| Carnet de bord de Février 2026 | Partager sur Facebook |
A 6h moins le quart, vavavoum. J'ai une grosse journée, faut aller au mastic. Lure Vesoul Langres, juste avant 8h je suis garé à Villegusien. Je m'étais annoncé hier soir, un joli texto bien aimable, réponse on ne peut plus sèche : oui. Punaise mon gars ignore les formules de politesse. Pas grave.
Surprise ce matin, c'est pas un gars c'est une mémé ! Je lui livre une porte de garage, je lui fais remarquer que son portail n'est pas normalisé, je ne sais pas si je vais pouvoir passer. « Oui ben je ne vais pas élargir les portes. » « Posez le colis dans le garage, je suis trop petite pour ouvrir le loquet du haut, et vous refermerez derrière vous. » Ouh mais elle commence à me saouler Tatie Danièle. Soit je suis bien brave, soit je suis bien con, mais je lui range sa porte sectionnelle. Une signature et je me sauve.
Changement de décor en Meuse, le client a répondu à mon message hier soir, il m'attend. C'est quand même mieux les gens sympas. Ici c'est un peu plus long, des portes Hörmann, pas du premier prix. Encore une signature et zou !
La suite est à Verdun, j'appelle le client, ils ferment de midi à 14h. Merde, ça m'arrange pas. Je m'arrête au pain à Commercy, et je mange juste avant Verdun.
A 13h15 je suis aux pompes funèbres, le magasin est fermé mais un gars se pointe à ce moment. J'ai pour eux 4 palettes de pierres tombales, ça m'a l'air de venir de Chine, c'est palettisé à la one again. J'avais sanglé sérieusement, rien n'a bougé, j'étais pas tranquille avec cette merde. Je me hâte lentement pour vider, j'y vais mollo pour monter le trottoir, les gars qui font ça au tire-pal hayon ne doivent pas rigoler. Quand les pierres sont dans la cour, je suis bien soulagé.
Je traverse la Lorraine jusqu'à la limite des Vosges pour livrer encore une porte de garage. Le client m'avait bien expliqué au téléphone, le quartier est en cul de sac, je trouve à me retourner, pas facile mais ça va. Gars pas chiant, je pose ça le long du tas de bois.
Purée j'ai encore un store à livrer vers Metz, ça va être chaud bouillant avec les heures, j'ai pas traîné, roulé à fond à fond, mais voilà, ça va faire juste. A hauteur de Metz je rappelle le client, je lui propose de venir demain matin de bonne heure mais il refuse, il n'y aura personne, il a pris sa journée exprès. Bon, tant pis pour moi. A 18h45 je suis à Guénange, quartier pas facile, il fait nuit, j'arrive à me retourner sans rien casser. Le store en échange d'un chèque et je me sauve.
Je redescends au centre routier de Metz, à 19h30 c'est complet, je me gare dans la rue. Je tire un ticket et j'explique pourquoi j'ai largement écrabouillé les 10h. Plus qu'à serrer les fesses pendant 2 mois.