| Carnet de bord de Janvier 2026 | Partager sur Facebook |
Je m'étais garé face au bâtiment logistique, dos au siège, afin de réduire les bruits que l'on peut entendre de l'autoroute, mais aussi du site de fonderie je crois, qui possède une machine bruyante, que l'on entend bien la nuit. Lorsque je suis sorti du bain hier soir, je me suis rendu compte qu'il n' y avait pas de voitures sur le site. Ils ne tournent pas cette nuit. Bon, je suis garé, on ne bouge plus.
Je suis debout vers 5H30, et je prends le temps de ranger et préparer mon PDJ au camion. Une petite balade autour du site, histoire de dérouiller mes grandes jambes et prendre un peu l'air. Ce matin, je suis un peu mieux qu'hier matin. Le nez coule moins.
Départ à 7H00 du dépôt, j'y reviendrais après ma livraison, puisque je charge dans un dépôt voisin pour le Morbihan, en terre de Chouchen.
Mais tout d'abord, il me faut aller livrer sur Cébazat, chez mon distributeur d'acier favori, réputé dans le monde du transport pour ses protocoles de sécurité, mais surtout pour sa grande fiabilité sur les temps de chargement ou déchargement.
Lorsque j'arrive dans la cour, aucun des camions maison n'est parti. La dernière fois que j'y suis venu, ils étaient déjà partis. Ce ne sent pas trop la transpiration dans le hall, mais c'est normal aussi, car les deux grandes portes sont ouvertes : ca ventile..
Je suis invité à me positionner à 9H00 sur un emplacement. J'avais déjà commencé à enlever quelques sangles ; je n'enlève jamais tout quand je dois déplacer l'ensemble, par mesure de sécurité.
J'ouvre le toit puisqu'il est nécessaire d'enlever les longueurs avant, et je commence a tout enlever. J'imaginais que cela commencerait en foulée. Les sangles et les protections qui ont servi aux longueurs. Toujours personne, alors je continue à enlever l'intégralité de mon sanglage. Les trois longueurs sont au sol, enfin, après trente minutes d'attente. J'apprends que ce n'est pas les mêmes personnes qui vont désormais s'atteler à prendre les tôles plates…. Elles seront prises par le fen, donc ouverture latérale. Franchement, le gars est d'une lenteur, à chaque prise, il râle. Une fois c'est l'étiquette de référence qui est à gauche, il la met à droite, pour faire l'inverse pour le lot suivant, et puis les bois ils sont cassés, et le cerclage, il a lâché…..Je suis certain qu'il le fait express. Ce gars là est capable de bouffer du cirage pour briller en public, c'est incroyable.
Pour compléter le tableau, je serais gêné par deux clients mal garés sur mon trajet. Quand ca veut pas!
J'en pars à 10H45....Et dire que j'y retourne semaine prochaine….snif.
Go le dépôt de la maison Combronde, enfin un des dépôts. Je charge en verre, c'est donc au P3. Dès que j'arrive, un jeune gars m'accueille et me demande de ma garer. Ils arrêtent à midi, mais ils vont me charger avant la pause. J'ai couru de tous les côtés du camion pour suivre les deux caristes qui m'ont chargé en verrine pour une salaison Bretonne. Les palettes sont gerbées, ils restent une vingtaine de centimètres entre le haut le toit de la remorque. Je me fais une réflexion : attention aux virages et au rond point, tu es haut mon garçon, par rapport "à tes habitudes" en ferraille. Je suis aussi assez lourd, avec un petit 25 T.
La douche n'étant pas terrible ici, je fonce rouler une paire d'heures, pour, comme semaine dernière prendre mon bain à l'aire des Vérités. J'en profite pour un léger repas ; il est 14h00, il était temps, je commençais à sentir une petite fringale. Limite malais, pour dire!
C'est pas tout, mais à 14H00 HT, je n'ai pas beaucoup rouler avec le retard, prévisible soit-il de ce matin. Alors Valentino tu vas secouer tes bielles et fonce direction Poitiers. On verra bien où se poser pour la nuit.
Je croise Jean vers Lussac, me semble t-il. On se rappelle, et il m'informe que je suis 20/30 mn derrière Robert qui monte sur Lorient. Coup de bigo à notre ancien légionnaire, qu'il ne faut pas inviter à table, sinon, tu es endetté sur trois générations. Il va bien sur le secteur de Lorient, pour une fois Jean a été fiable. Je lui propose qu'on se retrouve au Saloon au nord de Cholet. Coupure mini cette nuit, et on repartira pour passer Nantes à la fraiche.