| Carnet de bord de Juin 2026 | Partager sur Facebook |
Bien que je n'avais qu'un seul fût, je sais pas ce qui s'est passé ce matin, mais j'ai attendu ni peu ni assez pour pouvoir décharger, j'ignore si c'est le gars des bureaux qui s'est oublié ce matin, mais à posteriori, ça m'a bien arrangé et je ne le sais pas encore. Rentré à 8h30, je suis ressorti 10 minutes plus tard, y a rien qui va mal comme on dit à La Bresse. La chaleur ne tarde pas à grimper aussi, de Badia pour aller à Arezzo il y a pas loin, à 9h je suis sur la bascule. Je suis le seul camion ce matin, tout est prévu organisé, Paolo qui a dus avoir vivre m'appelle pour savoir quel café je veux, franchement, c'est pas le bonheur ça !? C'est toujours cool de venir ici, il manque juste une bonne douche pour les chauffeurs et ce serait parfait. Je me sauve rapidos, direction Larciano, bled paumé entre Firenze et Lucca, le coin est joli, mais les routes, italiennes. Pour la douche j'ai pas trop le choix, donc, stop à Valdarno. La douche est pas mal, sauf qu'il y a pas d'eau chaude, ou à peine tiède. Vu les températures, c'est supportable, l'hiver un peu moins.
Là dessus j'ai plus qu'à me rapprocher de Larciano, j'arrive chez le client en plein centre du village, petite usine et accès tordu. Ne cherchez pas, le seul boite en Italie qui a fait 2h de pause, elle est ici, reprise des hostilités à 14h30. Pinaise. J'ai largement le temps de becter et faire une sieste. La chaleur est intenable au soleil, par chance ça charge à quai et c'est le cariste qui fait ça, par contre c'est long comme un jour sans pain. Dans cette usine on fabrique la spécialité locale, balais, seaux en plastoque que vous retrouverez chez GIFI ou ailleurs. Pour les papiers c'est à l'image du reste, très long. Mais ils sont tellement gentils que tu peux rien dire. Il est presque 16h quand je repars et c'est le drame, j'arrivais pas à sortir de l'usine tellement c'est serré, je e suis pas pris la tête et revenu par ou je suis arrivé sauf que c'est un sens interdit sur 150m. Pas grave, je dirais que j'ai pas vu. Du coup j'ai rien accroché, c'est le principal.
Pied de droite à fond, la semaine est pas terminée, le trafic du vendredi soir monte en flèche aussi, c'est pénible et ici tout est possible, il faut être sur ses gardes en permanence. J'ai bien gratté quelques minutes mais à l'approche de Genova, je vois un bouchon qui ne fait que grossir, ça pue. De toutes façons, j'ai 45 à faire, je me gare bien tranquille vers Recco à l'ombre en espérant que ça se tasse un peu. J'ai attendu 1h, mais ça bougeait pas. Bouchon à cause d'un véhicule arrêté, ça veut rien dire, c'est quoi !? Une vespa, un Multipla, Un bus, un camion ?? Croyant à ma chance légendaire, je remets le couvert en 15 minutes plus tard, je suis effectivement coincé. On mange pas d'heure de volant tellement ça avance pas. D'un coup arrive la dépanneuse qui a un mal fou à se frayer un chemin, c'est quasi temps, 2h que c'est tanqué par ici, il faisait la sieste c'est pas possible autrement et 20 minutes plus tard ça se débloque enfin. Après j'ai fait le fou, j'ai pris l'A7 direction Milano, ici aussi des travaux balaises, ça passe fin dans les courbes, mais pas ou peu de trafic. Une fois sorti de ce merdier j'ai envoyé la sauce, incroyable contraste. Ils fuient vraiment tous les grandes villes le week-end, comme chez nous mais sur des autoroutes comme l'A7 construite en 1935 et sur ce tronçon, ça se voit. Coup de chaud à Avigliana, la polizia est en train de mettre tout neuf un jeune frenchie avec un DAF, very hot !
Donc, je lâche rien, montée à fond à part les travaux, et quand je sors de tunnel, ça clignote de partout au tachy, j'arrive juste juste à St Julien, meilleur parking de l'année pour dormir un peu frais et surtout au calme. 23h30, basta cosi.