| Carnet de bord de Février 2012 | Partager sur Facebook |
J'ai parqué mon camion en face de la berge, juste à côté de l'emplacement nouvellement prévu de la yourte. Merveilleux lever de soleil, café au réchaud et préparation du matos pour les festivités. Le premier pelé arrive à 9h00, soit une heure après l'horaire. Il fait -28°C, mais avec un vent à décorner (ou déboiser?) les caribous. Nous pensions d'abord ancrer la plateforme au sol, mais après 2 manches de pioches brisés sur le sol gelé, nous passons au plan B (ou C, ou D, je sais plus): des poutres mises à niveau sur des dalles de ciment. Et on assemble le tout. Une fois de plus, ça prend la journée - à 10 personnes - alors que l'exercice aurait pris le quart du temps "dans le sud".
Une petite anecdote montre aussi certains problèmes latents dans la communauté: pour une simple question au responsable des infrastructures, nous poirotons 20min derrière la porte de son bureau. Nous entendons ce vieil indien pas sympa en grande conférence téléphonique avec un trouduc de Toronto qui veut l'embarquer lui et les siens dans un commerce de shampoing du type pyramidal (tu trouve deux pelés, qui chacun trouvent 3 zouaves et ainsi de suite et c'est la richesse garantie mon frère). Totalement anachronique...
Je veux aller me coucher tôt, mais me retrouve embarqué dans une partie de canasta avec la proprio du motel, une Cree dans la 50aines qui est tellement drôle que j'en ai des crampes.