FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Février 2026 Partager sur Facebook
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  • un chouette camtar
    St Quirin en hiver
    tchou tchouuu
    c'est pas gagné
  • Mardi 3 Février 2026
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    J'ai une grosse 11h, qui ne compte pas mais en cas de contrôle ça fera joli dans le tableau, prouver que je ne suis pas un gangster, décollage à 7h. J'oubliais, 8€80 le café pain-beurre douche, ça commence à peser.

    Avant d'arriver à Stiring Wendel je rappelle le client comme il m'a demandé, il m'envoie son frère pour réceptionner la porte de garage. Je la pousse dans le garage, un petit quart d'heure et c'est refermé. J'enquille l'autoroute direction Strass, il y a fort longtemps je m'étais fait emmancher par un gros gendarme parce qu'à vide j'ai déboîté de la voie lente pour doubler un grumier. Il n'y avait pas un chat, juste au loin la bagnole des keufs. J'étais déjà un affreux délinquant.

    Sur les coups de 10h je suis à St Quirin chez un gars en CFA, il roulait chez Faure et Machet, puis les chauffeurs ont été repris chez Ku...ly. Je lui demande si c'est une bonne maison, la grimace qu'il fait vaut réponse. Encore une porte de garage, l'existante mérite un changement oui.

    Les clients suivants m'inquiètent, pas de réponses ni aux textos, ni aux appels, les gens sont chiants, c'est pénible d'y aller à l'aveugle. Je m'étais annoncé pour midi à Reichshoffen, j'y suis à 11h30. Je me gare sur un parking à côté d'un garage Renault, c'est grand nickel. Le client m'a vu depuis sa fenêtre. Je dépose un carport de 6m, heureusement que c'est grand. Le client est sous son parapluie, moi sous la flotte, normal.

    Je prends le temps de manger un bout vite fait. Le client suivant est un artisan, je l'appelle, il m'explique le truc. Le temps d'arriver un gars m'attend avec un télesco, un coup de fourches et la pergola est rangée.

    Le suivant m'a enfin répondu, il m'attend, purée j'aurai passer la journée à appeler et textoter. La maison est en haut d'une impasse. Problème c'est extrêmement étroit. Je compte 3m entre deux maisons, en chicane. Je pensais laisser le camion mais le carport fait 6m, il ne passera jamais. Pas le choix j'y vais en marche arrière. Je slalome entre les maisons et les bagnoles mal garées, un type me voit faire il vient me guider, ou du moins hurler quand je suis près de toucher. A un moment je me dis merde, j'abandonne, on reviendra avec un chariot latéral. Fais chier, j'insiste, j'y arrive...sans accrocher surtout. Le client me dit qu'ils ont le problème avec le camion-poubelles, selon qui est le chauffeur il refuse de passer. Le gars est apiculteur, il me donne un gros pot de miel, j'ai bien fait de me faire chier.

    Encore une porte de garage à Kircheim, encore une impasse, mais je trouve à me garer dans le pays devant un taudis. Je pensais la maison abandonnée mais non il y a un vieux, sympa par ailleurs, je lui dis que je n'en ai pas pour longtemps. Douzième et dernière livraison de la tournée, à Héricourt. C'est juste un panneau de porte sectionnelle, ça doit faire 4 ou 5 kilos pas plus. Après les livraisons en chariot, la livraison à pied ! Je demande à la cliente pourquoi elle n'a pas répondu à mon texto : « ben c'était pas une question ». C'est pas faut mais juste un ok, même sans formule de politesse, ça rassure.

    A 18h30 je suis à Audincourt, 8h15 de volant quand même, j'ai ma dose.