| Carnet de bord de Avril 2018 | Partager sur Facebook |
J’ai le temps de prendre tranquillement mon café avec ma moitié ce matin, je suis attendu au bureau pour 8h00. Je me fais conduire vu qu’ont n’a plus qu’une voiture et que le dépôt est à dix minutes de la maison.
L’accueil se fait sur les chapeaux de roues, en un quart d’heure je suis briffé sur le fonctionnement de la boutique, j’ai signé mon contrat et récupéré les papiers utiles ainsi que le téléphone ! Il faut dire que je pars avec un collègue pour prendre possession de mon vésicule au garage Volvo à Livange.
Je vous épargne le trajet et l’heure perdue dans les embouteillages matinaux du Luxembourg. Je suis assez peu serein, j’hérite d’un Volvo fh ancienne génération, boîte manuelle mais surtout en camion-remorque traditionnelle ! Je sens que les gouttes de sueur perler sur mon Front rien qu’à penser aux mises à quai !
La première mission après la prise en main de joujou est de me rendre chez Kuehne et Nagel (que j'appellerais désormais KN) à Contern pour accrocher la remorque. J’ai un petit quart d'heure de route pour me familiariser avec la boîte de vitesse et déjà je suis sur place. L'accrochage se passe sans encombre, ensuite je dois me mettre à quai pour charger 36€ pal dans la remorque. Un polonais me donne un coup de main et en moins de dix minutes je suis aligné face au numéro 32, je ferais mieux la prochaine fois !
La deuxième mission consiste à travers la zone indus’ pour aller charger le porteur chez Dupont de Nemours (que j’appellerais désormais DP). C'est assez simple, je décroche la remorque et je mets le porteur à quai, 6 rouleaux, raccrochage de la remorque, deux heures perdues et je peux enfin partir.
La troisième mission est simple, repasser au dépôt pour faire les pleins. Je tricote un peu avec la boîte mais rien de bien méchant. Sympas, le patron m'autorise à décrocher sous les rouleaux histoire de m’épargner la honte d’une manœuvre le premier jour devant mes nouveaux collègues et surtout pour pouvoir faire le plein tranquillement à la station qui se trouve à 1km du dépôt chez un marchand de matériaux qui fait aussi du transport. Tant qu’à faire je fais aussi le plein d’adblue mais au dépôt cette fois.
Quatrième et avant dernière mission, retourné avec le camion à la maison pour prendre mes affaires, j’y suis en vingt minutes, j’ai de la place dans la place dans la rue, facile ! Je charge mon barda, une petite douche vite fait et en avant Guingamp !
Dernière mission pour cette journée marathon, rouler le plus loin possible en direction de Arthon, un petit village près de Châteauroux où je dois livrer mes rouleaux. Je passe par Florenville, Bouillon, Sedan, Reims, Epernay, Sézanne, Nogent-sur-Seine, Courtenay, Gien. Je résume mon parcours mais ayant démarré tard, je peux rouler tard et je n’ai rien rencontré comme difficulté si ce n’est avec la synchronisation des passages de vitesse ! Je termine mes heures sur un parking dans les bois près d’Argent-sur-Sauldre. Je suis lessivé par cette journée mais je prends plus d’une heure à nettoyer le camion qui n’a pas été très soigné avec le collègue que je remplace. Deux heures, fin des opérations !