| Carnet de bord de Janvier 2026 | Partager sur Facebook |
J'ai passé mon samedi à refaire surface ; la fatigue et surtout mon rhume ont eu raison de ma bonne volonté. Je n'ai pas fait grand chose, à part une bonne sieste réparatrice. A quand même, on a fêté le départ à la retraite de ma moitié, avec un bon restaurant sur Ampuis. On a la chance d'avoir de bons restos dans le coin, qui font aussi caviste, et les prix des bouteilles en salle sont ceux de la cave. Un bon Crozes un samedi soir, ça te permet de remettre à zéro les compteurs et d'oublier un peu les tracas de la semaine.
Ce matin, en quittant le dépôt, l'idée que j'ai en tête, c'est que ça ne peut que mieux se passer. Ne partons pas pessimiste, surtout pas.
Première mission : chargement chez GXO à Satolas ; un grand classique pour nous, avec un saut de puce sur la sud de la Bourgogne, à l'est de Macon. Ce qui me fait penser que je dois aller faire un tour à la cave de Vinzelles, pour quelques blanc locaux que j'apprécie autant que mon St Jo habituel.
Putain, merde, ce n'est pas un guide de vin que t'écris, mais un CDB. Oh Baloo, tu te ressaisis, stp.
Je suis le second camion à arriver, et de suite à quai. De suite chargé comme d'hab ici. A 6H30, je dépose ma CMR et reprend un BL en échange. C'est bien mieux parti que lundi dernier, hein!
A cette heure, inutile de tenter de passer par la rocade est, je prends l'A432 depuis Saint Laurent de Mure. Le soleil est levé quand j'approche des vignobles du Maconnais. Peu de camion sur la parking du client, mais un LT dans la pelouse. Il a pris le route qui mène au parking des employés de la base, et au premier virage, il est monté sur la pelouse. Comment dire…..il patine.
Malgré l'avance que je peux avoir, j'aurais, avec peu d'attente un quai, le vingt huit pour être précis. Il est chiant ce quai, car, tu ne vois pas "ton côté" en reculant à main, gêné que tu es par les bennes qui se trouvent à proximité. Accueilli par une charmante jeune fille, qui me précise les habitudes (que je connais sur cette plate forme), à savoir que tu vides toi même ton camion. Ici, le matériel fournit marche à merveille, on n'est pas chez Lidl, c'est déjà ça. Elle m'indique oû poser mes trente deux palettes de boisson. En trente minutes, j'ai vidé ma caravane. J'ai fait mon sport avec de la marche rapide. Un peu moins de deux kms quand même.
Inutile de se présenter au PEH de Lyon avant 14H00, car chez le célèbre fabricant d'acier, ils sont plutôt en retard qu'en avance. Je n'ai pas pu faire les pleins vendredi soir, descendre au dépôt ne me fait pas faire plus de quinze kms de détour, alors autant y aller, je donnerais aussi un coup sur le tracteur.
Je prends la route de la Dombes. La Dombes, c'est sympa, mais pas à cette période ; avec son grand nombre d'étangs, la proximité de la Saône, tu es vite dans le brouillard. Pas le temps de visiter Chatillon sur Chalaronne célèbre village du secteur, mais c'est un village sympa à faire, avec de bons bistrots, puis je rejoins la N83 a Villars les Dombes.
C'est à ce niveau que je me rends compte que j'approche de ma première période de conduite. A faire des sauts depuis ce matin, je ne me suis pas rendu compte du temps de conduite fait. Ca risque d'être limite pour arriver au dépôt. J'ai 4H30 sur le parking du dépôt, et je stoppe à la pompe avec 4H31.
Je complète ma coupure en allant déposer mes CMR de la semaine passée. Vendredi soir, j'ai filé direct en arrivant. Virgile m'informe que je risque d'avoir un changement de programme. A la base, je devais monter au dépôt de St Pourçain pour le secteur Nantais ; je risque de charger à Thiers pour le 56. Sans plus de précision.
Le karcher est à l'arrêt, et Lionel a quitté son garage. Pas de shampoing pour Valentino, juste les rétros et les vitres, mais avec le matos perso. Un rapide casse croute à la salle chauffeur, où je croise un collègue toujours souriant de l'équipe container : Emmanuel. Bone route à toi.
Il est temps de remonter sur Lyon. La jeune fille à l'accueil a toujours le sourire. C'est moins le cas de ses collègues dans les halls de chargement. Avant de rentrer dans le hall 1, je croise Christophe, un ancien collègue affrété chez Duarig, une grande connaissance à Samu, puisqu'ils roulaient pour le même transporteur avant de se retrouver chez Duarig. Le pauvre, il attend depuis 7H00, car, ici, ils ne veulent pas décharger l'acier, si ils n'ont pas reçu les certificats à la con.
Je le laisse à son triste sort, et me présente dans le hall 1. C'est toujours difficile de trouver son interlocuteur, vu qu'ils sont nombreux, mais pas aussi nombreux à chercher le boulot, si vous voyez ce que je veux dire.
Je prends bien mon temps à débâcher, préparer mes sangles, mes équerres, mes feutres de protection. La cale sur la roue est mise ; je suis prêt, c'est quand vous voulez. J'ai limite le temps de siester, et c'est d'ailleurs au moment où je pense que j'étais en train de partir dans les bras de Morphée (n'est ce pas Pierre), pas gêner du tout par les bruits ambiants (y en a pas), que mon chargeur débute sa mission de chargement qui ne prendra pas plus de vingt cinq minutes. Une heure d'attente pour moins de trente minutes….Zen, mon Baloo, tu vas au second hall…..
Hall 2, hall où nous chargeons les longueurs. On fait court, car je finis pas quitter les lieux à 17H30.
L'accès au tunnel de Fourvière est correcte pour l'horaire, car en vingt cinq minutes je suis de l'autre côté de second tube. Le reste du trajet se fait sans encombre, entre grisaille et brouillard entre Tarare et Balbigny ; c'est plus dégagé jusqu'à Thiers où je me pose au dépôt. Il est 19H30. Je visais le dépôt de Gerzat, il se situe à deux kms de mon lieu de livraison, mais j'avais un risque de dépassement d'amplitude. On ne va pas abuser, et faire profil bas pendant cinquante cinq jours.