FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Janvier 2026 Partager sur Facebook
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  • Mercredi 28 Janvier 2026
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    J'avais une réno à Perpignan au programme mais elle a été reportée, je démarre donc assez tranquille à 7h après mes sempiternels café pain-beurre douche. J'enquille la nationale Carca Narbonne. Je pensais trouver plus de monde à Carcassonne mais ça roule. Je commence les livraisons du jour à Coursan. Je déteste ce bled, comme pas mal d'autres par ici. Des villages typiques du midi, faut juste pas y venir en semi. Je prends à droite au premier feu je me retrouve devant un pont à 8t. Pas envie de me retrouver en photo sur la page Kolega Problem, je recule, il y a des bagnoles, j'ai dû me faire insulter. Finalement je prends comme pour aller à Fleury, l'itinéraire poids-lourds disons. C'est plus long mais j'avais flairé l'embrouille, j'aurais dû passer par là directement. Le client, un routier à la retraite, me voit au bout de sa rue, il me fait signe mais je recule. Ben oui les arbres ne sont pas élagués, je vais y laisser le toit de la semi si j'insiste.

    Ensuite je vais à Cazouls les Béziers, là c'est une autre paire de manches. La maison est au milieu du pays, boulevard Pasteur. Boulevard tu te dis que ça va être large. Ah ben non, en plus il y a des travaux, une pelle démolit une vieille maison. Je passe où moi ? Hier j'ai appelé Stéphane le commercial du coin, il ne m'avait pas rassuré du tout. Pour corser l'affaire il y a des travaux dans toutes les rues, ils refont les trottoirs et les réseaux. Je me gare à 800m, pas le choix et je fais des zigzags dans les rues pas en travaux. Il me faut faire deux tours, c'est une grosse rénovation avec un escalier des tôles, une pompe à chaleur. Je finis par arriver à la maison, papy est très âgé, il a un escalier filtrant il me dit que les cartouches sont trop lourdes et trop loin, il n'y arrive plus. Donc il vire tout. Punaise je suis arrivé à 10h dans le bled, je termine à midi, record battu! 2 heures entières à batailler.

    Ras le cake, je mange au premier parking. A 13h et quelques je suis à Cessenon sur Orb, c'est juste à côté. Ici c'est les fils du téléphone qui pendouillent lamentablement, je les prends en travers, tout doucement, je les vois frotter sur le toit. Google m'envoie dans une rue derrière, c'est pas la bonne, c'est rare que ce truc se plante. Encore un papy qui a bien du mal, il me raconte qu'il a eu un cancer, plus de poumons ou presque, pauvre vieux ça va pas fort. Pas le choix en repartant, rebelote, les fils du téléphone. Je pensais devoir débâcher et prendre une planche pour les soulever mais non ça glisse.

    La suite est à Baillargues, vous voyez le grand rond-point pour aller à l'AS24 ? Faut descendre à droite dans l'interdiction et il y a un grand lotissement avec une barrière. J'appelle le client qui m'ouvre à distance. Exactement pareil que ce matin, il vire aussi un escalier filtrant vieillissant pour mettre un petit Paso qui va juste dans le trou. Après quand tu vires l'Escawat avec local technique intégré, faut tout refaire, filtration tuyauterie... Il y a pas mal de fourbi à contrôler évidemment.

    Dernière livraison de la tournée en Camargue, à côté de Vauvert. L'adresse n'est pas claire du tout, c'est domaine Chéplukoi, j'appelle le client qui m'explique en gros, c'est à peu près ce que j'avais vu. Il me dit que c'est un pote qui réceptionne, lui est chez le dentiste équin. Je ne savais même pas que ça existait un dentiste pour canassons. La maison est facile à trouver, comme il m'a dit, isolée au milieu de rien avec des volets verts. Le pote en question m'attend au bord de la route, avec le chèque à la main, c'est le truc qui m'intéresse. Le pote referme derrière moi, je prends le temps de démonter les cadres et balayer la semi. Demain on recharge dans le 84, il me faut récupérer des Europe à St Martin de Crau. Du coup je découvre le resto de la gare à St Martin, bonne réputation, tout à fait justifiée. Seul truc c'est qu'à 19h les places sont chères, très chères. La marche c'est bon pour ce que j'ai me direz-vous.