| Carnet de bord de Février 2014 | Partager sur Facebook |
C'est incroyable, et pourtant on est déjà en fevrier et en plus c'est lundi. Il fait à peine frisquet en demarrant ce matin à 4h30, et vu l'heure, il y a pas un chat ce matin pour monter en direction de Chanas, ça roule à la régule en écoutant les premières infos de la radio nationale. Toujours plus de mauvaises nouvelles, ça en devient même drôle tellement c'est triste et repetitif. Coup de bol, quand j'arrive au dépôt il y a Régis, qui n'hésite pas une seule seconde à m'offrir le café avant de repartir sur Vitrolles, Philippe nous rejoint quelques minutes plus tard. Quant à moi, je decroche le frigo et je recupère la plus vieille taut du parc, elle a quand même une belle bâche toute neuve. J'ai une super tournée sur Grenoble, 2 livraisons, samedi Stephane m'avait dit de faire Sassenage en 1er et St Martin d'Hères de 2e, mais en prenant les papiers c'était tout l'inverse qui était écrit, du coup, j'ai atterit à 7h15 à St Martin sans aucun bouchon, impec ! A 8h c'est livré et comme prévu sur le papier j'appele Sassenage pour prevenir, je dois poser du materiel de levage chez un grutier, mais c'est pas pour lui mais un sous traitant et j'étais prévu qu'en fin de matinée. Par chance ça roule encore bien dans mon sens mais dans l'autre c'est un gigantesque parking. Je finis par atterir au fin fond d'une sorte de zone le long du Drac vers la dechetterie, le sous traitant passe par hasard par là et j'apprends que j'étais prévu mardi. Mais dans la discussion j'apprends que le mec est Ardechois, du coup, ni une ni deux, il me vide.
C'est donc zen, que je pars recharger au Pont de Claix. Maintenant dans mon sens il y a des bouchons, à 10h??? Je croise Tophe qui m'indique ou se trouve mon client que je connais en fait, mais qui a changé de nom. Sur la voie de gauche ça roule nickel parce qu'en fait il y a un accident sur la rocade, alors fuck l'interdiction de doubler, je remonte la file sur plusieurs kilomètres et j'arrive pas stressé au Pont de Claix pour m'enregistrer avec mon ADR, mes cartes grises sous le bras. Moins d'une demi heure plus tard, je suis chargé, mais voilà, j'ai réussi à m'abstenir de mettre des tapis antidérapants au sol vu que la semi est prévue speciale ADR Floor, mais par contre, ici, ils exigent.... 22 sangles ! Pas 12 ou 14 ; non 22. Bien entendu, je ne les ai pas, mais le gars tout sourire m'indique que c'est normal et que ce sont eux qui fournissent les sangles manquantes, je me dis, "ptin, c'est cool", puis une fraction de secondes plus tard je demande qui paie les sangles ? Tu t'en fous, c'est pas toi qui paie, c'est ton patron qui s'arrange avec l'affreteur. En fait l'affreteur doit ensuite facturer je sais pas combien genre 10/15€ par sangle. Je refuse net, je marche pas dans la combine et on commence à serieusement se prendre la tête. Le mec me menace d'appeler la securité, ce qu'il n'a jamais fait, et moi je lui propose en douce de lui signer une decharge comme quoi j'ai signé avoir mis 22 sangles alors que je les ai pas, on tourne en rond. Par chance, il y a Christophe un traco DUARIG qui est dans le coin, mais sachant que je suis à 1km du poste de garde, c'est compliqué là encore. Le gardien refuse de me contrôler à la sortie, et j'ai pas le droit ni de sortir à pinces, ni de decrocher pour aller chercher ces foutues sangles. Finalement, la solution c'est de faire rentrer le traco jusqu'ici, que le chargeur verifie les sangles et je peux enfin partir. Le type a même pas regardé si j'avais sanglé correctement. J'avais de la peine pour un vieux chauffeur portugais qui chargeait pour Valladolid, lui il a une semi aux normes XL, et donc en théorie dispensée de sangles, ils lui en ont fourgué 22. C'est du racket.
Une fois dehors, je paie le café à Christophe qui le merite bien et je rentre au dépot. La rocade passe bien, tant mieux je suis sur les nerfs, ils m'ont gonflé ces connards avec leur sécurité. Ils se comparent aux allemands la bas à ce qu'ils m'ont dit, surtout j'espere qu'un jour on nous obligera pas à nous peindre la bite aux couleurs allemandes !... Enfin bref passons. Je stoppe vite fait au Super U acheter trois quatre conneries à manger. Une fois au dépôt il faut tout dessangler, vider, et le pire ranger tout le matos, ça prend un temps infini pour que dalle, heureusement Franck me donne la main. Ensuite je recupère mon frigo et je charge une tournée de fonctionaire pour l'Italie. Putôt que de passer pour la 5e fois la rocade de Grenoble aujourd'hui, je passe par Chambery, c'est pareil à un poil de cul près et surtout il y a peu de chances de tomber sur un bouchon. Je vais au bout de l'amplitude et ça me mène juste après Montmelian.