FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Février 2026 Partager sur Facebook
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  • à la Peug'
    il fait encore froid dans le Haut
  • Lundi 9 Février 2026
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    Après un week-end quasi printanier faut redescendre à la mine. A 5h je prends l'ascenseur du puits numéro 1 de Bourogne, pas de coup de grisou, le Webasto a démarré. J'arrête là la métaphore, faut pas déconner, les routiers on ne chope pas la silicose et les poumons tout noirs.

    A 6h je suis chez Peugeot Vesoul pour faire un délestage comme ils disent. Il faut donner un numéro au gardien, ensuite un premier bureau où une brave dame me donne une feufeuille, ensuite avec le camion il faut aller à un second bureau pour montrer la feufeuille et là on me donne un quai ou un emplacement en l’occurrence parce qu'on charge en latéral. Après ça je monte sur le quai pour trouver un gonz, cette fois c'est bon. Dans les 5 minutes un cariste se pointe, ça va pas trop mal, quelques caisses sont cachées derrière d'autres m'enfin ça va. 8 piles de caisses c'est vite complet. Retour vers la petite dame, papiers, zou !

    Grosse déception je suis chargé pour Luanda en Angola, 9300km depuis Vesoul, mais c'est pas moi qui y vais. Il me manque le télépéage pour traverser le Niger, raahh je passe à côté d'un bon tour pour un détail... Donc tant pis je passe au dépôt pour récupérer mon chariot et faire les pleins. A 8h45 je suis à la halle fret, le Nico finit de charger Bruno avec la city et il m'attaque, 8 coups de fourches, ça va plus vite à vider qu'à charger.

    Une fois vide je descends chez Compo, il y a du monde mais je charge des pesticides à quai, je grille la file, désolé les gars. Ça traîne un peu, ils ont perdu une palette de prépa, elle réapparaît miraculeusement. A vrai dire je ne suis plus vraiment pressé, c'est mort pour compléter avant midi.

    Je me tape ce put... de boulevard de Besac sur toute la longueur, bien sûr j'ai dû avoir 15 feux au rouge, normal. Je m'étais tâté à faire Baume les Dames Valdahon mais ça rallonge vachement. A midi moins dix je suis dans une menuiserie à Arçon. La pays du cheval...d'arçon. Le gars me dit : « attends dix minutes les gars vont partir manger, le parking sera vide, je te chargerai. » Le cariste haut-doubien est courageux. Quand 3 ou 4 bagnoles sont parties, il sort son télesco et on charge. On commence par le cul, mais il me faut 9m, ça va être juste. A cause de la hauteur je démonte la dernière palette de Compo, l'égarée, et je gerbe ce qu' il reste sur une autre qui me semble costaud. Le patron descend de son bureau avec les papiers et le tampon, on fait les formalités dehors, au soleil. A 13h je me sauve.

    Le petit déj de 4h est oublié tellement il est loin, je mange un bout au premier parking de la 57, vite fait pour ne pas que le truc revienne à zéro. Je finis mes 30 sur l'A6 entre Dijon et Auxerre. A6 que je quitte à Auxerre justement pour la N6 jusqu'à Champigny, aux gars de la route. C'est bien pour un lundi.