| Carnet de bord de Avril 2014 | Partager sur Facebook |
A 8h je me decide à decoller avec le soleil, en sachant qu'il neige ce matin à Jarcieu !! J'ai une petite heure pour rejoindre ma livraison à Balaguer soit 54km. Sur le papier ça le fait largement, je coupe à travers les vergers, c'est joli et tranquille, mais déjà de bon matin, les mossos tiennent les jumelles pour calmer la vitesse. La traversée de Balaguer est sympa, c'est typique, mais mal indiqué et je loupe la route d'Ager, je suis quitte pour faire le tour une nouvelle fois ça fait visiter. Disons surtout que la route me paraissait si etroite que j'ai hésité à la prendre... Comme j'ai pas d'indications, je stoppe dans une usine à qui mon adresse ne dit rien, mais ils me trouvent un numéro de téléphone, je suis sur la bonne route, mais il faut aller 10km plus loin, je livre dans un monastère. Encore fallait il le savoir... Du coup je debarque avec 10 minutes de retard, mais c'est pas dramatique. C'est un bon grutier avec un Pegaso Troner qui va me sortir le climatiseur, il faut que je fasse d'abord l'équilibriste pour ouvrir le toit à l'avant.
Après 45 minutes d'efforts, c'est dechargé, ouf. Je dois redescendre dans la plaine, exactement à Raimat dans un centre d'insertion, ça roule nickel en moins d'une heure je suis à destination. L'accès est facile, c'est large pour manoeuvrer, mais contrairement à ce qui est indiqué sur mes BL, il faut pas livrer ici, car ça aurait été trop simple. Il me faut aller à la prison de Lérida, heureusement que l'affreteur me le confirme au téléphone sans quoi je l'aurai jamais cru. Un gars monte avec moi pour faire les 20km qui nous separent de la prison, je le laisse sur le parking. Pour ma part, c'est les mossos qui m'attendent, et visiblement je suis attendu car depuis le mirador j'entends la gardienne qui ecorche mon nom. Ensuite le portail s'ouvre, et la semi je me retrouve dans un sas, c'est angoissant, puis je peux rentrer dans la cour. Là, une fois descendu on me prend les clefs du camion et je dois me magner pour ouvrir les 2 cotés... Finalement ça va pas mal, 20 minutes pour vider et papiers signés. Pour l'anecdote, j'étais stressé sans m'en rendre compte car j'avais déjà refermé un côté, alors qu'il restait une palette de bobines, ça craint quand même... J'ai remis les planches, tout sans voir la palette ! Heureusement les matons sont vigilents et je suis bien passé pour un con. Une fois de plus ou de moins... Je traine pas ensuite pour reculer et vite sortir de ce bordel soulagé.
Ensuite je traverse Lerida pour rejoindre Montblanc à 1h d'ici en direction de Tarragone pour recharger du beton préfabriqué. Evidement je tombe en plein changement d'équipe. J'ai largement le temps d'ouvrir les côtés en attendant la reprise. Quasi 2h plus tard, je pars pas trop lourd avec seulement 15T, mais j'en ai bien assez. J'ai juste de quoi remonter dormir chez le 1er client à St Paul 3 Chateaux. Sauf que, je perds un peu de temps à Villafranca del penedes, et que je fais quand même le crochet douchas à Figueras parce que oh, faut se soigner aussi... Ce soir, ça roule mal tout du long, et quand j'atteris à 23h à St Paul, j'ai 10h07. Mais je m'en fous, je suis tranquille ici, bien plus qu'à Mornas ou de toutes façons, le parking était plein.
On m'avait prévenu : "tu veras, chez Chausson, c'est des pires que mous !"... Donc ce matin, je me suis pas affolé le spaghetti, je suis allé bien tranquillement porter mon CMR de chauffeur international, avec le tampon de l'expediteur marqué du code postal espagnol 43 (Tarragona), mais le recpetionaire, il est comme vous, il en a rien à cirer. Il m'a juste dit, faut attendre ça sert à rien de vous enerver. Alors là, je suis sur le baigneur ! Je suis même pas enervé moi !!! Je m'en fous completement c'est pas pareil ! J'ai rien dit ! Si je m'enerve, je prends une sangle, et je fais glisser les palettes une par une par terre, mais là non, je m'en fous ! Dans la cour il y a un Picard qui croupi depuis déjà plus d'une heure avec seulement 4 fagots de longueurs PVC. A 9h un gentil cariste m'indique que ça va bientôt être à moi, alors je bouge mes 100kg et je me mets en place.... Il est finalement 10h30 quand je finis par degager tout feu tout flamme pour aller poser mes 5 dernières palettes à Vaison la Roumaine, j'ai fait une faute de frappe exprès, juste pour vous faire une blagounette, ptin, chuis trop fort. Donc je roule comme un petit fou pour traverser la Drôme Provençale que le monde entier nous envie. Je livre un marchand de materiaux, bien sûr ça traine pas, j'arrive juste avant la pause casse croute.
Pour ma part, pas de pause casse croute, je dois rejoindre au plus vite le port petrolier de Givors. Ahhh Givors, un des derniers bastions communiste européen, mais ça fait un peu loin pour Poutine, on est donc à l'abri encore quelques decenies. Je remonte comme je suis descendu, c'est à dire au taquet. C'est pas mal 2 essieux relevables, ça tient le pavé, d'un autre côté, la semi, elle se demerde, j'ose même plus regarder les retros, de toutes façons y a personne sur cette route... A 14h je finis par amerir au port, et comme je suis en retard, 5 minutes plus tard je suis dans la semi casqué et manche longuées prêt à faire 20 minutes de transpal à main pour recharger un complet de fûts pleins et lourds donc. Aussitôt chargé, je file à St Clair du Rhone ou j'arrive tout mouillé de chaud une quarantaine de minutes plus tard pour m'entendre dire "tu fais chier t'as vu l'heure ??" Je dis rien, je le prends à la rigolade. Quand je suis vide, je me pose sur le premier parking que je trouve pour prendre mon 4h... De retour au dépôt, j'ai rien à faire, ça c'est cool, ça m'interesse !... Enfin du moins, je dois juste aller recuperer ce pauvre Australien qui est au taquet des heures à Gervans, ça me permettra de faire un peu de magnum, et me confiermer que je suis plus à l'aise dans un Premium. De là je fais un bon lavage de mon attelage, et j'ai juste à aller me mettre en place pour recharger demain à Hostun, je coupe à travers champs et roulant comme un pépé parce que devant j'ai 2 rolls de fleurs et j'ai vaguement confiance dans mon arrimage. 23h, fin des opérations.
A 8h02 je m'avance pour charger dans la zone. La commande est prête ce qui est une drolement bonne nouvelle, mais il n'y a pas 9 palettes mais 7. C'est le poids qui compte ah bon... Dans l'usine, il règne un bruit et une poussière qui prend direct à la gorge, c'est Cayenne ici, on connait pas notre bonheur nous les chauffeurs !... En moins d'une heure c'est chargé, et vu que c'est prévu transpal hayon, et qu'il me manque le transpal, je repasse par le dépôt ce qui me donne aussi le droit de refaire la route de chèvres avec, je le rapelle mes 2 rolls de plantes au tablier... Ce matin, ça roule, y a du monde, pourtant à 9h tout le monde devrait être au boulot non ? Une jeudi 3 en plus !!!
Je ne serai pas passé au dépôt pour rien quand même, parce que non seulement Nath aura pû lire ma carte, du moins la vider, et en plus j'ai dû bouger mes palettes avec Franck car le chef m'a trouvé un complement, des longueurs de 4m à charger à St Etienne pour Bordeaux. Donc, je laisse mes rolls devant, les lourdes palettes pour le 17 au cul et rien au milieu. Comme de juste, j'arrive à 11h55 chez le marchand de feraille. Le cariste lui reprend à 13h30, ce qui me laisse le temps d'ouvrir le côté et casser la graine tranquille et même de boire le café et même d'écouter les infos et tout... Au retour de la pause, le cariste a du mal, je comprends vite que le type maitrise ni le gros fenwick, ni le stockage des palettes, en une heure il a pas avancé mis à part bouger des palettes d'un côté à un autre, jusqu'à ce qu'il tombe en panne de gaz... Là, c'est un mec des bureaux qui a pété une durit et qui est venu faire le chargement... Honnetement ça m'a fait de la peine pour le jeune, le type il est pas taillé pour faire ça, et je pense qu'il va pas faire de vieux os ici. Quand j'ai terminé de sangler et tout, j'ai déjà 3h d'arrêt sur place.
Sachant que j'ai un imperatif pour 8h demain matin à Virollet, je peux pas faire trop de tourisme, alors je roule au maximum de ce que je peux sous un ciel bien menaçant. Bien sûr, je crains pas la neige, mais sait on jamais sur cette satané A89 ! On est à l'abri de rien. Je debarque en 4h20 après Brive au péage, du moins le péage de la sortie après Terrasson, il y a de la place et peu de passage. Quoi faire ? Il me reste de quoi aller la bas, ou pas loin, mais je perds 45 minutes... Grattage de tête, renseignements pris, je peux pas rentrer au chateau ou je dois livrer cette nuit, je connais absolument pas le coin qui a l'air truffé de petites routes, il commence à pleuvoir et j'ai absolument pas envie de me casser a tête, je reste là. Demain debout 4h et c'est comme ça point.
4h du matin, hurlement primaire whaouhhh c'est vendredi et il pleut merde. Pas de pitié pour ma dernière banane de la semaine, comme prévu à 4h23 je demarre balais d'essuis glace sur 1, et vitesse de croisière calée sur 90 le tout dans la nuit noire et obscure du Périgord... Tout plongé dans mes pensées que je suis, je calcule un truc quand même pour essayer de couper à travers champs et éviter le crochet à Bordeaux. Mais j'ai pas trouvé, arrivé à Libourne il y a un gros panneau marqué interdit 3t5, j'ai pas insisté et repris la direction Bordeaux ; de toutes façons à 6h30 ça passe nickel. Dans l'autre sens, c'est déjà l'hemoragie, Paris, Lyon, Toulouse, Lille, Bordeaux, même combat... Comme me l'a conseillé au téléphone, le client m'avait indiqué de passer par Pons, il me semble que ça rallonge mais vu que je suis que trés rarement allé au chateau de Virollet je suis à la lettre ses indications et je prends une belle interdictions aux 3t5 pour traverser le village de Gemozac. J'ai surement dû louper un truc. Quoi qu'il en soit, à 7h30 je suis au chateau, c'est un domaine magnifique, ça paye le Cognac.
En 15 minutes on vide mes palettes de quartz, je respire, l'express du 8h est à l'heure. Je supporte pas d'être en retard quand on me demande une heure bien précise. Le client est content et je repars avec un carton de Cognac sous le bras. Mais non, je deconne.. Renseignements pris auprès d'un indigène, ça sert vraiment à rien de monter à Pons, il vaut mieux rejoindre l'A10 à Mirambeau. Je musarde tranquillement sur les routes en charentaises et je me pose couper une bonne demi heure sous une douche toute neuve à Saugon. De là, je trace à Merignac, les bouchons sur le periph sont passés, impeccable. Si hier on a mis 3h pour charger la feraille, au dépôt de Merignac, il mettent 20 minutes pour vider et en rigolant en plus ! Je m'appretais à repartir tout feu tout flamme pour terminer ma fabuleuse tournée à Agen, mais je dois commencer à charger à Bazas. Bien sûr j'arrive à midi, et c'est pas encore prêt. Je vais attendre le long des quais d'avoir le feu vert. Du temps de midi, ce sont près d'une dizaine de camions qui sont arrivés pour charger, il y en a 3 avant moi... Comme prévu, à l'arrivée des chefs c'est haro sur le baudet, traduction, on se jette sur le chef cariste comme la misère sur le monde, comme des mouches sur une merde.
Finalement, à 15h je suis chargé et j'attends encore une vingtaine de minutes les papiers, le type pinaille avec l'ordinateur, mais ils sont d'une gentillesse telle que ça empêche de raler. Du coup, je fonce enfin me debarasser de mes 2 rolls à Jardiland à Agen. Moi qui me voyais me casser rapidos, c'est perdu, je dois encore aller faire une super ramasse dans un garage de la banlieue d'Agen à Brax. C'est tellement le bordel à Agen le vendredi soir que j'ai mis presque 30 minutes pour faire 8km. En plus l'adresse était pas bonne, bref, plan galère pour charger une pauvre remorque avec une barque dessus... Bref, un plan comme on les aime tant chez nous. Mais les gars sont super gentils et debrouillards. J'en ai tellement marre aujourd'hui que ce soir je vais pas loin, bien que j'aurai pû rouler 1h de plus, je me pose au centre routier à Agen ou j'ai très bien mangé, mais nom d'un chien que ça m'arrange de pas parler un mot de français parfois ! Quand je sors de table je tombe sur Max64, dommage j'aurai préféré manger avec un super ptit jeune qui n'en veut que mes ex compagnons de table qui m'ont demoralisé.
Yeahhh ça y est c'est le week-end. Je me reveille à 3h, et je demarre le camion juste quand j'ai mes 9h de coupure pour pas reveiller le ptit Maxou à côté. Faut pas deranger le sommeil des copains. Une minute plus tard je suis à 90 sur la soporifique A62, mais j'ai pas bien d'autre choix si je veux rentrer à la maison. Aux petites heures du samedi, Toulouse est une formalité à traverser et c'est tant mieux. Le jour commence à se pointer du côté de Narbonne, je ferai bien la sieste, mais je dois avancer au maximum parce que j'ai pas envie de faire 2 coupures de 45. J'arrive péniblement à Loupian, je me jette au plumard une petite heure.
Au reveil ça va nettement mieux, j'écoute d'une oreille distraite les news du matin, et dans ma tête, il y a plein de questions sans réponse pour un truc qui me tort la pine depuis qu'un maire écolo est élu à Grenoble. Que va t il se passer ? Il va se passer un truc au niveau de la circulation, et surtout des PL... On va interdire le transit sur l'A48 ? Limiter la vitesse à 70 ? 50 ? 30 ? 10 ? Interdire les PL entre 7h et 9h ?... Bref, je languis presque de savoir... My best friend est trop loin derrière pour que je l'attende pour la kawa, l'amitié à des limites. Arrivé à Jarcieu, je me debarasse presque à contre coeur de la semi à Fabrizzio et je recupère une bonne vielle Jarjat pur bijou produit dans le Haut Vivarais, toutes les soudures sont faites à base de lait de chèvre, c'est du costaud. Je finis par rentrer à mon domicile conjugal à 14h, j'ai grave grave grave du boulot chez moi !!!
C'est bien courbaturé que je suis parti ce matin un peu avant 4h. Rien de spectaculaire, mais on a grave du boulot à la maison, et je suis comme qui dirait rouillé... Mais quand je vois tout le boulot de ce lundi qui m'attend, j'essaie de faire comme si j'avais la pêche. En passant devant le panneau "Aire de Portes Lès Valence 1000m" j'ai eu envie de m'arrêter dormir, et finalement, j'ai tracé jusqu'à ma première livraison à Narbonne ou j'ai débarqué à 7h15 en pensant roupiller 45 minutes, mais non, c'était déjà ouvert... Alors j'en ai profité je me suis vite mis à quai parce qu'il faisait beau et que j'étais motivé. C'est finalement au village catalan que j'ai fait ma dernière demi heure, face à un gobelet de café. La station n'existe plus mais il y a une vague cabane toute neuve sans personnel avec distributeurs de café et de friandises. La loose complète. Après un arrêt au village catalan, t'es pas déçu de passer la frontière...
Mais qui dit beau temps peu venteux, dit contrôles à gogo. Il y a grave du chomage en europe, mais les contrôleurs eux bossent au taquet : Le Boulou, bascule ; La jonquera dans les 2 sens, la Guardia+les Mossos à la bascule à la frontière et aux 2 aires de service, et moi je suis passé au travers de tout ça ! Ils le savaient que j'avais pas que ça à foutre aujourd'hui... Mon premier client en Espagne est à Arenys de Munt. Donc emmerdant car à la montagne, contrairement à Arenys de Mar qui est emmerdant aussi mais au bord de l'eau. Le client est bien sympa, et m'indique ou faire 1/2 tour car plus loin, la route passe mal en semi. De là pour rejoindre Terrassa, j'ai pas envie de rejoindre Granollers, alors je continue la traversée du Marseme, en surplombant la mer, avec le mélange de pins et de lauriers, je me chante la chanson de Cloclo le "lundi au soleil..." Je suis débile, et le pire, c'est que j'aime ça ! Les 2 livraisons à Terrassa sont une formalité, sauf si on excepte le fait qu'un petit camion a eu l'idée de se garer à l'angle de la rue que je prends, j'ai transpiré pour rien casser, d'autant que j'ai une bâche toute neuve et que je pourrais pas accuser un collègue si j'accroche. Il me faut faire un crochet à Vacarisses pour aller charger une pauvre palette de retour toute éclatée et de là rejoindre une zone inductrielle destroy de Abrera ou ne subsiste qu'une seule entreprise. La zone est tellement à l'abandon que j'ai hésité à y aller pensant m'être trompé, d'autant que le nom de la rue n'est ni dans mon gps, ni dans gogole map. La encore ça va super bien, mis à part que le gardien m'a pas envoyé au bon endroit...
Après ça, j'avale une tranche de jambon et deux tomates cerises. J'ai tellement mangé que ça m'a donné sommeil. Je vais vers mon dernier client à St Quenti de Medyona au dessus de Villafranca Del Penedes, juste une palette de 61kg. Mais faut y aller quand même, ça traine pas et à 16h je peux envoyer le message que je préfère à mon chef : "VIDE". Mais bien que j'ai eu la baraka sur toute la ligne, ça va s'arrêter net à 17h, car une fois que j'ai rejoint mon rechargement, il s'avère que ça ferme à 17h, alors RDV demain 8h30... C'est con ce qu'il m'arrive quand même !! Alors je me cale dans un recoin de la zone, au calme, isolé, tranquille prêt a deguster une barquette de fraises qui m'a fait de l'oeil à chaque fois que j'ai ouvert le frigo pour attraper ma bouteille d'eau.
Comme prévu, à 8h30 je me suis pointé au portail de chez mon client. Bien sûr, je suis à quai direct et le chef m'explique que de toutes façons j'aurai pas chargé hier vu que tout n'était pas prêt. Donc, c'est sans regrets. Une heure plus tard je suis plus lourd de 23.669kg. Vu l'heure matinale, je me dis que je vais éviter Barcelone et je passe d'un commun accord avec moi même par Manresa et Vic via la C25. C'est completement idiot, mais en passant par là j'ai l'impression de me ballader sans avoir l'impression de faire une pauvre ligne Catalogne-Rhône Alpes. En plus, il fait un beau soleil ce matin, mais le temps change arrivé sur L'Emporda. Plus j'approche de la frontière plus il y a des nuages. A la frontière, c'est carrement la cata, et elle est organisée par la Guardia Civil qui filtre le trafic. Il y a un bordel sans nom ou on passe de 8 voies à une. Derrière mon volant je regarde se jouer la scène ou tous les coups sont permis, c'est pitoyable... Et puis d'un coup le trafic est reparti, la Guardia a levé le camp. Comme d'hab, je monte jusqu'à Loupian, ça me fait 4h de guidon et j'ai la dalle.
Pour aujourd'hui, j'ai un programme light par rapport à hier. Il me faut quand même faire un crochet par Montélimar ou je pose ma petite palette ramassée hier. De retour sur l'A7 je tombe en même temps que Yannick de chez Courcelles on se cale sur le 26 et le temps passe vite en rigolant sur les ondes. Dans le grand boeuf c'est Maxime26 qui nous rattrape, tu parles avec un complet de salades... Du coup, comme il nous a enervé avec Yannick on le force à nous payer le café, non mais ho, c'est pas les legumiers qui commandent ! De retour à Jarcieu ou je decroche la Jarjat. D'ailleurs depuis les quelques semaines que je fais que le traco chez nous, ben la meilleure remorque que j'ai eu, c'est bien celle là !! Une bonne ardechoise !
Après que Sweden m'ait fait un super cadeau (une carte michelin n°91 de 1964) je recupère une autre ardechoise que me rapporte Philippe, une bonne Frappa que je charge pour passer le week end à Monza. Un bon lavage de tracassou dans la bonne humeur, et je rentre à la maison histoire de retrouver encore une autre ardechoise de trés bonne qualité, la encore !
En vérité, je suis parti mercredi à 22h30. Mais quel interêt de raconter 1h30 de route ou il ne s'est rien passé ? Mis à part le fait que je suis parti bien tranquille de la maison, que j'ai pû bricoler un peu hier et que je croule sous les choses à repeindre, ranger, trier jeter ?... Au printemps c'est toujours pareil ! Ce soir c'est donc bien tranquille pour passer Grenoble et prendre la direction de la Maurienne qui dort déjà profondement. Mis à part le défilé des betaillières il y a pas grand monde. Du coup, je me suis retrouvé seul chez les pompiers pour m'annoncer à St Michel, j'ai tout juste eu le temps d'aller avaler un café à la station et monter me mettre en attente les pieds en eventail sur le parking des ADR j'ai reveillé le préposé à la régule des navettes ADR, et 14 minutes plus tard c'était mon tour de passer le tunnel sous bonne escorte. J'ai déjà mes 4h de guidon à Oulx et je fais ma demi heure au Gran Bosco parce que c'est le mieux que j'ai à faire. Comme je suis un garçon courageux je fais ensuite tirer jusqu'à Rondissonne, c'est à dire bien après Torino, ou je me jette au pieu faire une sieste de 3h parce que j'avais calculé mon coup comme ça.
Quand je repars après un café serré, l'A4 n'est plus cette large autoroute deserte mais une route surchargée ou tous les coups sont permis et ça roule n'importe comment ce matin. Bien avant Rho, il y a déjà des ralentissements dus en parti aux travaux de l'A4 qui ont débuté en juin 1994 mais aussi au fait que l'autoroute de Como est fermée et que tout le monde sort à la toute petite sortie Rho. Vla e bordel ! Par un miracle incroyable, je debarque à Monza presque sans soucis, et surtout pile à l'heure à laquelle on s'était mis d'accords avec Arthur : 10H.
D'un autre côté, ça sert pas à grand chose que je sois à l'heure, j'ai attendu une bonne heure avant de pouvoir me mettre en place, et notre valeureux dealer suisse ne s'est pointé qu'à 13h. J'ai amplement eu le temps de tout preparer mon bordel et de filer la main à mon chef jusqu'à dimanche soir. Grosse après-midi de distribution en tout genre, de depotage de palettes et de bonne tranche de rigolade le soir. J'ai pris la douche en bas sous les paddocks, mais elles sont de plus en plus pourries, pas de place et surtout, bouchées, c'est super de se laver en ayant les pieds qui trempent dans un eau croupissante.
Gros dossier ce matin, Papy Claude vient nous livrer une vingtaine de precieux liquide à 104 d'octane, il faut vite le vider pour qu'il aille vite recharger. Quand je dis vite, on fait au plus rapide : Je conduis le transpalette, Arthur sur son tabouret monte et descend le hayon pendant que Claude nous joue de la flute. Ensuite bien sûr, c'est la grosse journée de distribution, la journée passe à une vitesse folle, en faisant un boulot de dingue mais en rigolant bien entendu. Il est 22h quand on se ramène à la douche, et ce soir, non seulement elles sont toujours aussi pourries, mais en plus il y a plus d'eau chaude, je suis à deux doigts de faire un scandale !
Bonne journée encore ce samedi ou les choses serieuses ont commencé. En plus il fait chaud et je finis par prendre des couleurs. L'après-midi est un peu plus calme ; Wani mon chef suisse, m'emmène voir le circuit antique de Monza, les virages sont si relevés que j'arrive à peine à gravir le sommet avec pourtant des chaussures à crampon. On a du mal à imaginer des Fangio passer là à 2 ou 300km/h. Falait vraiment que ces types soient ravagés !!!
Arthur qui sait plus quelle connerie inventer s'est échiné à battre son record d'empillage de fût sur 11 rangs. Evidement ça fait le buzz sur le paddock et les bimbos de services viennent poser devant cet empillage de feraille , directement inspiré de la tour de Pise. Chris, le reparateur de pare brises nous laisse la clé de sa chambre d'hôte, ce soir on a droit à une douche 4 étoiles et on mange au resto, ça fait du bien au moral de se sentir bien propre, du moins, moi ça me rend de bonne humeur !!
Aujourd'hui, il y a grave du monde sur le circuit. Les centaines de fûts empillés ont été recupérés par les milliers de fans de sports mecaniques de passage. C'est toujours ça de moins à emballer ! Aujourd'hui, il y a grave de la bimbo et du gosse de riche voir de très riche dans tous les coins, c'est joli tous ces vieux messieurs avec de si frêles et fines jeunes petites malheureuses ! Y a plein de Berlusconi dans le quartier !!! Nous bien sûr on a du boulot par dessus les oreilles, il nous faut commencer à tout doucement tout plier l'air de rien. Arthur court dans tous les sens, j'essaie de suivre. Mais la bonne nouvelle c'est que mon problème de batteries que je traine depuis 2 jours vient de trouver sa solution. La semi que j'ai est équipée de 2 batteries pour que le hayon puisse fonctionner en autonome. Mais les 2 batteries sont cuites et tirent à fond sur les batteries du tracteur.
Par chance, je suis le voisin de Patrick, un pilote de semi motor home qui m'a testé les batteries, il est équipé le garçon !!! A 19h tout est plié, rangé. Reste plus qu'à trouver une douche en faisant l'incruste dans un paddock au hasard et bingo, ça marche ! Les types de Aston Martin se foutaient bien pas mal de me voir debarquer avec mon sac Auchan... On demarre en même temps à 20h30, Arthur rentre avec des vides et le matos au dépôt, moi je vais tout doucement sur Lodi pour faire une douane qui risque de durer fort longtemps demain matin ! IMPEC !
Cette nuit, j'ai ronflé si fort, que par moment ça m'a reveillé, et ça me faisait rire. Et puis à 8h30, il a bien fallu que je me fasse une raison et que je traine mes 99kg jusque chez le transitaire. Comme prévu, c'est le brin. La fille au bureau prend mon numéro de téléphone non pas pour un RDV kokin ulterieur mais pour me donner une idée du delai d'attente pour les opérations administratives. En sortant du bureau, c'est pas une fourchette que j'ai, mais un rateau. Soit aujourd'hui, soit demain... Cool. Comme j'ai une confiance folle en mon chef, je lui fait part des dernières infos, en me disant qu'il n'a nullement l'intention de me laisser dorer la pilule en Lombardie 24h de plus... J'entreprends donc de trier le milliard de photos prises ce week-end, quand Daniela me téléphone. Comme prévu c'était pas pour me filer un vieux rancard, mais juste pour m'annoncer que je serai OK avec la dogana à 11h ou 11h30.
Nouvelle qui réjouit mon patron.
A 11h15, la miss Dogana me refile les documents duement tamponnés, biffés, remplis et je peux partir. Mais avant, je dois encore passer à quai recuperer une palette en retour. Là, c'est compliqué, et les dépôts logistiques, qu'ils soient en France, en Italie ou en Espagne, sont truffés de types qui en ont rien à cirer de rien, du coup, encore une heure à se prendre la tête, mais à midi et des boulettes, je suis parti de Melegnano. Vu que je suis pas super pressé par la pendule, et que j'ai pas envie de me risquer à passer Milan, je decide de couper à travers les champs de riz par Pavia. J'aime bien le coin, ça me rappele ma courte carrière chez Debeaux... Et oui, c'était le bon temps de la pulvé, mais je me suis fait lourder au bout de 6 mois. Quoi que, j'y serai resté, je serai au chomage aujourd'hui... J'ai pas honte de m'être fait lourder vu que c'était pour la bonne cause, j'ai jamais voulu balancer un type qui avait arraché le portail de chez Debeaux à St Priest en me rendant service, du coup pas de renouvellement de contrat. Enfin, je m'égare, je m'égare... Arrivé à Torino, je tombe sur un gros bouchon qui fait perdre bien 20 minutes, juste pour un peu de tôle froissée, mais la curiosité fait freiner... Du coup, je me paye un bon café à Susa, et par curiosité, j'ai maté le prix de Ricard qui reste toujours 3€ plus cher qu'en Espagne.
Presque 45 minutes de perdues au tunnel en attendant l'escorte. Je suppose que la fille qui est chef d'escorte a du avoir une envie pressante car le gars qui fermait le cortège avait l'air bien remonté. Le pire c'est que la meuf roule mal, en théorie c'est 70, mais elle a pas une vitesse regulière, ce qui est trés chiant pour garder les 150m et depasse jamais le 65... Enfin bon, ça dure que 13km. Ensuite, soleil dans la gueule pour traverser la Maurienne, une dernière 30 de coupure avant Grenoble, et il est quasi 23h quand je debarque sur la pointe des pieds au dépôt, y a mon pote qui dort à quai alors je fais pas de bruit chuuuuut.
Sweden étant en train de franchir le Pôle Nord, Régis étant en FCOS cette semaine, je me retrouve avec du bon boulot ce matin. Ah si seulement les FCOS pouvaient durer 1 mois !!!! Mais avant toute chose, je commence par prendre mon café avec mon chef Arthur et accessoirement vider un peu et trier beaucoup les retours de Monza. Et mine de rien, y a un sacré paquet de bordel. Ensuite c'est le chef Stephane qui me file le reste du boulot, là, c'est facile pour une fois. Je commence donc à 10h à vraiment bosser pour aller à Chanas charger 8 cuves de pulpe de fruits pour Gloucester. Contrairement à hier, il caille aujourd'hui et je ferais mieux d'écouter le dicton qui dit de pas se decouvrir d'un Phil en Avril... Ce dicton est il valable seulement autour du 45e parralèle ? Qu'en disent les inuïts ? Une demi heure plus tard je quitte le parking poussiereux pour completer avec 10 palettes de cacahuètes concassées pour Droitwich à Epinouze, ou la marchandise n'attend que moi, et je reviens au dépôt completer et tout remettre dans l'ordre.
Et bien sûr on peut pas avoir le tiercé toujours dans le bon ordre, je dois tout débaler vu que les RDV sont dans l'autre sens, ahhhh si jeunesse savait ! Pour completer le metrage restant, j'hérite d'un lot pour Hatfield et de deux petits tonnelets d'essence pour Thurrock. J'allais partir quant Nathalie m'a filé la preuve de ma resa pour 2 jours de taxes en GB, et le pire, c'est que j'ai appris que j'ai pas droit au ferry, même avec 2*5L d'essence. Donc, demain tunnel...
Avant de vraiment partir, je profite du calme de la pause dejeuner pour remplir mon frigo parce que j'ai pas l'intention de me gaver de KFC et autre specialités culinaires britaniques. Je suis pas au regime, mais je fais gaffe, faut que je perde 10kg. Alors vas y, bouffe des tomates, des fraises et du thon... Pour rattraper le temps perdu, je passe par la Fourvière, en fait j'avoue, c'est surtout pour voir l'avancée des travaux de confluence, le truc qui est moche et qui sert à rien. Une fois Lyon passé, je peux me caler à 130 sur la voie de gauche, tranquille, y a plus rien à faire. Bon bien sûr j'ai fait quelques poses, et j'ai fait la connerie de l'année en m'achetant un paquet de Gitanes Filtre, ah mais quel con je fais ! Bon c'est promis, c'est le dernier après j'arrête !!! J'ai finis par échouer au niveau de Cambrai au hasard, mais j'avais pas d'autre choix, 8h59 de volant, je pouvais pas mieux faire !
Temps magnifique au reveil ce matin sur le nord, mais par contre, il caille. Avec 3° dehors, la petite laine est de sortie. Dans le nord, il y a un dicton célèbre qui dit "en avril n'enlève pas ton thermolactyl" et c'est pas un chtimi qui me contredira. La bonne chose, c'est que ça roule super bien ce matin, il y a pas grand monde sur l'A26 jusqu'à Calais, mais bizarement quand je franchis l'entrée du terminal de Coquelles, c'est le bordel. En plus je perds quelques minutes pour aller m'enregistrer au bureau des ADR. Tout ça pour 2 fûts de 5L, ça passe pas au bateau, il y a une loi qui decrete que s'il y a plus de 54 passagers, c'est pas bon, alors que pourtant les camions ont souvent 800L de gasoil, et les bagnoles 50L d'essence... Va comprendre ! Au bout d'une heure d'attente, je peux enfin monter dans le 11h42 qui est bondé. Je suis le seul français à bord, avec la "chef de train" on est 2. J'apprends que les jours de MFL sont comptés, car non seulement Eurotunnel doit se desengager de MFL, mais qu'en plus ils vont devoir équiper les bateau d'un couteux système de filtres à particules et il n'en n'ont bien sûr pas les moyens... Quoi qu'il en soit le prix des traversées devraient encore augmenter et Eurotunnel prevoit un départ toutes les 8 minutes l'an prochain. En attendant, y a toujours rien à bouffer.
A 12h30 je suis au volant, et je m'annonce pour 13h30 chez le client à West Thurrock. Mais voilà, après Maidstone la M26 est fermée et plus loin sur la M20 je tombe sur un mega bouchon de 10km. Dû essentielement au trafic de la M26 qui s'est reporté sur la M20, au bout, il y a un feu que personne n'aurait eu l'idée de mettre au clignotant. Je suis pas au bout de mes peines puisque je perds encore un bon moment avant le Dartford et je me pointe avec 1h de retard à West Thurrock. C'est pas grave, mais bon. C'est plein d'espoir que je suis parti à Hatfield accompagné par un soleil magnifique. Mais voilà, sur la M25 rebelote gros gros bouchon pour encore une fois un carton. On passe de 4 à une voie, tout ça me fait encore perdre une grosse demi heure. Je deboule avec 4h de route depuis Folkestone en sachant que quand tout va bien, il en faut la moitié... J'essaie de decompresser face à la machine à café, mais j'ai du mal... Ce matin, j'avais pour idée de tenter Gloucester en fin d'après-midi, mais je suis loin, trés loin du compte. Maintenant, il faut aussi combiner avec les sorties des bureaux, et encore des accrochages qui provoquent des bouchons monstres car les flics arrêtent completement le trafic pendant que les services balaient la chaussée. Y a de quoi devenir dingue ici ! Une fois sur la M40 ça va nettement mieux si on excepte le passager d'un fourgon qui me fait des gestes aussi obscènes que gratuits car je roulais tranquille sur ma voie, j'ai pas compris ! Comme j'ai pas klaxonné ni rien, le type derrière a cru que c'était pour lui, ils se sont demerdés entre eux. La traversée de Oxford est bien pénible ce soir, les minutes s'egrainent vite. Heureusement que le coin est sympa, bien que le soleil dans la tête m'empêche de faire une photo correcte. Une dizaine de kilomètres avant Gloucester je trouve un parking assez grand, j'hésite pas une seule seconde car un tien tu l'as, vaut meiux deux tu l'auras" de toutes façons j'avais presque mes 9h, pas la peine de tenter le diable, j'ai eu mon lot d'emmerdes aujourd'hui !
Je lève en même temps que mon voisin Channelfret. Bien sûr on se salue, et je detecte un accent prononcé chez mon nouvel ami, un mix de cevenol vauclusien anglais. Et oui, le garçon vit depuis 25 ans dans l'hexagone, et bien sûr il ne fait que la GB chez Channel. On va donc dejeuner tranquillement juste à côté de la source de la Tamise. Au Mont Gerbier de Jonc, la Loire sort par un robinet rikiki, et se jette plus de 1000km plus loin dans l'atantique. La Tamise sort de terre à Seven Springs, 7 sources qui finissent dans la manche en eau noiratre 300km plus loin... Après une bonne collation, je me décide à demarrer, il est 9h11, ça me laisse jusqu'à plus de minuit pour gratter, impec. 15km après avoir quitté mon collègue, je vide à Gloucester, les 8 cuves sont dechargées en moins de 15 minutes, royal. Je reprends la M5 direction Droitwich, ça roule nickel ce matin. Comme on dit, mieux vaut prevenir que guerrir, alors je stoppe au premier service prendre la douche. C'est bien entendu cradingue, mais il y a de l'eau chaude, c'est gratuit et il y a personne pour faire perdre du temps. Jean Noel m'avait prevenu, à Droitwich, c'est le bordel chez le client. Effectivement, je vais y passer 3h pour vider 10 palettes. Il y a un TFE Vire qui est dans le même cas que moi, on prend notre mal en patience.
A 13h30 anglaise, 14h30 chez nous, c'est bon, je peux aller charger. J'ai pas un complet, tout juste 7m dans le proche centre de Birmingham. Mais ça commence à rouler un peu, mais je perds pas trop de temps. J'ai un peu hésité pour m'enquiller dns la rue de mon chargement et finalement je m'étais pas trompé. Je charge des caisses remplies de cardans de bagnoles usagées pour un petit bled vers Romans. Il faut une heure pour rentrer tout ça, mais les types sur place sont bien sympa. De retour sur l'autoroute, ça roule presque bien, et j'ai fait toute la M40 à la régule, soit 2h non stop. Dans l'autre sens, c'est pas la même chanson par contre. Mais voilà, c'est jour de grand départ car demain c'est férié en GB, et aussitôt sur la M25 c'est le GROS BORDEL. Moi qui pensais embarquer ce soir à Douvres et peut être même m'avancer un peu direction Paris, c'est mort de chez mort. J'arrive avec 4h de volant au service juste avant de reprendre la direction de Dover...
45 minutes de perdues plus tard, je suis sur la M20 et le bordel continue, alors je suis obligé d'envoyer des messages au chef, à Julie, à Nathalie juste parce qu'il va falloir me prendre une journée de taxe GB en plus, et tout ça pour faire quoi ? 2km... J'ai déboulé à 22h30 au parking des douanes, j'aurai peut être du tenter de passer, peut être grignotter un peu l'amplitude et stresser 28 jours, et puis couper à Calais en stressant toute la nuit avec les clandés qui se tromperaient de camion... Alors shit merde, je reste là, je suis rincé ce soir !
A peine je me suis levé ce matin, que déjà, j'avais qu'une seule envie : Me recoucher, tirer les rideaux et attendre la nuit de samedi à dimanche pour partir. A 8h20, j'ai eu le feu vert de ma chef Nathalie qui m'a pris la taxe, et dehors, je regardais médusé le carnage : Des camions arrétés tout le long de l'A20 en direction du port. Mauvaise limonade, j'ignore ce qu'il se passe mais je voyais bien que ça passait pas du tout. Même le pont qui surplombe la douane est bouché, Phil26 t'es dans la merde jusqu'aux oreilles. J'hésite un bon quart d'heure avant d'aller payer, et, ai je le choix ? Je demarre. Entre temps, le pont s'est dégagé, et j'ai eu une idée lumineuse pour éviter le bouchon qui remonte jusqu'au débouché du tunnel de Folkestone. Je me suis juste souvenu, que dans le temps on debarquait dans Douvres par la A20 en passant par Cappel le Fern. Alors j'ai eu envie de tenter en serrant quand même un peu les miches parce la vielle A20, et je suis arrivé tranquille dans le centre, j'ai juste mis 30 minutes en tout pour arriver au guichet de My Ferry Link. Chez P&O et DFDS par contre c'est le carnage, y a des camions dans tous les sens, je plains les copains. Bien sûr je suis arrivé 5 minutes trop tard pour le 8h45, je suis prévu à 10h15, mais un miracle aussi inespéré que bienvenu fait que le 8h45 est à la bourre et je peux embarquer, OUF. A peine arrivé au resto que déjà le rafiot sortait de Douvres.
1h23 de breakfast plus tard, j'étais au volant de ma trotinette, et la chose la plus heureuse qui me soit arrivé cette semaine de loose complète, j'ai roulé, tenez vous bien : 3h30 sans le moindre ralentissement sur l'A16. Même pour debarquer à Gennevilliers chez GEFCO j'ai eu les feux au vert, le truc qui arrive jamais ou alors que dans les séries du style Chuck Norris. Comme je suis un enorme privilégié j'ai le quai 159 qui m'est reservé depuis déjà 24H c'est le quai le plus proche du bureau pour pas que j'ai trop à marcher. Je monte voir Pascal et son pote qui m'ont rendu un immense service hier soir en me recuperant une pièce pour le PC de ma moitié vers la Gare du Nord ce qui nous évite 5 ou 6 jours de délais de livraison. Il faut quand même 2 grosses heures pour faire le chargement, et ça me fait calculer cette histoire que je vais partir à la pire heure un vendredi soir veille le long week end : 17h45. J'ai compris ma douleur une fois sur la N118, gros parking tout le long jusqu'à Sèvres ou je mets un peu de gasoil à la Total. Bilan, 1h35 pour 28km, pas mal...
Hier je suis cogné les londoniens, aujourd'hui les francilliens, demain ça sera quoi ? Les Lyonnais sans doute !!! Heureusement, après le péage de Fleury, ça roule presque normalement si on ne prête pas attention aux innombrables crasses que nous font les caisseux 75/77/78/91/92/93/94/95 + celles qu'ils se font entre eux. Pathétique... Je suis allé au bout de mon amplitude, soit l'Aire de la Forêt juste avant le Bessay. Encore une journée de loose, et dire que ça va être souvent comme ça jusqu'en octobre !!! Vivement la crise !
Enorme soleil ce matin, après un rapide petit dej je demarre avec 9h01 de coupure, faut pas deconner on est samedi pas question de perdre une seule minute ! Par chance ce matin, il y a du monde mais ça roule tranquille. Alors qu'à la radio on nous bassine avec la sécurité routière, pas un seul képi sur le trajet. Si on excepte bien sûr le radar à Patural. C'est à ce demander s'il est pas fixe ce radar, on peut même se poser la question de savoir si l'A6 n'a pas été contruite autour de cette patrouille de gendarmerie... Quand même, j'ai de la peine pour notre président, rien ne va, la chomage qui monde et les accidents de la route qui baissent... Ah lui, c'est sûr il passera pas à 82% comme Bouteflika réélu en Algérie.
Si on excepte un bouchon à cause d'un accident sur l'A46 et du monde à Ternay, ça passe mieux que ce que je pensais ce samedi... Il me faut passer en vitesse au dépôt ou je laisse mes palettes de Birmingham et je recupère une palette pour Montélimar ce qui me fera redecoller mardi vers 7h de la maison, ce qui est royal ! A 13h28 c'est fin de chantier, je pose enfin mon camion à la maison, et je tape un srpint, y a des côtes d'agneau au menu, faut pas deconner avec ça.
En attendant je vous souhaite un bon week end Pascal, et aux autres aussi !
Pas trop motivé ce mardi qui ressemble à deux gouttes d'eau à un lundi. Il faut dire aussi que ce matin, je dois aller livrer Amazon à Montélimar et que tous ceux qui l'ont sû mon dit "hé ben bon courage" ; ou alors, "ben je te plains" même un autre m'a dit "pfuuuuh" alors bon, en plus il s'est mit à pleuvoir copieusement à Montélimar et je suis arrivé la mort dans l'âme au poste de garde. Quelques minutes d'attente plus tard, je me suis retrouvé à quai et enfermé dans un bungalow. Sur le sol, il y a un marquage qui designe l'implantation des objets. Devant le canapé, il y a un sticker "canapé", "chaise" devant chaque chaise, pareil pour la machine à café entourée d'un sticker au sol marquée "machine à café". Le problème c'est qu'il n'y avait nul part écrit "chauffeur" du coup j'étais perdu. Heureusement 7 minutes plus tard j'étais OK pour partir, ouf. Je file tout shuss direction Marseille sous un ciel mi figue mi raisin, mais heureusement à l'approche de Bouc bel Air, il pleut franchement, normal c'est le noooord ici. Problème arrivé chez GEFCO il y a personne pour vider, c'est les mecs du bureau qui s'y collent. A midi et des boulettes je suis vide.
Ma mission suivante consiste à aller charger dans le 26, vu comme ça, c'est du basique, sauf que je charge dans un trou paumé de la banlieue de Bourdeaux. Il me faut faire marcher mes 2 neuronnes afin d'opter pour l'itinéraire le moins minutophage et qui soit praticable avec un attelage frigorifique de 4m de haut. J'opte pour l'option Montélimar, Dieulefit, Bourdeaux bien que j'ai hésité et c'est Dridri qui me l'a confirmé alors j'ai tenté. C'est de la petite route magnifique car c'est le coin de la Drôme qui à le plus copié l'Ardèche du coup c'est joli. Joli mais la déviation PL de Bourdeaux est bien hardos. Il ne fait pas beau aujourd'hui, et pourtant c'est magnifique le coin ! Je charge 10 palettes de sacs d'aliments pour betail bio, afin qu'ils fassent des bio cacas. Le plus difficile c'est de revenir sur Valence, il faut traverser Saou. C'est joli Saou mais avec l'essieu relevé ça tourne pas, c'est la merde ces remorques ou on ne peut pas laisser trainer l'essieu relevable. J'ai plus qu'à reculer pour me reprendre et debrancher l'ABS pour que l'essieu se pose. Je serre les fesses, et ça passe sans arracher de balcon, l'exploit. Plus j'approche de Valence, plus c'est le bronx... A 18h et des boulettes je deboule au dépôt.
On vide donc la semi et le chef m'a reservé une surprise dont il a le secret, je descends la taut à rire et chanson pour demain à valence et je reprends demain le frigo à Dur au même endroit. J'ai bien sûr RDV au même moment à 8h pour recharger à Bourg Les Valence pour Albacete. Vu que j'ai 1h02 de marge je rentre à la maison ce soir, mais faut pas trainer non d'là !
Je suis de super bonne humeur ce matin, il fait déjà pas froid, il fait beau, il y a un air de je sais pas quoi qui flotte, c'est le vrai printemps comme j'aime tant. A 7h45 je décolle après avoir chiné le motoculteur de mon voisin pour le week-end prochain car il va falloir que je me bouge rapidement pour planter dans ma dernière butte, mais on s'en fout. Je demarre en même temps que tout le monde, il me faut une vingtaine de minutes pour arriver chez Fred Truck Services et plus. Mon voyage d'Albacete est annulé, zoby, c'est con. Le temps de boire le café et d'atteler le frigo au Dur, le chef m'a trouvé une super et saine occupation : Je dois remonter directos à Givors pour charger des IBC vides pour St Vulbas. C'est moins glamour que descendre à Albacete, mais c'est toujours du boulot. Bien que ça traine pas trop pour charger, ça va encore pas assez vite, et bien sûr je tombe face à une porte close arrivé à St Vulbas, à 11h45 tu parles, la pire heure ! J'ai plus qu'à stationner le long de l'usine, à l'ombre les roues dans l'herbe, le TOP ! Assez rapidement je suis rejoint par le plus grand des hasards par un jeune FDR, Guillaume49 et son super FH Camion remorque. A papoter le temps passe vite et j'en aurait presque oublié d'aller vider !
Il faudra quand 3 bons quarts d'heure pour deballer les IBC. De là je vais recharger des rolls de plantes dans la pampa de St Genis. Bien sûr c'est pas prêt, je reste à quai jusqu'à 17h, pile poil l'heure pour me jeter ensuite dans les bouchons de Lyon. Comme d'hab c'est dangereux à la bifurcation de St Etienne, moi je prends plus aucun risque je me cale systématiquement sur la 3e voie, tout à gauche comme les vrais. Arrivé aux serres à Anjou il y a tout une noria de petits jeunes pour deballer, 38 rolls dechargés en 8 minutes ! Ils ont la pêche les jeunes !
De retour à Jarcieu, je pose le frigo au dur pour reprendre la Frappa que j'ai laissé hier. J'ai 6 clients à charger pour le sud ouest, impeccable. Régis est là qui traine sa misère avec son plateau de 45M de long et je l'embauche désigné d'office pour me donner un coup de main pour charger car je suis plus que pas en avance. Un coup de merci, un coup de douche et un coup de gasoil et me revoilà parti en hésitant sur le chemin à prendre au plus court ; Adrien réussit à me persuader de passer par Le Tracol et Le Puy, j'hésitais avec Aubenas. Bien sûr j'ai pris des orages du côté de Dunières et comme ça m'a enervé, j'ai même pas pris la deviation PL au Puy, faut pas deconner, j'ai pas le temps. Resulat des courses, j'ai échoué sur le parking du Shopi de langogne, il me restait 4 minutes à rouler, y en a assez pour ce soir !!!
7h40, il est quasi temps de decoller de mon super parking tranquille. il caille ce matin à Langogne, je cale le chauffage sur 22. Bien qu'il soit déjà tard, il y a personne sur la 88 et je peux enquiller l'ascencion de la Pierre Plantée au taquet comme j'aime... Comme la nuit, sauf que là il fait déjà une belle journée, et comme toujours c'est beau à pleurer par ici. Arrivé à Mende, c'est le gros bordel à l'entrée de la ville : au feu il y a 4 voitures dont une qui voulait tourner à gauche on est resté au moins 20 secondes à l'arrêt complet et ils en ont même pas dit un mot au point trafic sur france inter. Mais alors quoi, y a pas que Paris ou Bordeaux, ici aussi ça coince !!! Pour me remettre de mes émotions j'attrape un café vite fait à la baraque de Bonsecours, et je peux rejoindre tranquillement la bonne ville de Rodez, ça passe relativement bien, et le must c'est bien sûr d'enquiller ensuite direction Villefranche de rouergue ou n'y a plus personne, a ce demander s'il y a de la vie !? Première livraison dans une jardinerie à St Remy, 6 rolls, 1h. La fille qui bosse là est toute seule, les emballages vides sont eparpillés de partout bref c'est pas rapide. D'un autre côté, mon client suivant est à Montauban et j'y arriverai pas avant midi, pas la peine de faire mon stressé, en plus je dois recuperer un "contre remboursement".
A 14h, je vide le suivant à Montauban après avoir eu le temps de casser la croutas tranquille, j'ai juste une palette de graines, ça va vite. Ensuite je rejoins Castelsarasin, à vol d'oiseau c'est pas loin, mais en route de camion c'est le bordel. Je coupe par Montech et je vide dans un gros silo à grains là encore, sauf que le cariste me dit "faut attendre 30 minutes" et moi j'aime pas qu'on me fasse attendre comme ça, en plus j'ai RDV au plus tard avant 16h45 à Auchan Villeneuve/lot. Alors j'ai sorti le hayon prêt à poser les 4 palettes de plus 1200kg pièce, j'en ai chié, le cariste est resté con, du coup il m'a vidé de suite, heureusement car rien qu'une palette ça m'a tué. La pluie s'est en plus invité dès la sortie de Castel, c'est pas que ça manquait, mais bon, ça fait du bien au pare brise. Je prie pour que ce soit pas le bronx comme la dernière fois à Agen, et mes voeux ont été exhaussés, à 16h40 je sonne au rayon "bazar non alim", le portail s'ouvre et je peux me mettre à quai. Une fois vide j'en profite pour remonter des rolls vides, je suis en nage, et là, incroyable mais vrai, je me rends compte que dans le local pour les chauffeurs, il y a derrière la machine à café, une porte avec une douche et de l'eau chaude ! Dans un supermarché c'est quand même rare non ? Du coup, une fois propre, j'en profite pour aller acheter 3 ou 4 conneries pas plus à Auchan, je suis pas pressé, je pourrais pas faire le suivant aujourd'hui.
J'attends le dernier moment pour repartir, histoire de laisser passer le trafic et surtout de pouvoir traverser Toulouse peinard. En plus, il pleut vraiment ce coup-ci !! je me radine le long du Gamm Vert de Montesquieu Volvestre, le village des ancètres à mon pote Alain, avec 8h58 de guidon, trop content, d'autant que j'ai pas fait exprès. Enfin si un peu quand même ! Allez, vite ma salade de thon, j'en peux plus ce soir !
C'est le bruit des gosses qui vont à l'école qui me reveille, le Gamm Vert ou je stationne est pile face à l'école. Ce matin, il pleut, c'est bête. A 8h le receptionaire arrive et on attaque à déballer, pas de bol, y a pas de rolls vides donc il faut tout poser un peut partout et je gagne pas du temps, presque une heure pour vider, du coup je suis presque en retard pour livrer avant 11h à Pau. Pas blagues, y a pas eu de changement à Strasbourg, j'ai mis pied dedans sous une pluie battante. Un peu avant 11h je pose mes deux derniers rolls, mais il faut attendre le responsable végétaux qui prépare lui même les vides vu que j'ai pas le droit d'aller les chercher moi-même pour gagner du temps. A 11h30 les recpetionaires se tirent et comme par magie, les rolls arrivent, je peux donc prestement aller recharger 11 palettes à Lacq chez Bourgey Montreuil. On peut charger entre midi et deux, et commencer à remonter sur Toulouse des fois qu'un hypothétique lot "tombe" dans la boite.
Alors que faire ? Au fond de moi je voulais couper à travers le Gers via Auch, mais le chef a dit "au plus rapide" donc je garde l'autoroute qui se charge de plus en plus vu que c'est les vacances ce soir dans le quartier. Le drache cesse enfin après St Gaudens. Je passe Toulouse presque sans bouchonner. Il y a une chaude ambiance sur l'A61, la courtoisie est vraiment de mise sur l'axe Toulouse/Narbonne, pour deboiter, il y a une méthode efficace, c'est : mettre son clignoteur compter jusqu'à 10 bagnoles qui te laissent pas passer et te serrer petit à petit jusqu'à bloquer la voie de gauche. J'adore. A un moment donné, je rattrape un Zamora avec une enorme canne à pêche, pas de doute possible, c'est Marcello ! On se boit un petit kawa et s'en suit une longue conversation calés à 81km/h derrière le bitumier. Marcello a du diabète, et moi je suis au régime. Etant donné que nous sommes tous les deux dotés d'une extrème volonté, on a passsé la soirée à Sète au resto le long de la 112 sans commetre un seul écart vis à vis de nos regimes respectifs. On a de la volonté ou pas !
A 5h30 je me reveille avec un horrible mal au crâne. Marcello doit pas être bien mieux que moi, et on decolle sur le même rythme qu'hier soir. Avant se quitter on s'arrête à Ambrussum histoire de boire le café et se passer un coup d'eau sur la tête ; sauf que Ambrussum, enorme station sur un enorme axe comme l'A9 est fermée de 22h à ..... 8h du matin, oui, 8h, tant qu'à faire, chez TOTAL Ambrussum, ils peuvent même fermer le week-end, déjà que je deteste cet endroit... Du coup on se quitte à Nimes j'attrappe mon café à Tavel ou les travaux sont finis, et ça, c'est super ! Y a Mich07 qui ronfle encore comme un sonneur, j'hésite à le reveiller, mais je suis sympa, lui il est pas comme moi, il a dû bosser durement.
Vu que j'ai le temps, je passe chez Volvo à Valence faire changer ma sonde qui est debranché depuis 1 mois, ça genait pas, mais il parait que c'est important. Je me ramène pile pour l'heure de l'apéro à la maison, c'est enfin le week-end ! Mimis à tous !
Il ne fallait absolument pas que je me loupe ce matin, le chef m'attends à 6h45 au dépôt. Alors j'ai mis 4 reveils et pour une fois je me suis pas oublié. Enfin, ça a faillit mais c'est le chien qui m'a fait comprendre qu'il fallait que je ripe. Comme tous les lundis, je suis pas en forme, mais je me dis que d'abord la semaine va être courte et que j'aurai aussi bien pu naitre en Ukraine ou en Syrie, ça fait relativiser. A 5h02 je suis en route direction Anjou via la N86 que je delaisse à Tain au profit de la pretentieuse N7. A peine une heure plus tard, le jour est quasi levé quand je pose mes rolls vides à quai. Je debarque du coup avec un petit quart d'heure d'avance au RDV, l'honneur est sauf. Sauf que le chef lui est à la bourre, mais je peux rien dire parce que c'est le chef. Sinon, j'aurai dit un truc du genre, fallait me le dire, je t'aurai reveillé, ou alors dors au dépot pour être sûr d'être à l'heure, mais faut jamais vexer un chef.
Comme j'ai pas vexé le chef, je rajoute 12 palettes de flotte pour vider à 9h chez ID Logistic à La boisse, et en partant à 7h15 du dépôt ; j'ai peur. Ma peur est fondée, ça bouchonne sur Lyon, mais par chance les écoliers sont en congés et ça se passe du coup pas trop mal je deboule à 8h50 chez Id Logistic, l'honneur est sauf encore une fois, et j'ai eu vraiment du bol, 4 autres camions sont arrivés en même temps juste après moi. Une heure plus tard, j'ai 12T de flotte en moins, soit environ 12.000L. Confidence pour confidence, mon tonton appelait toujours son pote "Un kilo litre" Jusqu'à ce que je fasse le rapprochement avec Lopez. Après j'ai plus regardé mon tonton du même oeil. Lopez... Bon, allez, je file à Villette d'Anthon, berceau de tous les kékés boubouilles de rhone alpes, de tous les suply chains specialists enfin, toute la fine fleur du transport, sauf que je vide en face dans la ZI et qu'il y a enfin une vraie route pour aller à Villette. Client facile et pas chiant, à 11h je suis vide.
Mais quelle mission mon chef m'a t il reservée ??? Je regarde l'ecran de mon Transic que je n'ai pas, et c'est impeccable je recharge début d'apreme à St Just St Rambert. Le trafic est quasi pénible sur l'A47, les bagnoles s'obstinant à se prendre pour des PL et roulent à 82, c'est chiant, heureusement il y a la voie de gauche. Arrivé dans les serres Pontrambertoises je m'appretais à glander en attendant que ce soit prêt, mais c'est sans compter les aléas du volume des commandes de plantes, je dois "gagner" des rolls. Je mange vite fait et je me retrousse les manches. Laborieusement j'ai gagné 3 pauvres rolls, j'allais presque en gagner 4 quand finalement j'ai appris que ça servait à rien, qu'un 3e camion viendrait charger ici. J'aurai mieux fait de faire la sieste. De là, une fois la semi pleine comme un autobus parisien aux heures de pointe l'odeur de transpiration en moins je descends ASAP vider à Anjou, un bout de route avec Nonante54 et GLLOQ57 (qui ferait bien d'investir dans une antenne), je les quitte à Chanas sans même avoir pris le temps d'un café parce que je suis un mec serieux. Trop sans doute. De retour à la Kommandantur, les quais sont blindés, je decroche la Frappa pour la Ségui. C'est qui ? C'est Guy !!! (blague de Ludo42)... Bref, je recharge pour la Catalogne, et je dors sur la piste de Lavage, juste pour faire chier !
Il est 3h du mat, je décolle et libère la piste de lavage. Derrière moi, il y a 4 ou 5 camions qui attendent. Bien sûr que c'est pas vrai, je suis pas comme ça. Une fois sur l'A7, je me cale une bonne série de CD pour me mettre en forme et m'enerver un peu. Sans stress on se fait chier à 90 ! Mais ce matin, ça roule plutôt bien. J'étais bien tranquillement en train de préparer mon sac de douche à Narbonne quand Ludo m'a appelé au téléphone juste pour deranger, j'en suis sûr. Avec 9 douches, on attend jamais au centre routier à Narbonne, c'est nickel. J'avale un café, un croissant et 45 minutes plus tard je ripe en serrant les fesses à la sortie ; oui le système de fermeture est bloqué en bas, j'hésite à passer car j'ai peur que le machin de releve à mon passage. Heureusement rien n'a bougé, respire Phil26. En chemin je croise mon pote qui remonte tout mouillé de chaud de Catalogne, pour ma part je retrouve le roi des pistes ensablées du hoggar, l'ami Olive66 roi du pétrole et du linge propre aussi. On traine pas parce que le sportif à 40 clients à livrer ce matin faut pas deconner. Je livre ensuite à la chocolaterie, bonne pioche il y a personne aux emballages, en 30 minutes je pose mes 23 palettes.
Après je me suis retrouvé calé sur le 7 avec Ludo, fini la tranquilité pour moi. Mais non, il est brave Ludo, on l'aime bien au village, il est comme mon tonton, il fait des super blagues ! Comme il insiste lourdement, je le laisse payer le café à La Jonquera, moi j'ai pas un radis. Après avoir croisé Dridri qui porte une pelle de 80T sur le col de cygne, Ludo m'abandonne à Parets et je me radine plein d'espoir chez Alstom à Santa Perpetua. Sauf que il faut attendre, le portail est envahit de grevistes et de bagnoles, les syndicalistes sur succèdent sur le podium faire leurs speetch. Y en a un on dirait Castro, j'ai eu peur que ça dure 3 jours son discours et finalement à 14h tout le monde s'est barrer s'engouffrer à la cafet pour manger. J'ai donc pu rentrer en vider après que le gardien passablement enervé m'ait pri la tête avec les pompes de sécu que je mets pas au pieds quand je conduis.
Une fois vide je vais à Castelgalli charger un complet de productos chimicos peligrosos. Mais c'est pas sûr que je charge aujourd'hui. Ptet demain. Une heure plus tard, le responsable logistique me demande mon ADR et mon CMR, ce qui signifie que je vais charger IMPECCABLE DE VELO comme dirait mon tonton ou Ludo42 ! Déjà 8h30 de guidon, ce soir j'ai de quoi rouler jusqu'au coll de Revell qui culmine à presque 750m d'altitude, je serai bien là ! De toutes façons, y a pas bien le choix dans le quartier. 17h et des boulettes, finito le travail !
Ce matin, j'ai déjà la tête en vacances, alors c'est grasse mat jusqu'à 6h. En faisant le tour du camion je me rends compte que ma porte est mal refermée, je sais pas si j'ai eu de la visite ou si j'ai mal refermé hier soir. Il manque rien, faut dire que les GRV d'acide, ça doit assez mal se revendre sur le marché noir ou chez les discounters des quartiers populaires... Le jour se lève pendant que je descends la C25 deserte. Il y a un brin de civilisation arrivé sur Gerone et par le plus grands des hasards je retrouve mon pote au café à La Jonquera. On tombe au même moment qu'un bus, mais on craint rien, y a la Guardia Civil qui veille au grain en buvant le café face à la télé !!! On traine pas trop parce que mon pote à du taf, et moi je culpabilise presque de pas être planté comme tout le monde !
Un peu plus haut une fois en France, je chope la pluie et je croise Greg qui va bosser aussi le jour du travail ! Quoi que Alain et Greg foutent rien le reste de l'année, ils peuvent bien bosser le jour de la fête du travail non ? Quelques centaines de kilomètres plus loin, je me fais deposer par un Premium, c'est Didie la vraie qui m'invite à prendre le café au prochain parking. Comme j'ai de l'elevage et que mon age est avancé et que j'ai 3h30 de guidon, je m'arrête, on refuse rien à une nenette de 25 ans. Un café plus tard et 45 minutes quand même, on se quitte bon amis, surtout qu'elle s'est inscrite sur notre beau forum !... A 13h54 j'arrive chez Fred Truck Services Sandwichs Café Choucroute Morue et plus, j'avais RDV à 14h pour les freins de la semi.
Moins d'une heure plus tard, la semi est prête, j'envoie en tremblant le message à mon patron pour l'informer... 2 secondes plus tard je reçois un "bonne vacances gros" Je suis trop content ! On se reparle lundi 7h, pas avant Ok ???