Carnet de bord de Novembre 2021 Partager sur Facebook
  • Photos
  • fait moche en Franche Comté
  • Mardi 2 Novembre 2021
  •  

    La semaine ne fait que 4 jours, pour faire la tournée j'ai pas le choix, je me suis mis 2 clients cet ap'. Je me lève donc à 4h. Oui vous avez bien lu, 4, c'est à dire 2x2 . Même moi j'arrive pas à y croire.

    Premier arrêt à Villemotier évidemment pour un café, un pain aux raisins et un bout de pain bressan pour midi, le tout en 15 minutes.

    J'attaque le passage de Lyon à 9h30, la mauvaise heure est passée en plus je crois que c'est vacances scolaires ici aussi, donc ça roule. Je fais mes 30 restantes à Feyzin, je m'écroule dans la niche, faut avouer que ça fait du bien. En fait c'est bizarre mais j'ai moins de mal que quand je démarre à 7h. D'habitude je passe le bout Montélo Orange en début d'après-midi en pleine digestion, je trouve long, là je passe en fin de matinée, fin bien. De là à ce que je me lève tous les lundis à 4h …

    Je mange vers Nîmes, une soupe maison, mon pain de Villemotier, le top. Avant que la léthargie de l'après-midi s'installe je suis arrivé à Montpellier.

    Je commence à Lavérune, je suis reçu par trois retraités, tous frères. Ils vont monter la piscine de la fille d'un d'entre eux. Pas de portail pour accéder au jardin, on passe les éléments par dessus le mur d'enceinte, heureusement en haut la pelouse est à niveau, fastoche. A quatre ça drope pour démonter la palette de tôles, pour l'escalier j'en chie un peu. A l'usine ils ont forcé sur les vis comme des bourrins, ma visseuse patine, je fais à l'ancienne : marteau et pied de biche. Tout en finesse. En repartant le client me demande où je vais maintenant. Pézenas. Il veut me renvoyer à l'autoroute. Sûrement pas ! D'ici c'est Cournonterral-Villeveyrac-Montagnac-Pézenas. Il me dit que j'ai l'air de connaître. Bah oui, ché min coin ichi, ch'ti.

    Ce matin Philippe le monteur d'ici m'a appelé, il sera présent pour ma seconde livraison, il a dû démonter le grillage sans cela je ne passais pas. Je retrouve une nouvelle fois mon compañero à 16h30. On s'était pas vu depuis des mois, et là ça fait trois fois en trois semaines, c'est toujours comme ça le boulot. Je suis à Usclas, route de Paulhan. C'est à dire pas loin d'un resto. Si ça merde, je suis à 4km du troquet. Bon ça n'a pas merdé, la cliente charmante nous a offert le café, tout bien.

    Je pensais au pire couper à Paulhan mais j'ai déjà 9h05 de volant, le temps de me garer ça fera au mini 9h10, la dérogation est cramée je vais à Maureilhan, je préfère. A cette heure la rocade de Béziers est bien chargée, voire bouchée, je perds un peu de temps, je suis garé aux Oliviers avec 9h50 de guidon, parfait.

     

     

  • Photos
  • Roquebrun
    Narbonne Plage
  • Mercredi 3 Novembre 2021
  •  

    Ici ils ont du pain frais de bon matin, j'en profite. Miam et douche.

    Ce matin je monte à Roquebrun, il faut traverser Cessenon sur Orb. A l'entrée du bled il y a un panneau d'interdiction aux PL à cause de travaux. Vous pouvez pas le signaler plus tôt ? On contourne comment ? Allez c'est bien je m'y enfile. C'est vrai qu'il y a dans le centre une circulation alternée un peu sévère mais ça passe. A Roquebrun la maison est dans la rue principale, facile à trouver. 100 mètres plus loin il y a une cave, un mec en citerne est en attente dans la rue, je me dis que vu le camion c'est un régional il doit connaître le quartier. Je lui demande où faire demi-tour, il n'en sait rien. Bon ben merci. Juste au-dessus je trouve un truc, moitié champ-moitié parking, vu les traces au sol tous les camions doivent se retourner là, j'en fais autant.

    La maison est en travaux, visiblement pas habitée. A côté il y a un vieux sur un escabeau, il a mis des bâches au sol, il secoue un olivier, il ne me calcule pas. J'appelle le 06 qu'on m'a donné, la cliente me dit que c'est son voisin qui réceptionne la piscine. Bien sûr c'est le vieux à l'olivier. Il me dit qu'il n'a pas fait le rapprochement... Ben non, un semi, la pub Waterair... Encore un prix Nobel. Je fais mon truc, il signe les papiers, ciao.

    Après je vais à Fleury, là pas le choix, depuis Lespignan il y a un pont à 12t, faut passer par Coursan, mais pas Coursan par la nationale, faut passer dans le pays. Déjà avant c'était fin, maintenant ils ont rajouté des bites en ferraille pour limiter le stationnement anarchique des bagnoles. En fait ça passe mais faut être bien concentré. A Fleury je livre chez un chauffeur des transports Barcos, sympa, pas chiant. Un voisin l'interpelle, ils papotent, ensuite il me raconte que le confinement a eu du bon, tous bloqués là ils ont fait connaissance et le commerce le plus proche c'est un vigneron...donc voilà... Pas envie de retraverser Coursan, je passe par la côte, Narbonne Plage, pas certain que ce soit une bonne idée, j'ai pas gagné de temps mais c'est joli et ça passe sans stress.

    Je me prends du pain à Lézignan, je mange un peu plus loin et pour 13h je suis à Barbaira. La maison est de l'autre côté de la voie ferrée, coincée contre l'autoroute. J'ai beau cherché je ne vois pas comment accéder. Que des chemins étroits, des ponts à 2m quelque chose. J'appelle la cliente, elle m'envoie son père. On fait le tour du bled en Super5. Il me montre la seule route possible, faudrait passer sous le chemin de fer par un pont voûté, la rue fait un virage, impossible d'arriver droit, ça va être fin pour ne pas s'éclater sous le pont. Une brave dame me voit faire, s'arrête pour me dire que ça n'ira pas, je lui réponds que je suis confiant... Pas du tout évidemment, j'y vais, je descends voir, ça passe. Je me gare à une centaine de mètres de la maison, cool. J'étais un peu inquiet pour repartir, c'est encore plus court de l'autre côté pour s'aligner. En montant le tracteur dans le talus pour prendre au plus large ça le fait. Ouf !

    Maintenant faut que je monte en Ariège pour une palette de margelles. Carcassonne Mirepoix Foix. Sur les coups de 16h je suis à Tarascon. Ah mais je connais le coin. L'an dernier je passais par là pour monter en Espagne et ça bouchonnait gravement sur la N20. Plus malin que les autres j'ai voulu esquiver en passant en ville, ça ne l'a pas fait du tout, du tout. C'est bien de faire des conneries, on apprend. La maison n'est pas loin d'où j'ai fait demi-tour l'autre fois, j'y vais tranquille du coup. C'est le beau-père qui réceptionne , l'ancien se mélange les pinceaux avec les clés du portail mais on finit par y arriver.

    La suite est demain à Revel, je fais donc le chemin inverse. On est mercredi, on a reçu les programmes, quand je vois les numéros de départements de ma tournée j'hésite à me couper les veines. On n'a pas que du bon, c'est le jeu ma pauvre Lucette.

    A 19h je suis à la Croix de Revel, c'est le resto où il y a tous les maillots de rugby exposés.

     

  • Photos
  • je suis vachement au sud dis donc !
  • Jeudi 4 Novembre 2021
  •  

    Ici on mange bien, c'est convivial, il manque à cette saison un peu de chauffage à la douche...

    Je commence à deux km du resto. La cliente a mis des tréteaux devant sa maison pour empêcher les bagnoles de se garer. Délicate attention mais ça ne sert à rien, le garage est au milieu si je me gare là je bouche l'accès à la porte. Je reste en face.  Petite piscine, petit café, petit chèque, tout est petit sauf la gentillesse de la cliente.

    Ensuite je roule un peu, de l'autre côté d'Albi, de l'autre côté de Carmaux même. Je me prends du pain à l'entrée d'Albi je suis tranquille avec ça jusqu 'à demain. Mon bled est de l'autre côté de la ville où Jaurès fut député, dans le village les rues n'ont pas de nom, merci ça facilite bien les choses. Le client me guide au téléphone. Je ne livre que des margelles . Le client m'explique qu'il a acheté cette piscine à Toulouse, un promoteur immobilier a acheté quelques maisons pour reconstruire un gros truc dessus, il a acheté la piscine 1000 balles, charge à lui de la démonter. Démontage, transport, remontage, margelles, plages, il en est à 10000 € tout compris, c'est beau !

    Après ça je vais à Caussade, pour ne pas revenir en arrière je coupe par la montagne, Cordes sur Ciel, St Antonin Noble Val, le coin est magnifique, sauvage, c'est un régal de passer par là. Je me régale moins à Caussade où je me fais chier sur des petites routes, mon chemin est sur la commune mais vachement loin.

    Le dixième client est à côté de Cahors dans un vieux lotissement, pas facile. C'est tellement étroit que je n'arrive pas à ressortir, coup de bol un lotissement neuf est en train de se construire au bout de celui-ci, j'ai juste à bouger les barrières qui bloquent l'accès, je les remets en place quand je suis passé et basta !

    J'appelle Laurence, elle m'a pris un complet de pellets à Egletons comme l'autre fois. J'en étais sûr, par ici de toutes façons, le boulot ne courent pas les rues. Je passe au gasoil Adblue à Brive, l'AS24 n'est pas loin de l'autoroute mais c'est limite pénible quand même à cette heure. Je garde la N89 jusqu 'à Egletons, j'ai le temps même si je pense qu'on ne doit pas perdre grand chose, et puis j'adore cette route...surtout à vide. Je finis la journée à l'Auberge des Messagers, c'est le resto de la gare en fait, bonne adresse.

     

  • Photos
  • usine vegan
    récap
  • Vendredi 5 Novembre 2021
  • Café croissant douche gratuite et zou ! L'usine de bois est à 2km200 du resto, pour rdv 8h j'ai pas trop forcé mon talent. A 7h30 je suis au bureau des expés, on me fait entrer de suite.

    Ici on ouvre les deux côtés, le cariste apporte les palettes deux par deux, donc tu cours autour de la semi pour virer les planches et les poteaux. De galoper c'est bon pour ce que j'ai et puis on est vendredi faut avancer. Bah oui les autres jours je fous rien. Je pose une sangle sur les deux dernières palettes pour me donner bonne conscience, ça sert à rien mais je suis motivé. Le cariste me voit faire, il vient de dire de tout sangler. Gnin ? Je lui réponds que oui bien sûr, je comptais sangler toutes les palettes entre les poteaux. Je lui fais une Pinocchio. Je sors deux autres sangles, je les mets, entre-temps il part charger un autre camion, je referme, salut ! A 8h30 je me casse, tip top ce job.

    Je me paye le luxe de rester sur la 89 jusqu'à Ussel, j'adore cette route je vous dis.

    Comme souvent en ce moment la rcea est fermée de Moulins à Digoin, je passe par Vichy, c'est la route aussi. Je mange avant Chalon en 30 minutes.

    A la sortie de l'A36 à Dôle il y a des travaux, ils font un rond-point. Faut avouer que ça manquait. En France il y a un million de ronds-points inutiles, ici c'est assez dangereux, les voitures qui arrivent de Vesoul déboulent taquet, dans l'autre sens pareil, ce sera plus sécurisant.

    A 15h30 je suis au dépôt, Cyrille m'a fait poser une semi vide au quai 3, je n'ai plus qu'à transvaser. Super organisation, on est bons pour les Palmes du Transport 2022. Moi j'aurai pas les palmes du chauffeur, je déchire un sac de pellets contre un poteau. Je fais un joli pansement, ni vu ni connu je t'embrouille.

    A 18h je suis garé à Bourogne, pas mécontent, j'ai bouclé une semaine complète en 4 jours. Bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.

  • Photos
  • c'est plein
    créneau raté
    sortie A36 Dôle
  • Lundi 8 Novembre 2021
  •  

    Même pas le temps de faire chauffer le moteur, au bout de 4 km je suis chez Laily pour charger 3 couvertures. A 8h et demi je suis à Seppois avec une heure d'avance. Coup de bol c'est Jean-Charles qui chargeait à 8h, avec lui ça file. Je prends sa place presque aussitôt, j'étais bien content mais mon enthousiasme retombe vite, il manque un liner sur ma tournée mes papiers ne sont pas faits. Le colis doit arriver ce matin, en principe... Je demande à Cécile de me donner ce qu'elle a, je commence à charger et on verra pour le liner manquant. Le temps de boire un café et mon liner est arrivé, par la maison Coué. Fabrice sort mon voyage, et il y en a ! 7 kits, 1 réno, 3 piles d'escaliers, 7 margelles, les 3 Solaé, au bas mot 18m de plancher. Moi qui aime bien m'arranger pour ne pas gerber, on est obligé de mettre 3 cadres. Je suis vert ! Tout rentre c'est l'essentiel.

    A 10h et quelques je me sauve. Je repasse au resto, ce matin j'ai oublié mes soupes dans le frigo comme un benêt, ma chérie me les a prises. Elle, elle a un cerveau...

    Je mange en 30 minutes entre Dôle et Chalon, remise du compteur à zéro.

    A 16h40 je suis à St Galmier, c'est la banlieue calme de Saint Étienne. Je tombe sur des gens charmants, la cliente tient à rester près du camion pendant les opérations pour éviter les vols. Je l'invite à rentrer au chaud mais elle refuse. Je me débarrasse d'une grosse piscine et d'une Solaé, j'y aurai passé 1h20 quand même. La nuit tombe, ça pèle, j'accepte un café. Pour repartir la rue fait une incroyable descente si ça tourne pas en bas, je suis mort, jamais je remonte. C'est juste mais ça passe.

    Ensuite je dois encore livrer à Firminy. J'arrive il fait nuit noir, je m'enfile dans une ruelle sur 7 ou 800m, ici aussi si je dois reculer je suis mal... Au bout la rue fait un T, je dois pouvoir me retourner. J'avais regardé sur Maps, ça me semblait bien plus large que dans la réalité. Je coince le chariot à chaque palette entre la semi et le trottoir, putain que c'est chiant ! La maison est à flanc de coteau avec vue sur une magnifique cité d'Unieux. J'en ai déjà vu des panoramas dégueulasses mais là ça bat des records, en plein jour ça doit être pire encore. En fait je m'en fous, je n'y habite pas, le client est bien cool, ça me va bien. J'arrive à repartir sans rien casser, le lampadaire à droite a dû voir le porte à faux de la semi de très très près quand même.

    Demain je reprends les livraisons à Alès, pas question de retourner dans la vallée du Rhône, j'opte pour la montagne. Faut avouer que la Laurent Wauquier highway a fait du bien au Puy en Velay, ça file. Je finis la journée à la Fourchette Auvergnate à Solignac, il est 21h tapantes mais il reste quelques places sur le parking, au poil.

     

     

  • Photos
  • Ardèche
    même photo que l'autre jour
  • Mardi 9 Novembre 2021
  •  

    Réveil 5h15, j'ai une grosse journée, je démarre à l'issue des 9 heures réglementalo-socialo-européennes.

    Dans la descente du col de la Chavade j'ai un message au tableau de bord : « ralentisseur défectueux, gnagnagna, atelier. » Le camion a 300000km pile poil, ça commence les emmerdes ?

    A 8h30 Cécile m'appelle et me demande si j'ai livré dans le 30 déjà. Non pas encore, j'y arrive. Elle me dit que le client est absent aujourd'hui, il a envoyé un mail dimanche soir 19h45 pour décaler d'une journée. Putain c'est quoi ce branque encore ? J'ai fait mine de rien j'appelle le gars, il me dit qu'il est en montagne. Purée j'y crois pas ! En fait je comprends que dimanche soir il a dû voir la météo, beau temps mardi, je pars en rando, la piscine ils reviendront un autre jour. Je lui dis qu'il a validé la livraison, s'il n'est pas chez lui Waterair va lui facturer des frais de relivraison. Dès que tu parles d'argent ça va mieux, il me dit qu'il rentre pour 13h. Mouais, c'est moindre mal pour moi.

    Je file au sud d'Alès pour une palette de margelles, je connais j'ai livré la piscine l'autre jour. Je sonne, personne. J'attends un peu, je téléphone, pas de réponse. Putain ça continue les conneries. Tans pis je m'en vais, je vais faire une rénovation à 30 bornes, accès compliqué dans un hameau,, j'avais téléphoné le gars était ok pour décaler la livraison. Je sonne, personne... Putain c'est un cauchemar ce matin, il est 11h j'ai rien vidé !!! En fait la maison est en travaux la sonnette est coupée. Ouf !

    Il fait sec, je me couche sous le camion, c'est bien gras... J'appelle Scania Besançon, je leur laisserai lundi.

    Je traverse Alès, à midi et demi je suis à Les Salles du Gardon, l'impasse est minuscule, je trouve à faire demi-tour, par ici c'est un miracle. Je mange un bout. A 13h pile je suis chez le client, il arrive comme une fleur...en tenue de randonnée. J'en étais sûr ! D'habitude je suis toujours courtois mais lui je lui ai remis ses raves dans son panier. A un moment donné faut arrêter de prendre les gens pour des cons.

    Après ça je redescends à Cruviers, nouvelle traversée d'Alès. J'ai enfin eu le client. Lui il a une bonne excuse, il a éclaté son téléphone, il a bien vu que ça sonnait mais sans rien pouvoir faire. Le temps de rentrer, recharger un vieux téléphone...il a enfin répondu. J'accepte un café pour détendre mes petits nerfs, point positif, je suis revenu dans le programme.

    Je fonce à Beaucaire ensuite, oui je fonce, façon de parler, faut traverser Nîmes, bien sûr c'est bloqué depuis le rond-point de l'hôpital comme d'hab'. J'ai testé pour vous la rue Jean Moulin à Beaucaire : « entre ici Jean Moulin, avec ton terrible cortège ». Le terrible cortège c'est mon Moffett et la piscine. Sur Maps la rue me semblait facile mais pas du tout, j'ai fait le tour du quartier, d'un côté c'est un sens interdit et de l'autre une épingle serrée. Je me gare sur la piste d'une ancienne station service maintenant c'est un marchand de pneus. Par politesse je vais voir un gars, il me dit que je ne gêne pas, cool ! Je vide en deux voyages. Un type en benne à cailloux fait changer ses gommes, j'ai vu que plus loin il y a un pont à 3m70 je vais donc lui demander conseil. Il me dit que c'est mort, le pont est voûté, mais lui avec sa petite cabine passe tout juste. Allez c'est bien je repars comme je suis venu, par la ville.

    Là normalement il me reste une palette de margelles à livrer au nord de Montpellier et demain matin j'ai une assistance petit camion avec Philippe pour relivrer dans le centre ville comme l'autre jour. On s'appelle, il me dit de ne pas me faire chier, demain il monte chez mon client pour finir la piscine, il récupère la palette de margelles. Et la couverture solaire de demain matin on va la faire ce soir. Putain génial ! On se donne rendez-vous comme l'autre fois au Pont de Barre. Il arrive 5 minutes après moi sur les coups de 19h30. On balance la bâche sur la benne, ça dépasse largement au-dessus de la cabine et vavavoum ! Il me redépose au camion à 20h30, tip top l'histoire. Seule grosse contrariété, il y avait de l'aligot au menu mais il est tard il n'y en a plus. J'ai beaucoup travaillé, fini tard et je suis pénalisé, la vie est injuste parfois. Ah oui j'oubliais, idem pour le Tiramisu ! Je finis la soirée en pleurant dans mon camion.

     

  • Photos
  • Sète sous la douche
    Lamalou les Bains
  • Mercredi 10 Novembre 2021
  •  

    Ce qui est bien injuste aussi c'est la circulation. Hier après-midi un fils de p... m'a coupé la route entre Nîmes et Beaucaire. J'ai entendu un léger bruit, je me suis dit que c'était le bruit caractéristique du carton de polystyrène qui tombe sur le plancher, rien de grave. Mon cul Paul, une piscine gerbée a glissé, les feuillards ont cassé, elle s'est pété la gueule. Donc après le déjeuner -douche je refais la palette. Les colis un à un, les tôles une à une. J'ai du bol, rien de cassé. L'opération m'a pris une petite heure quand même. Si je tenais ce fils de chien avec sa vieille Alfa je l'égorgerais avec une tôle. Les bords des tôles sont vifs mais c'est pas très réaliste quand même.

    Un peu avant 10h je suis à Villeneuve les Maguelone. Sandra, grande belle femme brune, queue de cheval serrée, est maquée avec un gaillard ; de suite tu vois que c'est une feignasse. Le jardin est tout petit, je propose qu'on se fasse l'escalier à la main. C'est un petit Paso c'est tranquille. A mi-chemin il me dit : «  c'est trop lourd je vais lâcher on fait une pause. Moi- non non on pose pas, on continue. »Rebelote avec le carton des accessoires. Sans déconner le mec il a 35 ans il est tout de suite fatigué. L'escalier c'est un bout de polyester, c'est pas de la fonte.

    La pluie n'a pas cessé depuis ce matin, K Way, gants, tout est trempé. Je passe au pain chez Marie Blachère à Clermont l'Hérault. Il y a la queue jusque dehors, une fort jolie quarantenaire blonde cheveux courts me propose de m'abriter sous son parapluie. Surpris, j'ai refusé mais je me suis trouvé un peu con. Si j'avais eu l'esprit d'à propos j'aurais fait une vanne sur le pays de Brassens et le petit coin de parapluie mais je suis resté coi...et con.

    Je mange un peu plus loin et sur les coups de 14h je m'enfile dans Lamalou les Bains. Eh ben c'est pas bien large et plus ou moins interdit aux poids lourds. Ma rue porte le nom d'avenue mais c'est que le nom. Devant chez mon client c'est hyper étroit j'aurais dû m'arrêter avant mais je pouvais pas deviner, il y a des bagnoles à mon cul je ne peux pas reculer. Je vais voir plus loin, c'est le bout du monde, je tourne à la seule rue potable à droite et je gagne un tour gratuit. Je me claque devant une école, c'est moyen mais j'ai pas le choix. Il tombe toujours des cordes, c'est affreux. Deux pépés en ciré jaune me réceptionnent, ils sont vaillants, se font l'escalier à la main pendant que je vais chercher le reste. Les deux vieux se font un gros escalier et l'autre ce matin...enfin bref. Pour repartir je refais le même tour, ici c'est étroit faut pas faire le malin a essayer de couper au court.

    Il me reste une couverture à déposer à Portel des Corbières. Je vais jeter un œil dans le lotissement mais c'est tout petit, j'ai vu un parking pour les bus à l'entrée du bled, la pluie s'est un peu calmée, je préfère rouler un peu en chariot. La piscine est à l'arrière de la maison, avec le client on se fait la bâche à la main, c'est pas mon boulot m'enfin voilà.

    A 19h30 je suis à La Jonquera. J'ai le choix pour le parking, je trouve une place sur le goudron, au poil. Je fais quelques courses et quand c'est l'heure je vais souper au resto en face. Je tombe sur un gars qui me dit qu'il est affrété Duarig de fraîche date, bavard mais sympa ou bavard et sympa, au choix.

     

  • Photos
  • une orgie de pluie
    après la pluie le beau temps
    Fait chier
    en face de chez Padrosa
  • Jeudi 11 Novembre 2021
  •  

    La pluie sur le toit de la cabine ne me dérange pas, elle me berce mais je pense qu'il a flotté toute la nuit. Quand je tire les rideaux il tombe des cordes, le troquet où j'ai soupé n'ouvre pas le matin, j'étais plein de courage je voulais descendre à l'Andamur à pied mais non, j'y vais en camion.

    A 9h30 je suis à Fogars dans un de ces innombrables lotissements dans les collines, les rues ne sont pas coupées à angle droit mais en épingle, rien pour nous faciliter la tâche. Hier j'ai écrit à Marionna, elle m'a dit qu'elle m'envoie Raùl son monteur. Les clients sont présents, la dame m'offre le café. Comme prévu mon compañero arrive à 10h. Coup de bol la pluie s'est calmée, on a droit à un demi rayon de soleil même. La piscine sera au fond du jardin après une vache de descente en béton. Je ne voudrais pas descendre là quand il neige, ceci dit la neige ici …

    Quand c'est fini je replie mes cadres, balaye la semi et je descends au resto à Hostalric. Je glande jusqu'à 13h et je vais manger. Croûter au resto m'occupe une petite heure. Je passe au gas-oil à Figueras, en face de chez Padrosa se monte une station toute neuve, et pas pour le gaz, mais le gas-oil. Dieu merci le mazout n'a pas dit son dernier mot. 

    Après je remonte à la Jonquera. Je me gare tout en bas au milieu des kollegas de l'Est. A la boutique poids lourds j'avais repéré des garde-boues de Scania, les miens sont morts. J'avais des bombés, j'en prends des plats pour essayer. Le résultat n'est pas ouf. Je fais du ménage et il est vite l'heure de la soupe. A la Sol ça parle français à toutes les tables ou presque.

    A 21h je décolle, je sais c'est mal mais à 22h ça va être l'enfer quand les centaines de camions bloqués vont tous démarrer en même temps. M'en vais dormir à Cases de Pène.