PATINTER – Paris Aquitaine Transports

Un dossier réalisé par Hakim

Il y a longtemps que je souhaitais faire un reportage sur Paris Aquitaine Transport. Pour moi c’est une très grande partie de mon enfance, mais c’est aussi mes débuts de routier. J’ai eu le plaisir et la chance de connaître des chauffeurs qui aimaient leur travail et leur entreprise.

Cette entreprise avait autant de chauffeurs que de tractionnaires, dont mon père a fait parti pendant 13 ans, de 1983 à 1996.

Comme beaucoup le savent, j’ai passé mes vacances en camion. Les chauffeurs que connaissait mon père je les ai connu gamin. Et quelques années plus tard, je les ai retrouvé sur la route, mais là c’est moi qui conduisait.

Les années passent mais les souvenirs restent. Comme je suis quelqu’un qui a tendance à vivre dans le passé, il y a des jours où j’ai envied’en parler. Un de ces jours, je pensais à Michel, un chauffeur de la PAT, je me souvenais de son nom et de son adresse. Un clic sur le net et j’ai eu son numéro de téléphone. Je l’ai donc appelé, il s’est tout de suite souvenu de moi. On a parlé du passé, des collègues qui sont malheureusement partis, et de ceux qui sont encore du monde.
Et tout en discutant je lui ai demandé s’il avait fait des photos quant il roulait. Et quelle fut ma surprise quand il m’a dit qu’il en
avait depuis ses débuts. Je lui ai parlé du site fierdetreroutier, et de tous ses reportages. Il m’a tout de suite proposé ses photos pour les mettre en ligne. Quelques semaines plus tard j’ai reçu un colis avec les albums photos et un petit message « fais en bonne usage et garde les le temps qu’il faut, Michel ».

 

Michel DUBROUSSE a commencé à l’age de 24 ans chez PARIS AQUITAINE TRANSPORT à Bordeaux Mérignac, il y est resté 37 ans. Paris Aquitaine Transport était une grande société de transport. Quand Michel y est rentré dans les années 1968, quelques chauffeurs avaient déjà 25 ou 30 ans d’ancienneté.

Du Willème au Magnum, en passant par des Henschel, des Magirus et des Berliet, Michel aura traversé l’Europe et le Maroc et tout ça sans oublier son appareil photo. On peut voir sur ses photos qu’il aimait poser devant les camions qu’il aura eu. Un passionné comme le montre la touche d’esthétique qu’il rajoutait sur les camions.

L’activité de Paris Aquitaine était concentrée sur l’industrie automobile et le transport de pneumatiques tel que Michelin. Paris Aquitaine a été une des premières entreprises Française à avoir fait le Portugal. Il en reste encore des traces aujourd’hui avec PATINTER qui voulait dire PARIS AQUITAINE TRANSPORT INTERNATIONALE.

Il y avait aussi le transport de noir de fumée, dans des semis en forme de trémie. Que ce soit des chauffeurs ou des tractionnaires personne ne se battait pour le faire. De la poudre de pneumatique, je ne vous dis pas l’état du véhicule et du conducteur après le chargement et le déchargement.

Chargement de noir de fumée avec un SAVIEM SM260

Au fil des années, la concurrence était de plus en plus féroce, comme Paris Aquitaine ne voulait pas travailler à perte, il préférait
se retirer de certaines lignes, comme le Portugal en 1985. De là a été vendu le dépôt de Mongualde ainsi que les véhicules, pour laisser place à une société cent pour cent Portugaise. Le peu de camion qui restait, faisait la ligne Poissy-Madrid, ou Mulhouse-Madrid pour Peugeot. Il restait d’autres destinations, mais très peu par rapport au passé.

 

Dans les années 1990, OLLOQUIEGUI a racheté CONEUROPA à Pamplona. Une société qui avait pris des parts chez Paris Aquitaine quelques années avant. Ni une ni deux, Paris Aquitaine est passé totalement OLLOQUIEGUI. Les grandes destinations sur différents pays sont donc revenues, OLLOQUIEGUI roulait sur toute l’Europe. OLLOQUIEGUI qui a été créé en 1955, sombrera en 2006, et cessera toute activité peu de temps après.

Michel n’aura pas eu besoin de chercher du travail ailleurs, la retraite aura sonné juste à temps. Pour lui Paris Aquitaine a été une très belle entreprise, les chauffeurs y étaient respectés et étaient payés convenablement. (Hakim)

Michelin lance Road Connect

Michelin lance son application ROAD CONNECT !

C’est une réalisation 100% française, le manufacturier a developpé avec une équipe lyonnaise, une application dédiée au monde de la route. Vous aimez la cartographie Michelin, vous allez adorer l’application !

Il suffit de télécharger l’application gratuite sur son smartphone, vous pouvez entrer les dimensions de votre véhicule afin d’avoir le meilleur itinéraire à votre disposition. L’application propose également une CB intégrée, la possibilité de creer son propre profil, partager les bons plans sur la route, restos, parkings !

 

Téléchargement ici

Vous pourrez également rencontrer l’équipe des developpeurs qui réalisent un tour de France afin de faire connaitre leur travail, avec un point final sur le circuit du Mans…

Portrait : Tophe69

 

Depuis ma plus tendre enfance je suis attiré par les camions; mon père était l’unique chauffeur d’une entreprise de distribution de boissons, fioul et charbon et lorsqu’il m’emmenait avec lui c’était la fete au village !
Je débute ma carrière professionnelle en juin 1988 après avoir obtenu un CAP de routier passé à Montelimar. Je me fais embaucher chez TRC à Chavanay (42). Là, je roule d’abord en plateau puis en savoyarde en régional pendant l’été puis en national + Belgique et Suisse.
J’y reste un an et demi et la boite ferme peu de temps avant mon incorporation chez les kakis. Classes à Vienne au 505 RT qui ferme (decidemment!), donc mutation à Lyon OU j’ai la lourde tache de conduire et d’installer le camion info armée de terre sur différentes manifestations.
Fin decembre 90, je réintègre le civil pret à bouffer du km!
Je rentre chez Bert à Sablons (38) pour du national. Je reste trois mois chez eux puis file chez Jury à Condrieu pour faire de l’inter. Je roule en Espagne, Italie, suisse, Allemagne, Belgique , Hollande et GB avec un Merco 1938 de 950000 km nickel! Malheureusement Jury est repris par Debeaux qui virent la patronne. Nous sommes plusieurs chauffeurs à la suivre chez Begey de Belfort qui montent une agence à Vienne. Ils me payent l’ADR citerne et me lachent sur les routes d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne, d’Autriche avec un Mercedes 1935 qui marchait du feu de dieu! L’experience n’aura pas été concluante car il regne une ambiance détestable entre l’exploitation de Belfort et celle de Vienne et ce sont les chauffeurs qui trinquent.

Je lache la citerne et rentre chez Baude à St rambert d’albon (26). Très bon boulot et bonne ambiance! Pendant cinq ans je trimballe des préparations de fruits pour les yaourths à destination des laiteries de France, d’Allemagne, d’Espagne et d’Italie.
En avril 97 je pars rouler pour mon père et mon frere attestataire qui ont racheté un petit artisan transporteur à Tournon (07). Rapidement (trop!) on passe de deux à sept camions.
Je roule d’abord avec un daf 95.430 en container pour Mertz puis en frigo en national. Je roule ensuite en affreté permanent chez Giraud à Sonnay sur la GB, mais aussi la Belgique, la Hollande, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie et l’Espagne.
Trois ans plus tard mon pere jette l’éponge et revend à Giraud, j’y reste trois mois car je ne fais plus que de l’Italie du nord.
J’intègre alors GLF à Communay (69) et pendant une année je roule en frigo en national, une semaine deux tours, une semaine trois tours. Je m’apperçois rapidement que ce boulot ne me convient pas d’autant plus que meme si le tracteur est attitré en longue, il passe entre plusieurs mains au retour et pas des plus délicates!
Début juillet 2001 je me fais embaucher chez Solygotrans et roule en container en régional puis en plateau un peu partout. Mon patron me fait repasser l’ADR citerne car je posséde la base et depuis 80% de mon taf consiste à tracter des containers citerne après un passage en traction pour Cottard.
Le boulot est plus ou moins plaisant mais me permet de rentrer souvent à la maison retrouver la petite famille.
Je ne cache pas que la longue me manque et dès que l’occas’ se présente je fais un grand tour.


ITINERAIRE

Glasgow pour Giraud vider je sais plus et recharger un complet de whisky.
Emmeloord NL pour Jury chargé des pommes de terre.
Hambourg pour Jury vider des produits chimique et recharger des fèves de cacao.

Wien pour Giraud pour vider des bobines de papier.
Frosinone pour Baude .
Séville pour Baude chez Danone pour vider et recharger des emballages vides.


ALBUM PHOTOS

Solygotrans

Après presque 14 années passées chez Solygotrans, et avant de m’enterrer plus profondément dans le trou que j’avais creusé et où depuis quelques temps je m’enlisais plus profondément,  après aussi maintes concertations avec mon épouse et mes filles,  je lance un coup de pied dans la fourmilière et fait le grand saut. Par l’intermédiaire de Phil je me met en relation avec Michaël, le big boss de TGI, Transports Gomes International. Une opportunité offerte par Fabien,  qui donne sa démission afin de voguer sur d’autres rivières bitumées,  me permet de rejoindre cette société à taille réellement humaine car composée de 4 personnes seulement.
Un patron mettant en avant des relations de qualités avec ses chauffeurs, des collègues sympas, du matos au top et du boulot varié , je suis vraiment bien à l’aise dans cette boite.  Certes, j’en bave encore car je suis chamboulé par tant de changement en aussi peu de temps mais en contrepartie je pars travailler le coeur léger, motivé comme jamais !!!

Transports Gomes International

Tout roule à merveille chez TGI.

Depuis Décembre 2017 nous avons pris possession du nouveau dépôt à Luzinay 38. Il y a de plus en plus de tours en inter, d’ailleurs j’ai décroché la timballe une semaine avant nöel avec une virée sur la Hongrie et la Croatie qui me laissera un excellent souvenir!
Début 2018 le boulot n’est pas bien emballé mais c’est général…donc de nouveau c’est RP rengaine en attendant des jours meilleurs…qui ne viendront pas !!

Dimanche 4 février, midi, Paulo m’appelle pour m’annoncer la terrible nouvelle qui laisse KO tous ceux qui connaissaient Michaël…
Que faire après ? Tant bien que mal on continuera à rouler le temps que sa compagne trouve une solution pour faire perdurer ou non TGI. Pas facile mais grâce à plusieurs FDR et aux transports Thévenon qui se sont spontanément proposés pour nous aider, nous avons pu continuer un peu l’aventure Gomes International.