| Carnet de bord de Février 2012 | Partager sur Facebook |
ça a pris du temps à redémarrer dimanche matin et Barry (toujours là) et moi nous sommes sentis un peu seuls jusqu'à l'heure de la messe. Mais au courant de la journée, nous sommes parvenu à tout finir. Comme à la guerre, il a fallu trouver des solutions et des combines pas possible pour que cette yourte résiste à - presque - tout, même sans entretien. J'aime une demi-heure pour faire le tour du patelin et découvrir les conditions souvent précaires dans lesquelles une partie des habitants survit.
à 18h00, les portes de la yourte s'ouvrent pour tout le monde. et c'est la révélation: les gamins viennent jouer, les parents sont là, enthousisates. Quelques "elders" (les anciens ou sages) viennent prendre le thé. Nous passons les cléfs à la cheffe du village qui nous fait un discours émouvant. Le vieux curé local béni la yourte. On fini encore avec quelques jeunes à se raconter des histoires autour du poêle. Le but semble atteint: un endroit sécuritaire où les enfants pourront venir jouer.
À 21h on ferme les porte et allons prendre une douche.
À 21h30 on nous annonce que les portes ont été forcées la yourte saccagée.
Et merde.
C'est ça aussi le nord: une communauté positive dans sa majorité, mais un noyau de gens - surtout des jeunes - tellement désespérés (et souvent pas mal drogués) qui foutent tout en l'air et sont incontrôlables.
Nous bossons jusqu'à 3h du mat avec Shrek à réparer les dégâts et fabriquer une nouvelle porte blindée.