| Carnet de bord de Aout 2025 | Partager sur Facebook |
La nuit a été horriblement moite, je pensais que la température baisserait un peu, mais non. C'est épuisant de rien faire finalement aussi. Je me bouge un peu dans la matinée quand même, c'est archi mort ici cette semaine, même au bar, il y a personne, c'est pour dire ! C'est vraiment rare de prendre le petit dej sans le brouhaha habituel. C'est aussi aujourd'hui que je me suis rendu compte qu'ils mettaient la télé sans le son. Les images parlent d'elles mêmes, on voit un gros sac avec des cheveux oranges, un facho russe et des gens qui perdent tout dans les incendies un peu partout dans la péninsule.
A 14h, mon voyage est prêt, et sera à priori bien plus facile que ces dernières remontées. Malgré tout, je trouve que 14h c'est encore tôt pour mettre en route, surtout dans l'idée de passer le Perthus au calme. J'ai une ramasse de 7 palettes pour St Priest, mais un Benayas avait la priorité, j'aurai dû m'écouter et faire le mort jusqu'à 14h30. Bien fait pour moi. Je connaissais pas le client, Azzedine, un mec super sympa, les palettes sont très bien faites, un pro. Je fais completer comme d'hab avec Radwane, il y a un gros lot de box de melons, autant dire que s'il neige au Perthus, ça patinera pas. La dernière palette pointera le bout de son museau à 16h30 et je peux me tailler. Record battu, 42 minutes pour arriver à La Roca, on fera guère mieux cette année l'après-midi. Mais les ennuis arrivent très vite, la RSE a horreur du vide, ça commence à freiner en montant le Perthus, je paume bien 20 minutes. Le ciel est plus que menaçant ce soir, il se met à pleuvoir après Béziers. Les taureaux de Menard vont patiner aujourd'hui. Il pleut bien arrivé à Loupian, ça fait de la mousse par terre, et même ça patine. La pluie et la chaleur rendent l'air irrespirable.
45 minutes bien méritées et je remets le couvert, avec toujours autant de trafic et de la flotte, des gros éclairs un peu partout, mieux vaut être concentré, tout est possible et surtout le pire. La situation se calme vers Montélimar ou la pluie fait une pause. Il est 1h du matin quand j'arrive au marché, il y a encore pas trop de monde, mais le box de mon client est déjà bien rempli. Avant de commencer à vider, j'ai fait de la place en rangeant les palettes des collègues d'avant qui ont pris tous le lit, pour vider ça m'a pris presque 45 minutes. Mathias arrive la dessus, pour en poser encore un bon paquet, ça va vite coincer. De là je file sous un méga orage à St Priest, client facile, bon transpal, de la place, du boulot de débutant ! Reste plus ensuite qu'à aller me poser à quai à St Etienne, garé au quai Espagne à 3h15, il fait presque frais, je vais exploser l'oreiller !