| Carnet de bord de Mars 2019 | Partager sur Facebook |
Pas d'affolement ce matin, j'ai largement le temps d'aller prendre le café au bar du circuit qui est tenu par une éspèce de bombasse qui fait la gueule. Faut dire je ne suis pas Valentino Rossi et que j'ai pas les moyens de payer un spremunto d'orange à 4€, un café suffira connasse. J'ai les chiottes et la douche du circuit pour moi tout seul, et ça vaut tout l'or du monde. Comme prévu les UNITED se mettent en place après 11h et je peux aussi aller vider ensuite mes 12 fûts. De là, direction les montagnes, enfin face aux montagnes direction Lecco, il fait un temps superbe aujourd'hui c'est un veritable bonheur, et puis c'est encore l'heure creuse ça roule nickel pour m'extirper de Monza. C'est la pause déjeuner quand j'arrive à Garbaniate pour charger.
A 13h, c'est la reprise, mais il y a 2 camions avant moi, le type des expé et du genre très con, très désagréable et se fout completement de son boulot et des chauffeurs. Il y a longtemps que j'avais pas vu un con pareil. Mais je m'en fous completement, j'ai le temps de manger et préparer à ouvrir avant que ce soit mon tour. Je charge des grosses bobines de papier posées sur des palettes, ça fait bien 2m20 de haut et je me suis bien fait caguer pour sangler, bien que j'ai hésité à le faire. Quelques bobines sont abimées par des coups de pince, le cariste en a rien à foutre, et il dit que ça fait rien, donc, je le note quand même sur le CMR, ça plait pas à la fille du bureau qui à l'air au moins aussi tarée que son collègue cariste, il y a des boites comme ça ou si t'es pas con et désagréable tu peux pas être embauché.
Je repars de ce gourbi à 16h30, évidement pile au moment du début de la rush hour. Je prends donc pas le risque d'aller m'enterrer sur l'A4 à Monza, d'autant qu'avec les travaux c'est déjà la misère en heures creuses, je coupe à travers champs par Arosio pour rejoindre Lainate et Rho, et surtout bien contourner de loin Milano, ça roule nickel ou presque. Il y a des prostituées de partout dans le coin, et aucunes black alors qu'autour de Lodi il y a que ça. Surement qu'il doit y avoir une logistique très élaborée, tel quartier des blacks, tel autre des white, et à Garbaniate, des cons à l'usine de papier. Je rigole comme ça, mais je me dis que ça doit être vraiment le pire des métiers. Ensuite ça roule plutôt pas mal, je fais un complément de gasoil à Novarra, ça bouchonne encore un peu à Turin, mais j'arrive en 4h30 pile à la Dyneff de St Julien, il était temps, il neigeouille un peu maintenant qu'on pense plus qu'au printemps. 30 minutes autour d'un café et je finis tranquillos direction Chambéry Lyon, ou le temsp altère entre petites averses, grosses averses et ciel étoilé. Je finis par me poser un peu avant 1h du matin dans la zone industrielle de Sorbiers, tranquille !