| Carnet de bord de Janvier 2026 | Partager sur Facebook |
L'aqua-gym avec les mamys de mon âge en bonnets de bain c'est bien mais à un moment faut retourner tafer. Hier je suis allé démarrer mon gros, refaire mon lit et démarrer le chariot par la même occasion, malgré le froid tout est ok.
Laurent m'a dit de venir tranquille à 8h au vu des conditions de circulation, donc à 6h30 je démarre sur un joli tapis de neige. Ça meule, il fait -11° ce matin mais ça décolle c'est le plus important.
J'ai fait quelques courses de subsistance si des fois je me retrouve bloqué. Arrêt au pain à l'Isle sur le Doubs, cette fois les préfets vous pouvez y aller, je suis paré pour affronter toutes vos conneries.
A Devecey je passe au gas-oil, je démarre le chariot pendant que ça coule. Le moteur démarre et il cale au bout de 10 secondes. Pas grave c'est le froid, je recommence. Je vous la fais courte, il cale toutes les 10 secondes, alors qu'il a tourné hier nickel. Pour le descendre il n'y a pas besoin de moteur, je l'abandonne le long du grillage.
Je vais charger complet au parc Lafayette pour le 14, il y a du monde, c'est bien long l'affaire. A 11h je suis de retour chez nous, on ne va pas aller se jeter dans les emmerdes, c'est bouché de partout pour monter au Normandie, je vide le lot sur le quai. J'ai l'impression qu'il fait un peu moins froid, j'essaye de démarrer mon Moffett mais c'est toujours pareil. Je pense que le filtre à gas-oil est colmaté, le Nico qui passe par là ira en chercher un à 14h.
Je descends dans la zone de Devecey mais il est midi dix, la boutique est fermée. A 13h on attaque, on charge 4 palettes de cuivre en une petite demi-heure c'est fait. Retour au dépôt, je me charge un lot de terreau pour le 07 et une mini-pelle pour Pierrelatte. J'attends le retour du Nico, il se ramène à quasi 15h. Il change le filtre, démarrage, et il cale au bout de 10 secondes !!! Le gas-oil me semble bizarre, on dirait l'eau d'un étang. Alors que je ne fais le plein qu'au dépôt. Bref. Je n'ai que l'embarras du choix, je prends mon ancien tagazou, j'échange les immats' et zou ! Punaise il est presque 16h.
C'est le binz pour sortir de Besac, je croyais que l'interdiction des PL sur la 83 allait arranger les choses, ah ben non il n'y a que des voitures. On ne voyait jamais de gendarmes sur cette route, là ils se promènent avec une C5 aircross banalisée je crois, j'y connais pas grand chose en bagnoles.
J'appelle mon gars à Pierrelatte, je m'annonce pour 8h, il me dit de venir quand je veux il est à la retraite. Au poil. Vers Lons il neige dru par endroits, jusqu'après Bourg ça alterne. Au péage de Viriat, la borne me sort un ticket, gnin ??? Mon OBU est tout neuf, on l'a changé tout à l'heure, il est allumé vert, je comprends pas. Au grand péage de Montluel je sonne, la fille relève mon immat à la caméra et elle m'ouvre. Rebelote à Vienne, ticket, le zinzin ne reconnaît pas mon badge. Fatalement à Chanas j'appelle au secours, le mec me dit que mon barge est périmé. T'es gentil, il est tout neuf, valable jusqu'au 31/12/35, on a de la marge. Il me dit que le truc a repéré le vieux badge. Appelle-moi con, le vieil OBU est dans le carton du neuf à Devecey ! Il ne veut rien savoir, ça me saoule, je dégaine ma CB et basta.
Je finis cette journée pleine de tracachiries à 20h à La Tour d'Albon. Là Baloo m'appelle, il est sur le parking mais il a déjà mangé, on va boire un coup pour papoter un peu quand même.
Surprise au réveil, il neige, on n'est pas en Alaska non plus. J'aurais dû dire Groenland pour être dans l'actu. Café douche, à 6h je me sauve. La N7 est blanche mais ça roule. Au péage de Valence nord les agris manifestent, ils ont fermé l'entrée, ils me disent que c'est bon à Valence sud, venga ! Juste avant 8h je suis à Pierrelatte, je rappelle le client, il se pointe à pied. Sa maison est à une centaine de mètres de la route. Je descends la bête, le bidule fait pas loin de 2t, avec les fourches en plus, le godet et quelques accessoires on n'est pas loin de la limite de capacité du Moffett. J'y vais piano piano, le chemin est plein de nids de poules. Quand le truc est posé je suis bien soulagé. Le client a fait du thé, j'en accepte un en vitesse. Signature et zou !
Direction Joyeuse cette fois. La route Viviers Alba la Romaine est désormais interdite aux 26t, quand Le Teil était interdit on était obligés de passer par là. Maintenant que la déviation du Teil est ouverte on ne pourrait plus passer ? C'est quoi de ces caprices ? Allez vous faire teindre.
Sur les coups de 10h je suis au Weldom de Rosières, la cour est verglacée, la route aussi d'ailleurs, c'est super dangereux, je préfère largement la neige. Le cariste est cool, il me délivre de mes 12 palettes de terreau vite fait.
J'aurais bien aimé livrer Alès avant midi mais vu l'état des routes, je préfère louper une livraison que de fracasser le camion. C'est moche jusque vers St Ambroix, après il ne gèle même plus, j'arrive donc à 11h 35 chez Schneider Electric. Je sonne, la grille s'ouvre. Ouf ! Je suis dans la place. Le mec ronchonne un peu, détends-toi mon garçon. Dans le quart d'heure je suis vide. J'ouvre la porte à un gars de chez Vialon, cette fois le cariste râle vraiment, je me sauve.
Mine de rien j'ai déjà 4h15 de volant, je m'arrête au premier parking potable pour casser la graine. Une soupe matrimoniale, oui je sais ça n'existe pas mais en vrai ça réchauffe. Au bout des 30 je démarre et 5 minutes après on est à l'arrêt au rond-point de la route de Lussan, un bon quart d'heure. En fait un gars de chez Alès Distribution a voulu faire du tuning avec son T en descendant dans le fossé, le résultat est moyen moche, et puis ça va être difficile de faire la même chose de l'autre côté.
A 14h30 je suis chez Bert à Sorgues, je me débarrasse de mes Europe et à 15h je suis chez Isover à Orange. J'avais un très mauvais souvenir de cette boutique, on y venait un peu chez Buffa, on y passait des heures à l'époque. Gardien, guichet, emplacement Q14, on n'ouvre qu'un côté, chargement complet, guichet, gardien. A 16h c'est fini. Incroyable ! Yapukarouler.
La traversée de Lyon n'est qu'une formalité, à 20h je suis chez Babette à Pont d'Ain, mieux que sur le plan cette histoire.
Café pain-beurre, quand je vais à la douche c'est le drame ! Mon pouet pouet de gel douche s'est dévissé dans la trousse de toilette. Plus tu rinces plus ça mousse, j'ai vraiment pas le temps, je verrai ça ce week-end à la maison. C'est dingue cette histoire non ? Je sais ça intéresse tout le monde c'est pour ça que j'en parle. A 6h je me sauve.
Il y a eu des articles dans l'Est Républicain, les flics devaient faire de la pédagogie, ils sont passés directement à la répression. Les kolegas ont dû voir passer le truc sur les réseaux, je n'ai croisé qu'un Hongrois sur le bout interdit de la 83. Les Comtois ne sommes pas concernés mais ça fait chier pour les restos même si c'est pas Transtira qui faisait vivre les commerces.
A propos de petit commerçant à 8h30 je suis au Leroy Merlin, pas au magasin, ils ont une annexe dans la zone indus rue Edison. Je me fais voler la politesse par un Portman, pas grave je suis largement en avance. Le gars vide quelques paquets de placo et je prends la place. Il faut reculer en pleine circulation, heureusement un pompier d'opérette qui doit faire vigile en même temps vient bloquer les bagnoles. J'ai 8 grandes palettes, c'est vite torché. Le reste se livre à 4km de là chez Gédibois. Ils sont sur la commune de Franois mais c'est dans la grande zone commerciale de Châteaufarine. Rebelote 8 grandes palettes, vite fait.
Laurent m'envoie de l'autre côté de la zone pour charger deux lots. Contrairement à mercredi j'ai un quai de suite. Le cariste est un peu pénible, il me faut remonter des planches, mettre une barre stop-fret, ouhla détends-toi mon grand.
A midi je suis au dépôt, je n'en bougerai plus. Je vide mes lots ensuite je charge un affrété. Un mec chelou, il n'a aucune intention de m'aider. Gars si on s'y met à deux ça ira plus vite. Bah non. En attendant le Gilles qui me ramène du Righini je mange un morceau, il se pointe quand j'ai fini tip top. Les lots sont mélangés, on vide tout et on trie. Je reprends du Audin et du Vesoul, ensuite une partie du lot que j'ai enlevé ce matin. Sauf qu'on retrouve du Vesoul, allez revide ! La marche derrière le tire-pal c'est bon pour ce que j'ai.
Dans la cour Jean-Charles change de camion, le gars qui avait le magnifique Daf camion-remorque a voulu retourner en fret. Vu de l'extérieur les piscines ça a l'air facile...
A 16h30 Pauline me file les clefs de la 208, bon week-end à tous, le ciel vous tienne en joie.
Pour tenter de limiter les ravages du temps sur mon vieux corps avachi je me suis inscrit à la piscine depuis quelques mois. J'y suis allé deux fois ce week-end. J'ai essayé le cours avec les altères dans l'eau, c'est un enfer, ça fait mal à des muscles dont j'ignorais l'existence. Bizarrement c'est beaucoup plus dur que les balades en moto dans les cols vosgiens mais faut bien s'occuper quand il fait moche.
La neige est en train de fondre, les files de camions stockés comme des merdes sur l'A36 ont disparu. En voiture ce matin je n'étais de toutes façons pas inquiet. Je m'arrête au pain à Valentin, magnifique boul' avec plein de pains différents, ici je suis comme un enfant à King Jouet.
A 7h30 je décolle du dépôt, on est lundi c'est un peu le bouz malgré 1000 ans de travaux et une 4 voies à Cayenne. Une vingtaine de minutes plus tard je suis au Point P à Beure, je me mets en place, un cariste se pointe, pour sortir la dernière palette presque aux portes je lui propose mes rallonges de fourches, il soupire et il se casse servir un client. De retour 5 minutes plus tard il est détendu, première palette avec mes rallonges puis il me file un tire-pal.
Je remonte au dépôt, en me payant un bon moment de régule au feu à Beure. Je me charge le reste d'emballages qu'on n'a pas pu mettre vendredi. Pour le coup c'est pas la faute de l'exploitation qui ne sait pas compter c'est la faute du client qui annonce des volumes fantaisistes.
A 10h30 je suis à la fromagerie à Charcenne, grosse PME qui fait le célèbre Charcennay avec le corbeau et le renard sur le paquet mais aussi de la cancoillotte pour plein de marques distributeurs. L'atelier cancoillotte est relégué au fond de l'usine, le mec me désigne un trans-pal électrique, j'ai compris. Ceci dit j'aime autant me vider tout seul, ça va plus vite.
J'arrive à midi et quelques au Point P de Vesoul, la grille est fermée, j'ai le temps de faire un repas de communion. A 13h30 la grille s'ouvre comme par enchantement. Un coup de tire-pal et les palettes de portes sont rangées. Il ne me reste qu'une palette pour le Point P d'Audincourt, fastoche, pis j'ai pas trop à chercher.
A 15h30 je pose le camion à Bourogne, il est tôt, parfait. Demain matin je vais aux piscines mais ce soir je vais à la piscine.
Hier la neige a fondu, ce matin il gèle, c'est donc bien verglacé. A vide avec le chariot au cul ça patine en sortant de chez JP, j'y vais plus que mollo, ou moins que mollo plutôt. J'arrive à Seppois avec 5 minutes de retard, vraiment pas grave. Petite tournée, petit chargement, rien de folichon, le grand patron passe par là, il est toujours souriant et accessible. Un mec de ce niveau pourrait se la raconter mais c'est pas le genre. A 9h30 je me sauve, café bu, c'est important.
Je commence du côté de Guebwiller à Issenheim, patelin connu pour son retable. Si vous passez par Colmar il faut absolument voir ce tableau au musée Unterlinden, l'audioguide explique tous les détails c'est passionnant. Bref, je ne suis pas là pour faire du tourisme culturel mais pour livrer une réno chez un type bien sympa. Sa rue est bien étroite, je reste sur l'avenue, tip top. Le chariot tourne nickel, le Nico a vidé et nettoyé le réservoir et changé les filtres. Au poil.
J'ai largement le temps de manger, la suite est de l'autre côté de l'autoroute. Lotissement en construction au fond d'une impasse, je fais déplacer deux fourgons d'artisans pour pouvoir me retourner. Un chef d'équipe vient me voir et me demande ce que je fais là. « C'est sûrement pas là, ici on fait des maisons HLM ». Aïe. Je vais au fond à pied et je trouve une pancarte de chantier avec le nom des clients. Un bout de prairie, un trou, un tas de terre, et une petite pelleteuse. Pour moi c'est là, j'appelle les clients : messagerie. Le gars qui m'a suivi est sidéré : « ils font la piscine avant la maison ? ». Ah mais moi je ne suis pas surpris, ça arrive de temps en temps. J'attends, pas le choix. Les clients se pointent dans la demi-heure, je pose escalier et tôles au bord du trou. Le terrain n'a évidemment pas été entretenu depuis un moment, ça m'arrange je peux rouler sur les buissons sans enliser le chariot. Ils ont deux bagnoles, en break on arrive à rentrer tous les colis. Arrive le moment de réclamer le chèque, la cliente veut faire un virement mais plus tard. Ah non ma petite dame ! Moi je veux de l'argent sonnant et trébuchant. Sa banque exigeait une facture pour débloquer les fonds. On fait quoi ? Je l'envoie chercher un chéquier. Faut qu'elle aille à Colmar. Elle n'est pas enchantée mais je ne lui laisse pas le choix. Elle met une grosse demi-heure pour faire l'aller et retour me donner mes sous.
La météo a bien changé depuis ce matin, il fait 12°, grand soleil, la glace sur les escaliers fond, ça coule à travers le plancher de la semi.
Pour cet après-midi j'ai encore une piscine à Durrenentzen, là on change de ton. Magnifique maison avec comme disent les vendeurs « prestations haut de gamme », grosse Merco devant la porte. Quand Marie-Charlotte parle tu sens tout de suite que c'est pas n'importe qui, très belle femme, blindée et sympa. Elle me propose un café quand c'est fini, merci mais non.
Je reprends demain vers Sélestat, par ici les restos sont rares, coup de bol La Boîte à Sel est à 8km. C'est une découverte pour moi, c'est pas un routier, donc un peu plus cher mais on y mange fort bien.
Pas pressé ce matin j'ai un trou dans le programme fin de matinée, une piscine compliquée dans la montagne a été annulée, j'avais prévu du temps. Heureusement on ne l'a pas chargée. Donc je vais déjeuner à 7h, comme ils font hôtel c'est royal, la douche c'est pareil, en plus elle est gratuite.
Je m'arrête au pain à l'entrée de Sélestat, purée 4€50 le pain spécial, j'espère qu'il sera bon.
Je commence par une réno à Scherwiller dans un petit lotissement, bien trop petit d'ailleurs, je traverse péniblement et je vais me garer à 200m.
J'appelle le client de 13h il ne répond pas. J'y vais comme ça tant pis. La numérotation des maisons a changé, ils sont passés aux coordonnées métriques, c'est bien le bordel. Je m'en sors quand même. Je sonne, on m'ouvre, grand-père me dit qu'il n'est pas accro au téléphone, j'avais remarqué. Pas grave, je me suis un peu avancé.
Pause casse-croûte à l'aire de Chépukoi, le pain en or est bien bon, heureusement. J'appelle le client de 15h mais il est au taf, il ne peut pas se libérer avant. C'est pas bien grave non plus. Donc à 15h je m'engage dans une petite rue, le client se pointe pile poil. Il me dit : « aïe vous êtes entré dans la rue, ça va être compliqué pour sortir. Votre collègue avait laissé le camion je ne sais où. » « Ah oui, les autres sont plus malins que moi, c'est mon drame. » C'est juste une couverture, c'est vite torché. Je tourne à droite au bout de la rue, c'est bien étroit, ça serpente entre deux murs, tout doucement, tout doucement, ça passe.
Je prends l'autoroute à Saverne, mon télépéage ne marche toujours pas, le bidule est toujours allumé vert mais le système ne me reconnaît pas. Pauline m'appelle pour demain, elle me dit qu'elle en a reçu un autre. Il y a une épidémie, Jean-Charles est emmerdé aussi, on a dû tombé sur une mauvaise série.
Je fais une dernière réno en Moselle. Le vieux est particulièrement pénible, il ne comprend rien, il me saoule, c'est sa femme qui vient me sauver. Je finis cette journée tranquilou à Saint Avold à l'Europort, encore une adresse chère mais où on mange mieux que bien.
Punaise 4 balles la douche ça commence à chiffrer, c'est nickel propre encore heureux !
A 7h pile poil je suis devant l'usine, la grille est fermée mais je vois de la lumière. Je fais le tour à pince par l'entrée présidentielle, je trouve un gars qui m'envoie vers un autre puis un autre, je finis par y arriver. On commence par charger des bricoles sur palettes puis je recule sous le pont, on charge tout un fourbi de tuyaux. A 8h30 je me sauve. Faut livrer foulée, allez cours Forest !
Je me fais un premier quart d'heure un peu avant Pont à Mousson. A Nancy le GPS veut me faire passer par l'autoroute ; Langres Dijon j'imagine. T'as entendu parler de la route des Vosgiens ? Après Pesmes j'ai 4 heures de volant bien tassées, je m'arrête manger vers les 4 fesses.
A 13h30 je suis au sictom de Dôle, énorme déchetterie. La barrière est ouverte, j'appelle le correspondant sur place, il me guide jusqu'au chantier. On va voir à pied, il me dit que la manœuvre va être délicate. Délicate ? C'est la manœuvre de la mort ! De la mort pour les marchepieds. En y allant mollo mollo, en descendant voir parce que j'ai une confiance limitée au mec qui téléphone en même temps, j'arrive à me mettre en place sans rien casser. Ouf ! Les gars ont un télesco chelou avec une potence au bout mais ça va drôlement bien, ils ont un petit Fen pour les palettes, à 15h10 c'est vide. Au poil.
Je dois passer chez Inter pour récupérer une palette victime d'une erreur d'aiguillage. Généralement c'est le genre de truc où personne n'est au courant, le mec en question est de l'autre équipe donc pas là, t'as 52 obstacles avant d'y arriver, je ne me fais aucune illusion. Je vais voir le gardien, j'explique mon cas : « oui je suis au courant, tu vas direct au quai 2. » C'est pas incroyable ? Un quart d'heure plus tard je suis ressorti.
Retour à Devecey, je vide la palette égarée et avec Sylvain qui passe par là on transvase un complet de terreau pour Colmar. Et il y a quoi entre Besançon et Colmar ? Belfort oui, vous êtes forts en géographie. A 19h15 je me gare à Audincourt, tip top l'histoire.
Bon point mon nouveau nouveau télépéage fonctionne, c'est chiant sans cela. A 8h30 je suis chez Trèfle Vert à Colmar dans la zone de chez Liebherr. Trèfle Vert c'est le nom commercial mais c'est une grosse coopérative agricole. La réception est de 9 à 12h, j'y vais sur la pointe des pieds, une fille me dit qu'ils finissent de charger un camion à eux puis ils m'attaquent. Je dépends le chariot et je tire les deux premières palettes au bord. Un moment après un mec se pointe avec un tire-pal, le terreau au tire-pal manuel c'est sportif mais c'est bon pour ce que j'ai. Il me fait 3 piles avec les EUR vides et zou !
A 10h15 je suis à Kaisersberg, il y a une chiée de camions sur le parking, c'est pas gagné mon histoire. Que nenni, je vais au gardien et j'entre direct. Un porteur dégage du quai quand j'arrive, le poulet qui tire la langue a dû faire peur au petit Renault. Jusque là ça a bien marché mais cette fois je tombe sur un cariste lymphatique, ah il ne risque pas de verser dans un virage. Je lui fais dégerber les deux dernières palettes, c'est plus prudent. A 11h j'ai les papiers. Je textote à Pauline par acquis de conscience, elle me demande d'attendre un quart d'heure. Dans les 5 minutes elle m'envoie chez Trans Acier charger 300 Europe.
Je me pointe à Burnhaupt à midi et demi, un gars me dit qu'il mange vite fait et qu'on attaque. Je suis surpris, pour moi je voyais une poignée de camions dans cette boîte mais pas du tout ça me semble assez important. Le mec a dû manger vraiment vite fait. Je lui fais gerber les deux palettes, si j'avais su... 300 palettes ça arrive pile poil aux portes, je balance une sangle histoire de ne pas me prendre une pile sur la tronche lundi en ouvrant les portes. Je prends le temps de finir mon kiwi et je me rentre par Dannemarie Grandvillars. A 14h45 je suis à Bourogne, bon week à tous et n'oubliez pas : aimons-nous vivants.