| Carnet de bord de Mai 2014 | Partager sur Facebook |
Et c'est parti encore pour une semaine à mi temps comme pour quand je serai à la pré-retraite, c'est pas mal comme concept, tu bosses 3 jours, tu te reposes 4. Bien sûr ça limite les destinations, mais bon. Ce matin, je suis pas en pré-retraite et je vais pas loin, je monte par la N86 deserte ou presque car les Ardéchois sont en vacances, avec le soleil rasant les montagnes et les vignes c'est beau à se taper le 1cul par terre ! A 8h, je debarque chez le client à Salaise, le café coule, ils ont fait le pont ici aussi ! Une heure plus tard je soulagé de 24T, je fais 3 pauvres kilomètres à vide pour recharger 4 palettes chez un fabricant de machins bidule en feraille bien sympa et je rentre sur le champ à la caserne.
Comme j'ai rien d'urgent, je me suis magné de decrocher la bachée pour prendre un frigo et vite aller pleurnicher à Philippe de garer un vieux F10 qui part à l'export. En allant le garer je me suis gourré de route et j'ai fait un petit tour avec, pas trop, il pisse l'eau, mais les sensations sont là, intactes. Et le bruit aussi... Après j'ai observé Adrien en train de travailler et je suis parti à St Just St Rambert. Le vent du sud s'est levé, c'est désagréable, le vent du sud ça nous ramène la flotte en plus et du temps lourd. En montant, après St Etienne, il y a un type assis sur le bord d'un pont, canditat au suicide, un autre qui fait des gestes desepérés pour bloquer le trafic et le flics qui courent, j'ai mis un moment avant de comprendre ce qu'il se passait... Comme c'est pas tout à fait prêt ça me laisse le temps de casser une grainasse. Le semi est pleine comme un oeuf quand je repars. Si on excèpte les caisseux qui sont de plus en plus nombreux à rouler à moins de 80 sur l'A47, tout nickel pour rentrer, j'arrive chez le client au moment au Régis repart.
De retour au dépôt, je pose le frigo pour une autre tautliner déjà chargée pour le 37. Impeccable, je traine pas et je monte au bout de l'amplitude. Re A47, et pour la 1ere fois j'ai testé le tout nouveau morceau qui évite les crêtes, ça fait gagner du temps, on voit même plus le décor du même oeil. Quoi que mon pare brise est truffé de mouchillons, j'y vois plus grand chose ! J'ai même pas vu le panneau interdit au 7t5 à St Pourçain, c'est pour dire ! Je me ramène au bout de l'amplitude à l'aire de l'Allier, par chance il y a des places dispo à gogo, ça me faisait chier de dormir ici, mais j'avais pas trop le choix...
Pendant que je mange mon petit dej, j'observe mes collègues qui demarrent. Les moteurs tournent longtemps au ralenti pendant que ça dort à côté, les portes qui claquent, un autre qui vide sa bouteille de pisse mais qui garde la bouteille de Cristaline vide dans la cabine. Bref un matin comme les autres, à 7h je finis par decoller à mon tour il fait moche ce matin. Comme j'ai de l'élevage, je sors à Bourges pour la douche, et là, horreur, j'ai pas mon sacadouche, je sais pas comment je me suis demerdé mais c'est resté à la maison. Pour me mettre de mauvaise humeur, y a pas pire. Je vais sacrifier mes pantoufles pour remplacer les tongs, une chaussette et un teeshirt pour remplacer la serviette, vu que j'ai du gel douche de reserve. Finalement, vu le monde qu'il y a et 3 chiottes HS, je décide de remettre ça à plus tard j'ai plus le temps. Enervé comme un poux je reprends la route de Tours sous la pluie. Je livre du matos pour une centrale electrique en pleine pampa. Toutes les routes sont interdites aux 7t5 ou aux 3t5, c'est déroutant ! On sait pas si c'est une lubie du maire du préfet ou si ça passe pas du tout. Finalement j'arrive à Larçay sans encommbre et ça vide rapidos. En partant y a Dédé qui m'appelle on livrait le même client ce matin, on s'est loupé de peu, il a voulu suivre les indications de routes pour les +7t5 ça l'a amené aussi vers des interdictions PL, bref, le 37 c'est aussi une joie pour les poids lourds. Un jour faudra livrer le long de la bande d'arrêt d'urgence, venez, servez vous, demerdez vous. Je repars par ou je suis venu, ça va nickel et tant pis si les rares tontons automobilistes que j'ai croisé ont fait des têtes qui disent ah la la, mais ils se croient tous permis avec leurs camions !!!
La bonne nouvelle, c'est que je suis passé à côté d'un ATTAC, que j'y ai trouvé de quoi me laver et une paire de crock, y a pas de tongs dans le coin. L'autre bonne nouvelle c'est que je recharge dans le 49, j'aime bien l'endroit. Je trace jusqu'à Saumur pour atterir à Linières Bouton ou je charge des lingots d'alu. Là dedans, c'est Cayenne, du bruit de la poussière et ça pue. Mais ça bosse, les mecs du 49 ils sont faits pour bosser, ça se voit. Le cariste, il se demerde tout seul il me charge en même temps qu'il vide et recharge une benne Bomex. Le gars saute d'un appareil à l'autre, impressionant, c'est rare de voie ça. Chargement sanglage papiers, 1h30, ça va rien à redire. Pour repartir j'ai coupé par Chateau Lavalillière, incroyable, y a une rocade maintenant ! Pourtant c'était sympa à traverser le bourg la nuit. Je stoppe à Tours NORD au Centre Routier pour enfin prendre la douche, j'en pouvais plus !!!
En repartant, j'ai loupé de peu Moustique57, dommage !!! Reste 3h56 à rouler, mon petit doigt me dit que ça me fait atterir en plein sur la RCEA, on vera bien, roulons à travers champs tranquille. C'est cool les apremes comme ça ou ça roule sans jamais tomber sur un casse pieds !! Je suis arrivé à Chevagnes sans m'en rendre compte ! J'ai poussé jusqu'à Dompierre en me disant naivement qu'il doit y avoir moyen de ronflir près de l'usine CITROEN, mais non, pas possible ! Les minutes tombent comme des mouches et je trouve in extremis un coin pour me garer tout prêt de a decheterrie ! Je suis trop content, je finis avec 9h59 !!! Ah ah ah, j'optimise moi msieu !
Pas de problèmes pour me lever ce matin, normal nous sommes vendredi, alors c'est la pêche !!! Je quitte discrètement mon petit parking après mon petit dej à 7h, et je rejoins la magnifique RCEA ou tous les coups sont permis. Ce matin, ça roule plutôt pas mal, un peu partout y a des camioneurs qui dorment sur le moindre refuge disponible. Comment on peut se reposer correctement comme ça ? Enfin bref, un maton classique. Comme j'ai pas le feu, je m'arrête à Belleville afin de prendre un café, et je tombe sur Randy, impec, ça fait papotter un peu. De là, je suis allé vider dans une usine de rêve ! Ben oui, on râle toujours sur les usines à la con, là, c'est une usine de rêve.... ça se trouve dans la zi de Reyrieux, on y fabrique des pièces auto en alu. Pas de protocole à la con, pas de pompes de sécu, pas de gilet, on vide à quai, et on peut dessangler pendant que le cariste vide prudement. Le must, après on a même le droit d'aller boire son café pépère... En moins de 30 minutes, c'est fait !
De là, je vais à Genas charger 5 palettes de courrier pour la GB, et je complète au port pétrolier à Givors, mais j'arrive à 11h49, faut attendre 13h30, nickel chrome, j'ai le temps de faire cuire une blanquette de poulet William Saurin en écoutant la radio, et en comptant les coups de klaxon de tous ceux qui passent pas trop loin sur l'A47. Y en a qu'un seul qui a pris 2 minutes pour venir dire bonjour, c'est malibu12 the best of Aveyron !!!! Mais le lascar a pas le temps d'aller boire un café degueu avec moi, il attend son pote et il se tire ! Du coup, je vais charger, ça prends pas longtemps et du coup je dois attendre la suite...
Et la suite de ma mission c'est de faire rentrer 20 rolls de plantes sur 6m50 quand il en faudrait 6m75. Normal. Donc, je file sous une averse à St Genis voir si l'herbe est plus verte. Finalement c'est 22 rolls qu'il y a a charger, je dépote mes deux petites dernières palettes et ça rentrer impec, LEVEL8 au Tetris !! De là je reviens vider les fleurs et je rentre au dépôt, Sweden est souriant, content de me voir, c'est bizarre. En fait il attendait 3 colis que j'avais dans ma semi, voilà pourquoi il était content. Je donne un coup de main contraint et forcé à mon pote, et obéissant aux ordres du chef, je rentre à vide à la maison, tranquille, pour 4 jours de week end, trop content je vais pouvoir bosser à la maison !!! Merci patron !
Pleine forme ! Ouais pleine forme pour attaquer la semaine aux premières heures du matin, c'est à dire 7h45. Je sais c'est tôt, mais l'avenir appartient aux marmottes comme moi. En plus j'ai un boulot super facile ce matin, je dois aller chez Fred pour qu'ils jettent un oeil aux freins de la semi. A peine la semi sur la fosse, je file avec la C6 de service chez Scania. Oui, je suis allé en terrain ennemi mais en Citroën pour y acheter des ampoules à LED. Et oui, y a du choix et c'est pas hors de prix.
De retour au garage, j'apprends que les freins sont neufs... Ma foi, j'obéis aux ordres moi ! La suite de ma mission de ce lundi de reprise est simple, je dois aller charger 5 palettes à Montelimar, je descends par la natio, ce matin, ça roule pas. Mais c'était sans compter les travaux d'un nouveau rond point pour acceder à un super marché à l'entrée de Saulce. C'est vrai que ça manquait un supermarché à Saulce. Après y aura aussi un Mc Donald à Saulce, puis un KFC et on sera tous gros et gras comme les americains et on comprendra pas pourquoi !... Ce qui est sûr, c'est qu'on se donne les moyens devenirs tous fous !!!
J'ai perdu que 10 minutes pour passer les travaux, on s'en fout c'est lundi et il fait beau ici...
Mes 5 palettes pour Barcelone sont chargées vite fait bien fait, au moment de repartir, je reçois un autre message sur mon transic nokia 3310, j'ai encore 5 palettes ici à prendre mais pour le 95, puis aussi 2 autres lots dans l'entrepôt en face pour le 77 et le 78. Autant dire que ça fait flipper. Je remonte avec la boule au ventre, et au passage je prends une autre palette à Valence pour Sant Adria de Besos. Cassage de croutas régime à Isardrome et je peux rentrer tranquille le ventre plein et avec un bon paquet de CMR sous le bras au dépôt.
Moi qui ne savait pas si j'allais monter sur la RP ou descendre en Catalogne, j'ai été fixé rapidos, je vais nulle part ! Alors une fois après avoir filé mes 3 lots à Cyril, je peux decrocher et choper le frigo à Arthur pour monter demain en GB. En attendant, je recharge 3 clients pour le 42 ça m'apprendra ! Alors je monte bien tranquillement à Andrezieux ou j'ai la chance de pouvoir dormir à quai !
Il faisait si froid cette nuit que j'ai été obligé de mettre un coup de chauffage. Si ça se trouve dans 15 jours je vais me plaindre de la chaleur, pour le coup, je me plains du froid car il faut se plaindre de quelque chose, sinon ça veut dire qu'on est tout mourru. Je sns les secousses du fenwick dans la semi, et je me fais violence pour me lever vers 7h. J'étais pas obligé mais il fallait que je demande au cariste de me degerber les 2 palettes du lot suivant. J'avais donc 1h30 d'avance une fois le lot vidé. J'ai sagement attendu parce que mon client suivant est à Veauche à 2km à vol de 747 et que ça ouvre à 8h30. A 8h25 je demarre, et 5 minutes plus tard je suis à Veauche et j'apprends que j'ai RDV demain et que c'est interdit de venir en fourgon. Et puis finalement le gars me vide quand même parce que le camion qu'il attendait n'était pas là. Comme je suis poli j'ai écouté ses histoires et 5 palettes plus tard j'ai ripé comme si de rien n'était pour aller m'engouffrer sur les belles routes de l'arrière pays du 42. Ce jour est un grand jour, je vais à Cours La Ville, un patelin ou je n'ai encore jamais mis les pieds, et oui. Pour être franc je m'attendais à un bled paumé loin de tout, mais finalement ça grouille de vraies usines, c'est un coin de travailleurs comme on en trouve plus de partout et ça manque. Je livre une petite imprimerie, l'accès est pas facile et la mise à quai encore moins, je me vois déjà en train d'appeler le chef : "j'ai rayé la semi d'Arthur..." en plus on est le 13 aujourd'hui, je suis à cran. Une fois à quai, le gugusse me dit, ah c'est con, 10 palettes ça fait beaucoup, on aurait pû te vider au dépôt... Enfin, bon, passons, c'est pas grave. Mais je me suis juste fait caguer pour rien.
De là je suis redescendu à Andrezieux, ou je devrais serieusement songer à m'acheter une demeure. J'ai droit à tous les types de temps, route humide avec soleil, route sêche sous les nuages, pluie, vent pluie+vent, grêle, soleil, bref je m'ennuie pas et j'arrive à 12h15 à Andrezieux ou j'ai la joie d'apprendre que mon produit sera prêt à partir de 14h. Sur le fond c'est con, mais au fond ça me laisse le temps de faire chauffer des raviolis. Entre temps, j'ai vu passer Dur Dur, il a sorti un complet en 20 minutes... Pourquoi j'ai pas un v8 moi ??? Finalement j'ai été chargé à 15h30. Tranquille... No stress.... Moi qui pensais bêtement completer à St Just St Rambert, que neni, je monte dans les hauts plateaux hostiles mais si jolis du 43, plsu precisement à St Romain Lachalm, j'aime bien aller la bas. Une heure plsu tard je suis à quai, je charge 13 palettes pour Lerida, ça fait beaucoup de 13 aujourd'hui. Alors je redescends plus que prudement dans la vallée par le col du Tracol, d'autant qu'il fait franchement moche et que la route est trempée. Je finis par me radiner à 18h30 au dépôt.
Comme il est brave et que surtout il avait pas le choix, Arthur me donne un coup de main pour charger, le temps de laver, faire les pleins, me laver, me remettre à quai parce qu'Arthur a voulu rajouter son scooter dans le frigo, j'ai fini par decoller à 20h30. Evidement, il repleuvait, pour changer un peu. Coup de chance l'A46 est fermée, c'est toujours 10 minutes de gagnées "legalement" mais j'ai pas poussé le vice en prenant le tunnel avec mes belles plaques oranges. Avec mon capital temps, j'aurai pû rouler jusqu'à Gevrey Chambertin, mais j'aime pas ce parking, alors je me suis calé tout au fond du plus grand parking à Beaune. IMPEC !
A 7h30, je reçois le message du matin, et je me dis que je peux encore squatter le paddock 30 minutes d'autant qu'il fait pas beau. A 8h mon reveil sonne, et je me dis que je devrais me lever afin de prendre mon petit dejeuner cabinal... Une demi heure plus tard, je suis calé à 84km/h sous un ciel qui me ressemble, c'est à dire bas de plafond. Je sais que j'ai largement le temps de monter pour être avant 20h à Zeebruge, alors je suis zen. Tellement zen que je me fais vite chier, mais heureusement nous vivons dans une société d'assistés ou on paye des impôts, qui accessoirement servent à raquer le service public j'en profite au max car je suis un auditeur sachant auditer culture. J'aime bien, je comprends pas toujours tout, mais j'aime bien, ils ont un gros chantier avec des clients comme moi... Plus je monte plus le temps est hésitant, soleil, pluie, il sait pas le ciel... Quand je déboule 4h plus tard au centre routier de Reims, il sait : pluie. J'empoigne mon vieux sac pourri et je vais me decrasser dans la douche pourrie du centre routier. Pourquoi je viens là, alors que je sais que c'est crade et pourri ? J'en ai pas la moindre idée ! C'est comme si on demandait à son chien pourquoi il pisse toujours au même endroit, c'est comme ça, une habitude de vieux con...
45 minutes plus tard, je me sens bien propret et je continue mon périple, toujours à 84 car je suis un garçon serieux. J'arrive quand même à doubler ceux qui sont bridés à 80 et qui font "ah la la" quand on les double. Il en faut plus pour enerver un zen26, je prends comme d'habitude ma taxe à Rumaucout, encore une vielle habitude. Hé bé ou hein !? Comme ça je prends un vrai bon café en même temps, il faut pas être con non plus !!! Je traine pas non plus car j'ai envie de passer Lille avant que ce soit trop le bordillou. Mais le bronx, je l'ai attrapé entre la frontière et Zeebruge. Des travaux qui font un bouchon, un accident qui fait un bouchon, et des norias de camions en approche du port qui font aussi un bouchon. Faut voir les crasses que les mecs se font entre eux par ici, franchement, c'est honte ! Quand je pense qu'on est dans des latitudes dites civilisées... Bref, j'ai mis tout le monde d'accord arrivé au port au guichet de la P&O. Ben oui, d'habitude en embarque sur Colbel Fret 0 étoiles, là, c'est P&O ce soir. Le type au guichet était du genre pas enervé, je suis resté à bloquer la file pendant 10 longues minutes. Il a fait des photocop, puis son stylo est tombé en panne, puis retrier les papiers, un sacré chantier derrière moi. Dans la file d'à côté, c'est le défilé des Bulgares, Roumain, Slovaques qui ramènent des caisses et des semis en non accompagne, comment les gars se font traiter... Le mec derrière sa vitre, il est blasé, il répond en flamand de longues phrases que le roumain moyen, et que même l'ardechois ne peut comprendre... ça pue ! Comment on peut supporter pendant 3 mois non stop des trucs pareils ???
Enfin, une fois checked, j'ai pû aller me mettre en place sur le quai, face au Norsky, ou j'ai assisté bouche bée au dechargement rechargement du rafiot.
J'ai passé une nuit épouvantable. Je ne sais même pas pourquoi, c'est surement pas le pauvre plat d'hier soir qui m'a porté sur l'estomac, l'équipage Philippin mange chichement, ou alors on leur donne pas les moyens de preparer des repas dignes de routiers affamés. Je me suis reveillé tous les 1/4 d'heures, comme si j'avais l'angoisse de m'oublier. Comme si, arrivé au port, on m'oublierai mon camion et moi et que je revienne au point de départ. Du coup j'ai assisté à toute l'entrée au port de Tilbury, le capitaine il a interêt à pas être rond pour rentrer, c'est pas large du tout, je me serai pas amusé à caler une alumette entre le quai et le rafiot... En tous cas, c'est bien long pour rentrer, je regarde la pendule et les minutes s'engrainer pour que lentement on se rappoche du quai, mais aussi des bouchons du matin à Londres. Mais peut on parler de bouchons du matin, du midi ou du soir à Londres ? En fait non, car c'est bouchu tout le long donc. A 7h30 locale je sors du bateau, le hayon passe juste juste juste sur le devers de la rampe. J'ai roulé zen 10 minutes en sortant du port et après je me suis coltiné quasi 2h de bouchons. Pour rejoindre Southampton, j'ai coupé à travers champs par Farnham ou je me suis payé un vrai breakfast chez un vrai indien.
Après, ça a été du billard jusque chez mon client, même le dernieres minutes perdues dans des travaux à 4km de ma destination finale à Fawley au pied de la raffinerie ne m'ont pas usé le moral plus que ça. En plus, sans le savoir je connaissais le destinataire puisqu'il est arrivé qu'on se rencontre sur les paddocks. Après avoir vidé en 5 minutes je me suis laissé offrir le café. Restait le plus compliqué pour aujourd'hui, poser le reste de mes fûts au King Arthur, on a RDV à Brands Hatch dans le KENT. Mon courage dans une main et la carte de l'autre je décide en plein accord avec moi-même de passer par Brighton ce qui me fera éviter la plus grosse partie de la M25. Car d'après BBC Radio Trafic, c'est le gros chantier, des accidents, mais aussi des problèmes à cause des français qui seraient en grève et qui perturberaient fortement le trafic des avions, ce qui se repercute innéluctablement sur la M25. Vous ne le savez sans pas, et même si ça se trouve vous vous en foutez royalement, mais un battement d'aile de papillon à Madagascar peut engendrer un bouchon de plusieurs dizaines de KM sur la M25. Bref, je ne cherche pas d'excuse pour justifier mon crochet touristique, je suis passé par la côte jusqu'à un peu avant Brighton, j'ai pas regretté, c'était joli, roulant, ça m'a reconcillié avec la GB et j'ai pas perdu de temps.... La preuve, j'ai pas mis 3h pour arriver à Brands Hatch.
Quelques minutes avant, Arthur m'appele en me deconseillant de prendre la route "paddock" très étroite. Mais moi j'arrive du nord, et la route "paddock" parait trés large, donc je la prend, mais au bout, elle est effectivement trés étroite. On a donc fait chacun la même connerie mais par un bout de route different. Ce qui m'a fait le plus flipper, c'est quand j'ai dû croiser le camion à Audi.... Finalement on a fini par se faire refouler parce qu'on est là trop tôt, on peut pas vider, je peux pas me casser ça me saoule !!!! Alors contraint et forcé je reste passer la soirée avec Arthur et Uccio. Finalement on videra tard, tranquilles et zen.
Dans mon téléphone GPS Nokia3310 (en couleurs), j'ai un super voyage de retour. RDV 11h30 à St Pol Sur Ternoise dans le pas de calais pour charger un complet 33 palettes de charcuterie pas artisanale du tout. Que faire ? A quelle heure partir ? Je coupe la poire en 2, je decolle à 4h28 du matin. Oui oui, je savais même pas que ça existait comme heure ça. Bien évidement à cette heure là, 3h28 ici, ça roule nickel ou presque. Sauf qu'il y a des travaux sur la M20 qui est annoncée avec fermeture partielle. Sauf que ça a reouvert pile quand j'arrive... hé hé hé.... Je me pointe à 4h40 au guichet de MFL, c'est OK pour celui de 5h ! Youhouh mais j'ai la baraka completas aujourd'hui !!! Pour fêter ça je me paye un bon petit dej sur le Nord Pas De Calais archi bondé de camionneurs tous issus de pays d'outre Danube, sauf 3. On a cassé la croute ensemble, c'est déjà ça. Arrivé à Calais il fait un temps magnifique, on se croirait debarquer à Patras, Tanger ou même Almeria, sauf que c'est Calais. J'enquille l'A26 en même temps que j'écoute les nouvelles du matin, pathétiques comme tous les matins depuis des mois et des mois... Pourtant on devrait être heureux chez nous ! Y a pas trop de famines, on peut faire grève, choisir de se marier avec un homme, et même cerise sur la gateau, il y a de nouvelles reserves du petrole qui ont été decouvertes repoussant la penurie de plusieurs dizaines d'années, et pourtant, non, tout est triste à la radio !!!! Je me régale donc de la traversée pittoresque du 62, jusqu'à ce que j'arrive à la barrière de Mr Herta. Même si l'affiche publicitaire à l'entrée montre des visages remplis de joie et de bonne santé mantale, je me dis que ça va pas durer. 2 minutes plus tard, je suis au bureau des expeditions, il est 9h22, la cour est pleine de camions.
" - Bonjour, je viens charger pour Lozanne.
- Ah ben vous êtes en avance...
- Je sais, j'ai RDV à 11h30.
- Ah ben non, vous avez RDV à 14h30...
- J'imagine qu'il y a bien moyen de passer avant ?
- Certainement pas, si on met en place un sytème de RDV afin de nous permettre de mieux organiser nos expeditions, c'est pas un hasard, chez vous ils le savent, revenez à 14h30."
J'envoie donc la bonne nouvelle à mon chef. Quelques minutes plus tard, alors que je m'appretais à glander fortement, il m'invite à faire un CMR comme quoi que je suis passé et me tirer. Le plus difficile étant de faire tamponer ce putain de CMR en étant suffisement courtois mais persuasif. Le genre de truc qui m'épuise.... Une fois tout ça fait (ça a duré bien 30 minutes l'affaire quand même) J'ai déjà une nouvelle mission : Aller à Seclin dans le 59 pour charger un complet chez DHL. Je me mets en route, je tape l'adresse exacte dans mon GARMIN NUVI Low Cost, ça m'indique une arrivée à 11h53. Genial. Malgré tous mes efforts, je parviens pas à grapiller quelques minutes, pire j'en perds en me trompant d'un rond point alors que je faisais moi-même un radioguidage pour un collègue perdu à Santa Perpetua Dèl Vallès, vie de chien ! Comme prévu, je sors de ma cabine douilette au moment ou tous les employés s'en vont becter. J'interpelle celui qui regarde le moins ses souliers, il me repond direct : Ch'est l'aut equipé qui vo carguer.... Ahhhhhh ch'est coool cho ! Et donc, aussi incroyable que celà puisse paraitre, j'ai chargé 66 palettes de protège slip pour jeunes et moins jeunes femelles en 35 minutes !... Quand je pense que parfois ça peut durer 3h30 un chargement complet et tout sur marteau, je rêve ! A peine les papiers remplis, je me tire et je fonce juqu'à Roye, petite QSO avec Daniel vers Arras.
Il me reste 4 grosses heures à rouler, je tente la capitale de la France, Paris. Je suis joueur. Pour tout dire, arrivé à Senlis je songeais sortir par la forêt et Meaux, et je sais pas pourquoi, erreur d'inattention, je me suis retrouvé sur l'A104... Par chance il y avait quasi pas de bouchons, j'ai croisé Samir vers Pontocombo, il était au taquet lui aussi... J'ai tellement bien roulé que j'ai échoué sous les arbres juste avant la sortie Avallon. Je traine pas trop, 2 jours de CDB à rattraper et j'ai la dalle !
3h20 le reveil sonne, je ne me lève qu'à 3h25 nan mais oh ! C'est encore moi qui commande non ? Casse croutas à l'arrache et je demarre dans la nuit noire mais pas obscure car il y a la pleine lune. Pour changer un peu, vu que je suis pas chargé lourd j'enquille la N6. Et ça roule nickel vu qu'il y a personne sauf les derniers 50km avant Chalon ou je suis bien sagement un Lamy du 39 qui avait pas du tout l'intention de se laisser doubler... Comme j'étais pas trop enervé je suis resté derrière, bien sage. Après de toutes façons je me suis ennuyé sur l'A6 pendant que le jour se levait. A Macon j'ai été reveillé par Deutchlanden qui rentrait à la maison, c'te feignant là !!!! Comme l'A46 est fermée, je suis obligé de passer par le Tunnel de Fourvière, j'ai horreur de passer par là quand on y est obligé. Comme j'étais bien content de moi, je me suis offert une sieste d'une demi heure à Feyzin, pile poil !
De là, un café plus tard, je rentre à Jarcieu pour faire le plein et comme il fait beau je me paye un super lavage... Un peu avant 11h je suis de retour à la maison, les cerises sont mures, les premières fraises du jardin aussi ! I LOVE ARDECHE !
Je dis ça, je dis rien, mais les cerises sont excellentes cette année. Du moins celles de mon cerisier, les autres je les ai pas goutté. Si hier il faisait un temps magnifique, ce midi c'est pas la même chanson, car oui ce jour est beni, j'ai pas mis de reveil pour aller turbiner, transpirer à grosses gouttes pour gagner mon petit salaire. C'est le coeur gros que je quitte ma dulcinée, mon fils Léo, Chouchou la York, Pitchou le mongol et Elliot mon gros. Tout le monde pleure à chaude larmes, même Croustibat notre fidèle poisson pleure ! C'est pour dire combien les adieux sont dechirants à St Peray... Bref, je viens de remplir un paragraphe pour dire que mon boulot ne casse pas des manivelles ce lundi, j'ai RDV à 13h00 chez Easy Dis, la distribution facile à Montelimar. En chauffeur poli, je me pointe à 12h40, et en distributeur normal, je rentre avace 40 minutes de retard au quai 46, le quai fetiche des motards.
Ce lundi est encore une fois un grand jour, j'ai droit à un transpalette qui peut sortir 3 palettes à la fois, c'est vraiment une experience unique que je vis là, je peux même desormais le marquer sur mon CV, "experience en transpalette triple" C'est facile pour attraper les 3 palettes, moins pour ensuite laisser un espace, mais je me suis debrouillé quand même. Une fois vide je vais recharger à 2 rues de là avec des cartonages qui font la fortune de la ville, juste après le nougat. Surpise, y a mon pote Lolo38, dit Carbone v8 STIES pour les intimes. C'est cool, il est pété de thunes lui aussi et me paye le café. Quand tu dis à un pote "que ça va pas du tout en ce moment" il comprend immediatement en général. 6 palettes plus tard, j'ai pas de complement et je rentre directos au dépôt.
Ce soir je charge direct pour la GB, et je suis pas tendu du tout pour grimper. Je prends donc bien le temps pour faire les courses à Intermarché les mousquetaires de la distribution à Chanas - 38 - F. Je dois faire des courses pour tenir jusqu'à lundi au moins et en plus faire des courses pour mon chef Arthur, ce gros fénéant que se la coule douce en attendant jeudi à Silverstone... J'espere avoir rien oublié mais mon frigo est plein, et les coffres aussi. Je passe Lyon nickel à 20H, arrivé à Beaune, j'hésite. Je garde l'A6, ou A31 ? Pour changer, je garde l'A6 et je tape un roupillon d'enfer au calme en haut du Bessay.
No stressage ce matin. J'attends d'avoir 11h de coupure pour decoller. J'aurai même pu en faire 12 ou 13, ça changeait rien au bacon, j'ai fait 11h01 et je me suis tiré sous un ciel plus que menaçant en me disant que c'est vachement joli le Morvan quand même. Un jour quand j'aurai fini mon regime et que je peserai plus que 90KG je viendrai ici passer des vacances parce que je suis sûr qu'on y mange bien, bien mieux qu'au KFC d'Avignon nord par exemple. Le trafic est plus que calme ce matin, et c'est tant mieux. Même calé à 81km/h je ne me fais presque pas rattraper par des collègues. A Auxerre Nord j'en ai marre et je prends la nationale jusqu'à Sens. La pluie fait son apparition juste avant Montereau, pile au moment ou je m'arrête pour manger une partie de la production de Giovanni Rana. Il touche sa bille en ravioli Giovanni, c'est pas un rigolo. Je passe la capitale de la France par l'A104 sans le moindre ralentissement ce qui m'arrange beaucoup et je fais mon stop habituel à Roye, car j'ai des habitudes de petit vieux ; déjà.
De là, je fais tirer jusqu'à Carvin pour pecho la vignette belge pour ce soir, et je m'engouffre dans un gros bouchon au sud de Lille. J'adore, c'est annoncé juste avant, c'est bien, mais on a pas bien le choix pour l'éviter. Dans le bouchon tous les coups sont permis, mais je reste zen car je suis pas en retard. La pluie elle revient après la frontière, au niveau de Templeuve. J'adore ce nom. Je connais pas Templeuve, mais je me dis qu'il doit pas de vendre beaucoup de mini strings à Templeuve... Plus je me rapproche de la côte plus il pleut, à 20h30 je finis par me poser sur le parking de la Cobelfret pour Purfleet. Il reste de la place pour le départ de 22h, mais je suis booké pour 4h, alors tant pis pour moi, je reste là à attendre. Vis ma vis d'attendeur ! Du coup, j'ai amplement le temps de coller les etiquettes sur la semi et preparer le crochet sur le tracteur, et même de faire une partie ou deux de solitaire... Je veux surtout me coucher le plus tard possible pour mieux roupiller dans le bateau, c'est tout une organisation.
Ce matin, j'ai mis le reveil à 2h, en stress pour être sûr que les mecs de COBELFRET ne m'oublient pas sur le parking. Il y a la police qui tourne et des ambulances, c'est pas normal. Les minutes, puis les heures s'ecoulent, à 4h finalement on me fait signe d'aller me mettre en place, on devrait déjà être partis. Finalement le "Valentine" part à 5h du matin, Nous sommes 4 chauffeurs, chacun sa piaule. Comme les cabines sont au milieu du bateau, il fait un noir complet, aucun problème pour s'endormir.
Le bateau n'a pas rattrapé son retard, même pire, il me semble qu'on a bien ramé en remontant la Tamise... Du coup ça permet d'admirer le décor depuis le pont. A 14h on debarque enfin, je me dis que ça vaut être chaud pour livrer Southampton avant 17h. Mais ai je d'autres alternatives que de subir ??? Mais au fir et à mesur que j'ai avancé, j'ai eu la baraka, aucun bouchon, pas le moindre ralentissement, PM me l'a confirmé avec sa super module depuis son super camion quand je l'ai croisé sur la M25. Je déboule à Hythe à 16h55, pile au moment ou le cariste s'en va, mais... Mais ça sert d'être poli avec les clients, Anthony le chef d'ici fait ressortir le fenwick et je peux deballer. IMPECABLE DE VELO !!!
De là, je fais mes prévisions d'avenir, un peu comme madame irma avec sa bille de verre, sauf que moi c'est avec mon atlas Michelin et mon GPS Garmin Nuvi... Et je vois qu'il y a un "service " juste avant ma sortie sur la M6. Par le plus grand des hasards, Ludo03 coupe la bas aussi, mais je vais arriver bien trop tard pour qu'il puisse raquer son cheese burger. Ce soir, ça roule encore une fois super nickel, c'est completement surréaliste cette histoire... Pour dire, j'ai même pas ralenti la cadence pour passer Birmingham, un truc de fou. Encore plus incroyable, je debarque à Sandbach à 23h et des boulettes ou il reste un place à côté du super DAF à Ludo.... Comme on est des gens civilisés, du moins surtout moi vu que je suis pas du 03 comme Ludo, on va se detendre une petite heure chez Costa Café. En revenant, je me rends compte que j'ai laissé mes carreaux grand ouverts... Et il manque rien, respire, respire !
Il tombe des cordes ce matin, et oui, des fois ça arrive en Angleterre. Nous voilà donc partis avec Ludo, bras dessus, bras dessous pour prendre de petit dej, dommage y a pas de bacon ce matin... On fait un bout de routas calés sur le 7 comme les kings mais pas longtemps parce qu'on a du boulot mine de rien. Je livre pour ma part à Middlewich dans une usine à peinture, mais tabarnak, j'arrive pile au moment ou le gars qui doit me recepetionner part casser la croute ! Comme en Espagne, sauf qu'ils boivent du thé et que ça sent pas le chorizo frito... Une heure de parti quasi et je reviens vite sur mes pas direction Silverstone au ryhtme des essuie glace.
Mais ce matin, les ennuis routiers ont repris leurs droits et c'est le franc "LONG DELAYS" pour passer Birmingham, donc, je choisis de passer un peu plus haut par Stoke on Trent et Derby pour rejoindre la M1. C'est un excellent choix dont je me felicite à present, oui, ça a roulé nickel une fois de plus. J'ai même le temps de rattraper un peu de retard de CDB avant de rejoindre mon chef Arthur qui se la coule douce depuis déjà 4 jours ici. ça lui apprendra !
Il ne pleut presque pas entre les averses, on peut distribuer tranquillement. Mais c'est mou ce matin, de plus j'ai une migraine terrible. Il y a quand même quelques rayons de soleil, et pour s'occuper, il faut trouver une solution car le chargeur du transpalette nous a laché, le salaud. Finalement, avec un chargeur de batteries de bagnole on arrive à gratter quelques buchettes. On a essayé de tirer des palettes à deux sur le scooter, mais c'est un peu casse gueule, surtout à nos ages déjà avancés...
Par miracle le soir le chargeur du chariot se remet à fonctionner, on respire !!!
Ce matin, j'ai hésité à me lever, il ne pleut pas, car pleuvoir n'es pas le mot. Si les douches anglaises sont dépouvues de débit et de pression, là, c'est tout l'inverse. La seule difference, c'est la température de la flotte et sachant qu'il fait tout juste 11°. La pluie ça fait pas nos affaires, il en faut de courage pour se ballader sous une pluie battante assis sur le transpalette electrique pour faire 1km aller retour à chaque fois !!! Du courage ou je sais pas quoi ! Par chance il y a la remorque chauffée pour sêcher un peu. Je l'ai vraiment mauvaise ce matin, en plus mon APN à rendu l'âme. Un machin à presque 300€ et qui fait encore de belles photos, sauf que je les prend "au jugé" ça me saoule !
L'après-midi par chance la pluie se calme (un peu) et les bagnoles roulent et donc consomment. Ce soir le chef décide de fermer un peu plus tôt, tant mieux, c'est pas que mais avec Arthur on a besoin de decompresser un peu, alors on deconnepresse.
Grand soleil, enfin, grand soleil silvertsonien... Ce matin, ça bosse au taquet, tant mieux la matinée passe vite et il faut commencer à remballer tout le bordel, ranger, recuperer les vides, les retours de plein, filmer les palettes, charger, bouger caler rigoler, charger, recuperer des vides, ramener du plein, bref tafer. Et puis à la fin le plus compliqué, faire le tri et voir si on a pas fait d'erreur. J'ai trouvé la solution pour pas en commetre, je m'occupe pas des comptes, vu que je les fait pas chez moi, y a pas de raison que je les fasse ici aussi ! Arthur fait la bouffe comme ma femme, à lui de faire les comptes comme ma femme !...
Du coup, je sais même pas qui a gagné la course, tout ce que je sais, c'est que c'est pas une Simca.
Une fois tout fini, y a plus qu'à faire les papiers et bouffer et dodo bien sage.
Arthur est parti à 4h, moi je me presse pas vu que je dois juste me presenter avant 10h à Purfleet. Alors je decolle à 6h, c'est bien assez tôt et j'ai mal aux bras. Alors je roule comme un pépé avec une C3. De toutes façons, je gène personne, la route est deserte ce matin vu que c'est férié. En réalité, c'est férié jeudi, mais les anglais accolent toujours les fériés à un week-end, c'est pas con comme méthode... Même sur la M1, il y a personne. Dès que j'arrive au 1er service je me fais un petit plaisir avec un Expresso, un vrai. ça me manquait j'en pouvais plus ! Quand j'enquille la M25 la pluie refait son apparition, et il y a personne, moi qui avait prit un peu de marge en cas de bouchon... Dans l'autre sens, un type a fait un tête à queue sous la pluie, et je croise les flics en train de creer un bouchon pour bloquer la M25 le temps de le degager, comme quoi, même quand on croit que ça va bien rouler il y a toujours un impondérable au milieu des voies.
Du coup je me radine à 8h30 au port, et on me place sur le super parking qui est reservé aux chanceux comme moi qui passent par Cobelfret. Le départ est prévu pour midi, j'ai le temps de faire un peu de rangement et d'enchainer les parties de solitaire jusqu'à.... 17h. Finalement le midi part à 18h no stress tout va bien. J'embarque donc avec un autre chauffeur. J'ose pas me plandre, l'anglais fait du gaz liquide ; il vient comme moi de se taper 8h d'attente au port, mais quand il sort du bateau à Zeebruge il roule 2km jusqu'au port pétrolier, il charge et revient reprendre le même bateau pour se retaper 9h de travesée. Génial !
Cette nuit a été un peu agitée, ça fait un tel barouf que j'ai mal dormi. A 3h on fini par debarquer. Comme les dockers ont encore pas attaqué leurs vas et viens, je ne suis pas stressé pour sortir en marche arrière sans arracher le hayon sur la rampe. Elle passe vraiment fin cette semi... Il y a de la brume ce matin, on se croirait en Belgique. Vu l'heure ça roule nickel et je me paye le luxe de m'offrir une tasse de café à Roselare. Je traverse même Lille sans le moindre ralentissement et je fais une croisure EXPRESS avec Nautilus62 au péage à Fresnes les Montauban. Le jour se lève péniblement sur l'Aisne pour laisser place à un paysage d'une tristesse qui inspirerait Frederic François pour son prochain album. A Berry au bac, j'en ai marre et je ronfle 45 minutes en esperant qu'au reveil il fasse un peu plus joli...
...Mais non, au reveil c'est pareil ça a pas changé sauf que le parking s'est pratiquement vidé, je slalome entre les flaques de pisse, c'est signe que c'est le matin pour de bon. A peine sur l'A4 je croise mon bon suisse Enzo qui sort lui aussi juste de sa pause café, si j'avais sû j'aurai roulé un peu plus. Bon d'un autre côté j'ai pas un rond en poche et ça coûte plus cher le café pour un suisse. Alors j'écoute trés attentivement les infos et les commentaires du scutin de dimanche, en GB aussi ça a voté nationaliste, les gens en ont ras le cul de ne recolter que les inconvients de l'UE. Si seulement les politques pensaient un peu moins à leurs petits culs... Bref, je quitte vite l'autopista à La Veuve afin de mettre un peu de gasoil, le FH a beau ne pas consommer des masses des fois il faut le nourrir un peu. De là, je fais tracer jusqu'à Langres, je sais pas ce qu'il se passe aujourd'hui mais j'arrête pas de voir des convois de camions militaires, y a la guerre ou quoi ??
Comme j'ai les crocs arrivé à Langres je me fais ma petite popote car c'est ouvert H24 et que j'attends jamais, LE TOP, mais pas le Top chef, du moins pas encore. Rapide calculos pour les heures, déjà 6h45 de conducion. ça passe vite dis donc. Alors j'accelere le rythme à 84km/h ce qui me fait arriver au truckstop de Macon nord avec 8h57 de routas ! Impeccablos. Il y a là le Scania R490 qui vient de subir son test France Routes avec Mister Combemale et un pilote Suédois, j'en profite pour aller les saluer parce qu'il y a un moment que j'avais pas vu le dirlo commercial de chez Scania, toujours aussi sympa ! Moi qui pensais dormir, je me suis un peu gourré. Déjà j'ai remis un peu d'internet sur le PC, ça a duré... Et puis, il y a 2 FDR qui se sont garés à côté de moi, Guillaume et son Axor Turbo et Marco avec son RVI Porte Lourd. Du coup on a mangé ensemble, en sortant il me restait 15 minutes à dormir pour faire 9h de coupure. J'ai roulé alors 2 petites heures pour vite me remettre en place quai 4 à Jarcieu.
Quand Arthur est sur les circuits il se lève jamais avant midi, mais là, à 7h j'ai senti le quai se poser et les premières palettes sortir, donc j'ai bien été obligé de me lever et prendre le café. Et puis obligé de bosser aussi... C'est donc sans regret que j'ai laissé le frigo ELF pour reprendre la plus vielle taut du parc, mais pas la plus moche pour une matinée de tournage en rond. Après avoir fait un mimi à Romain qui part en vacances dans les Vosges, et Arthur qui part en vacances à Spa. Les gens ont des goûts bizarres en matière de destinations. Quoi que moi c'est pas mieux je fais de la navette intersiderale : St Clair du Rhône - Givors et retour. Bon je me dis que y a pire que longer la côte Rotie pour faire du tournage en rond.
De retour au dépôt, je laisse la taut pour le frigo avec le Piaf dessus. J'aime bien, ça fait legumier. Mais voilà, je dois attendre des palettes qui trainent... C'est la faute à personne, c'est comme ça. Dans ma tête, je pense qu'à une chose passer la frontière ce soir. Je suis finalement parti à un bon 18h30, j'étais bien dans les clous pour arriver jusqu'à Gerone, en ayant même de la marge pour manger et tout et tout, mais voilà, dans ce boulot y a toujours le truc pas prévu, la merde qui te coule sur la tête. Après Valence il y a du fort trafic d'annoncé. Etant du coin c'est habituel, y a tous les écolos du 74 et du 38 qui se rejoingent ici, mais là ça bouchonne plus qu'en plein été, on se croirait sur la M25. Du coup, j'ai mis 1h pour faire Valence sud Loriol, 19km. De notre côté, il y avait rien, en face juste un accident et voilà le boulot !
Du coup ça m'a amené en 4h30 à Meze, alors qu'en temps normal je vais jusqu'à La Palme. C'est comme ça, y a plus grave dans la vie. Je coupe mes 45 et après banzai, il y a plus personne sur la route, mais difficile de rattraper 1h de perdue. Perdu rime avec dans le cul ! Mon amplitude est décédée en montant le Perthus, RIP. Je savais même pas ou me poser ça avait l'air full de partout. J'ai finalement trouvé la dernière place dispo à SOL Jonquera. Il était déjà 1h48 du mat.
En me levant ce matin, je peux pas dire que j'étais franchement motivé ni optimiste... Et puis en prenant mon café, ça allait mieux, car j'ai appris la meilleure nouvelle depuis début 2014 : Le parking de la SOL JONQUERA devient sécurisé à partir du 1er juin. C'est notre bien aimé groupe VINCI qui en aura la charge, bon, le principal c'est d'avoir un point de chute peinard ici. Les douches ont été refait à neuf, il y a si longtemps que je m'y étais pas arrété que je me souviens pas la dernière fois. Au bar à la télé, il y a des images des scènes d'emeutes à Barcelone à la suite d'expulsions de squateurs ou de je sais pas quoi, toujours est il que c'est pas le moment de poser des RTT pour les Mossos. Ils ont du pain a la plancha... Dès que j'ai les 9h de repos, je walide E/CAT et je me sauve pendant que d'autres se garent pour aller au Dallas, et d'autres vont à Palavas. Le pauvre Dur Dur est bloqué un peu à cause de moi chez un client à Celrà. Faut pas chercher à comprendre, mon chef a coupé un lot en deux et reparti dans 2 camions, vous faites pas de supply chain, vous savez pas ce que c'est LOL.
A notre plus grande surprise, à peine arrivé, on rentre tous les 2 à quai. Enfin après avoir attendu les 20 minutes reglementaires qu'il faut pour enregistrer nos noms, qualité et immat. Luis le cariste tient une forme olympique, et 20 minutes plus tard je suis sur la piste d'envol, le Dur est 10 minutes devant, mais avec son R quiniento je crains pas de le rattraper... Ma mission suivante me mène sans espoir chez ND Logistica ou je me pointe à 13h45 alors que j'ai RDV à 12h et que les receptionaires se tirent à 14h. C'est un peu comme si j'avais plongé dans une fosse sceptique quand je donne mes papiers. Par je ne sais quel miracle, je peux vider c'est un gars du chargement qui s'en occupe et le pire c'est que ça va super vite. De là je file à Parets ou j'ai 12 palettes de machins bidules medicaux à poser, là, mis à part le fait qu'il faut faire 4 bureaux avant de se mettre au muelle B, ça va super vite, et je suis vide à 15h35 zoby la mouche.
La main tremblante j'ai reçu le message du rechargement, j'angoisse ! Au vais-je, dans quel état j'errerai ? "Tente Castelgalli"... Je sais que c'est prévu demain, mais je tente quand même sans y croire, ils arretent à 17h et je me pointe à 16h30 avec 2 camions de ramasse avant moi. Au fond je m'en fous un peu, aujourd'hui peut être ou alors demain. Finalement aujourd'hui. Les caristes habituels se tirent à l'heure et c'est le chef qui charge. Gentil mais pas doué, je lui propose de prendre un transpal pour l'aider et il accede à ma requette, du coup ça va vite, mais chez ce client ou chez nous au dépôt c'est pareil, on doit revider parce que ça rentre pas... Super !!! Finalement ça finit par rentrer, et j'ai plus qu'à remonter un peu. Déjà plutôt que de m'enterrer avec le troupeau avant la frontière, je me pose 3h à Vic tranquillos. A 1h du matin, je m'écroule sur le parking desert à Narbonne.
C'est super génial, il fait beau ce matin en plus c'est vendredi et dimanche c'est la paye ! Je kiffe la life ! Alors je vais en souriant à la station boire mon petit noir et me decrasser. La serveuse fait un peu la gueule, elle boude même. Au départ je pensais que c'était parce que je puais, mais en fait c'est parcequ'elle fait pas le pont, c'est con !!
Donc de là, une fois la coupure finie, je mets en route et je me cale à 80km/h sur l'A9 ou il fait un temps estival ou presque !
Ce qui est cool, c'est que je suis en week-end, j'ai fini, c'est le week-end, j'ai quelques gros balourds au téléphone qui sont tous bien loin de la maison, ah ah ah je me marre ! Ils ont qu'à faire du régional comme tout le monde !!! Moi je m'en fous, j'arrive pile pour manger à la maison, il est 14h, et ouais, c'est la classe !