, mais avec le bouchon de Genova hier soir c'est plus que compromis. Je checke map, mon souci pour ce matin, c'est Grenoble et pour le moment c'est full vert. Pourvu que ça dure. C'est encore pas les vacances bien que les températures ressemblent plus à celles de fin juillet. Arrivé sur Grenoble ça se charge un peu, mais ça passe plus que bien, c'est soulagé que je passe St Egrève, maintenant, c'est sans problème que j'arrive à Jarcieu.
Ce bon vieux Franck est là, au garde à vous, on balance les palettes du 84 dans un autre camion, reste à faire le tetris pour lundi en catalogne. Tout ce qui pouvait être gerbé l'a été, ça va assez vite. Le boss est là, qui se fout bien de ma gueule, ça te manquait Barcelone !!! C'est vrai il y a un bail que j'y ai pas été. Mine de rien, ça nous a pris presque 1h30. Un café, du gasoil, un lavage et j'ai plus qu'à fermer le portail, Duarig est en week-end aussi. J'ai plus qu'à rentrer tranquille, à 14h j'entrevois la maison, c'est plutôt une bonne nouvelle ! Soyez forts les amis, bon repos et buvons frais !