FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Janvier 2026 Partager sur Facebook
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  • Premier filtrage au rond point de SQF
    Au second, par une jolie et jeune agricultrice
    C'est verglacé à l'ombre
  • Lundi 5 Janvier 2026
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    Tout d'abord, je vous présente tous mes vœux pour cette nouvelle année. Espérant que le contexte géo-politique actuelle ne dérape pas, mais quand on voit deux grands états de la planète gérer pour deux dictateurs, on peut se poser quelques questions.

    On va de suite se libérer de cette ambiance un peu morose ; les fêtes de fin d'année se sont très bien passés. J'ai bricolé à la maison, profiter de la présence de ma frangine qui vit à Montréal, sorti les deux motos, fait un peu de randonnée lorsque le soleil était de sortie. Non, bien, ces quelques jours de repos. Les batteries sont bien rechargées, et ce n'est pas le cas de celles de Valentino. Elles sont dans le rouge lorsque je mets le contact. Masi ca va, il démarre dans un bon boucan. La mécanique est vraiment froide, pendant quatre ou cinq minutes, les bruits mécaniques sont importants ; ca claque bien. 

    Alors que j'étais sur le trajet domicile dépôt, Virgile m'a appelé. David, Un des derniers chauffeurs rentrés au dépôt s'est planté dans ses missions. Il a oublié un chargement entre SQF et Macon, il échange nos programmes. Je dois être au plus tôt au dépôt. Ca tombe bien, j'étais pratiquement arrivé. J'avais prévu de bricoler sur ma remorque. Les câbles qui maintiennent le verrouillage de ma barre de toit sont cassés. J'en avais à la maison, et je souhaitais les changer pendant que le moteur s'échauffaient tout en chargeant la batterie. C'est partie remise ; dommage, j'étais au soleil. Alors oui, le soleil est présent, mais la température est toujours aussi basse. Sur ma période de congés, il n'a guère dépassé les 5 ou 6 °c dans la journée. Ce matin, on est très proche de zéro.

    Malgré l'urgence du chargement, je prends le temps de ranger le camion, car que je n'aime pas rouler dans le bordel, et on va laisser tourner dix grosses minutes avant de lâcher le frein de parc. Lionel n'a pas mis en service le karcher en raison du froid, je n'aurais pas mes marches pieds propres, gr gr. pas glop, pas glop.

    Dans l'heure qui suit, je suis chez XPO, et malheureusement, il y a beaucoup de monde sur ce créneau horaire. Il me faudra attendre 1H30, avant de repartir et prendre la direction de Pont de Veyle. Virgile m'a précise que mon chargement devait se faire avant 17H00, ca va être chaud cette affaire. 

    Déjà que je perds bien dix minutes à la sortie de la zone, avec un filtrage des agriculteurs. Et avec près de 28 T derrière, je ne fais pas d'exploit sur le temps de trajet.

    Il est 15H30, quand je donne mes papiers sur les quais. Il n'y a personne pour vider à cette heure, alors Baloo, débrouille toi. Peu de place sur les quais, je fais au mieux pour ranger mes trente trois palettes. Le temps d'un très rapide contrôle, je repars plus d'une heure pour prendre la direction de Chalon. Rapide coup de téléphone à Virgile. Il a eu entre temps la client de Chalon ; si j'arrive à 17H15, c'est bon, autrement, ce ne sera que demain. 

    Avec 73 kms à faire, c'est mort. Pas la peine de se mettre au tas, on ira charger que demain. Je sors à Beaune, histoire de gratter deux sous, puis je finis ma journée à l'Assiette à Lux. Déjà quatre camions garés, vers 17H30.

    Demain, je suis attendu vers 7H00 et devrais livrer en foulée le client à Brie Conte Robert.

     

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  • La Bourgogne sous le givre
    Bloqué après la Couline, sur A6
    Qui a dit que la Francilienne, c'était moche!
    On vide les pieds dans la neige
    Pause vers les pompes
  • Mardi 6 Janvier 2026
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    Il fait encore bien froid au réveil. Le webasto a tout donné durant la nuit. Malgré les -5° C affichés au tableau de bord, je trouve qu'il fait moins froid qu'hier soir. Mais hier, il y avait un petit vent, et le ressenti était vraiment brutal

    Ce matin, ce qui est brutal, c'est de tirer la bâche dans la cour du client. Elle est givrée, les barres et les poteaux ne sont guère plus accueillants

    Les temps d'ouvrir un côté que j'ai les mains bien glacées. Le bonnet et le tour de coup sont de sortie. Ce matin, il est plus nécessaire d'avoir un bonnet que des chaussures de sécurité. Même si je les porte aux pieds, ici, rien n'est imposé, et tout se passe dans la bonne humeur. En trente minutes, c'est chargé, et le temps de remplir la CMR que le café a coulé, et avec ces températures, tu ne le refuses pas, enfin moi, je l'ai bu.

    Je prends la nouvelle entrée/sortie au nord de Chalon, tout proche des transports Alainé, et je fonce full gaz vers la capitale. L'A6 est étrangement déserte, et j'ai beau regarder Maps et écoutez 107.7, rien n'est annoncé concernant un parcage ou une interdiction de rouler. Logiquement, il y avait interdiction, mais uniquement jusqu'à 10H00 ce matin.

    Je ne pensais pas rouler aussi loin, et c'est une envie pressante qui me stoppe dans mon élan. Pour info, il est dans les 10H00. Je suis à la hauteur de l'aire de la Couline, kms 123, et un panneau ainsi que des quilles imposent au PL de sortir à la station. Je trouve malgré tout une place, et fonce aux toilettes. De retour, je vais voir à pied en direction de la sortie. En fait, tout le monder reprend la route, mais il y a bien un parcage sur la file de droite de l'A6. Les gendarmes arrêtent les chauffeurs PL récalcitrants, sans pour autant les verbaliser.

    J'ai coupé 15 à la station, et je serais à l'arrêt 31 mn. C'est pas un bon timing ça. Dans cette attente, j'ai envoyé un SMS au client réceptionnaire, pour l'informer de mon heure d'arrivée, avant midi, lui ai écris. Et je serais avec dix minutes d'avance sur son parking désert, et tant mieux. 

    Le dernier kilomètre dans la ZI de Brie Comte Robert se fait sur la glace, et le parking du client est recouvert de neige vierge, c'est joli, mais un peu inquiétant pour en ressortir une fois vide. On vide par les côtés, avec un fen qui, heureusement, possède une excellente motricité. Le patron est content que la livraison ait pu se faire, car il a besoin de la came en urgence sur des chantiers de client. Je n'ai pas de souci particulier dans la cour du client, même lorsque l'ensemble est cassé, mais c'est sur le petit km dans la zone qui est bien critique. Sans accélérer, les roues patinent, il n'y a aucune adhérence. Mais ça le fait, en y allant bien tranquillement.

    Après avoir rejoint la 104 qui est ma foi, bien jolie avec sa robe blanche givrée de chaque côté. Je charge chez Riva à Montereau. Là bas, ce n'est jamais bien propre, autant dire que ce jour, c'est la bouillasse totale. Le bon côté de la chose, c'est qu'il n'y a pratiquement pas de camion au chargement. Je suis de suite pris en charge, et je n'y resterais moins d'une heure trente, ce qui relève de l'exploit ici. Par contre, les sangles ont pris chers. J'ai beau essayer de ne pas les envoyer et de les "pousser" avec ma cane, certaines sont tombés au sol. Les pauvres sangles bleues sont désormais bien noires.

    Ce soir, je devrais pousser mes heures au max. Je coupe à l'aire de Venoy pour une excellente douche bien chaude. Ce matin, en traversant les ZI sur l'est de Chalon, j'ai pu voir quelques camions garés sur un large trottoir en terre battue, face au site "Comptoir des fers". Je vais l'a caler pour la nuit. Il y a déjà 3 ou 4 camions à 20H30 lorsque je clôture ma journée. Deux autres arriveront dans l'heure suivant, et il y a encore de la place.

    Alors, ce n'est pas très calme, car la rue est passante la nuit, avec quelques camions qui ont bousculé un peu ma tranquillité, mais ça dépanne.

     

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  • Nouvelle fresque sur le contournement de Montélimar
    N86
  • Mercredi 7 Janvier 2026
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    Ce matin, je prends le PDJ au camion. Après avoir mis un peu d'ordre dans la cabine, je fais chauffé la Nespresso. What else, comme le dit si bien, le néo français Georges. J'ai un peu de mal à émerger ce matin, la faute à une nuit agitée. Je suis mieux réveillé après avoir fait le tour du camion, ca pique encore bien ce matin. RAS sur l'ensemble, on peut commencer à lancer les bielles. Je profite tout naturellement de la traversée de Chalon pour "la rocade" est pour réchauffer Valentino. Les huit kilomètres qui nous séparent de l'autoroute ont permis d'obtenir une température d'huile correcte, je peux lâcher les bourrins désormais. Avec moi, il y en a 521 donc.

    En partant vers 5H30 de Chalon, j'arrive juste à la limite pour passer Lyon, encore qu'un mercredi, ça roule toujours un peu mieux dans le quartier. Un bon ralentissement après la descente de Rillieux, mais on ne tombera pas en dessous des 30/40 Km/h. 

    Hier soir, Virgile m'a envoyé mon programme et souhaite que je remonte à Brie Comte Robert, mais chez un autre client. Je lui ai répondu que ce serait peut être pas très souhaitable…..Ils annoncent pour demain des nouvelles difficultés en RP, et à coups sûrs, ils parqueront les PL. On verra demain, m'a t-il dit, et ce matin, il est demander d'éviter tous les déplacements inutiles sur la RP, et de privilégier le télé travail. On va faire comme ça, on va télé travailler ; moi ca me convient. 

    Puisque je n'ai pas perdu plus de dix minutes sur la traversée de Lyon, je décide, à l'unanimité des personnes présentes dans la cabine, qu'une pause pdj et café ne serait pas superflu. L'aire de Roussillon me tend les bras et je ne peux pas résister. Entre les camions p=mal garés, je trouve à me faufiler et ranger mon petit ensemble.

    Voilà, une grosse quinze est faite, je serais sur Romans vers 9H30. A la base, je me devais d'y être pour 8H00. Avec mon retard de près de 6H00 hier, disons que là, je suis dans les clous.

    La sortie Valence nord n'est pas bloquée, pas comme celle côté sud, ou la sortie de Tain. Ca tombe bien, c'est celle que je prends, et quelques kms après, je croise l'ami Mich07 Il est un peu en tracas, car il doit monter sur l'Aisne.

    Je trouve mon adresse facilement, mais je trouve le portail d'entrée pas très large. Je pense que les livraisons se font par un portail situé sur la route, aussi, je gare le camion à l'arrache, et fais voir à pied. Non, l'accès est bien par le petit portail ; ce n'est pas large, c'est clair, mais ça passe. Rien n'est facile dans cette boite, car l'accès au hall en marche à recul est bien pénible, par manque de place, mais le personnel est super sympa.

    Je craignais que mon toit soit gelé et difficilement manœuvrable, mais non, il se repli facilement. C'est rapide à vider, mais malheureusement, les deux premières bobines (elles ne sont pas en fosse, ce sont des bobines de fer à béton, posées verticalement), ont été positionnées bien trop proche du tablier. Je suis bin à ressortir dans la cour pour qu'elles soient enlevées par leur gros fen. 

    A la base, je devais doc monter sur Brie (77), mais Virgile ne veut pas se retrouver avec un camion supplémentaire de bloqué. Et moi non plus, pour être très franc.

    Alors, il a pris une mission du groupe en dernier recours. Un Labégude pour Nuits Saint Georges. Moi, ça me va. Je serais sur place en tout début d'après midi, et j'ai le bonheur d'être de suite en zone de chargement. J'attendrais quand même bien vingt minutes un cariste, mais le chargement ici est toujours rapide. Ce n'est pas que j'en ai une grosse habitude, mais j'y suis venu avant Noel, rappelez vous.

    Je redescends sur la vallée du Rhône par la même route, pas le choix de toute manière. Mais avec 16T, on roule bien, aussi bien en accélération qu'en freinage. Si jamais, je me retrouve sous un épisode neigeux, comme prévu en fin d'après midi sur la région Rhône Alpes, je ne devrais pas être bloqué sur une petite côte. Après, c'est le chauffeur qui bloquera. Je crains la neige en voiture, alors en PL, je ne ferais pas le kéké.

    A partir de Valence nord, il tombe des flocons, assez gros d'ailleurs, et la température est pile à zéro. Je passe devant le Châssis à la Roche de Glun, mais je continue ma route. Les bas côtés sont de plus en plus blanc, mais pas la route. J'ai pratiquement 9H00 de guidon à la hauteur d'Albon. Mon syndicat me dit "stop", alors je l'écoute. J'ai un peu de fatigue, je me mets immédiatement dans la couchette, sans trouver le sommeil, mais le repos du guerrier a été bon. Un peu de CDB, pour écrire ma journée d'hier, car, j'ai une journée de retard, puis c'est l'heure de l'ouverture du relais, alors, je fonce à la douche avant la ruée du soir.

    Je dinera tôt, trop tôt même, puisque de retour au camion, je regarde Maps pour voir si la région lyonnaise est impactée par l'épisode neigeux. Et qu'est ce que je vois……...Mpas m'indique un point en approche, voir tout prêt!!! C'est quai? Purée c'est Pierrot en train de se garer sur le parking. Oui, notre pisciniste. Moi, qui le pensait sur le secteur de Besançon. On boit un coup rapidement, puis je laisse Pierrot se restaurer ; je l'ai trouvé tout fin en ce début d'année….

     

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  • Ca neigotte à Chanas
    Prudence à la station
    Verglas à Beaune
    Vais je pouvoir sortir ?
    Diner avec David
  • Jeudi 8 Janvier 2026
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    Bien avant notre pisciniste Belfortain, je suis debout, et je pars après un café pris au camion. Il est 5H01, le relais n'est pas encore ouvert, et je suis un peu pressé par le temps. La nationale n'est pas dégagée, il y un petit manteau de neige sur la route, mais rien de catastrophique, on sent bien la tenue de route de l'ensemble : pas de patinage, et la direction est saine. Je roule tranquillement de toute manière jusqu'au rond point de Chanas. Logiquement, l'autoroute devrait être bien traitée et donc dégagée. Mon cul Paul, les deux files les plus à gauche sont blanches, et la voie de droite est peu recouverte de blanc. En face, je pense que c'est mieux. Pierrot est bien plus connu que moi, ils ont traité pour sa descente sur Pierrelatte, epicétou. C'est ça la popularité des grands de ce monde!

    Après le péage de Vienne, nouvellement agrandit avec ses nouvelles bretelles, tous les camions sont à la file indienne, et à moins de 50 km/h. Je ne tente pas d'exploit, je reste bien sagement à ma place. On arrive proche du Rhône ; les fleuves sont toujours rapporteur de courant frais : prudence.

    Arrivé sur Chasse sur Rhône, la route est bien noire, et la température oscille entre 1 et 2°. On peut se caler à la régule sur la rocade sans danger. A cette heure, il n'y a pas encore de monde, et on roule super bien jusqu'au péage de Villefranche, où la zone est dégagée uniquement sur les extrêmes. Un peu come en politique quoi.

    Je suis surpris de monde qui descend de la capitale, et ce sont des vagues qui déferlent sur le péage. Par contre, proche de Macon, c'est bien plus calme! Pas d'explication. A Macon justement, on lève tous le pied. La température est à zéro, et le ruban est assez blanc. Les distances entre les véhicules s'allongent, c'est bien ; j'ai trouvé tout le monde prudent sur le trajet, et même plus haut lorsque nous sommes arrivés sur Beaune, là, c'était clairement verglacé. Warning pour tout le monde, 20 Km/h pour tout le monde, 300 m de distance entre véhicules. C'était plus prudent.

    Je sors à Nuits Saint Georges, la route menant à la ZI est parfaite, par contre la cour du client est blanche. Pas grand chose, mais assez pour faire chier un camion vide.

    Super accueil, car ils ne pensaient pas que le camion viendrait. Il me demande de me mettre où je veux dans la cour, et je propose de faire demi tout, du temps que je suis chargé. Le personnel est compréhensif, c'est bien cool. Malgré les 2° affichés, on se rafraichit vite à manœuvrer bâche et barres. Une charmante jeune femme m'apporte un café. Je reviens quand vous voulez.

    Le fen ne patine pas trop, en quarante cinq minutes, je suis vide. Pendant l'opération de déchargement, j'ai cassé avec mon pied de biche la glace devant et derrière mes roues motrices. Avec ce petit élan crée, ça devrait le faire. Et ça l'a fait. A la sorite, je fais signe à un 3.5 T de s'arrêter pour me laisser passer, car je craignais de m'arrêter et de ne pas repartir ou alors difficilement. Le gars est compréhensive. La journée est belle entourée de gens souriant et de bonne humeur.

    Bon, ça ne va mas durer. Je recharge à Auxonne. J'y suis à 11h00 tout pile, un seul camion à quai, sur les quatre quais que possède l'usine. Il faut attendre le changement d'équipe, et patati patata. Vers midi, je croise le chauffeur qui est à quai : il est arrivé à 10H00......et n'a rien dans sa remorque. Entre temps, quatre ou cinq camions sont arrivés. Punais, à cette vitesse, ils sont encore là à Pâques.

    Tuons le suspens, j'en pars à 14H05. Trente trois palettes ; l'exploit de l'année.

    Je me rends sur Châteauneuf sur Isère (entre Valence et Romans), pour demain 8H00. J'ai les heures pour descendre au plus bas, malgré la perte de vingt minutes sur le trajet de ce matin.

    Entre les points de blocage ou de filtration des agriculteurs et les soucis météo actuels, je décide de descendre full autoroute. Vers Bourg en Bresse, je suis un peu hésitant à conserver la voie rapide, mais merde, cette semaine, c'est open bar sur ce point.

    Je sors à Chanas, et continue mon petit bonhomme de chemin jusqu'au Châssis. Il est 18H20, fin du game.

    Notre collègue Yohan, après avoir été bloqué sur Bordeaux par les intempéries, se voit bloquer par un grave accident sur l'A89. Un grumier s'est renversé, libérant ainsi ses troncs d part et d'autres de l'autoroute. 

    Au Châssis, je retrouve David, du dépôt de Veauche ; on dîne ensemble. La fin de journée est plus sympathique ainsi. Surtout qu'avec David, on ne parle pas de "boulot".

     

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  • Tout propre, bon weekend Valentino
  • Vendredi 9 Janvier 2026
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    Je vais tenter de vor si le client ne serait pas ouvert avant. Gogole annonce "ouverture à 8H00", mais le client est un grossiste en produit d'hygiène ; les horaires annoncés sont ceux des bureaux, voir la logistique n'ouvre pas avant. La ZI a de grandes zones de stationnement, on improvisera. Tranquille pour mon pain beurre confiture et deux grands cafés. Cette semaine, j'ai trouvé que les restos n'étaient pas très chargés. Hier, à priori, nous n'étions à peine soixante camions. J'étais le dernier sur le file de droite et garé avant le poteau, pour les connaisseurs des lieux. C'était de même à Albon hier et à Chalon en début de semaine.

    A 7H20, je suis devant le client, c'est éclairé, et il y a déjà une bonne dizaine de voitures, c'est plutôt bon signe. Et c'est bien bon signe ; quai un. Ce n'est pas très large pour accéder au quai, mais on y allant cool et en faisant une petite reconnaissance des lieux, ca le fait. Les gars sont super sympas, avec un accueil café. J'ai du mal à refuser un café le matin. En collant les étiquettes qu'ils avaient préparées, il ne mettra que trente minutes à me vider, ça c'est encore plus cool, surtout toujours dans la bonne humeur. 

    Reprise de mes 33 palettes, que je dépose chez Sibourg transport à quelques tours de vilebrequin de là. Je ne suis pas à la bourre (dicton local) sur mon programme. En quinze minutes, je peux m'échapper de la zone de Romans sud, pour aller sur Romans nord, plus exactement à Marges, chez Refresco. Avec un rdv à 9h00, je suis globalement dans les clous. Le contournement de Romans est bien chargé, mais ce n'est pas la Francilienne non plus. Je me présente au poste de garde à 9H05. Ouais, ca va. Parking pendant peut être dix minutes, voir quinze et puis au quai 81 dans la foulée. Il y a un paquet de monde dans la salle chauffeurs, je m'éclipse pour rejoindre ma cabine, j'ai des devoirs à faire.

    Dans l'heure, je quitte Marges pour monter au dépôt. L'entrée/sortie de Tain est toujours fermée, et bloquée par les agriculteurs. Pas mal de ronds points seront à refaire en partie suite à ce mouvement. Et que dire des nombreux radars!

    Retour tranquille par la nationale jusqu'à Roussillon. A midi, je suis au dépôt. A cette heure, les containers ne sont pas rentrés (lol), on peut avoir la station de lavage pour un gros moment. Surtout que lorsque j'arrive, Benoit est en train d'enrouler le tuyau du karcher. C'est pas de la synchro ça?

    Je passerais près d'une heure sur l'ensemble, car il y avait du boulot. En gars sympa (il roule en bâché aussi…), il a laissé la bonbonne à savon avec du produit dedans et il a même remis de la pression. Il est bien ce petit.

    Puis, c'est direction la GO, et la remise à niveau du liquide de LV. En ces périodes, c'est bien d'avoir le plein. Passage au bureaux pour les CMR, serrage de louches en ce début d'année avec le direlo, café avec des collègues arrivés entre temps. Tout bien cool. J'ai même reçu ma commande vestimentaire de début d'année, avec entre autre un beau sweat bleu à capuche.

    Virgile me donne les instructions de début de semaine. Lundi, ce sera un peu chaud, il faut essayer de gratter du temps à DHL lundi, mais ce  n'est pas gagné là bas. En fait, c'est pile ou face? RDV à 11h00, l'idéal serait que je sois parti de là bas à 10H00 : pas gagné.

    Ce soir ce sera échographie de ma cheville gauche, celle blessée à Fos fin aout. Elle a du mal à se remettre et est toujours enflée. Résultat, arrachement osseux, et puis un truc compliqué avec des mots à la con. Le pire, c'est quand comparant mes chevilles à l'écho, le doc m'a découvert un problème à la cheville droite! Vous avez eu beaucoup d'entorse Monsieur? car là, je vois des ligaments arrachés…..à suivre!

    Bon weekend à tous