Carnet de bord de Novembre 2019 Partager sur Facebook
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  • Le Doubs
    Le Doubs mais en haut
    Jura
  • Lundi 4 Novembre 2019
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    Ce week-end j'ai fêté mes 55 ans. Je tiens ici à remercier les gros cons des gouvernements néo-libéraux de droite et de gauche qui se sont succédé et qui ont pris grand soin de niquer notre système de retraite. J'aurais fait quoi si le congé de fin d'activité avait perduré ? Joué au bridge et fait des voyages organisés avec des mémés aux cheveux bleus ? Je me sens encore jeune, j'ai encore mille tours d'Espagne à faire, mille trucs à apprendre dans ce métier. Petit truc à apprendre en passant, en toute modestie, je n'ai pas fait de faute à « succédé ». « Sur le podium, les miss se sont succédé » et pas succédées, c'est invariable. Etonnant non ? Si ça vous intéresse allez voir sur le net, il y a des sites d'enculeurs de mouches avec des détails de ce genre, à l'infini.

    A 7h et demi je suis à Bourogne, je balance mes affaires dans la cabine, je rangerai plus tard. J'arrive à l'usine ric rac, Fabrice a déjà sorti mon voyage. Je pointe mon bordel et on va boire le café avant de charger. Merde les palonniers que j'ai chargé à Barcelone se sont à moitié couchés sur la palette. Couchés mais propre, le film intact ainsi que le scotch de garantie, on dirait que c'est voulu. Barça Besançon ça n'a pas bougé mais Besançon Belfort le colis est couché alors que pour une fois j'avais sanglé, ça me saoule. Je me garde de la place derrière devant les escaliers, pour cette palette et une couverture Solaé. En passant à Grandvillars j'embarque la Solaé vite fait. Complet.

    Je me suis acheté du raisin mais je l'ai oublié, je fais SOS Lydie, elle va me le chercher vite fait à la maison. Purée mais moi sans femme pour me cornaquer je suis nul à chier, je dois avouer... on boit le café vite fait et je file...avec mon raisin.

    A 11h je suis chez PMS à L'Isle sur le Doubs, c'est l'usine qu'on voit dans la cuvette avant le grand péage de Montbéliard , juste au niveau de la sortie L'Isle. J'ouvre à nouveau le côté, le cariste me vide la longueur sans mouffeter. C'est de la grosse ferraille, pas fragile mais des fois pour faire chier... CMR tamponné, soulagé.

    Je commence demain matin dans le 30, j'ai le temps, sans plus. Arrêt pain à Baume les Dames puis j'évite Besançon par le haut, normal. Il pleut toujours, il y a de la flotte dans le Doubs cette fois.

    Je mange un bout du côté de Lons, il est 14h j'ai la dalle. Ce raisin est vraiment bon, ça aurait été con de l'oublier.

    Lyon à 16h c'est dernier délai avant le bouz. Ça freine bien à St Fons au bord du Rhône, le long vers la station service comme toujours.

    Les heures ont bien défilé, je pensais finir au Mistral mais ça n'ira pas. L'objectif mini c'était Donzère, il me reste 10 minutes devant le troquet, cool. Je pousse jusqu'à Pierrelatte, nickel pour un lundi.

     

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  • le Rhône de bon matin
    lavage des pneus
    Sète, toujours magnifique
  • Mardi 5 Novembre 2019
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    Hier soir j'ai vu sur le forum que Fred le Bayern Warrior est dans les parages, il n'avait pas les heures pour venir jusque là, quand je sors de la douche il est au café. Je mets ma tournée, normal. On papote un peu beaucoup et on file.

    Je commence à Sauveterre. Il faut sortir de l'A7 à Orange centre, ne pas avoir peur de l'interdiction PL, c'est interdit mais plus loin puis suivre Roquemaure. J'avais cherché à me garer sur Google Earth mais je n'ai rien trouvé de potable. Un peu inquiet j'entre dans le bled et je vois que le trottoir est large devant une maison abandonnée, ça fera l'affaire. Je suis à 1km pile poil de la maison, c'est ce qu'avait donné le commercial mais sans indiquer de parking bien sûr. C'est une petite bâche de 4m, en travers sur les fourches ça ne dépasse pas trop en largeur. Le bled ne paye pas de mine mais la maison des clients est en surplomb, la vue est magnifique. Depuis la piscine ça doit être chouette. Piscine qui n'est pas une Waterair d'ailleurs, on dirait une coque à vue de nez. Pas grave, ils laissent un gros chèque à Waterair, c'est l'essentiel.

    Ensuite je vais à Sommières à l'autre bout du département. J'ai deux adresses, une à Calvisson, une à Sommières, c'est pas bien loin mais pas envie de me promener dans le Gard j'appelle le client, il me confirme pour Sommières. Le lotissement est tout neuf, il n'est pas sur le GPS ni sur Google, je le trouve sur Mappy. C'est pas super précis mais je m'en sors. Ça se vide chez des jeunes retraités, pas chiants. Avec tout ce qu'il a plu le terrain est détrempé, je manque de m'enliser avec le chariot. La terre est collante, j'en ai deux tonnes sur les pneus.

    Je finis il est presque midi, comme l'autre fois je me gare au niveau du stade de rugby congg et je vais à pied me chercher du pain dans le bled. Avant de manger je descends le Moffett et je profite d'énormes flaques pour laver mes pneus. En plus c'est rigolo.

    En début d'après-midi je suis à Montarnaud, de l'autre côté de Montpellier. C'est un jeune type qui a racheté la maison, vieille maison, vieille piscine. Il refait tout, rénovation, escalier Paso et margelles. Un gros chèque et je file.

    Je me fais encore une piscine complète à Pinet. Le quartier est tout neuf, merdique, pas large. Je reste à l'entrée. Ici aussi le terrain est mou, je manque de m'enliser, je sors par miracle. Et ici je ne vois pas de paysan avec un tracteur pour me sortir du bourbier, il n'y aurait plus qu'à pelleter... On se fait l'escalier à la main, je préfère nettoyer mes groles. Le terrain est défoncé je laisse les tôles à l'entrée, le client comprend bien.

    Allez une dernière rénovation vers Pézenas, à St Thibéry. Thibéry comme le pote de Chirac... Saint Thibéry c'est chiant il y a des ponts, faut faire des tours et des détours. Je vois que la piscine est toute neuve, 2018. Curieux je demande au client... Il m'explique qu'un pote lui a prêté un robot de nettoyage, il l'a laissé tourner tout seul. Mais il manquait un caoutchouc sous le robot, ça lui a niqué le liner. Le client me dit qu'il avait pris une assurance spéciale juste avant. Le bol !

    Je ressors du lotissement juste à la nuit, nickel mon affaire. Fin de mission juste à côté, Paulhan, mieux que sur le plan !

     

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  • pfoulala
    ça penche ou c'est moi ?
  • Mercredi 6 Novembre 2019
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    Café douche en vitesse, ici il ne faut pas traîner le matin le patron écoute et regarde de la musique traditionnelle du Vietnam. Un type tape sur un xylophone, il ne connaît que deux notes, pendant que des femmes dansent et chantent avec des voix de crécelle. Au risque de passer pour un raciste, je trouve ça insupportable.

    Je me fais des cheveux, je n'en ai plus beaucoup pourtant, je dois monter à Neffiès. Le bled est stabiloté sur mon atlas Michelin c'est que je suis déjà venu, mais pas par ce côté. La maison est un peu isolée du village. Je monte par Fontès, il n'y a rien de trop mais ça passe. Je dépose une rénovation. La cliente est une retraitée ch'ti, elle m'offre le café, sympa. Sympa et bavarde. C'est fin pour passer pour passer dans Neffiès, j'ai pas vraiment fait exprès mais c'était le bon choix par là, dans l'autre sens c'est chaud.

    Retour dans la civilisation à Béziers, encore civilisation et Béziers il y aurait à redire, bref. A 9h et demi je suis à Colombiers. J'ai beau chercher sur Maps, Mappy, GPS, Waze, la rue n'existe nulle part. Le téléphone de la cliente est sur messagerie bien sûr... Pas plus con que ça je me dis que si la rue n'est pas répertoriée c'est que c'est un lotissement neuf. Je pars à la recherche de la rue mystérieuse. Je demande à des autochtones, personne ne connaît, deux mecs qui plantent des arbustes sur un rond-point, pas mieux. Je trouve un lotissement, je vais voir à pied, ça ne donne rien. Putain ! A 10h je ressaye encore le portable, ça décroche. En fait la cliente est infirmière libérale et pendant les soins elle coupe son tél. En fait je suis à 200m, ils ont baptisé une rue de traverse toute neuve mais il n'y a pas encore de panneau, c'est ballot.

    De là je file direction Perpignan pour changer. Je mange un bout du côté de Fitou, à 13h je suis à Perpi. C'est encore un couple de retraités, ils appellent le monteur. Je décharge en attendant. Quand il arrive on papote un peu et je me casse. Il est 14h15 et Laurence m'a pris rdv à 15h à Narbonne. Faut dire que je crois lui avoir dit que je serais vide à 14h mais c'était trop tôt. Pas grave, je rattrape le truc et basta.

    Donc à 15h15 je suis au pinard, c'est correct comme retard. On me donne un quai de suite. Ça file j'attends un peu pour ma demi-heure de coupure. Papiers, chariot embarqué, à 16h je m'en vais, j'adore ce boulot.

    Il ne me reste plus qu'à me rentrer tranquillou, on est mercredi ! Je finis cette délicieuse journée à la Mule Blanche, le top !

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  • Jeudi 7 Novembre 2019
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    J'aurais dû me lever à 4h ce matin pour passer Lyon à la fraîche mais hier soir j'ai pris la formule coupure avec petit déj' à volonté. Je n'allais quand même pas renoncer. Du coup je démarre à 7h.

    Je fais le malin mais sur Maps c'est rouge de partout. La procession commence à Chasse, comme d'hab' j'esquive par la zone industrielle St Priest, machin truc. A 9h je suis au péage de Montluel, c'est ce que je m'étais donné comme délai. Pile poil.

    Petit arrêt à Joudes sur la 83 pour ma demi-baguette, c'est bien commode ici avec le grand parking en face. En plus comme c'est un ancien relais routier il y a des chiottes, gros pipi post café.

    A l'entrée de Dôle j'ai 4h et des boulettes de volant, après les parkings se font plus rares. Inutile de prendre des risques, je mange là.

    Juste après le jeu des Mille, une émission spéciale de 30 minutes un peu décevante d'ailleurs, donc à 13h pétante je suis chez U à Saint Vit. On me donne un quai de suite, les vins et les alcools c'est toujours dans la cellule vers les bureaux, ça m'évite de marcher trop loin. A 13h50 je me casse, contrôle fait, papiers signés.

    Pauline m'envoie chercher deux boîtes à extincteur dans le bled à côté et je vais chez Mécano Services pour changer les plaquettes de ma caravane. Je pensais glander les pieds sur le tableau de bord mais vous savez que ma vie est un enfer ; je décroche et je ramène l'ex semi de Gérald à Devecey. Ils ont fait les freins aussi, elles ont le même âge, on a presque toujours fait les travaux en même temps. En faisant le même boulot avec des tracteurs équivalents c'est un peu normal.

    Je décroche au dépôt et retourne chez Rabasse. Rebelote cette fois il faut sortir la Tred Chariot. Demain on a le contrôle technique des engins au dépôt. Là j'ai une fulgurence, un trait de génie appelez ça comme vous voulez, j'embarque le Moffett au cul de la semi rouge, ça m'évite de retourner une troisième fois à Devecey et surtout j'éviterai la sortie de Besançon à la mauvaise heure.

    Re-retour chez Mécano Services, ma semi est terminée, je vais à côté chez Jeantet pour laver. Je n'ai pas déplié le pare-choc depuis des mois, j'ai 3 ampoules grillées, ça fait branleur en plus d'être dangereux, je les change en vitesse. Ça tombe bien on est tenus de prendre les ampoules et toutes les conneries consommables chez Jeantet, normal.

    A 19h je suis à Audincourt, la semaine est faite.

     

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  • pas de photos
  • Vendredi 8 Novembre 2019
  • Décollage à 9h, oui c'est tôt mais ma motivation est totale. C'est le Kolak, le frère de Sevket qui est devant moi au chargement. Ça fait un moment qu'on ne s'est pas vu, on papote un peu à la machine à café. On dit des gonzesses ! Fabrice me charge, comme d'hab' je compte les mètres de plancher, ça va passer crème. Et bien sûr je me plante lamentablement, à la fin il reste une palette. Vas-y, retire le rideau dans l'autre sens et on gratte un peu de place, ça va il n'y a personne derrière qui attend.

    A midi et quelques, retour à Bourogne. Donc, 30 minutes Bourogne-Seppois, pareil au retour, 1 heure pour charger, j'ai 2 heures de temps de service. Pfouuu je suis au taquet, faudra bien trois jours pour m'en remettre. Bon long week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.

     

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  • le Revermont
    j'y pense, j'y pense
  • Mardi 12 Novembre 2019
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    A 7h il fait à peine jour, je bazarde mes affaires dans le camion je rangerai plus tard. Fatal error. Mais n'allons pas trop vite comme disent Samu et monsieur X. Comme un lundi c'est le bordel à Valentin, c'est pas que je sois pressé m'enfin c'est pénible.Au dépôt pendant que le gas-oil coule je récupère mes extincteurs et le Moffett. Dans ma vie de routier le seul extincteur que j'ai percuté c'est en formation matières dangereuses, ça aurait été malheureux que j'en aie besoin pile vendredi ou ce matin. Un café pour laisser le temps au bouchon de Cayenne de se résorber et je file.

    Le parking de la boulan' de Buvilly est squatté par des pays de l'Est, pas grave j'irai plus loin. A Joudes la boul' est fermée, bizarre. Ça craint mon histoire. Je trouve enfin du pain à Coligny. Un repas sans pain, nan mais allo quoi ! Le Revermont c'est joli à cette saison, je veux prendre une photo... Putain j'ai oublié mon ordi dans la bagnole. Il faisait sombre ce matin, merde !

    J'ai fait le crochet au dépôt mais les 4h30 m'amènent quand même au péage de Montluel, je mange ma ficelle bien cuite acquise de haute lutte. Du temps de midi Lyon passe fin bien.

    Dans l'après-midi Nestor m'appelle pour demain. Ah non compañero, avec le jour férié je suis décalé d'une journée. Ensuite j'appelle mon client je vois qu'il habite Issanka, lieu-dit de Balaruc les Bains. Il me demande si je connais. Oh tu m'as pris pour qui ? Dès qu'il y a un bon routier je connais.

    Pour 17h je suis donc à Issanka, je ne comprends pas où est la maison, j'appelle le gars, il m'explique et me dit qu'il ouvre le portail. Nickel. Je me gare à 100m, je débâche et j'apporte les margelles. Je livre en trois fois mais le gars je ne l'ai jamais vu. Si ça se trouve elle le séquestre, le pauvre est enchaîné dans la cave. Ou pire, elle l'a tué entre-temps. Les flics vont éplucher son téléphone, vont remonter à moi, me dire que je suis le dernier à l'avoir vu vivant. Je vais être condamné pour un crime que je n'ai pas commis. Si je prends perpét' vous m'apporterez des oranges.

    Je finis à 18h, la nuit tombe, ça roule fort, j'ai pas envie de mourir, je remballe au plus vite. Je suis à Issanka mais il est bien tôt, m'en vais. Pour finir mes heures je pense à l'Oppidum mais ça me fait 9h10 de volant, c'est con. Je pousse jusqu'à Lézignan, c'est une bonne adresse aussi.

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  • On peut brancher la valise sur mon Range T ?
    parking fastoche
    Limoux
    c'est la teuf à Perpi
  • Mercredi 13 Novembre 2019
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    Ici on se douche dans une chambre de l'hôtel mais purée ça pèle. J'espère que les autres piaules sont chauffées. 7h30 décollage.

    Je commence à Carcassonne dans un vieux quartier résidentiel, sur Maps ça ne m'inspire pas. C'est confirmé. Le secteur 'a pas été prévu pour les semis. Je trouve quand même une belle place près d'un stade de manchots. Mais si vous savez, les manchots, ces pauvres gars qui courent dans l'herbe mais qui n'ont pas le droit de se servir de leurs bras.

    Personne à la maison, j'appelle, le gars me dit qu'il arrive. Le type est bien sympa, il a une petite boîte dans le BTP, il s'est acheté un Ken aux enchères, m'a l'air propre le truc au vu des photos.

    J'aime bien repartir comme je suis venu mais là c'était une mauvaise idée. Le temps que je vide des bagnoles ont bougé, obligé de reculer. C'est chaud, l'heure tourne... Je ne suis pas en avance et ça continue à Liùmoux. La rue principale est en travaux, montre en main j'aurai perdu une demi-heure pour passer le bronx.

    Heureusement je suis garé devant la maison du client, il est pressé de retourner au boulot et moi de retraverser Limoux. Ça va bien mieux dans ce sens. La circulation alternée se fait par talkies-walkies, je pense qu'un des deux gars est plus fort psychologiquement, il a l'ascendant sur l'autre, un genre de Dark Vador ou de Mike Tyson...

    A 2h et demi je suis à Sigean, au fond du village. La cour des clients est dans une incroyable pente, je suis sauvé il ne neige pas. Ici la neige... Un chèque, un café et zou !

    Je me fais une dernière piscine à Canet en Roussillon dans une impasse. La maison est mitoyenne des deux côtés, pas d'accès derrière, bien brave je donne un coup de main pour tout dépoter.

    Les indépendantistes catalans ont fini de faire chier le monde au Perthus, ça m'arrange bien. Ça roule tranquille. Je finis la journée au resto Alta Mira à Gérone sud. Nickel.

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  • pour les amateurs de la marque
    rebelote
  • Jeudi 14 Novembre 2019
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    Va falloir que je trouve un autre point de chute, 7€15 pour un café croissant et une douche c'est abusé. Ça fait la douche à 4 balles, c'est propre mais quand même. En passant à Hostalric je m'arrête au petit troquat qu'on voit depuis l'autoroute, je bois un café, ils ont des douches, c'est bon j'ai trouvé une alternative.

    A 9h je suis garé devant chez le client. Un employé de Raùl est là, je commence en attendant Nestor. Il arrive aussitôt, suivi du client. Je vide, contrôle et le client insiste pour nous emmener boire le café en ville, en route les quatre dans la Merco. On ne traîne pas au bistro je ne veux pas faire le rabat-joie mais j'ai un métier.

    A 11h je suis à l'agence, je vide une rénovation. C'est Mariona qui m'ouvre la boutique. La semaine prochaine j'ai une piscine pour elle mais elle me dit que ça ne va pas, faudra la déposer ici. J'avoue que je n'étais pas spécialement chaud pour me faire caguer dans Sitges.

    Comme d'hab' Laurence m'a envoyé mon retour, comme d'hab', Narbonne. Elle a fait avancer un voyage.

    Su r l'AP7 je rêvasse et on se croise avec Samu, j'ai failli le louper, je ne m'attendais pas à le voir là. On papote jusqu'à Figueras, où je m'arrête au gas-oil. Je prends du pain à la boutique, vu la météo annoncée faut être prévoyant...

    Juste avant 15h je suis au pinard, quai 4, comme toujours ça va super bien, à 16h je me casse. Maintenant commence le casse-tête, la météo nous bassine avec une alerte neige. L'A7 est interdite depuis Orange, ça pue bien. Je surveille Maps et Waze toutes les 5 minutes. J'arrive à Remoulins sans encombres, sauvé ! S'il y a des flics je m'arrête à Pouzilhac chez la reine des desserts. Personne, ça roule. Moi tant que ça roule, je roule. C'est mon erreur. A Bagnols c'est un incroyable merdier. Il tombe des seaux d'eau, on est à l'arrêt pendant des plombes. On met trois quarts d'heure pour traverser le bled. Le merdier continue jusqu'au rond-point du resto routier, il y a un accident on s'engage tous sur une route de chèvres. Je vous la fais courte mais j'aurai mis deux heures pour faire 20 bornes.

    Arrivé sur la N7 c'est pas mieux bien sûr, des camions en vrac partout. Je précise qu'il pleut toujours, on n'a pas vu le moindre flocon. Au rond-point du marchand de tracteurs les gendarmes obligent les Pl à faire demi-tour. Je baratine, dis que je vais couper aux Blaches, ils me laissent passer. Aux Blaches impossible de s'arrêter c'est blindé de camions. Ils mangent tous au resto ces gars ? J'ai comme l'impression que d'habitude on est moins nombreux. Je continue, du coup je suis tout seul sur la nationale, ça fait bizarre. Je trouve mon bonheur au Relais à Pierrelatte. Il est 20h30 j'en ai ras le cul j'avoue.

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  • A7
    putain qu'est ce que je fous là ?
    transvase by night
  • Vendredi 15 Novembre 2019
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    Réveil 5h, café douche et je dégage, il pleut toujours. A l'échangeur de Montélimar sud les gendarmes bloquent l'accès, je continue. Au niveau de la zone commerciale ce sont les flics qui filtrent. Je baratine, je dis au flic que je vais à l'AS24 juste derrière. Il ne sait pas ce que c'est, j'explique. Il me laisse passer. Ouf ! Le plein je l'ai fait à Figueras...

    J'hésite à sauter le Rhône et monter par l'Ardèche, boh de ce côté ça roule, je continue. Pour l'instant je suis bon pour recharger à 16h à Seppois.

    A Valence, rebelote, une fliquette m'envoie me garer dans une zone, elle ne veut rien savoir. En fait la zone industrielle n'est pas fermée, au bout on peut sortir, je me retrouve à l'échangeur Valence sud. En longeant l'autoroute on se retrouve à Valence nord. A Chanas c'est le gros binz, j'en ai marre. J'ai appelé Pauline, cette fois pour être à Seppois à 4h c'est mort. J'appelle mon collègue Sébastien, il est dans le Grand Boeuf depuis hier, la loose ! C'est rouge de partout sur maps, pas à Beaurepaire, vamos. La route de Cours et Buis est coupée, des arbres sont tombés. J'esquive par une route de merde. Encore des arbres couchés, faut dire que la neige est lourde. Par miracle je me retrouve à St Quentin Fallavier, Pauline a envoyé un collègue charger pour moi, je ne suis plus pressé. Je remonte par Lagnieu Bourg, il fait beau.

    A 3h et demi je suis au dépôt, je vide mon pinard, fais les pleins et j'attends Jérôme. Je l'appelle pour prendre des news, les enveloppes ne sont pas prêtes, faut dire qu'il avait de l'avance, ceci explique cela. Sur les coups de 18h30 il arrive, décroche et fait sa mamaille de son côté pour lundi, moi je transvase. Le voyage, bien que fort intéressant n'est pas énorme, en une heure c'est fait, remorque refermée. Le plein de la Fiat est fait, je balance mon sac dedans et zou, maison. 20h30 je mets les pieds sous la table. Bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.

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  • Cayenne, ras le bol
    un moment d'inattention...
    Lunel
  • Lundi 18 Novembre 2019
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    Je démarre un peu trop tôt mais on est à la limite pluie-neige comme ils disent à la météo. Dans les bosses du côté de Baume les Dames c'est bien blanc. L'autoroute est au noir tant mieux, les pneus de la bagnole ne sont pas au top. On me prête une caisse pour rentrer chez moi, je ne vais pas encore râler. A 8h je fais chauffer la machine. Il est content le Suédois, il frétille, il se croit au pays. Faut qu'il profite de la neige quand il y en a, il est né à Angers et il n'ira probablement jamais en Suède. Un peu comme ces gamins qui soutiennent une équipe de foot du bled ou qui agitent un drapeau pendant un mariage, mon camion idéalise son pays d'origine sans jamais l'avoir vu. C'est un drame. Scania travailleur immigré.

    Il y en a ras le cul des travaux à Cayenne, j'aurai crâmé 20 minutes de volant pour faire les 6 km entre le dépôt et Besançon, c'est vraiment une plaie. Comme d'hab' je m'arrête au pain à Arbois, certains achèteraient du vin à Arbois mais ne le répétez pas je déteste le pinard du Jura. Le Chardonnay à la rigueur parce que c'est plutôt un Bourgogne. Pour un Franc-Comtois ça la fout mal je sais, j'ai honte...

    Je passe Lyon du temps de midi, cool. Plus bas la neige a entièrement fondu depuis vendredi, il reste des traces à l'ombre c'est tout. J'avoue que c'est plus cool pour rouler. Je mange ma demi-tradition avec une soupe de ma dulcinée avant Valence.

    A 4h je suis à Lunel, côté Est à l'entrée, ça m'évite de traverser ce scrogneugneu de bled. C'est pas tout à fait gagné pour autant, le lotissement est tout petit, je fais demi-tour au premier carrefour potable et je finis en trotinette. La maison est en chantier, un plâtrier m'ouvre le portail, je fais mon truc tranquille. La cliente arrive quand je reviens avec l'escalier, elle me signe les papiers et retourne au taf. Le genre de livraison pas chiante quoi !

    La suite est à Barcelone, 353km, donc c'est pas pour aujourd'hui. Il ne me reste plus qu'à finir mes heures. Je pensais à Sigean mais il m'en reste un peu sous le pied, je me pose à Fitou avec 8h50 de volant. Nickel chrome.

     

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  • bravo le lampadaire à gauche dans le virage
    c'est pourtant pas un T
    spanish style
  • Mardi 19 Novembre 2019
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    Le jour s'est levé. Je vois qu'un lotissement neuf est en construction derrière le resto. Vu les rues à l'équerre faut que je me souvienne de ne jamais m'y aventurer au cas où. Café douche et zou. Je m'arrête au Lidl à Rivesaltes, j'attends l'ouverture à 8h et demi avec les petits vieux. C'est mal de faire ses courses là dedans mais ici c'est commode pour se garer et le gros pain de campagne me fera les deux ou trois jours en Espagne.

    A 11h je suis chez Waterair. Mariona vient me voir, elle m'offre le café à l'étage. Nestor est là aussi. On se cadre pour la semaine prochaine. Badalona c'est le secteur de Nestor mais le client est venu à l'agence, c'est Mariona qui a vendu la piscine, c'est la règle. Salons et expos c'est la même règle, pas de secteur, c'est celui qui est sur le stand qui vend. Après la discut' je me vide, et je me sauve.

    Arrêt casse croûte à La Panadella. Il y a deux camions de chez Pañalon, je n'avais jamais vu les portes-lourds se grimper dessus. C'est tout une histoire, ça ne se fait pas en cinq minutes, j'ai mangé en une demi-heure ils avaient tout juste fini.

    A Lérida j'ai le temps je garde la N2 jusqu'à Saragosse. Je bois le café avant Alfajarin, là où il y a une cabine de Pégaso dans le resto. Faut que je prenne une photo le prochain coup. J'envoie un whatsap à Roman, il me répond que le client de Madrid ne sera chez lui qu'à 10h, on fera la suivante sur les coups de midi. C'est ok.

    Je finis les 30 à Calatayud. L'avantage de la N2 c'est qu'il y a des restos tout du long ou presque, je termine la journée à Trijueque, 80 bornes de Madrid avec 8h52 de volant. Nickel chrome.

     

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  • Madrid
    Madrid
    on dirait une cour de prison
  • Mercredi 20 Novembre 2019
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    Le truc que je ne fais jamais d'habitude, ce matin je regarde le niveau de batteries au tableau de bord: 24,2 volts après 12 heures de Wébasto. Samu va finir par me traumatiser avec ses batteries. Merci Seigneur de ne pas me faire rouler en Volvo, les nuits sans chauffage ce n'est plus de mon âge. A propos de chauffage je suis un peu inquiet, hier soir j'ai vu que les douches sont à côté des toilettes et le local n'est pas chauffé. Je déjeune et je demande une clé de douche à la chica derrière le comptoir, elle me file une clé de chambre de l'hôtel. Ouf ! Chambre 8, c'est nickel propre et chauffé ! 2€ parfait.

    Je surveille le trafic sur Google, je commence dans Madrid capital comme ils disent. Pas loin de l'A2 certes mais le matin c'est bien bouché par ici. Roman m'a écrit hier soir il ne peut pas venir, il m'envoie Pedro le monteur pour 10h. A 8h et demi je démarre. A l'auberge de Meco c'est à dire au km 38 je m'arrête un quart d'heure pour laisser verdire la situation. A 9h et demi je suis dans ma rue, sans encombres. C'est un quartier bien chicos, Audi Benz Smart, j'ai l'impression qu'ils aiment les bagnoles allemandes dans le coin. Je sonne, la femme de ménage est toute seule, bon, j'attends. J'appelle Pedro il ne me répond pas, texto, pareil. En Espagne faut pas s'affoler, ça finit toujours par s'arranger. A 10h et demi le monteur se pointe comme une fleur, il me dit qu'il y avait du trafico. D'habitude il est avec ces gars, là il est seul dans sa Passat, la maison est mitoyenne de deux côtés, c'est compris, on se pète tout à la main. Pis il y en a du bazar, local technique, pompe à chaleur, douche solaire...full options. A 11h et demi je m'en vais, j'avais dit midi pour la suite à Roman, je n'y serai jamais. Je le préviens.

    La circulation s'est bien tassée, ça roule nickel sur la capitale. Juste que je me retouve devant le tunnel de la M30, c'est interdit aux 7t5 et 4m50. Je n'y suis jamais passé, j'ai pas vu de camions mais je pense que les Espagnols ne doivent pas se faire chier, je suis le seul camion sur l'itinéraire d'évitement. C'est pas bien long, un boulevard, deux feux, pas sûr que ça vaut le coup de se faire emmancher par la guardia civil.

    A midi et demi je suis à Yuncos. Ça fait bien de dire que c'est dans la province de Tolède, ça fait exotique mais c'est la banlieue sud de Madrid, rien de plus. Roman n'est pas là non plus, il me dit de m'adresser à Julian. C'est qui Julian ? La maison est en construction, c'est un mec du chantier. Les abords sont finis, des hauts murs, un portail qui ferme à clé, et puis après tout, moi hein ! Je m'en tamponne mes papiers sont signés.

    Je retraverse Madrid de bas en haut cette fois, ça roule plutôt bien. Juste un petit bouchon de curiosité, en face ça a tapé sur la M40. Je mange un bout en 30 minutes pas plus sur l'A1 à la sortie de la ville. Le temps change, il fait froid, il pleut, je ne voudrais pas trouver de neige dans le Sommosierra avec juste une piscine dans la remorque. Ça floconne, je vois la saleuse au loin devant moi, pile poil. Petit arrêt pour mon cortado de l'après-midi, j'en profite pour ouvrir mes mails, on est mercredi, dans deux semaines j'ai une tournée 34 11 66 Barcelone, étonnant non ?

    Le gas-oil et l'Ad blue sont à marée basse, petit arrêt à l'AS24 de Burgos. Je textote mon client de demain, je sais que je serai tout seul il n'y a plus de commercial ici. J'avais dit 9h, c'est pas franchement tôt, il me demande de venir à 10h. Purée ça ne m'arrange pas m'enfin... Laurence m'a envoyé un retour, on recharge par ici pour le 68. Ça va être tendu l'histoire.

    Je boucle la journée à Egino, non pas Ogino le gynéco de la méthode qui ne marche pas, j'ai bien dit Egino.

     

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  • il m'a l'air grand ce lac au fond
    pais vasco
    ils nous affrètent toujours du super boulot eux
  • Jeudi 21 Novembre 2019
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    C'est un bon plan ce petit resto, on mange bien, la douche est nickel. Seul truc c'est juste à une sortie de l'Autovia le matin il y a un monde fou, la chica est toute seule derrière le bar, elle galope, il faut passer commande dès que tu as accroché son regard sinon tu riques d'attendre un moment.

    Laurence m'a trouvé un retour un peu tendu, j'ai textoté la cliente de la dernière piscine hier soir, j'avais dit 9h je demande si je peux venir plus tôt, elle me répond : pas avant 10h. Merde! Du coup je démarre tranquille à 8h et demi. Pour faire 60 bornes ça va aller.

    Vers 9h30 je suis à Saint Sébastien, dans un rond-point une dame avec une vieille Golf me fait signe, je la suis en regardant mon gps, elle m'amène chez elle. Le hasard ! La maison est en construction, la terre est détrempée, la cliente voudrait que j'apporte la structure en faisant le tour de la maison. J'essaye mais c'est impossible, l'engin s'enfonce dans la boue. Là elle me demande pourquoi je n'ai de grue. Une grue, un chariot et un hélicoptère aussi. Le trou de la piscine est en contre-bas d'un muret au bord de la route, avec deux sangles et les rallonges de fourches je fais comme une grue. Il n'y a que pour les nœuds que je suis nul, je ferais un mauvais marin, faut dire que Belfort c'est loin de la mer, j'ai fait de l'optimiste en CM2 sur l'étang des Forges c'est mon seul contact avec les cordages. Donc mon élingue improvisée est un coup trop longue, ça ne passe pas au-dessus du mur, un coup trop courte je ne peux pas poser dans le trou, et à chaque fois j'en chie pour défaire les nœuds. Je finis par y arriver, la cliente me remercie plusieurs fois, je crois qu'elle est soulagée.

    D'habitude on recharge sur le retour, là je dois repartir d'une heure de route. A 11h45 je suis à l'usine, petite boutique, je suis tout seul, c'est bon signe ça ira vite. Mouais ça c'est la théorie. Un cariste me fait mettre en place, j'ouvre un côté...et j'attends. C'est long, j'attaque une boîte de sardines et le mec arrive avec des bois. Il a une tige en fer bien fichue pour passer les sangles dans l'axe de la bobine. C'est lui qui sangle pour ne pas que je descende à chaque fois, comme souvent en Espagne, le cariste n'est pas rapide mais bien sympa. Le premier touret est tout seul sur des bois, les autres par deux sur de la ferraille. Fer sur fer c'est pas terrible, je préfère des berceaux en bois, va falloir être sage dans les rond-points.

    Il faut absolument que je vide demain, j'ai piscine lundi à 8h et on n'a pas de remorque d'avance, je m'étais donné 14h dernier délai pour quitter l'usine, je démarre à 14h01. Venga !

    Bien sûr je passe Bordeaux à la mauvaise heure, 17h50 à Cestas. Le début est pénible, ensuite ça roule mieux. La nuit tous les chats sont gris, sur la 10 je roule à 90 file de gauche quand il n'y a pas de bagnoles. Chez Begey le vieux Bébert disait : « la nuit si tu doubles où c'est interdit tu mets pas les clignotants pour ne pas attirer le regard des flics. » C'est con mais je le fais toujours. C'est vrai que cette interdiction de doubler me casse les couilles.

    Je finis mes heures à St Vaury, il est 22h30, pour l'instant c'est tout bon.

     

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  • Vendredi 22 Novembre 2019
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    Café, pain beurre, douche, 9h01 de coupure, zou ! A Moulins la RCEA est coupée dans mon sens, comme d'hab' on monte au nord pour rechoper la nationale après Chevagnes, on perd peut-être un quart d'heure. J'appelle l'usine où je vide cet après-midi, je préfère verrouiller le truc avec des infos en direct ; le gars me dit de venir avant 21h sinon faudra que j'attende l'équipe de nuit. Ouh laa ! Du calme l'ami, on est vendredi déjà que je vais louper le goûter j'ai pas l'intention de rentrer samedi de Masevaux. Je suis rassuré quand même, no stress du coup. Les 4h30 m'amènent avant Dôle, je me chauffe ma dernière soupe de la semaine.

    A 14h je suis à Devecey, je décroche, prépare deux trois affaires. J'embarque le collègue Bruno et on va chez MAN récupérer un tracteur, je le dépose et je vais chez Scania pour la vidange. Bruno passe me reprendre, tip top notre histoire.

    Moins tip top j'hérite d'un Merco pour finir la journée, le truc n'est pas attitré, tout le monde monte dedans, il est dégueulasse. Après si je suis honnête, je ne vaux pas plus que les autres puisque je ne vais pas le nettoyer non plus. Je me remets sous ma semi et je file. Eh ben ! Voilà 6 mois que je roule en Suédois, on se fait vite au luxe. Le vent dans le joint de portière, c'est insupportable, et pis bordel mais ça n'a rien dans le sac ! J'en reviens pas comme c'est mou.

    Masevaux c'est à la limite du 90 et du 68 , ché mun coin ch'ti. Un chouette coin pour se balader en moto. Ce soir il fait moche, les feuilles mortes sur la route, vaut mieux rouler au chaud en Panzer qu'en bécane. Je connais bien le secteur mais je ne connaissais pas cette usine. Ils font de la pièce auto, entre Sochaux et Mulhouse c'est normal. La fille de la réception est assez désagréable. Elle me dit d'ouvrir les deux côtés, oui oui ma grande, c'est pas un truc extraordinaire je vais le faire. Elle se radoucit ensuite. Son collègue pas trop con enlève une bobine ou un support à chaque passage, ça va pas trop mal finalement. Je tire un café pendant que la fille me tamponne le CMR et je me rentre.

    19h30 je gare le camion chez Jacky, bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.

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  • Lundi 25 Novembre 2019
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    A 6h45 je démarre la bagnole, il y a une chanson sur Inter, une minute après ça enchaîne une autre chanson, ah oui merde c'est la grève, ça va être pénible. A 7h je ne balance pas mes affaires dans le camion, je dépose mon sac où c'est le moins sale. Petit arrêt à la boulan' de Joncherey, je nous prends pour Fabrice et moi une petite délicatesse.

    Donc on va boire le café pour faire passer la viennoiserie. Je débâche pendant qu'il sort mon bordel. C'est bien chargé mais tout passe au sol. Ma chérie me demande si je passe boire le café en vitesse mais non, faut que je sorte mon tracteur de chez Scania avant midi.

    Avant Besac' je croise le José, il monte à Seppois, il m'appelle, il me dit qu'il est allé chercher mon camion au garage. Merde j'aurais eu le temps pour le café avec ma meuf...

    Au dépôt je décroche le Panzer et je reprends mon Volkswagen. A vu de nez ils ont fait les deux trois bricoles que j'ai demandé, nickel. Un coup de gas-oil, un coup de papotage au bureau, un coup de papotage avec le boss et je m'en vais. Laurence m'a dit qu'elle a un retour de pinard à Béziers, ça me change de Narbonne...

    Bon y a pas à chier, on est mieux avec son matos attitré. Et pis il y a mieux que le tracteur qui m'est attribué mais il y a largement pire... Je mange un bout entre Besac' et Lons mais en moins de 30 minutes pour ne pas remettre la pendule à zéro. Je finis la coupure avant de reprendre l'autoroute à Bourg. A ce sujet vous avez entendu l'anecdote avec Demorand ? Un matin il a prononcé Bour' en Bresse. Il a pris une volée de bois vert, c'est Bourk en Bresse, pour d'autres auditeurs d'Inter c'est bien Bour' qu'il faut dire. J'aime cette radio de sodomiseurs d'arthropodes. Donc Demorand a demandé à Alain Rey le célèbre lexicographe ; le nom vient du latin, il faut bien dire Bourk' en Bresse. Tout ça pour dire qu'avec la grève j'ai essayé RTL du temps de midi mais « les auditeurs ont la parole » c'est inécoutable. Ce que raconte les gens qui appelent je n'en ai absolument rien à foutre. Heureusement Olivia Gesbert cause dans le poste sur Culture, je ne veux pas me la péter intello mais franchement, merde quoi !

    J'attaque Lyon à 16h, ça passe, ça freinouille à St Fons, rien de méchant, je n'ai même pas eu besoin de prendre la contre-allée devant Belle Etoile c'est dire.

    Je finis la journée aux Terrailles à St Nazaire, non pas dans le 44, c'est St Nazaire à l'entrée de Bagnols sur Cèze.

     

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  • fin de parcours en camion
    le plus rond-point du monde
  • Mardi 26 Novembre 2019
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    Ce troquet ne paye pas de mine mais on y mange bien, la douche est nickel, ça me va. Je démarre un peu tôt mais l'entrée d'Alès le matin c'est pas Evry par l'A6 mais c'est chiant quand même. A 8h moins le quart je suis aux pompes funèbres, le client se fait livrer à leur dépôt. Ils ont un camion, une pelleteuse ce sera facile de déplacer le matos, parfait pour moi.

    De là je vais à Mons, pas en Belgique, juste à côté d'Alès. La traversée du bled est interdite aux plus de 13m de long. Je suis joueur avec les interdictions mais la longueur c'est un coup à se retrouver coincé entre deux baraques. Donc j'ai passé un moment sur Google maps et Earth, je passe par le haut. J'avoue que je ne suis pas tranquille, je croise un vieux en bagnole qui me fait signe de faire demi-tour, putain ta gueule. Je m'arrête juste avant la chicane, je tourne à droite dans une épingle, de là je peux repartir, ouf ! Un voisin vient papoter, je continue mon truc. Une toupille à béton s'engage entre les maisons c'est fin, en semi c'est même pas la peine d'essayer. Je réveille le client en sonnant à la porte, il a travaillé de nuit mais j'en savais rien. Il est dans le gaz, je fais mon bazar tranquille. A chaque tour je retrouve mon pote qui me raconte un truc. J'en ai déjà vu des bavards mais lui il tient le pompon. Au troisième tour le client est sorti des bras de Morphée, on boit le café.

    Ensuite je descends à Montpellier. Laurence m'envoie un message, le retour à Béziers est annulé. Merde ! J'ai la semi qui doit passer aux Mines, j'avais prévu d'y aller vendredi matin avec le pinard, c'était trop bien mon histoire, maintenant je ne sais pas quand est ce que j'aurai assez de poids pour y aller. Une heure après Laurence me dit qu'elle me recharge à Vic pour Dijon. C'est à vider vendredi c'est bien mais pour le contrôle technique ça va pas...

    A 13h je suis à St Jean de Védas chez un couple de jeunes gens bien sympas. Le temps a changé, il fait grand beau, 16°, le top. Je dépose la piscine en haut d'un mur, les fourches levées à fond. Le client n'y croyait pas, il pensait tout se péter à la main. Meuh non, laisse faire tonton Pierre mon garçon.

    La dernière piscine du jour est au Boulou, Tresserre exactement. Le monteur habituel à barbichette est là, je dépose comme il veut et zou !

    A Perpignan c'est incroyable mais il n'y a plus de resto routier, le Poëlon, le centre routier, tout est fermé je ne vais quand même pas remonter à Fitou ! Le plus proche c'est la Jonquera, 15 bornes c'est correct. Je ne descends pas jusqu'à la Sol, je reste en haut. Le Carballeiras fera l'affaire et puis ça me change.

     

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  • le début des emmerdes...mais non
    si j'avais eu ça à San Sebastian
  • Mercredi 27 Novembre 2019
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    La douche est vieillotte, pas trop chauffée mais je reviendrai. A 8h je suis à Llupia, village catalan rien qu'à l'orthographe. D'entrée la cliente me prend de haut : « vous mettrez tout derrière la maison c'est entendu avec la commerciale. » « Ouh laaa madame, ça m'étonnerait fort qu'elle vous ait dit que je dois tout me taper tout seul à la main autour de la maison. » Je suis bien brave mais « bon »ça ne s'écrit pas avec un C, faut pas confondre. Je lui propose de déposer la structure dans l'allée, elle me dit que non, son mari doit rentrer la voiture. Boh elle me saoule, je lui sors la phrase magique : « écoutez, le contrat de transport est clair, je dépose les palettes où va le chariot élévateur, point barre. » Elle se ravise, elle veut bien que je pose dans l'allée. Je me paye les colis à la main jusque dans le cabanon à l'arrière histoire de dire que je ne suis pas un branleur.

    Changement d'ambiance à Argelès, ici non plus je ne peux pas faire le tour de la maison avec le chariot. Le client est avec un pote, on dépote tout, y compris la palette de margelles. Le gars est surpris que je les aide, ma foi quand les gens sont gentils ça ne me dérange pas de bosser. On signe les papiers à la fin , le gars me donne 20 balles de pourboire. Cool, d'autant plus que c'est extrêmement rare...

    Retour au camion je vois que Nestor m'a appelé, je le rappelle, on se cadre pour tout à l'heure. Avec Marionna ils vont se manger un bocadillo, ils m'attendent, je me prends juste un quart d'heure pour croûter. A 2h et demi je suis à Badalona, sur une avenue hyper passante, stationnement interdit... Je m'arrête en warning, Marionna me dit qu'elle est allée voir la policia local, pas de problème. Mouais je me méfie quand même. Je pose un triangle histoire de dire que je suis sérieux. Les flics arrivent gyrophares allumés, à peine cinq minutes après. En fait c'est eux qui ont la clef pour enlever une bite en ferraille pour qu'on puisse passer par un square. Putain des flics pas cons, j'ai pas souvenir d'en avoir vu. Ils disent de les appeler quand on aura fini. Raùl le monteur est là avec ces gars, on passe les colis par l'avant de la maison, puis la structure par le square à l'arrière. Le mur d'enceinte doit faire dans les trois mètres, je suis inquiet. No te preocupes, qu'ils me disent. Raùl s'est arrangé avec le marchand de matériaux, vu qu'il faut passer les sacs de sable au-dessus du mur il passera la piscine en même temps. Je connais l'Espagne et les plans foireux, j'attends un peu. Le camion arrive pas longtemps après, ils vident les big-bags et s'occupe de la piscine ensuite. Au poil. Je m'en vais.

    J'avoue que j'ai un peu les boules, pendant qu'on attendait Nestor m'a confirmé qu'il arrêtait. Il va monter une boîte dans le tourisme, guide dans les montagnes catalanes. Il parle trois ou quatre langues un mec comme ça c'est normal qu'il tente sa chance. Il m'en avait parlé plusieurs fois mais cette fois on y est.

    Comme d'hab' je passe à l'agence déposer deux palettes. J'ai roulé plus vite que Marionna, ou bien elle s'est perdue en route, je me vide elle arrive enfin et m'offre le café à l'étage.

    Je n'ai plus qu'à me mettre en place pour demain. Fin de mission sur la C 25 à Vic, à la station les places sont rares mais il est tôt. Ici on mange bien, et pour 9€70 café compris. What else ?

     

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  • Petrem Figueras passe au gaz
    à la queue leu leu dans le Boeuf
  • Jeudi 28 Novembre 2019
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    Voilà un moment que je ne m'étais pas arrêté ici, menu pas cher, douche propre pour 2€50, c'est un super plan pour dire qu'on est sur l'autovia.

    A 7h20 je suis à l'usine, je tombe sur le Roumain de l'autre fois, il me fait mettre à quai direct. Dans cette équipe il y a un Roumain et deux Arabes qui se donnent du Allahou akbar quand ils se croisent dans les allées, ils sont morts de rire. Ils rigolent mais ils bossent, en une heure je suis chargé complet, papiers faits. Je fais cracher les canassons dans les bosses de la C25.

    Comme d'hab' je m'arrête à la Petrem de Figueras pour gas-oil et ad-blue. La station est en travaux, je pensais qu'ils agrandissaient pour faire des pistes gas-oil mais non vu la cuve ce sera des pistes pour le gaz. Les Espagnols misent sur le développement des camions gazinières visiblement. Ne le répétez pas j'ai honte mais je me prends un bout de pain industriel à la tienda. C'est mal mais j'ai rendez-vous demain matin 7h à Dijon, ça passe mais faut pas mettre les deux pieds dans le même sabot.

    Donc j'ai coupé 15 au gas-oil je finis la coupure à l'aire de Vergèze en tête à tête avec une tomate. J'avoue que la vallée du Rhône quand il n'y a pas de neige c'est mieux pour mes petits nerfs, régulateur à 90, ça fonce.

    Je surveille Maps, il est 16h30 quand j'arrive à Lyon. C'est orange sur la rocade Est, je prends le vieux périph'. C'est pas le top non plus. Au péage de Vienne j'étais derrière un camion-remorque du 10 avec un Premium, il a pris à droite à Chasse, il me redouble dans la côte de Rillieux. J'ai gagné 10 à 15 secondes quoi ! Je sais ce que vont dire les moqueurs, je me suis fait doubler par un Premium dans une côte, oui mais non, lui était à vide visiblement.

    Deuxième coupure de 45 au péage de Villefranche, je pensais peut-être monter jusqu'à Dijon mais ça n'ira pas et puis c'est con de forcer demain mon programme passe en 10h, largement...

    J'arrête à l'auberge du Guidon à Comblanchien, j'ai mérité mon Mâcon blanc. Le patron te sert dans un verre ballon, il n'est pas regardant sur la quantité...

     

     

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  • Vendredi 29 Novembre 2019
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    Après mes ablutions matutinales, ouais j'ai pris une douche quoi ! Je me casse. A 7h moins le quart je suis impasse du tri postal à Longvic F21, le portail de chez Geodis est fermé, c'est tout éteint. Bizarre. Peut-être qu'ils n'ouvrent qu'à 7h, mouais. Je descends du camion, vais faire le tour, ça m'a l'air tout fermé. Retour au camion, je regarde le CMR, putain l'adresse c'est rue Romelet. Le con ! Comme j'ai déjà fait ce voyage une fois ou deux j'ai pas regardé l'adresse. En fait la rue Romelet c'est l'avenue principale, ils ont bougé de 200m. J'arrive à l'heure quand même. On me donne le quai 5, ahora mismo. C'est bien long à vider, je tape la discut' avec des gaillards sur le quai. J'ai une tite fuite sur le toit vers l'arrière, un carton est à peine mouillé, j'ai eu un peu peur mais c'est passé crème. Sur les coups de 8h45 je m'en vais enfin.

    Je fonce chez Tillet pour mettre du poids dans la semi. Personne au chargement, le Petit Nono me charge directement.

    A 11h moins 5 je suis au contrôle technique sur la route de Dôle, tip top. Le gars chicane sur des détails, un catadioptre orange, des conneries. Je monte sur les rouleaux et c'est le drame ! La roue milieu à droite ne freine pas, rien nada peanuts. Purée c'est quoi cte' histoire ? Même pas le temps d'enfiler la cote pour aller voir ce qu'il se passe : contre-visite me dit le gars. J'étais venu la fleur au fusil, on a changé les plaquettes il y a 3 semaines un mois, les feux fonctionnent, j'étais tranquille. Je suis vert ! Et bien dans la merde. Je rends compte à mes exploitants, ils me confirment que c'est la chiotte, on n'a pas de semi d'avance. Cyrille trouve la solution, le gars Jérôme rentre demain et il ne recharge que mardi. Je prendrai sa semi, la mienne sera réparée lundi et il fera la semaine avec la mienne.

    A 13h15 he suis à Pont de Roide. Un SDTL a eu l'audace de prendre ma place pour vider, j'en profite pour attaquer mon bout de pain. Quand le Saônois est parti je prends la place, le gamin habituel m'attaque de suite. Aucune envie d'ouvrir les deux côtés, je tire les bobines au bord avec le Moffett.

    Je passe vite fait chez Laily charger une couverture et à 15h30 je suis à Seppois. Une demi-heure de retard c'est correct avec tout ça. Je pensais ramasser une vanne de Fabrice mais Joël vient de l'appeler il ne sera là qu'à 17h, du coup mon retard passe inaperçu.

    A 17h30 je pose le camion à Bourogne. Bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.