Carnet de bord de Octobre 2020 Partager sur Facebook
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  • canal du midi toujours
  • Jeudi 1 Octobre 2020
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    En tapant l'adresse de mon client sur maps, je vois son nom écrit directement. Go ! Le village est tout petit je me gare devant le monument aux morts. Il est à peine 8h, je fais le tour, je ne vois pas bien où est la maison. Je l'appelle, il me dit qu'il arrive d'ici une dizaine de minutes. Quand il se pointe il me dit de le suivre, en fait il habite une ferme isolée à 5km de là. Qu'est ce que maps a inventé ? Va savoir. C'est une grosse ferme, des tracteurs, des hangars, pour livrer c'est les vacances. Il m'offre le café quand c'est fini.

    Pendant ce temps Laurence m'a trouvé deux rechargements mais faut d'abord que j'aille chercher des Europe chez un transporteur. Un peu avant 11h je suis chez Eychenne à Plaisance du Touch. Sacré boutique ! Ça pourrait être bien, DAF Volvo, mais à ce que je vois le matériel est déglingué, les quais niqués, plus de tampons en caoutchouc...bref, ça fait un peu miséreux tout ça. Je prends 17 palettes sur le compte PFM et je me sauve.

    Du temps de midi je suis à une grosse tuilerie après Villefranche de Lauragais, dans le 11 donc mais pas loin de Toulouse en fait. Ils bossent en continu, le mec des expés me fait mettre en place en me disant quand même que les caristes vont manger à tour de rôle. J'ouvre les deux côtés et je casse la graine aussi. Ça ne traîne pas après la soupe. Je fais serrer au max parce que je sens bien que ça va être fin pour rentrer les deux lots

    Seconde ramasse chez les transports Ruiz, pas loin de là, au bord de la N113. On me fait mettre à quai de suite, il y a bien 17 palettes au sol, je démonte mes cadres, deux caristes attaquent.

    Il y a là un type devant un TGX 510 que je présume être démonstrateur MAN et une fille qui prend des photos et des notes sur un calepin. Le mec me prend à témoin : vous voyez le camion à côté, c'est la même chose, MAN et Scania c'est le même groupe, les camions sont presque identiques. Mon sang ne fait qu'un tour, ouhlààà l'ami tu t'égares ! Je reste sympa mais je le fais redescendre sur Terre, hormis désormais la boîte de vitesses il n'y a rien de commun. Il me fait monter dans le MAN pour appuyer ses dires, ouais ben non désolé, ça reste un MAN, j'ai roulé pas loin de 10 ans là-dedans, ça va merci.

    Il est 15h, je suis chargé jusqu'aux portes, ça a super bien marché mon histoire. Je n'ai plus qu'à remonter. J'appelle le marchand de matériaux, ils réceptionnent même le vendredi après-midi, nickel ça me laisse un peu de latitude si ça merde en chemin.

    J'ai 4h30 de volant à Donzère, faudrait couper pour repartir, bof bof, il est 19h30, ça va comme ça.

     

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  • St Jean de Losne sous la flotte
    la Sa├┤ne jolie
  • Vendredi 2 Octobre 2020
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    Depuis plus de 30 ans que je roule, à traîner dans les restos, je peux dire sans trop me vanter que je suis un bon spécialiste des croissants. Ici c'est pas du Metro ou Trans Gourmet, ce sont des croissants de boulangerie, un délice ! Une douche par là-dessus et me vlà paré. 5h40 précisément, en route.

    Je surveille maps, Lyon est vert de partout sauf qu'en un quart d'heure la situation s'est dégradée, ça merde bien vers Mions comme toujours. J'aurais dû partir un peu plus tôt, j'ai fait le con, d'autant qu'il pleut à verse, ça n'arrange rien. Vers Mâcon c'est encore pire, ah on voulait de l'eau, on en a ! Je crois que n'ai pas arrêté les essuie-glaces de Valence à St Jean de Losne.

    Vu que j'ai pédalé à Lyon les minutes ont défilé, je pensais que ça passait en 4h30 mais il va en manquer un bout, je vais boire le café chez le Guy à St Maurice en Rivière, ça fait mille ans que je ne me suis pas arrêté ici.

    A 11h10 je suis chez Doras à St Usage, la barrière est ouverte, j'entre. Dans ces coups de temps-là faut pas aller demander, faut entrer dans la place sabre au clair. Je ne passe personne au fil de l'épée rassurez-vous, on est vendredi. Un lundi à la rigueur je veux bien égorger un cariste méritant. Surtout que celui-ci est sympa, il me dit qu'il finit un truc pendant que j'ouvre les côtés. En une petite demi-heure les tuiles sont vidées, rangées. Je lui file mon carnet, il revient, il a signé et tamponné la liasse pour Casino ! Finalement un coup de sabre sur la carotide ??? Le collègue qui va aller vider à Planoise lundi il aura un tampon Doras sur le récépissé. Bon, il y a plus grave, je lui laisse la vie sauve.

    Cyrille me fait revenir à Devecey. Je prends le temps de casser la croûte par là le long. A 14h je suis au dépôt, je fais les pleins et je vais à la tour de contrôle. Finalement je garde le Casino j'irai le vider lundi et on rajoute un lot dans le trou à l'avant pour Montbozon. Ça se vide à la mairie, pas la peine d'y aller avant 9h paraît-il. Je dois être aux piscines à 13h, ça va être juste quand même. Il pleut toujours autant, j'ai pas le goût de descendre le Moffett, je prends le Fen du quai et je me charge la bricole en question. A 15h je balance mon sac dans la Fiat, bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.

     

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  • k├ęzako ?
    il y du vent
    on me presse, il y a du monde derri├Ęre
  • Lundi 5 Octobre 2020
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    A 8h je suis au dépôt, je range mes affaires, je vais faire coucou au bureau, le boss me file mes fiches de paye en retard et zou !

    A la mairie de Montbozon tout est éteint. Je vois une pancarte « communauté de communes », je me dis que les services techniques sont peut-être au même endroit, c'est à la sortie du bled en face de la biscuiterie dont j'ai déjà parlé ici. Les biscuits de Louis XVI... Visiblement c'est pas là, il n'y a que des bureaux. Je vais quand même à la pêche aux informations, je tombe sur une dame bien aimable qui appelle je ne sais qui mais ça doit être la bonne personne paraît-il. Je retourne à la mairie, je tombe sur un petit gars qui me fait signe quand j'arrive. Garé sur le trottoir, j'ouvre et je lui décharge son truc bizarre. En fait c'est un ascenseur, ou plutôt un monte-charge pour que les handicapés puissent monter à l'étage de la mairie. Purée les handicapés nous coûtent un pognon de dingue... En deux coups de fourches c'est posé. J'avais pas bien vu mais la palette est en deux parties, le gars me demande si je peux lui dégerber. Ce mec est bien sympa, c'est un tout petit service, aucune raison de refuser.

    Sur les coups de 10h je suis chez Casino Besançon, ici plus de gardien on s'inscrit sur un écran tactile et on attend au camion. J'ai rendez-vous à 10h30, j'ai le temps de remplir des récépissés pour prendre un peu d'avance. Fabrice m'appelle : « Pierre tu peux venir, j'ai pris de l'avance, à 14h je dois charger un conteneur pour la Guyane. » Comment te dire ? Je suis encore à Besac', même pas vide et si chez Waterair vous êtes à cheval sur les horaires, dans la grande distribution ils n'ont pas la même rigueur, ni le même respect pour les chauffeurs mais ça c'est une autre histoire... Bon j'ai été médisant, à 10h36 mon immat' s'affiche. Je tombe sur une dame bien gentille, elle me dit où décharger et qu'elle garde les papiers pour contrôler plus tard. Du coup une demi-heure plus tard je me sauve. Nickel-chrome.

    J'ai même le temps de passer manger ma tomate du jour chez ma chérie viteuf'. Tomate améliorée faut avouer, avec un bout de tarte à la rhubarbe maison pour finir.

    Quand j'arrive à l'usine Fabrice a déjà attaqué le conteneur. C'est un alsacien qui tractionne le conteneur et pas Yaya le nouveau boiteux de FDR, je suis déçu. Après je me suis souvenu que ce matin il était à Rouen. Boh Rouen Seppois en 4h avec un FH3 ça passe crème...

    Fabrice a sorti mon fourbi et c'est Jean-Pierre qui me charge. On aurait presque pu tout poser au sol mais ça aurait fait juste quand même, mes cadres sont en place dans la semi, pas la peine de faire le malin. A 14h45 je file.

    Je descends dans le sud pour changer. Je ne traîne pas, je commence à Vauvert demain matin, faut enquiller un peu. Les 4h30 de volant sonnent à Ambérieu, allez c'est bien on finira demain.

    Par le plus grand des hasards je tombe sur Damien l'ex formateur de chez Buffa. Il est chez BC Express désormais, il fut formateur là aussi mais il a demandé à être dégradé comme il dit. Il roule en S520, V8 bien sûr, suspensions intégrales, tout blanc, un bel objet. Non vous n'aurez pas de photo il fait nuit. Déjà qu'en plein jour je suis un photographe à chier …

     

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  • highway to Aude
    le canal du midi ...
    ...├á Tr├Ębes
  • Mardi 6 Octobre 2020
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    Le troquet n'ouvre qu'à 5h et demi, en temps normal c'est bien trop tôt pour moi mais ce matin non. A 5h je mets en route. Punaise ça roule déjà à Lyon, Ils ne dorment pas ces gens ?

    A 7h et demi je suis à Donzère, je vais déjeuner et laver mon petit corps chétif. Sur les coups de 9h et demi je suis à Vauvert. Tiens je reconnais un parking, il y a quelques temps on avait fait une assistance petit camion ici. Pas d'assistance prévue ce matin... Après ce parking, une fourche, je prends à gauche et fin de l'histoire, je suis bloqué. Je vais voir à pied... Purée pourtant j'avais regardé sur Maps, Mappy, Earth, ça me semblait bon. Je recule et je vois une patrouille de municipaux. Je les arrête, oui j'arrête les flics, c'est le monde à l'envers. Ils me disent que par là je n'y arriverai pas. Oui merci j'avais compris. Ils me disent de les suivre, sauf qu'au deuxième carrefour je les perds. Je suis dans une épingle, encore coincé. Nouveau coup de bol, deux municipaux mais en vélo électrique passent par là. Ils bloquent la circulation, je peux reculer dans la rue où je ne pouvais pas tourner. Les autres reviennent, quatre flics pour moi tout seul. Je recule sur 200m et je suis presque arrivé, c'est large je peux me garer. Je remercie mes nouveaux amis et ils s'en vont. Garé à 200m du client je monte avec les margelles pour voir. Sauf que je ne vois rien, les numéros des maisons passent du 250 au 300 alors que moi j'ai le 272. Gnin ? Je demande à la dame du 250, elle ne voit pas... Bien sûr j'ai le numéro de téléphone du client, mais au camion, je redescends. Le client m'explique qu'il est bien au 272 mais en deuxième rideau, faut faire le tour par une impasse. Les services techniques sont débiles à Vauvert ? On donne les coordonnées métriques d'une maison depuis le début de la rue mais peu importe si la rue est droite ou en virages !!!

    Putain j'avais pris de l'avance, je finis il est midi moins 20, j'y crois pas ! Tout à l'heure un des flic à vélo m'a bien expliqué pour repartir, je fais des zigzags mais ça passe tranquille.

    Je me prends un bout de pain à Aimargues et je casse la croûte par là, retour au calme un quart d'heure.

    Début d'après-midi je suis à Roujan au-dessus de Pézenas. Le temps de déballer Philippe le pelliste arrive, ça faisait une éternité que je ne l'avais pas vu. Je pose les trucs comme ça l'arrange, on se fait l'escalier à la main par dessus le grillage, il est content, tout va bien, ciao !

    Dernière livraison du jour à Puichéric dans le vignoble, sur ma feuille c'est bien écrit : passer par La Redorte. Mouais ben sur Maps voilà un coin qui ne m'inspire pas du tout, mais alors pas du tout. Dans La Redorte je prends à gauche dans une ruelle, au bout un petit pont sans parapet, là tu sers les fesses, les pneus de la semi frôle le bord, putain si c'est pas là ! Le gps me dit encore 2km, petit chemin goudronné, une ou deux voitures qui se serrent dans le talus, un virage à l'équerre, des arbres, putain si c'est pas là ! Je finis par arriver au domaine. C'est un viticulteur mais pas un vigneron, il vend son raisin à la coopérative. Très peu de camions viennent chez lui en fait. Pour repartir pas le choix, plus loin il y a un petit pont paraît-il, ça tourne pas en camion, faut reprendre la même route. Le chemin fait un T un peu plus loin, j'arrive à me retourner assez facilement. Je m'inquiétais un peu pour le pont sans rebords mais bof ça va.

    La Minervoise est interdite depuis ici mais j'ai franchi l'interdiction, je ne vais quand même pas retourner à Lézignan, je passe par Trèbes et basta !

    Je finis à Castelnaudary, j'ai quand même 8h55 de volant pour 591km, ça suffit largement.

     

     

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  • la plaine ari├ęgeoise
    lotissement tout neuf
  • Mercredi 7 Octobre 2020
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    Après une coupure de presque 12h qui ne compte que pour 9, je démarre. Il a plu toute la nuit, j'imagine j'ai pas veillé pour surveiller, mais vu les quantités d'eau qui tombe du toit ça doit être ça. Je commence à Lavelanet, le gps et maps me font passer dans une rue impraticable, je ressors sans rien casser... Je vais tourner en ville, c'est plus facile. Il tombe des cordes, une petite heure dehors, blouson trempé, gants idem. On voulait de l'eau, on en a. J'accepte un café pour sécher un peu.

    Ensuite je descends dans la plaine. J'ai un peu de mal à trouver la maison, les numéros sur les baraques sont incohérents, j'appelle le client, il est d'accord avec moi. Lui est au taf je pense, c'est sa femme qui me réceptionne, elle me fait passer par la cour des voisins. Il y a là des dizaines de poules, canards, poules naines, volatiles en tous genres. Un coq nain essaie de grimper sur des poules normales, il a bien du mal, les poules se barrent. Mort de rire. Je livre en trois fois et à chaque tour je vois que le coquelet ne lâche pas l'affaire, le soir il doit être crevé et fort contrarié...

    J'ai perdu pas mal de temps, il est midi, je casse la graine vers Nailloux par là.

    A 14h je me fais une rénovation à Drémil Lafage, belle longère toulousaine typique avec une belle terrasse couverte, typique aussi. La cliente m'explique qu'ils ont racheté la maison il y a peu, elle me demande mon avis. Ben c'est simple, Waterair existe depuis 40 ans, il y a une procédure à respecter, mais tu as toujours des gens plus malins. Les premiers proprios n'ont pas fait le chaînage périphérique, la terrasse en bois pose sur la terre, bien sûr ça a bougé. Je n'ai pas d'actions dans le béton, ni par Toupy 43 ni qui que ce soit, mais quand le chaînage est posé sur des plots, sur du solide, ça ne bouge pas. J'explique à la cliente qu'il faut reprendre la notice de montage, que l'ancien proprio lui a laissé, et reprendre à ce paragraphe. Ça va coûter cher ? Oui un peu mais pas plus que le bois pourri qui baigne dans la boue.

    Je reste à l'est de Toulouse pour un dernier kit. La maison du client est en construction. La semaine dernière un commercial m'a appelé pour savoir si je voulais bien livrer à deux endroits distants de 5km. Ma foi ! Donc on dépose les colis chez des potes du client puis la structure sur le chantier de la baraque. Le client veut absolument bâcher l'escalier, il a acheté des sangles à cliquet. On dirait une poule qui a trouvé une brosse à dents. Me vlà à lui montrer comment ça marche, purée j'aurai tout fait dans ce métier.

    Comme souvent Laurence m'a envoyé un rechargement. Ce sera demain à Launaguet, nickel. Je finis la journée à La Glacière à Toulouse. On est mercredi on a reçu les programmes pour dans 15 jours, back to Spain. Très bon, toi prendre...

     

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  • choupinou
    Berthol├Ęne 12
  • Jeudi 8 Octobre 2020
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    Ici on mange bien mais les sanitaires ont besoin d'un bon coup de neuf, c'est propre c'est déjà ça mais faudrait attaquer à la grenade incendiaire voire à la dynamite.

    Je passe au centre routier faire le plein, c'est plus sage de faire ça le matin. Sortir du quartier à 7h30 c'est une épreuve, je ne recharge pourtant pas loin mais c'est bien pénible. Vaillant, j'entre dans la cour du client en marche avant, erreur, c'est un cul de sac. Hier soir j'ai cherché sur internet, je n'ai rien trouvé sur cette boutique, en fait c'est un stockage pour la banque alimentaire. Un gars bien gentil me file un tire-pal et on charge, des palettes complètes de lessive liquide, gel douche, détergents, que du lourd, au tire-pal à main je me prends une bonne suée de bon matin. Ensuite des conserves d'ananas, fabriquées en Pologne, j'étais au courant pour le réchauffement climatique mais je ne pensais pas que c'était à ce point. A 9h et demi j'ai une trentaine de palettes dans la semi, le gars me bloque la circulation, je sors en marche arrière bien sûr. Manœuvrer en plein trafic du matin, j'ai dû me faire insulter dans les bagnoles.

    Je préviens Laurence, elle me demande d'attendre un peu, avec bien du mal j'arrive à me garer dans une impasse. Une demi-heure après, visiblement elle n'a pas trouvé la palette miracle pour compléter, elle me dit de rouler.

    Bon, puisque c'est un ordre je fais ça. Au chargement le gars n'a pas su me donner de poids du chargement, l'essieu ne se relève pas, il doit y avoir un bon poids, on va faire cracher les canassons suédo-angevins dans le Massif Central. Je me prends un bout de pain à Albi ensuite c'est la régalade sur la N88. Il fait soleil, jusqu'à Clermont-Ferrand c'est un vrai bonheur, des paysages sublimes, les côtes avec un camion qui tourne, les descentes au retarder, le pied !

    J'hésite pour la coupure du soir entre le Tom Bar et Comblanchien, je passe à Digoin il est à peine 19h c'est tôt, Comblanchien il va être tard il n'y aura plus de place, tant pis pour mon verre de St Véran. Je coupe la poire en deux, ce sera St Eusèbe. Je bois un kir très ordinaire, par rapport à un Mâcon blanc c'est la loose.

     

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  • la Sa├┤ne jolie
    m├ęthaniseur
  • Vendredi 9 Octobre 2020
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    L'adresse est rustique, de multiples changements de propriétaires n'ont pas aidé à fidéliser la clientèle mais c'est pas mal. Café, pain-beurre, douche et je vais gagner ma vie.

    Un peu avant 9 h je suis à la Banque Alimentaire de Dijon, ici on vide à quai, le temps de faire enlever une 308 garée pile poil devant et on décharge. Gros bâtiment, des centaines de palettes sur des racks, c'est pas Faure et Machet Crépy en Valois non plus mais quand même, grosse logistique. Ça donne une idée de la misère dans ce pays. La misère c'est diffus, on sait qu'il y a des pauvres, que dans toute société constituée des gens sont inaptes au travail pour pleins de raisons, que d'autres ont perdu leur travail pour pleins de raisons, mais c'est difficile de quantifier. Là tu te rends compte, si toutes ces marchandises sont là, farine PQ sucre conserves lessive..., c'est bien que ce sera utilisé à un moment. Avec mon petit salaire horaire d'ouvrier qualifié je suis quand même loin d'en avoir besoin, pourvu que ça dure. Big up à la famille Mulliez au passage, bien cachée en Belgique...

    Quand c'est vide j'appelle Cyrille, je suis à 1km du groupage de pinard, je suis bon pour la ramasse mais il me dit que tout est parti. Bon bé ma foi je ne vais pas pleurer non plus.

    La route de Gray est barrée, je me rentre par Pontailler- Gy- Vesoul, zéro péage. A midi et demi pétante je suis à Bourogne, la Fiesta démarre au quart de tour. Bon congé de fin de semaine à tous, le ciel vous tienne en joie.

     

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  • le gars a d├╗ bien avoir les boules
  • Lundi 12 Octobre 2020
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    Les bâches Laily sont à 4km100 de mon parking, l'eau est à peine tiède dans la culasse qu'il faut déjà couper le moteur. On charge une couverture vite fait.

    A 9h et quelques je suis à Seppois. Gino le régionaliste de chez ATS finit de charger une tournée locale. Il roule toujours avec mon Panzer qui finit sa carrière tranquillement. Je dois reconnaître que je n'ai pas de regrets de ne plus rouler avec ce truc, encore que s'il fallait je le ferais etpicétou...

    C'est l'anniversaire de Jean-Pierre, il a apporté les croissants, il paye son café, après ça je vais charger. Chargement tranquille tout passe au sol, la tournée est chamboulée par rapport à ce que j'avais prévu, du coup je ne suis plus pressé.

    A midi moins le quart je suis à Audincourt, je passe manger chez ma chérie, léger, j'ai encore le croissant sur l'estomac.

    De là je vais à Devecey pour faire les pleins et redonner les papiers, vendredi j'avais tiré tout droit. Ensuite je vais laver chez Jeantet, mon pauvre camion me fait honte, un bon coup de savon et de balai, c'est pas du luxe. En plus ici il ne pleut pas, je vais peut-être pouvoir le garder propre un moment.

    Il est déjà 2h et demi quand je m'en vais enfin. Je descends peinard par la 83. Bien sûr je passe Lyon à la mauvaise heure, pas grave, cool zen, je fais le grand tour, sans doubler personne. Un exploit de zénitude, je vieillis voilà tout.

    Je finis la journée à La Tour d'Albon, il reste plein de place.

     

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  • stationnement limite dangereux
    il ├ętais temps que je m'arr├¬te
    Pouzilhac, ├ža paye pas de mine, pourtant !
  • Mardi 13 Octobre 2020
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    Bizarre, je vois le jour derrière les rideaux...j'attrape mon téléphone : 7h38. Bordel ! C'est pas que le réveil n'a pas sonné, c'est que je l'ai pas mis du tout hier soir. J'émerge, je réfléchis, en fait je ne suis pas pressé, j'ai une toute petite journée. Café, pain-beurre, douche, à 8h25 décollage.

    A 10h30 je suis à Bagnols sur Cèze sur la route d'Alès. Malgré le loupé du réveil je suis encore dans le créneau 9-11h. La maison est en retrait de la route mais le chemin est étroit, pas le choix faut que je reste sur la route mais ça roule fort par ici. Je me claque devant une maison fermée, au bord du bord du fossé, c'est fin pour ne pas basculer le chariot. La remorque a fait des vaches d'ornières, pas sûr que ce soit adapté pour un camion. Je me débarrasse d'un kit, escalier, et de la couverture Solaé. Le client est en plus d'être sympa, vigneron. Il me donne une bouteille de blanc Côtes du Rhône, mélange de cépages Marsanne et Roussanne, en conversion bio, on testera ça ce week-end avec ma meuf. A midi j'ai fini et je ne me suis pas fait écraser par une bagnole, tout va bien.

    Je trouve un parking correct et je mange un morceau, soupe maison, ça me change des tomates.

    Ensuite je descends à Avignon, aucune envie de me payer la rocade je fais le tour par le haut, Roquemaure Courthézon Le Pontet, pas de péage, nickel.

    Je livre à Morières dans un lotissement pas facile, faut faire déplacer une voiture, ça dure un temps fou pour trouver le proprio. La maison a un portail à l'arrière, je dois faire le tour, en chariot, en camion c'est pas la peine d'essayer. La cliente est une femme assez impressionnante, elle me dit qu'elle va monter sa piscine toute seule, elle a déjà bien étudié la notice de montage, à chaque carton que j'ouvre elle sait à quoi lcorrespond le truc qui est dedans. Le trou est fait, la bétonnière en place, tout est planifié, carré, le genre de femme qui ne s'en laisse pas raconter.

    Demain j'ai deux assistances petit camion, je n'ai pas été prévenu, c'est con sinon je les aurais collées ensemble. J'appelle le second client, il veut bien qu'on vienne plus tôt. J'appelle Jimmy, on se cadre pour demain matin.

    Cette fois pas le choix, faut que je me pète la rocade d'Avignon, en fin d'après-midi inutile de dire que c'est la plaie, ceci dit je n'ai que ça à foutre...

    Je finis cette toute petite et pénible journée à Pouzilhac chez la reine des desserts. Je traîne à table avec deux mecs bien intéressants, une pure soirée à refaire le monde, loin des camions. Ceux qui disent qu'il n'y a que des cons dans les routiers n'avaient qu'à venir ce soir.

     

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  • stationnement bien meilleur
    comme neuve
  • Mercredi 14 Octobre 2020
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    A 8h moins le quart Jimmy mon assistance petit camion m'appelle, il a trouvé une super place de stationnement dans Estézargues, j'en suis pas loin, dans les cinq minutes je le rejoins. Le bled est interdit aux plus de 10m, j'avoue que je m'inquiétais un peu. Pendant qu'on transvase le client s'arrête vers nous, il emmène sa gamine au collège ; allez mon bon, allez. La maison est à peine à 1km, je prends l'escalier sur les fourches. C'est pas tant le problème de l'escalier, c'est surtout la palette de margelles qu'on évite de dépoter. On y va. Le client est revenu du collège. Il a une caravane en plein dans le passage, pas grave il la déplace. J'avais jamais vu ça, faut dire que j'y connais absolument rien en caravanes, un moteur électrique fait tourner un galet sur chaque roue et à l'aide d'une télécommande le gars déplace la machine, à petite vitesse bien sûr m'enfin ça marche vachement bien ce truc. Une fois que la place est faite je pose l'escalier puis je vide le plateau de Jimmy. C'est là qu'il a une idée de génie, pas la peine que j'aille à Nîmes en camion, on transvase ici et on laisse le camion là. Nîmes c'est pas loin mais il a raison, on fait ça. On transvase et il sangle le chargement pendant que je referme la bâche. Super plan !

    A 10h je sonne chez le client de Nîmes, personne ! J'appelle, il me dit qu'il est à Martigues, que je m'étais annoncé pour la fin de mtinée. Notre super plan tombe à l'eau. En fait on s'est mal compris, je me suis bien annoncé fin de matinée mais il m'a dit que sa femme ne bougeait pas de la maison. Bon pas trop grave, il m'ouvre la grille de la résidence à distance et on peut vider. Ensuite mon assistant me ramène au camion. Il est content, il a du boulot derrière.

    J'ai le temps de me faire une piscine à Castillon du Gard avant midi. La cliente me demande de déplacer une palette de chépaquoi, en fait faut la déposer chez le voisin. Ce sont des panneaux debout, faudrait pas que ça se casse la gueule, sinon c'est kikipaye ?

    Après ça je retourne à Nîmes, en camion cette fois. Là je sais où je vais, j'avais repéré un carrefour, je me gare et je finis à pied. C'est bon la marche pour ce que j'ai. Le client est rentré, je refais le contrôle devant lui, il signe les papiers et je me sauve.

    Depuis Castillon et donc Remoulins je suis resté sur la nationale, elle est interdite depuis 25 ans mais pas pour moi, c'est con de faire des détours pour payer. Je refais le même chemin dans l'autre sens. Je prends le temps de manger un bout, le croissant de ce matin est digéré depuis longtemps.

    Dernière piscine de la semaine à Althen des Paluds, je devais être garé à 1km de la maison mais en y allant tranquille en surveillant maps je me retrouve sur un terrain à moitié abandonné à 150m du client, nickel. Livraison fastoche, rien à dire.

    Je me signale à Laurence, elle m'envoie recharger à Loriol demain matin. Je finis donc la journée au Disque Bleu, ce soir c'est couscous, miam miam, bien bien, bon bon.

     

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  • Jeudi 15 Octobre 2020
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    Ce matin j'ai la grande douche, celle des filles. C'est souvent le cas dans les routiers, les douches des filles sont plus grandes et luxueuses, les dames ont besoin de la salle de bain de Cléopâtre ?

    A 8h je suis dans une boutique qui fait des profilés plastique, un camion devant moi ensuite le cariste bien sympa d'ailleurs me charge. C'est pas complet mais je ne laisse pas le temps à Laurence de réfléchir j'appelle Pauline. Ma semi est périmée aux Mines à la fin du mois, ça va être juste, on a une fenêtre de tir demain, si je vide ça dans la foulée demain matin je peux charger du lourd et passer au contrôle. On fait ça. Mon plan est nickel-chrome.

    A 14h30 je suis à Genlis. Je tombe sur une harpie, elle me dit qu'elle n'a pas de cariste, accident il vient de partir à l'hôpital et de toute façon j'ai rendez-vous demain à 10h30. J'essaie d'abord le mode Caliméro, elle ne veut rien savoir, puis la menace de facturer une deuxième présentation de la cam' mais ça ne marche pas. Chié !

    Pauline me trouve un transporteur pour déposer le lot. Je fonce aux transports Vingeanne à Chevigny. Je me vide tout seul, je fais un tas propre avec les profilés et je file.

    Retour à Besançon, je passe chez Mécano Services pour charger des gueuses en béton. J'en mets 4 devant et 8 derrière pour avoir du poids sur les essieux, ensuite je rentre à Devecey pour charger un abri de jardin. Je le poserai sur les gueuses et c'est à livrer avant l'heure du contrôle technique, le plan parfait. Il est 18h, ça bouchonne tous les soirs au niveau de Valentin, normal. Je roule cool, 40 ou 50 à l'heure, je laisse une bonne distance, tu as toujours un abruti qui déboîte de la file arrêtée pour gagner deux places. Mais là c'est pas un mais une abrutie. Dans une Mégane . Elle me double, se rabat devant la cabine, c'est difficile de faire une queue de poisson plus sévère, elle voit que la file de droite où elle voulait aller est arrêtée, donc elle s'arrête, normal. Je saute sur les freins, l'erreur ! J'entends les gueuses glisser dans la semi, un boum, et je tape la bagnole. Pas fort heureusement. Sauf que le tablier de la semi est amoché. On fait un constat et retour chez Mécano Services, les gueuses sont à l'avant ça va pas le faire.

    Je rentre au dépôt en solo, mon patron m'attend, je suis dépité. Heureusement j'ai bien rempli le constat, moi je n'ai pas de case cochée, elle elle a la case « changeait de file », une case de la mort. Les cases de la mort c'est : changeait de file et heurtait par l'arrière. La meilleure case c'est, à l'arrêt. Mais là je ne pouvais pas le mettre faut pas déconner. Mon patron me dit de prendre une bagnole et rentrer chez moi, on fera rien de plus ce soir. Il a raison, dormir dans le lit de ma chérie c'est bon pour le moral.

     

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  • les boules
  • Vendredi 16 Octobre 2020
  • A 8h moins le quart je repose la Pigeot où je l'ai prise. On a de bonnes nouvelles, les mécanos vont pouvoir bricoler le tablier qui a morflé et passer la semi aux Mines eux-mêmes.

    Je passe une partie de la matinée sur le Fen, je vide un lot de la semi mon collègue Fred, ensuite je lui recharge du Leroy Merlin pour lundi, après je vide une autre semi, ça m'occupe. A 10h et demi, branle bas de combat ; on a une merde chez Waterair, faut que j'aille faire un relais avec Gino, je propose l'aire d'Ecot au-dessus de Montbéliard, elle est accessible dans les deux sens. On fait ça.

    Une heure après je décroche une semi vide et je récupère la sienne, et donc naturellement une heure plus tard je suis de retour à Devecey.

    Je re-re-décroche, reprends une autre semi vide. Purée moi qui ne décroche jamais ! A36 dans l'autre sens, rebelote, cette fois c'est pour moi. Petit arrêt 5 minutes chez Laily, on charge une couverture. Le cariste habituel n'est pas là, c'est un gars de la prod qui vient charger, peu aimable et peu doué avec le Fen.

    A 14h20 pour rendez-vous 14h ça va encore, je suis à l'usine. Fabrice a eu le temps de sortir mon fourbi, on charge vite fait sul gaz. Je rentre à Devecey par l'A36 à nouveau. Sur les coups de 17h30 mon collègue Jean-Charles me ramène ma semi. Le tablier est réparé provisoirement, le contrôle passé, on peut travailler c'est déjà ça. Malgré la grosse activité du vendredi soir j'arrive à trouver une place pour transvaser. J'en chie pour garer la semi vide, il reste une pauvre place au fond de la cour, à contre-main. Je fais le plein du Moffett, gare mon ensemble chargé pour le sud donc il reste là. Je saute dans la bagnole, il est 19h30, je suis le dernier à partir. Même si je pense que je n'ai grand-chose à me reprocher, voilà une fin de semaine à oublier. Bon week' à tous, le ciel vous tienne en joie.

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  • j'aime le midi rouge pour ├ža
    apr├Ęs avoir donn├ę la vigne s'endort
    Paulhan
  • Lundi 19 Octobre 2020
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    C'est pas que je sois vraiment pressé mais faut que je sorte du dépôt avant le bordel à Cayenne et ses travaux perpétuels, donc je lève mon cul à 5h. Oui je suis un guedin...

    A 7h je gare la bagnole, je balance mes affaires, je rangerai plus tard, il est grand temps d'y aller, on est déjà au pas dans le lieu-dit, traverser Cayenne c'est le bagne.

    Comme un lundi je m'arrête un quart d'heure à Villemotier pour faire du rangement, boire le café avec un pain aux raisins et me prendre un bout de pain pour midi.

    Je traverse la capitale des Gaules, comme les journalistes en mal d'inspiration, à 10h30, le bouz du matin est passé, ça roule. Les 4h30 m'amènent à Valence sud, d'habitude depuis le dépôt je vais à hauteur de Livron, j'ai pas perdu grand chose.

    Si Lyon est la capitale des Gaules, Montpellier c'est la capitale de quoi ? Pendant l'antiquité la capitale du coin s'était Narbonne, le coin s'appelait la narbonnaise. Donc je traverse Montpellier la capitale de rien du tout en milieu d'après-midi, même au rond-point des marchands de fruits ça roule, c'est dire ! Je suis largement en avance je m'offre une petite sieste juste après. C'est vrai que démarrer de Belfort ou de Besançon c'est pas la même chanson, une heure de moins c'est pas beaucoup mais ça permet d'avoir l'esprit tranquille.

    A 16h pile je suis au Pouget, je vais me retourner au bout de la rue, les jours raccourcissent faut reprendre les habitudes de la mauvaise saison. Avec le changement d'heure ce sera pire. Mon magnifique Moffett est full leds m'enfin, je préfère éviter les manœuvres de nuit le long des fossés. Les clients sont super gentils, on range tout sous un car-port, fastoche.

     

    Dans je ne sais plus quel bled on peut lire sur l'église : république française, propriété communale, comme ça les choses sont claires. En ces temps troublés où les religieux ouvrent leur gueule, j'aime le midi rouge pour ça. Ce n'est pas le rouge du vin mais bien le rouge du drapeau et de la troupe qui tire sur les manifestants.

    Fin de mission à Paulhan, le parking a été réduit par des treillis en ferraille, il ne reste plus que 10 hectares sur 12 au départ... Pour garer 4 camions ça va, on peut ouvrir sa portière sans cogner le voisin.

     

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  • impression de vitesse
    Corbi├Ęres
  • Mardi 20 Octobre 2020
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    Je n'irais pas jusqu'à dire que le Covid a du bon, mais ici on progresse. D'ordinaire c'est rock n' roll avec les règles, ça fume au bar etc... Là, c'est strict on se croirait en Moselle ! Personne au bar, les gens consomment dehors, on remplit une fiche avant de passer à table, distanciation, tout y est !!!

    Donc je bois mon café loin du comptoir, une douche gratuite par là-dessus et zou !

    Je commence à Pouzolles, là faut pas se gourer, il y a plusieurs Pouzols et Pouzolles entre l'Hérault et l'Aude. A 8h je suis chez un citoyen belge, il a un accent à couper au couteau, on dirait un humoriste qui imite l'accent. La rue est en travaux, si on ajoute un peu de circulation du matin c'est bien le bordel. Je dépose ici la couverture solaire, kit, margelles, escalier, j'y passe un moment. Ça pèle j'accepte un café quand c'est fini.

    Ensuite je monte dans les Corbières. Je m'arrête au pain vite fait à ma boul' habituelle à Narbonne, j'en prends un peu plus si des fois ça coince en Espagne au niveau des restos.

    A Monséret je m'arrête dans le pays, je vais voir à pied, pendant que je marche je tombe sur la cliente qui rentre chez elle, on fait le tour en bagnole. C'est mort je reste où je suis. En deux voyages c'est torché. Je redescends de la montagne par Sigean pour choper l'autoroute.

    Semaine dernière j'ai doublé un camion avec un chariot embarqué et je regardais ces autocollants de vitesse : 60 80 90. Il avait des petits, vachement jolis. Et moi ? Putain ça fait des mois que je roule sans rien ! Avec le chariot neuf j'ai complètement zappé cette histoire de disques de vitesse. Donc je m'arrête à la boutique de merdier à routiers à La Jonquera et je trouve mon bonheur ; des trucs réfléchissants pas trop moches. Oui je vous vois venir, au moins un truc qui réfléchit dans ce camion.

    A 16h je suis à Sta Perpetua, je dépose une piscine de Marionna à l'agence. Elle n'est pas là mais je monte me faire payer le café par Montsé. Dans 15 jours j'aurai une piscine à La Corogne, sehr gut !

    Coupure faite je me sauve, je m'annonce vers Javier pour demain à Madrid, on se cale pour midi, nickel. Tout à l'heure Laurence m'a appelé elle m'a trouvé un retour d'emballages pour Peugeot mais fallait que j'annonce des heures de chargement et déchargement, on n'est que mardi c'est difficile à dire. J'ai prévu 14h au chargement à Madrid je dois pas être trop mal en vidant la dernière piscine à midi.

    Je n'ai plus qu'à finir mes heures direction la capitale, j'échoue comme souvent à l'entrée de Saragosse avec 8h45 de volant et 12h50 d'amplitude, mieux que sur le plan.

     

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  • province de Soria
    au village dans la sierra
    E.T. t├ęl├ęphone maison
  • Mercredi 21 Octobre 2020
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    La chica enlève le trépied « sol glissant » et je vais me doucher. Ici c'est toujours nickel, ce matin encore plus.

    Je livre dans la province de Madrid mais bien au nord, pour une fois j'esquive la N2, à Saragosse je tire tout droit. Autoroute direction Logroño jusqu'à Gallur ensuite c'est le kif ! N122 puis N110, le pied ! Le jour se lève sur les montagnes, c'est magnifique. Là c'est l'Espagne profonde, des villages isolés, des maisons en pierres. Je crois que la province de Soria est la plus pauvre et avec la moyenne d'âge la plus élevée d'Espagne, ça se ressent que c'est pas l'opulence. Je ne loupe pas le seul resto que j'ai vu au bord de la route, je vais me jeter un cortado à 10h. Cette route retombe sur la N I au niveau du Somosierra.

    Un peu après le col je quitte l'autovia pour une toute petite route, les gens dans les bleds me regardent passer, c'est l'attraction du jour. La route est incroyablement tortueuse, par endroit c'est fin. Tellement fin qu'à un moment je me fais coincer dans un village. C'est impossible de tourner entre deux maisons et un coin de mur. Je passe un long moment à ressortir sans rien casser. Putain si je dois faire demi-tour je fais comment ? Je n'ai rien vu de correct depuis des kilomètres. Je vais voir à pied... En fait il faut passer derrière la première maison sur un chemin bétonné puis on retombe plus loin sur la route, bien sûr rien n'est indiqué, faut deviner et le chemin en béton jamais t'as l'idée de t'y aventurer. J'ai perdu de précieuses minutes de volant, déjà que mon histoire était chronométrée... Javier s'inquiète de ne pas me voir arriver, il m'appelle. Bé oui sur les routes de merde de ton pays c'est pas facile. Il m'attend à l'entrée du bled, on fait le tour en voiture, à 200m je peux garer, c'est bien. Il fait un temps de chien, il pleut ça caille, je ne m'éternise pas.

    Le voyage que Laurence m'a trouvé est confirmé, je me rapproche de Madrid. Bon bouchon un peu plus loin sur l'autovia, deux bagnoles se sont tamponnées, ça coince. J'ai faim je m'enfile dans la sortie avant le bouchon et je mange un bout. Quand j'ai fini ma soupe le binz est passé.

    A 14h30 je suis chez un fournisseur de Peugeot. La fille au bureau ne voit pas ce que je viens faire, elle me demande si je suis sûr que c'est là. Ben non j'ai vu de la lumière … A 15h un mec revient de la soupe, il me dit « Peugeot ? » et me fait mettre en place. L'accès est espagnol, petit portail, des bagnoles mal garées, trottoir haut, normal quoi ! On charge un complet d'emballages vides. Je comprends pas trop, en général on apporte des emballages aux sous-traitants Peugeot pour expédier les pièces, on reprend pas de vides. Bref, pas grave, en une bonne heure c'est chargé, ça me va bien.

    Il me reste 4h à rouler pour faire 10, venga ! On est mercredi, on reçoit les programmes pour dans 15 jours, ma piscine en Galice est reportée, Barcelone idem, je suis vert ! Je me retrouve avec un relais en Belgique... Bon, ça fait du changement, faut positiver.

    Je finis mes heures à l'entrée de Vitoria à la Ruta de Europa, nickel.

     

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  • route interdite, why ?
  • Jeudi 22 Octobre 2020
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    Ici c'est pas l'Espagne profonde, les prix sont proches des tarifs français. Après on est remboursés largement donc il n'y a rien à redire. Décollage à 7h20, j'ai le temps, il suffit de rouler pour occuper la journée. Petite pause au gas-oil avant l'Etxegarate, je complète le plein au taquet.

    Le jour se lève seulement, les photos de montagnes ne sont pas terribles, j'ai démarré trop tôt voilà tout. Traversée du Pais Vasco en douceur, ici la milice n'est pas souple du tout, rien que le nom, Ertzainza ne donne pas envie.

    Au péage de Biriatou ce sont les cow-boys français qui surveillent, ça fait beaucoup de flics je trouve.

    J'ai 4h et quelques de volant à l'aire de Bordeaux Cestas, ça va faire juste pour contourner Bordeaux, je coupe là et basta. Le long bout entre St André de Cubzac et Angoulême où c'est interdit de doubler passe correctement, pas de chieur, 90 bornes derrière un pénible c'est long. Je fais ma deuxième coupure avant Guéret, et c'est seulement là que je pense aux travaux sur la RCEA. Je crois même que la sortie Montmarault est fermée sur l'autoroute dans mon sens. A Deux-Chaises ils doivent pleurer, ils ne doivent plus voir un camion. Pour moi c'est hors de question d'aller tourner au diable, je fais à l'ancienne, Montluçon Montmarault par l'ancienne route puis je descends à St Pourçain. Je pense ne pas avoir perdu beaucoup de temps, certes c'est un peu interdit mais c'est un cas de force majeure. En plus faut pas trop que je traîne, aux Mines ils ont trouvé un pneu qui ne leur plaisait pas, pour moi il était bon mais bref... Alex l'a changé samedi matin et c'est tout. Je me suis cadré avec Pauline, j'ai rendez-vous pour la contre-visite demain matin à 8h. Plus j'avance, plus je me dis que ça va être fin.

    Fin de cession au petit resto entre St Pourçain et Varennes sur Allier avec 9h58 de volant et 802 km, ça a bien marché mon affaire.

     

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  • contre-visite qui agace
    à Vesoul
  • Vendredi 23 Octobre 2020
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    Le réveil sonne à 4h10, évidemment le troquet est fermé. Sur l'atlas Michelin j'ai vu que c'est plus court de 10km par Lapalisse que par Moulins, venga ! En plus d'être plus court c'est plus calme, je retrouve le flot de camions du levant sur la RCEA à Digoin.

    Mini pause déjeuner à Beauchemin, lavage des mains, café croissant, pipi, relavage des mains, tout ça en quatre minutes chrono !

    A 7h56 je suis au contrôle technique, pour rendez-vous 8h je suis large. Purée je suis pas fier de moi, présenter, même si c'est pas moi qui y suis allé, une semi avec un pneu fichu c'est le meilleur moyen de se faire refouler, c'est le B-A BA du métier. La contre-visite dure 5 minutes, c'est plus long de refaire les papiers. Je finis mon quart d'heure et je rentre au dépôt.

    Je fais le plein et je vais étaler du savon liquide sur mon grand corps pas trop malade. En sortant je tombe sur le patron qui fait le cariste dehors, il me dit : « Vendredi j'ai regardé ton pneu, j'ai pas trouvé où était le problème. » Putain ! Voilà ! Merci, je suis pas si con finalement. C'était un tout petit truc, visible quand tu es dans la fosse, et ça finit en commentaire : pneu gravement endommagé. Bref, c'est clos, mais ça m'a bien contrarié.

    Pour 10h je suis à Vesoul, pile poil comme je m'étais annoncé. Chez Peugeot avant on rentrait comme dans un moulin, maintenant il faut un code, qu'on donne au gardien. Je vais au parc sud, il n' y a que deux camions devant moi. J'ouvre un côté en attendant. Quand c'est mon tour le cariste me fait un sketch parce que mes conteneurs sont sur 8, il faut faire des piles de 7 selon lui. J'ai bien vu que les autres ont des piles de 7. C'est vrai que c'est juste, il n'y a que 10cm entre le haut des cageots et le rail de la semi, mais en sortant droit à plat ça le fait. A chaque pile cet abruti lève les bras au ciel. Quand il signe mon cmr il me dit : « ouais tu te rends compte, tu en as chargé 119. » Il ne lâche pas l'affaire ce crétin. Je referme la remorque et j'appelle Cyrille, je charge lundi à 8h à Seppois, pas le temps de faire autre chose avant, il me dit : maison.

    A midi et demi je pose le camion chez JP, je saute dans la Ford. Un tour de Madrid bouclé le vendredi à midi c'est bien cool. Bon week' à tous, le ciel vous tienne en joie.