| Carnet de bord de Juin 2026 | Partager sur Facebook |
C'est l'heure de pointe chez mon voisin ce matin, tout le monde attaque la journée à 7h. Et moi aussi, pendant que les clients attendent leurs pelleteuses, ici, ça boit des cafés. Tout fier, je vais pas loin ce matin, mon voisin va encore moins loin que moi, il fait une piscine à St Peray, il est pas prêt de passer la barre des 50.000km son camion ! Je me tire avant que ce soit trop le binz au village, j'attaque chez Pasquier à Etoile. J'y vais tranquille par Charmes sur Rhône. Fait exprès, il y a 2 sites dans la zone, je choisi le mauvais évidemment, et avant de trouver le bon quai ça a encore pris un moment, 20 minutes pour une palette, peut mieux faire Phil26. Ensuite je vide le reste, toujours du produit de désinfection, chez Andros, je dis toujours Fruival parce que je suis âgé. Les filles de l'accueil sont rigolotes, elles m'ont demandé mon prénom pour m'enregistrer, et moi aussi j'ai demandé le leur, d'après elles, c'est la première fois qu'on chauffeur leur demande ! Je suis pas allé jusqu'à demander leur 06, j'ai pas envie de finir comme ce pauvre Patriiiiiick Bruel. La cariste est sympa mais un brin dépressif, tout autour de lui, il y a des chariots autonomes, j'ai dit "et toi c'est quand qu'il te remplacent ?" Il a rigolé jaune.
Vide à 9h, la première ramasse est à même pas un kilomètre, j'ai hésité à refermer les portes, mais il y a u peu de vent aujourd'hui. J'ai 4 destinations de palettes de rames de papier, et c'est un peu le bronx, des camions partout, un seul cariste car c'est la crise. Arrive ce bon vieux Gerard de chez Dorée qui charge du Zaragoza, je le croyais à la retraite, mais il va falloir qu'il raccroche les gants. Mine de rien, ça a pris une heure pour charger, la suite est en face chez Skipper, 2 destinations pour l'Italie. Cariste jolie et sympathique ce qui ne gâche rien. Bien qu'il me reste 4m, je rentre à la kommandantur et pas pressé, donc, il faut pas me le dire 2 fois, je remonte tranquille par Hauterives ou je casse la croute à l'ombre.
Une fois vide, j'ai largement le temps de faire un lavage à la brosse à dents vu que tout ce que j'ai à charger n'arrivera que tard bien sûr. Alors j'ai fait sous chef de quai, tranquille, prendre des responsabilités c'est pas mon truc. Au final je me retrouve avec une remorque bien plein pour la semaine prochaine. A 19h, la traversée de Tain est encore bien pénible, faut avoir les yeux de partout. Lundi départ très très tôt pour Barcelone car c'est mon destin ! Soyez forts, buvez frais et hasta luego !