| Carnet de bord de Janvier 2026 | Partager sur Facebook |
J'ai trop mal dormi cette nuit. Après avoir pris mon café au camion, je me dirige à pied au bureau. Si jamais, ils avaient de la place avant mon heure de RDV (rappel : 8H30). La jeune fille me propose de venir de suite au quai 4, j'y serais dans les dix minutes plus tard, le temps de rejoindre Valentino.
Sur le site, je croise un collègue de Quinsac (33) ; lui charge pour son secteur. Bon retour Stéphane, alias Dalton 33 (de mémoire). On a même pas eu le temps de prendre un café, juste de partager une ou deux madeleines que j'ai pris au distributeur. Dommage, il était bien sympa et très souriant. Ca fait du bien de démarrer la journée avec un type de ce genre. Bonne route à toi.
Trente minutes après, je peux ressortir de mon quai. Désormais, il y a des camions dans tous les sens ; je ne sais pas si j'ai bien fait de venir de suite, mais là, je ne vois pas comment j'aurais pu être à quai. Les deux/tiers sont occupés.
Ce que je crains le plus avec la livraison de cet après midi, c'est le non respect de l'heure de RDV. Avec ma journée qui a commencé donc à 5H35, il faudrait vraiment que ça merde grave à SQF (genre l'opération à l'époque de Duarig, avec un RDV début d'après midi, et un appel pour une mise à quai à 23H00 de mémoire, ou en aout 23 avec Combronde aussi).
Maintenant, allons voir si la planète rechargement est bien alignée avec mon timing. J'ai juste un saut de puce, environ 15kms à faire. Quelques camions sont déjà là ; mon inscription ne fait sans souci, et avec le gardien souriant qui me dit " tu es prioritaire, tu ne devrais pas attendre beaucoup. C'est quoi "pas beaucoup". En fait, c'est vingt minutes. Impec, j'ai gratté 15.
A quai, deux caristes s'affèrent à ma charger. Dans les 30/40 minutes, je mets les voiles. Juste un peu de sueur sur les dernières palettes. Pb de référence...., mais tout est rentré rapidement dans l'ordre.
C'est cool, la chance a tourné ; j'hésite même à faire un loto.
J'ai donc plus d'une heure trente de marge, c'est bien cool aussi, no stress. Virgile m'appelle dès qu'il arrive au bureau. Il a vu ma position et il se doute bien que je suis à la descente, mais il préfère se rassurer. Cette semaine, c'est galère. Jérôme, Jean, Diégo et Yohan vont rentrer samedi, encore que pour Jean, ça pourrait le faire. Yohan est planté par le même affréteur que moi ; j'apprends ça ce matin, j'ai de suite quelques sueurs froides. Déja, que j'ai le nez qui coule et les yeux qui pleurent tellement je suis enrhumé. J'ai mis les bons ingrédients dans la salade, et pour l'instant tout va bien.
Je me pose pour un PDJ sur un mange debout (j'aime bien en descendant du camion) à l'aire des Vignobles. Seize minutes, pas une de plus, juste le temps d'aller vider ma poubelle et mes bouteilles vides dans le container à emballage. J'aurais un peu plus de place pour préparer mes sacs dans l'attente à SQF.
Pas de problème annoncé sur mon trajet, je régule à la bonne vitesse sur la RCEA, sans gêner les collègues qui roulent plus fort. Je me permets juste de dépasser une plaque orange ou deux. Avant Macon, le tachy me rappelle aux bons usages de la RSE ; j'avais complètement zappé qu'une trente serait bien à faire avant Lyon. Un sandwich à la station en haut du petit col, dans la zone de travaux, et c'est reparti.
Virgile est satisfait, car le voyage paient très bien si on tient le timing.
Lorsque je suis au rond point vers l'A43 et le péage, ils m'envoient un pouce en l'air, tout en me demandant de l'informer du moindre problème. Yohan est planté sur la région parisienne avec des heures de RDV donnés par cet affréteur qui ne sont pas les bons. Il ne pourra vider que cet après midi, alors qu'il s'est présenté en tout début de matinée, comme demandé.
L'enregistrement à la borne se fait sans problème, mais ici,, tu as bien un récapitulatif de tes données transport, mais au final, il ne t'indique pas ton heure de RDV, comme cela se fait habituellement, genre Socara). Il est 14H15 quand je regagne ma cabine, après être passé aux toilettes. Enfin toilettes...je ne vous cache pas que je suis très content d'être enrhumé. Pas de savon, pas de sécheur à mains, tout va bien.
A 15h00, pas de SMS, et entre temps, Virgile m'a contacté car il a envoyé un message à l'affréteur pour lui indiquer que le chauffeur était en place et en attente sur le parking. J'ai même fait une photo de mon tachy avec le BL de l'expéditeur face au bureau d'entrée de la base.
Un Vialon vient à ma rencontre, il avait RDV à 13h30, et ce n'est pas le seul. Tous les chauffeurs rencontrés ne sont pas reçus à l'heure. Il y a seulement les frigos qui rentrent globalement aux heures fixées, et bien sûr les pilotes maison.
A 15H30, je pars au poste de garde, et c'est la douche froide. Quand j'annonce que je suis "une urgence", le sympathique gardien me répond qu'ils n'attendent pas d'urgence, mais il décroche son téléphone et contacte le servie concerné service. C'est confirmé, je ne suis pas une urgence, puisque je n'ai RDV qu'à,... roulement de tambours, faites vos jeux, rien ne va plus, mais vraiment rien ne va plus, je m'évanoui, vite de l'air, un whisky, non la bouteille pas un verre.
21h00 ; oui vingt et une heures, juste après le journal télévisé de Claire Chazal (j'essais de remonter le temps). Pas la peine de s'énerver auprès de ce sympathique gardien, allo Virgile. Je l'entends tenter d'appeler l'affréteur……...qui ne répond pas . Virgile parait, je dirais, excédé.
On attend, j'ai entre temps Yohan. Lui est désormais vide, mais surtout, il pourra quand même rechargé en fin d'après midi. Il se posera à Courtenay ce soir, sans doute avec un dépassement sur son amplitude.
16H00, 17H00, 18H00. L'affréteur a rappelé Vigile, je devrais être appelé à 20H30. Et le con, il a le sentiment de nous avoir fait gagné trente minutes.
Je continue à envoyer des photos à Virgile. Virgile me demande de partir à 20H31, si pas de nouvelle avec une dernière photo. Il se propose de venir chercher le camion. Le problème est que je charge à 6H00 lundi matin, et que tous les camions qui sont et qui font rentrés seront pleins. Plus de remorque disponible avec les nouveaux arrivées. Putain, on a les couilles dans l'étau, la tête sous le billot, et les chevilles dans le béton. Bon, rigoler bien, mes chevilles sont nazes.
20H15, appel, ils veulent savoir ce que je livre et si je suis toujours sur le parking…..tu veux savoir si je suis toujours sur le parking alors que j'ai RDV à 21H00......20H43? SMS, quai 03.
La chance me poursuit, c'est l'heure du changement d'équipe. A 21H10, deux jeunes caristes sympa s'occupent de la came, en vingt minutes, c'est torché, j'ai mes reprises palettes. 20 mn de boulot, pour près de 6H00 d'attente.
Je n'ai plus qu'à me rentrer au dépôt.
Ce soir, comme plus de la moitié des chauffeurs bâché, j'ai raté le repas de Noel de la boite. Je décharge mes palettes à la main, c'est pas comme si la journée avait été cool. Impossible de faire les plains, car un Grand Prix Nobel a garé un engin sous les pompes. Alors, je me fais un malin plaisir (si si), à me garer la cabine juste à la hauteur d'un panneau interdisant le stationnement. Photos proses, et envoyer à la direction. Raz le cul, mais à un niveau.
Une semaine d'attente avec un "bon" début et une fin en apothéose. C'était un feu d'artifice cette semaine.
A oublier.
Bon weekend, il faut en rigoler, non! ……….enfin pas sûr.