| Carnet de bord de Avril 2014 | Partager sur Facebook |
On m'avait prévenu : "tu veras, chez Chausson, c'est des pires que mous !"... Donc ce matin, je me suis pas affolé le spaghetti, je suis allé bien tranquillement porter mon CMR de chauffeur international, avec le tampon de l'expediteur marqué du code postal espagnol 43 (Tarragona), mais le recpetionaire, il est comme vous, il en a rien à cirer. Il m'a juste dit, faut attendre ça sert à rien de vous enerver. Alors là, je suis sur le baigneur ! Je suis même pas enervé moi !!! Je m'en fous completement c'est pas pareil ! J'ai rien dit ! Si je m'enerve, je prends une sangle, et je fais glisser les palettes une par une par terre, mais là non, je m'en fous ! Dans la cour il y a un Picard qui croupi depuis déjà plus d'une heure avec seulement 4 fagots de longueurs PVC. A 9h un gentil cariste m'indique que ça va bientôt être à moi, alors je bouge mes 100kg et je me mets en place.... Il est finalement 10h30 quand je finis par degager tout feu tout flamme pour aller poser mes 5 dernières palettes à Vaison la Roumaine, j'ai fait une faute de frappe exprès, juste pour vous faire une blagounette, ptin, chuis trop fort. Donc je roule comme un petit fou pour traverser la Drôme Provençale que le monde entier nous envie. Je livre un marchand de materiaux, bien sûr ça traine pas, j'arrive juste avant la pause casse croute.
Pour ma part, pas de pause casse croute, je dois rejoindre au plus vite le port petrolier de Givors. Ahhh Givors, un des derniers bastions communiste européen, mais ça fait un peu loin pour Poutine, on est donc à l'abri encore quelques decenies. Je remonte comme je suis descendu, c'est à dire au taquet. C'est pas mal 2 essieux relevables, ça tient le pavé, d'un autre côté, la semi, elle se demerde, j'ose même plus regarder les retros, de toutes façons y a personne sur cette route... A 14h je finis par amerir au port, et comme je suis en retard, 5 minutes plus tard je suis dans la semi casqué et manche longuées prêt à faire 20 minutes de transpal à main pour recharger un complet de fûts pleins et lourds donc. Aussitôt chargé, je file à St Clair du Rhone ou j'arrive tout mouillé de chaud une quarantaine de minutes plus tard pour m'entendre dire "tu fais chier t'as vu l'heure ??" Je dis rien, je le prends à la rigolade. Quand je suis vide, je me pose sur le premier parking que je trouve pour prendre mon 4h... De retour au dépôt, j'ai rien à faire, ça c'est cool, ça m'interesse !... Enfin du moins, je dois juste aller recuperer ce pauvre Australien qui est au taquet des heures à Gervans, ça me permettra de faire un peu de magnum, et me confiermer que je suis plus à l'aise dans un Premium. De là je fais un bon lavage de mon attelage, et j'ai juste à aller me mettre en place pour recharger demain à Hostun, je coupe à travers champs et roulant comme un pépé parce que devant j'ai 2 rolls de fleurs et j'ai vaguement confiance dans mon arrimage. 23h, fin des opérations.