FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Mai 2018 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Madrid
    carcel n° 5
    purée la route !
  • Mercredi 30 Mai 2018
  •  

    Comme d'hab', café au resto et douche à la station, venga ! Comme la semaine passée je m'arrête un petit coup au km 103 pour un cortado vite fait.

    A 10h et des boulettes la M50 de Madrid passe tranquilo. A 10h50 Roman me textote : je suis chez le client, tu es où ? On avait dit 11h, j'arrive. La maison est mitoyenne des deux côtés, je dépose les tôles les colis les margelles dans la descente du garage, l'escalier et le local technique derrière. Je fais le tour du pâté de maisons en chariot, on passe les trucs au-dessus du mur, c'est violent ça casse le dos mais ça rend service au monteur.

    Maintenant je vais essayer de vider la piscine maudite. Fabrice m'a dit qu'elle traîne depuis des semaines à Seppois. Je devais livrer dans Madrid. Ils disent Madrid capitale pour ne pas confondre avec Madrid la province de. La loose continue, le client n'a pas le permis de construire, ici c'est la licencia, on doit la déposer chez le monteur au nord de Madrid. C'est dans les manzanares, ça m'arrange pas du tout. Depuis Valdemoro ça fait une heure de route, fait chier.

    Je retrouve Isidoro sur la route d'accès à la prison n°5 à Soto del Real. Il m'explique que c'est la geôle des prisonniers politiques, les indépendantistes catalans sont enfermés là. J'aime discuter avec lui, il me parle lentement en détachant les mots, comme à un débile oui... Alors que Roman me parle comme j'étais né à Guadalajara. Et c'est pas la ville la plus facile à prononcer ...

    Après une dizaine de minutes le monteur nous rejoint. La malédiction continue, il a été cambriolé cette nuit, son hangar n'est plus sécurisé. On fait quoi ? Ça téléphone dans tous les sens, l'heure tourne. Finalement on va déposer la piscine, une petite heureusement, chez un gars qui bricole des bagnoles. Le gars a fait chauffer le poste à souder, j'aurais dû prendre des photos, les portes sont fermées par des rails soudés avec un système élaboré de chevilles et charnières, c'est la réserve d'or de Fort Knox le truc. Il est 13h mais je suis soulagé de m'être débarrassé de cette merde.

    Je redescends à Madrid, le gas-oil est à marée basse, je fais le plein à Alcala de Henares. J'ai déjà 6h de volant bordel. Je mange un bout, j'ai les crocs à cette heure.

    Laurence n'avait rien de folichon sur Madrid, elle m'a pris un truc correct à Barcelone. Moi qui me faisais une joie de recharger ici pour rentrer par Bordeaux histoire de changer de la vallée du Rhône, c'est mort. Ne me reste plus qu'à finir mes heures. J'échoue à Alfajarin, pour changer d'hier soir je pousse 2 minutes de plus jusque chez Pepa, bonne adresse.