FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Janvier 2026 Partager sur Facebook
  • Photos
  • Ca neigotte à Chanas
    Prudence à la station
    Verglas à Beaune
    Vais je pouvoir sortir ?
    Diner avec David
  • Jeudi 8 Janvier 2026
  •  

    Bien avant notre pisciniste Belfortain, je suis debout, et je pars après un café pris au camion. Il est 5H01, le relais n'est pas encore ouvert, et je suis un peu pressé par le temps. La nationale n'est pas dégagée, il y un petit manteau de neige sur la route, mais rien de catastrophique, on sent bien la tenue de route de l'ensemble : pas de patinage, et la direction est saine. Je roule tranquillement de toute manière jusqu'au rond point de Chanas. Logiquement, l'autoroute devrait être bien traitée et donc dégagée. Mon cul Paul, les deux files les plus à gauche sont blanches, et la voie de droite est peu recouverte de blanc. En face, je pense que c'est mieux. Pierrot est bien plus connu que moi, ils ont traité pour sa descente sur Pierrelatte, epicétou. C'est ça la popularité des grands de ce monde!

    Après le péage de Vienne, nouvellement agrandit avec ses nouvelles bretelles, tous les camions sont à la file indienne, et à moins de 50 km/h. Je ne tente pas d'exploit, je reste bien sagement à ma place. On arrive proche du Rhône ; les fleuves sont toujours rapporteur de courant frais : prudence.

    Arrivé sur Chasse sur Rhône, la route est bien noire, et la température oscille entre 1 et 2°. On peut se caler à la régule sur la rocade sans danger. A cette heure, il n'y a pas encore de monde, et on roule super bien jusqu'au péage de Villefranche, où la zone est dégagée uniquement sur les extrêmes. Un peu come en politique quoi.

    Je suis surpris de monde qui descend de la capitale, et ce sont des vagues qui déferlent sur le péage. Par contre, proche de Macon, c'est bien plus calme! Pas d'explication. A Macon justement, on lève tous le pied. La température est à zéro, et le ruban est assez blanc. Les distances entre les véhicules s'allongent, c'est bien ; j'ai trouvé tout le monde prudent sur le trajet, et même plus haut lorsque nous sommes arrivés sur Beaune, là, c'était clairement verglacé. Warning pour tout le monde, 20 Km/h pour tout le monde, 300 m de distance entre véhicules. C'était plus prudent.

    Je sors à Nuits Saint Georges, la route menant à la ZI est parfaite, par contre la cour du client est blanche. Pas grand chose, mais assez pour faire chier un camion vide.

    Super accueil, car ils ne pensaient pas que le camion viendrait. Il me demande de me mettre où je veux dans la cour, et je propose de faire demi tout, du temps que je suis chargé. Le personnel est compréhensif, c'est bien cool. Malgré les 2° affichés, on se rafraichit vite à manœuvrer bâche et barres. Une charmante jeune femme m'apporte un café. Je reviens quand vous voulez.

    Le fen ne patine pas trop, en quarante cinq minutes, je suis vide. Pendant l'opération de déchargement, j'ai cassé avec mon pied de biche la glace devant et derrière mes roues motrices. Avec ce petit élan crée, ça devrait le faire. Et ça l'a fait. A la sorite, je fais signe à un 3.5 T de s'arrêter pour me laisser passer, car je craignais de m'arrêter et de ne pas repartir ou alors difficilement. Le gars est compréhensive. La journée est belle entourée de gens souriant et de bonne humeur.

    Bon, ça ne va mas durer. Je recharge à Auxonne. J'y suis à 11h00 tout pile, un seul camion à quai, sur les quatre quais que possède l'usine. Il faut attendre le changement d'équipe, et patati patata. Vers midi, je croise le chauffeur qui est à quai : il est arrivé à 10H00......et n'a rien dans sa remorque. Entre temps, quatre ou cinq camions sont arrivés. Punais, à cette vitesse, ils sont encore là à Pâques.

    Tuons le suspens, j'en pars à 14H05. Trente trois palettes ; l'exploit de l'année.

    Je me rends sur Châteauneuf sur Isère (entre Valence et Romans), pour demain 8H00. J'ai les heures pour descendre au plus bas, malgré la perte de vingt minutes sur le trajet de ce matin.

    Entre les points de blocage ou de filtration des agriculteurs et les soucis météo actuels, je décide de descendre full autoroute. Vers Bourg en Bresse, je suis un peu hésitant à conserver la voie rapide, mais merde, cette semaine, c'est open bar sur ce point.

    Je sors à Chanas, et continue mon petit bonhomme de chemin jusqu'au Châssis. Il est 18H20, fin du game.

    Notre collègue Yohan, après avoir été bloqué sur Bordeaux par les intempéries, se voit bloquer par un grave accident sur l'A89. Un grumier s'est renversé, libérant ainsi ses troncs d part et d'autres de l'autoroute. 

    Au Châssis, je retrouve David, du dépôt de Veauche ; on dîne ensemble. La fin de journée est plus sympathique ainsi. Surtout qu'avec David, on ne parle pas de "boulot".